Back to California : de fresques en fresques

août 8th, 201212:42 @

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Back to California : de fresques en fresques

Chers lecteurs, foin de salutations distinguées s’étalant sur des lignes et des lignes aujourd’hui. Mais bonjour quand même. Et passons directement à la suite de ce compte-rendu californien qui sera, comme le précédent, consacré à cette chère culture urbaine. Point de stickers cette fois cependant mais des fresques murales, appelées également tags ou graffs chez les experts. Et point non plus de restaurations à ma sauce. Déjà parce j’ai (parfois) d’autres choses à faire, et aussi parce la plupart d’entre elles se suffisaient à elles-mêmes (et en plus y a trop de dégradés à refaire. Et ca j’aime pas). Mais stoppons là cette introduction, et place aux images. Et c’est tout de suite, après le générique :

Pas sur que Luther Adler soit de la partie, mais il est peut-être planqué dans un coin.


Et on débute avec une fresque du côté de Van Ness Street, devant laquelle je suis passé un bon paquet de fois, celle-ci se situant judicieusement entre le logis de mon camarade Franck et le centre-ville. A noter que Van Ness est l’un des points de rendez-vous des SDF, clochards et autres illuminés de la ville. A déconseiller de nuit donc, à moins de vouloir vous refaire la course-poursuite de Snake Plissken dans New York 1997.


On continue avec cette fresque qui, ô surprise, se trouve dans le quartier asiatique, pas loin du Bay Bridge, et reliant San Francisco à Oakland. Peut-être pas le plus beau mais j’aime bien les dragons.


Plus de souvenance du coin exact ou se trouve celui-ci (probablement la partie nord-est de SF) mais avouez que ca aurait de la gueule une attaque pareille en vrai !


Une de mes préférées, du côté de Mission, le quartier latino. Peinte sur un parking impersonnel, où se retrouvent quelques alcoliques, la taille en impose pas mal (le mur doit faire dans les 4 m de hauteur) et le thème des animaux marins ravit le bwitologue qui sommeille en moi. Et en plus y a un grand requin blanc !


Descendons un peu plus au sud dans Mission avec ce superbe dessin, niché dans ce qui servait, il y a bien quelques années, de borne téléphonique. Il ressort d’autant mieux que cette partie de Mission n’est pas la plus funky.

Surtout comparé à Castro Street, pas très loin à l’ouest, qui a la particularité d’abriter le quartier homosexuel ainsi qu’un super cinoche, le Castro Theater, où j’ai eu le bonheur de voir Predator et The Thing en 35 mm.  La grande classe ! En revanche j’ai pas réussi à terminer le plus petit paquet de pop corn disponible, et cela en 3h de temps…


Toujours dans le même coin, sur 18th Street, on trouve cette jolie fresque qui, cette fois, n’est pas une dégradation du matériel public mais une commande de l’organisation qui loge en ces murs : le Women’s Building, un centre social qui fonctionne depuis 1971 et geré par et pour des femmes.

Terminons cette petite promenade par Haight Street qui abrite une belle collection d’oeuvres. La fresque ci-dessus a été prise dans la partie haute de la rue, à l’ouest, qui débouche sur le Golden Gate Park. Je la trouve vraiment classe, même si la prise de vue est assez merdique.

Ancien coeur de la contre-culture à SF dans les années 60-70, Haight Street est devenu assez étrange. Entre les junkies agglutinés autour du Mac Do, les SDF-hippies et les boutiques en tout genre dédiées à la fumette, c’est un peu le Disneyland de la contre-culture : marrant et flippant à la fois.

On descend donc vers Lower Haight Street, à l’est. Un coin beaucoup plus calme, avec quelques disquaires indépendants et qui est, ou semble en passe de devenir le coin à hipsters. Heureusement, c’est la que j’ai trouvé les plus belles oeuvres, avec notamment le mur ci-dessus.

Mur qui a le privilège d’accueillir une fresque de Skinner, dont j’avais déjà du causer un temps, et que son talent m’énerve.

Et, pas très loin, par terre, une oeuvre poétique au pochoir, qui a l’avantage de me servir de transition pour mon prochain papier. Car, oui, vous l’aurez deviné mes amis, nous causerons bwitologie !

A bientôt donc, et en vous remerciant.

Texte, photos : Gwen (Photo d’ouverture prise du côté d’Alama Square  si je me souviens bien)

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