Back to California : Special WTF

octobre 18th, 20121:01 @

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Back to California : Special WTF

Mes enfants, bonjour ! L’hyperactivité conceptuelle, tout aussi agréable qu’elle soit, a le défaut de m’éloigner d’un de mes devoirs de journaliste total : à savoir vous raconter le monde d’une façon régulière. S’en suit une course sans fin pour tenter de rattraper les 40 sujets que j’ai en stock et qui m’apparaissent pourtant essentiels à votre édification. C’est donc dans un effort surhumain que, près de six mois après, j’en arrive enfin à la conclusion de mon reportage sur la Californie. Or quoi de mieux pour conclure qu’une partie dévolue au n’importe quoi, à l’absurde, au WTF comme disent les jeunes ? Franchissons donc avec grâce l’espace qui nous sépare du prochain paragraphe, avec la vitalité d’un Lebrac qui a trop forcé sur la sauce aux piments rouges !

Débutons cet ultime périple par un grand classique du voyageur. Vous vous tapez plus de 9000 km, franchissez l’Océan Atlantique, traversez un pays entier et, au hasard d’une balade, après avoir trouvé votre dose de comics chez un sympathique vendeur, vous tombez devant la vitrine d’une magasin d’antiquités :

Une magnifique assiette de chez HB Henriot, célèbre faïencerie sise à Quimper, dans le Sud Finistère. Bonjour l’exotisme pour le Léonard que je suis… Et ça continue à l’occasion de ma descente dans le Big Sur, plus précisément à Monterey. Descente sur les quais, histoire d’admirer les fiers lions de mer. Et soudain l’envie de se taper une collation. Vous voila à zigzaguer entre les échoppes afin de trouver la saine nourriture et soudain :

Une petite crêperie tenue par un Concarnois, avec ses gentils employés portant fièrement le pull marin à rayures (bout de tissu fort pratique pour repérer les touristes durant la saison estivale en Bretagne). Disposant déjà d’une dealeuse en crêpes certifiée dans mon pays natal, j’avoue ne pas avoir tenté l’aventure de la “briton pancake”. Mais voici une pierre de plus à apporter au cliché du Breton globetrotter.

On continue dans les spécialités “gastronomiques” du coin avec cette magnifique bouteille achetée lors de la visite du campus de Stanford :

La Smartwater (alias Glacéau par chez nous). Un concept dément, jugez plutôt : on prend de l’eau de source mais, comme celle-ci est toute sale avec les animaux qui défèquent et boivent dedans, elle est ensuite vaporisée pour enlever ses impuretés. Ce qui nous donne alors de l’eau parfaitement pure. Tellement pure d’ailleurs qu’il n’y a plus rien d’autre que de l’H20 dedans. Qu’à cela ne tienne ! Il suffit de remettre des minéraux dedans et surtout… des Electrolytes ! Substance qui permet entre autres d’éviter la déshydratation qui guette les cerveaux présents sur le campus.

Bon, pour ce qui est de la quantité d’énergie dépensée pour fabriquer un litre de Smartwater, vaut mieux ne pas être trop regardant. Mais qu’importe, il y a des Electrolytes !

Direction ensuite l’arrière-pays californien, pas loin de Modesto, et haut lieu de la ruée vers l’or au XIXe siècle. Lors d’une visite d’un village reconstitué façon Western avec l’ami Warren, j’ai pu trouver quand même un endroit qui ne sentait pas le toc avec l’ancien cimetière du coin. Un paquet de tombes qui permettent de se rendre compte, au vu des dates sur les stèles, de la précarité de la vie de l’époque. Et parmi elles, une dont le dessin m’interpelle :

Charles Crist Kress. Né en Alsace-Lorraine, vétéran de la Guerre de Crimée, arrivé aux Etat-Unis via New-York, installé à San Francisco avant de se retrouver à cet endroit et d’expirer à l’âge de 84 ans, peu avant le début de la Première Guerre Mondiale. Ca c’est du parcours ! D’après la stèle, le dernier descendant de la famille s’est éteint en 1954, mais peut-être que, par la magie du net, des arrière-arrière-arrière-arrière petits neveux tomberont dessus.

Retour à San Francisco et visite du Museum of Modern Art. De chouettes toiles au programme mais, surtout, l’occasion d’astiquer mon ego d’artiste total. Dans une salle de l’exposition se trouvait en effet des feuilles de papiers et des crayons (à la mine approximative) mis à la disposition du public. Et dont les oeuvres n’avaient plus qu’à être épinglées sur un mur dédié. Pensez donc que j’ai profité de l’occasion pour composer un dessin dont j’ai le secret.

Et c’est ainsi que je peux dorénavant me targuer d’avoir exposer au Moma de San Francisco. La classe (américaine).

Enchainons sans logique aucune avec ce magnifique portrait dédicacé de Jean-Claude Van Damme tiré de Double Impact (Vu au ciné lors de sa sortie !) dans la devanture d’un coiffeur :

Ca m’aurait presque donné envie d’aller me couper les cheveux.

Poursuivons avec ce plot qui pourrait décorer à merveille un appartement de geek :

La Bay Area Traffic Solutions, équivalent de la DDE (qui s’appelle désormais DDEA) en notre verte contrée, a, grâce à son acronyme, la chance de pouvoir arborer le symbole du Dark Knight. Au risque d’être redondant c’est aussi la classe (américaine).

Un clin d’oeil vite fait pour mon estimé camarade Youen avec cette échoppe de location de bicyclettes astucieusement nommée Blazing Saddles (qu’on pourrait traduire par “Selles rutilantes”) :

Pour les non initités, ceci est une allusion au film éponyme de Mel Brooks parodiant les westerns et qui possède une des plus grandes scènes du cinéma moderne :

Terminons cet épisode avec une image devenue depuis un “private mème” avec mon hôte Franck :

Installés sur la verte pelouse d’un parc de San Francisco, nous avons en effet assisté au repas peu ordinaire d’une famille d’origine mexicaine. Entre les mains du chef de famille, ce barbecue est devenu une véritable mitrailleuse lourde à barbaque. Côtes de porc, steaks, saucisses, tout y passait et, sans trop exagérer, on devait avoir dépassé les 5 kg de viande. Voila sans aucun doute une personne qui devrait apprécier à sa juste valeur le BBQcore !

Cest ici que je vous tire ma révérence, et conclue enfin ce reportage de l’extrême. A bientôt donc pour de nouvelles aventures, et d’ici là portez vous bien !

Hunter S. Thompson serait fier de moi, j’en suis certain.

Texte, photos : Gwen

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