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	<title>Centrifugue &#187; Cinéma</title>
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	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
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		<title>Repack : les aventuriers des films perdus</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 10:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Petits bijoux de l’animation, oeuvres baroques du récemment disparu Ken Russell, épisodes cultes de L’Oeil du Cyclone, films policiers et westerns italiens de la grande époque, documentaires oubliés ou nanars cinq étoiles,... Autant de créations artistiques qui ont, il y a quelques dizaines d’années de cela, marqué durablement le spectateur avide d’expériences en tous genres. Oui mais voila, bien souvent celles-ci ne sont plus que des souvenirs auxquels on repense la larme à l’oeil. VHS ensevelies dans les rayons d’un Cash Affaires, scène manquantes pour cause de réédition sauvage, unique diffusion un soir à la télévision, absence d’une édition DVD en magasin, ces oeuvres sont marquées du sceau “Introuvable”. Une fatalité que certains passionnés ont cependant décidé de combattre en proposant, grâce à la magie des Internettes, ces trésors archéologiques enfouis. Partons donc à la rencontre de ces Indiana Jones des temps modernes. Tatalata tatataaa !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Petits bijoux de l’animation, oeuvres baroques du <a href="http://www.lemonde.fr/carnet/article/2011/11/28/le-realisateur-britannique-ken-russell-est-mort_1610213_3382.html" target="_blank">récemment disparu Ken Russell</a>, épisodes cultes de <a href="http://centrifugue.fr/2011/loeil-du-cyclone-le-troisieme-oeil-cathodique/" target="_blank">L’Oeil du Cyclone</a>, films policiers et westerns italiens de la grande époque, documentaires oubliés ou nanars cinq étoiles,&#8230;</strong> Autant de créations artistiques qui ont, il y a quelques dizaines d’années de cela, marqué durablement le spectateur avide d’expériences en tous genres. Oui mais voila, bien souvent celles-ci ne sont plus que des souvenirs auxquels on repense la larme à l’oeil. VHS ensevelies dans les rayons d’un Cash Affaires, scènes manquantes pour cause de réédition sauvage, unique diffusion un soir à la télévision, absence du DVD en magasin, ces oeuvres sont marquées du sceau “Introuvable”. Une fatalité que certains passionnés ont cependant décidé de combattre en proposant, grâce à la magie des Internettes, ces trésors archéologiques enfouis. Partons donc à la rencontre de ces Indiana Jones des temps modernes. <em>Tatalata tatataaa !</em></p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3UfAdMTof_A?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3UfAdMTof_A?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Evidemment, le métier est un peu physique&#8230;</em></p>
<p><strong>Ils s’appellent Charles Lee Ray, Indiana Gilles ou Vir Daucalis. Trois aventuriers, parmi tant d’autres sur le web, que leur passion du cinéma a mené sur des sentiers sinueux et escarpés : celui du repack.</strong> Qu’est ce donc que ce néologisme me direz vous ? Et bien, pour faire simple, car tel est le but du journaliste total, il s’agit de reconditionner un film afin de le rendre de nouveau accessible au spectateur. Cas le plus commun : la numérisation d’une antique VHS des années 80 qui n’a pas eu le droit depuis à une version DVD. Mais cela peut être aussi une version originale inédite ou l’apport d’une version française qui n’était plus proposée.</p>
<p><strong>Un véritable travail d’éditeur, guidé par des goûts propres,</strong> qui, grâce à Internet et aux techniques de numérisation, prend de plus en plus d’importance sur la Toile française. Preuve en est la création, en mai 2009, du blog <a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/" target="_blank">La Caverne des Introuvables</a>, auxquels participent nos trois repackeurs, et qui est devenu un point de rencontre pour toutes ces initiatives individuelles. Après deux ans de travail de ses membres, ce sont plusieurs centaines de films, documentaires et dessins animés, impossibles à trouver de manière légale, qui sont désormais archivés.</p>
<h2>Passion et DIY</h2>
<p><strong>L’exemple parfait de la culture du Do it yourself (DIY)</strong> dont j’avais pu déjà vous entretenir à propos de <a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Dischord Records</a>. L&#8217;absence d’une offre légale est ainsi comblée par le travail de fourmi de tous ces repackers. Et permettent ainsi l’accès à des oeuvres oubliées. Et, au vu de leurs efforts, on peut se rendre compte que la passion est un puissant moteur. Avec les logiciels disponibles sur le net, tout un chacun peut s’il le souhaite s’y mettre. Cependant, numériser un film à partir d’une VHS, caler des sous titres ou la version française voire ajouter des scènes manquantes demande un sacré investissement, même pour un fan de films bis.</p>
