Back to California : Géographie des mots

octobre 4th, 201210:56 @

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Back to California : Géographie des mots

Mes amis, bonjour, et bienvenue dans ce nouvel épisode de mon reportage en (léger) différé sur San Francisco. Au programme cette semaine, retour à la case street art avec un artiste anonyme qui m’a intrigué, alors que j’arpentais les rues de la Cité près de la baie.

« C’est ici que tu as menti« 

Prenons le temps de quelques lignes vous mettre en situation : résidant, grâce à la gentillesse de mon camarade Franck, dans Cow Hollow, au nord de la ville, je débutais chaque matin mon périple de journaliste total en arpentant les rues de ce quartier ma foi sympathique, et ce en dépit d’un genou déglingué (c’est ça la vocation !).

« A quoi bon répondre franchement quand on peut utiliser
le mensonge pour faire taire ceux qui posent une question »

Et, si ma mémoire ne me joue pas des tours, c’est en remontant Van Ness Street vers le centre-ville, que je tombais à plusieurs reprises sur des inscriptions au blanco (ou à la peinture blanche) à même le sol. Intrigué, je me suis alors lancé dans une traque dans les rues avoisinantes afin de retrouver l’ensemble de ces phrases dispersées.

« Tu sais que tu es ce dont je t’ai traité »
(Et c’était probablement pas un compliment… :) )

Si les détails de cette histoire narrée au ras du bitume restent nébuleuses, ces phrases désabusées, voire un peu aigries, ont quelque chose de poétique. Plaqué comme un malpropre, l’auteur anonyme a tenté, selon mes conclusions, de disposer ces phrases le long du chemin habituel de son ex-amoureux/se. Tentative probablement maladroite pour la/le reconquérir mais qui créé, au final, une “géographie de la rupture sentimentale”.

« Tu n’as fait aucun effort »

Une preuve que ces rues ont été le cadre d’une histoire, d’un moment de vie. Triste certes, mais touchant. Tout du moins pour ceux qui auront baissé le nez le temps d’une balade.

C’est ainsi que se termine ce rapide épisode et je vous dis à la prochaine pour le dernier épisode de ce reportage de l’extrême, avec au programme du nawak et du “WTF” !

En vous remerciant, bonsoir.

Texte, photos : Gwen

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