<p><strong>C’est par exemple le cas d’Indiana Gilles qui se consacre particulièrement à la restauration des versions françaises,</strong> en mixant qualité d’image du film en DVD et bande son issue de sa version VHS : “<em>Si le cinéma est ma grande passion, j&#8217;ai toujours été curieux à propos des doublages français qui, selon moi, ne méritent pas toute la haine des &laquo;&nbsp;puristes&nbsp;&raquo; de la version originale (VO). Je considère version française (VF) et VO comme distinctes et complémentaires. Certaines VF sont d&#8217;ailleurs totalement cultes, telles que celles d&#8217;</em>Amicalement Votre<em> ou encore de </em>Starsky et Hutch<em>, deux séries qui ont d&#8217;ailleurs connu plus de succès en France que dans leur pays d&#8217;origine, ce qui n&#8217;est sûrement pas un hasard.</em>” Si ce soin apporté au doublage n’est malheureusement plus la norme de nos jours  <a class="simple-footnote" title="Ca reste un avis personnel. Cela dit le décalage entre la sortie dans le film d’origine et celle en France est de plus en plus réduite d’où, mécaniquement, moins de temps pour fignoler. Rajoutons à cela moins de liberté pour les doubleurs, qui doivent de plus en plus coller au texte original, et la peur du piratage, les maisons de doublage travaillant sur des versions tronquées d’un film (Les doubleurs ne peuvent voir par exemple que les lèvres des acteurs)" id="return-note-3869-1" href="#note-3869-1"><sup>1</sup></a>, il convient ainsi de préserver les VF de qualité, car, comme l’explique toujours Indiana Gilles, elles font également partie de nos souvenirs d’enfance voire, oserai-je, du patrimoine.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IPtjFV5Ek9g?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/IPtjFV5Ek9g?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Quand le doublage apporte un plus indéniable. Bon, c&#8217;est pas forcément le meilleur exemple pour parler de fidélité à la version originale car il fait voler en éclats par l&#8217;absurde toute tension dramatique, mais il fallait bien rendre hommage à Philippe Ogouz <a class="simple-footnote" title="Interview super intéressante pour comprendre le contexte du doublage de Ken le survivant sur Hokuto.free" id="return-note-3869-2" href="#note-3869-2"><sup>2</sup></a> dans cette partie.</em></p>
<p><strong>Et je ne vous parle pas du travail de minutie pour synchroniser image et son.</strong> Ou plutôt laissons la parole à Charles Lee Ray : “<em>Après l’importation de la piste audio et la vidéo d’un DVD étranger sur un logiciel de montage audio, deux possibilités se présentent : soit le frame rate (nombre d’images par seconde) des deux sources est le même, et il suffit alors de caler l’audio avec l’image au début d’un film sur le claquement d’une porte ou la détonation d’une arme à feu par exemple. Soit les frame rates sont différents (par exemple la vidéo est en NTSC à 23,976 images par seconde et l’audio est en PAL à 25 images par seconde) et la c’est impossible à caler.</em>”</p>
<p><strong>Mais pas pour un repacker digne de ce nom !</strong> A l’aide d’un autre logiciel, celui-ci va changer la durée de la bande audio, tout en gardant la même tonalité et permettre ainsi de la recaler sur l’image. Cependant les ennuis ne s’arrêtent pas la : “<em>Il y a bien entendu pas mal de soucis liés à la vitesse de défilement de bande sur les magnétoscopes analogiques qui peuvent varier et donc fausser la synchronisation. Mais aussi des différences dans le montage entre les versions des films, suivant le pays où ils ont été exploités. Il n’y alors pas d’autre solution que de tailler dans la bande son et jouer avec les filtres pour étirer ou réduire la durée l’audio sur ces passages récalcitrants.</em>” Et pour certains films, cela tient de la restauration en profondeur, comme le repack de <em><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/02/nouveau-lien-la-proie-de-lauto-stop.html" target="_blank">La proie de l’autostop</a></em> par Charles Lee Ray : “<em>Ce fut l’un des plus longs à caler car le montage français à été énormément censuré et même carrément modifié pour en faire un autre film avec une fin bien différente. De mémoire il manque presque 20 minutes sur la VF.</em>” <strong>Si c’est pas du travail de passionné, ca&#8230;</strong></p>
<h2>Légalité contre éthique</h2>
<p>Je vois cependant se lever la main fébrile de notre cher lecteur de Carpentras. Oui Jean-Pierre, va y, n’ait pas peur : “<em>Ben voila, z’ont l’air vachement sympa vos repackers, mais mettre à disposition des films, ca serait pas du vol, du plagiat ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XrSmUA-oKi4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XrSmUA-oKi4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Merci pour votre question pour le moins pertinente mon cher Jean-Pierre, car vous touchez l’autre aspect du DIY, à savoir l’éthique.</p>
<p><strong>Si l’on retrouve moults points communs avec les groupes de hackers</strong> dans le mode d’organisation et la vision d’une culture qui doit être accessible au plus grand nombre, les repackers dignes de ce nom ne se considèrent pas du tout comme des pirates. Car il ne s’agit pas de mettre à disposition le dernier blockbuster sorti en salles, arriver à déjouer les sécurités présentes sur un DVD et encore moins d’en tirer profit.</p>
<p><strong>Chaque film proposé sur la Caverne des introuvables est ainsi effacé dès qu’un éditeur se décide à le commercialiser.</strong> Et les contributeurs ont toujours tenu à se démarquer de ceux, moins bien intentionnés, qui ont cherché à monétiser ce travail <a class="simple-footnote" title="Je ne les citerai pas pour ne pas leur faire de pub mais, pour résumer, les liens en direct download proposés par la Caverne étaient modifiés, via Linkbucks, afin qu&#8217;à chaque téléchargement une somme leur soit versée" id="return-note-3869-3" href="#note-3869-3"><sup>3</sup></a>.</p>
<p>C’est ce qu’explique bien Indiana Gilles : “<em>Pour moi c&#8217;est clair : je suis contre toute forme de piratage. Que ce soit au niveau de la musique, des jeux, du cinéma&#8230; La Caverne retire d&#8217;ailleurs un film s&#8217;il est commercialisé. En revanche, si personne ne propose le film légalement et de manière honnête ou complète, ce n&#8217;est pour moi pas pareil. Je sais très bien que tout ça n&#8217;est pas vraiment légal mais c&#8217;est toléré car il n&#8217;y a dans cette démarche aucune intention de nuire ni même de gagner de l&#8217;argent dans ces partages. Proposer ces œuvres c&#8217;est justement, pour moi, faire preuve d&#8217;un grand respect car on ne veut pas qu&#8217;elles tombent dans l&#8217;oubli. Je dirais même plus, en proposant ces films je n&#8217;ai qu&#8217;un espoir : c&#8217;est qu&#8217;un éditeur se rende compte qu&#8217;ils ont du potentiel et qu&#8217;ils peuvent être commercialisés. En gros, je considère que la Caverne maintient certains films et doublages en vie et qu&#8217;elle leur fait même de la pub. Aux éditeurs de prendre la balle au bond. S&#8217;il y avait un quelconque esprit de piratage là-dedans, je n&#8217;y participerais pas.</em>”</p>
<p>Rajoutons également que ce partage est aussi une manière de contourner des prix excessifs pratiqués sur des VHS épuisées (souvent plus de 40 euros voire, hallucinant compte tenu de la qualité de ce &laquo;&nbsp;film&nbsp;&raquo;, <a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/2317459/Fais-Gaffe-A-La-Gaffe-VHS.html" target="_blank">70 euros pour <em>Fais gaffe à Lagaffe</em></a> dont je vous avais causé dans <a href="http://centrifugue.fr/2011/franquin-les-faces-un-peu-cachees-du-maitre-de-la-bd/" target="_blank">mon article sur Franquin</a> ou <a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/3439482/Moi-Fleur-Bleue-VHS.html" target="_blank">50 euros</a> pour <em><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/12/moi-fleur-bleue.html" target="_blank">Moi, fleur bleue</a></em> avec Jean Yanne).</p>
<p><strong>Les contours de la communauté partageuse sur Internet restent cependant flous, car elle regroupe plusieurs familles.</strong> Pour Vir Daucalis, on peut distinguer trois courants principaux : <strong>le “repackeur / sous titreurs” de vieux films</strong>, que l’on retrouve principalement autour de la Caverne des introuvables, <strong>les sous-titreurs de films récents</strong> et non édités ou diffusés en France, le plus souvent des films d’horreur, que l’on retrouve sur les gros forums de téléchargement et enfin <strong>les “repackeurs / sous titreurs” de films et dessins animés japonais</strong>, peu édités également, ou alors en VHS, en France. Ces derniers se consacrant presqu’exclusivement à ce genre. Et c’est sans compter sur le débat “sous titres incrustés ou non dans la vidéo” qui brouille encore les frontières  <a class="simple-footnote" title="Plus d’infos sur le sujet dans les commentaires du film Bandits à Milan" id="return-note-3869-4" href="#note-3869-4"><sup>4</sup></a></p>
<p><strong>Du point de vue légal, nous rentrons également dans une zone grise,</strong> entre culture gratuite et instantanée du net et industrie du cinéma. Le fait de proposer des films, gratuitement ou non, porte atteinte au droit d’auteur, car une oeuvre ne tombe dans le domaine public que 70 ans après la mort de son auteur. Mais, dans la pratique, si ce droit n’est pas utilisé, qui peut du coup s’en trouver lesé ?</p>
<p>Cela ne semble pas le cas en tout cas des éditeurs, comme le dit Vir Daucalis : “<em>Je ne pense pas que cela dérange beaucoup les éditeurs puisque, ce que nous proposons, ils ne le proposent pas (en tout cas, pas dans la Caverne) quand le DVD n&#8217;a pas été édité. Parfois, il n&#8217;y a aucun éditeur, le film n&#8217;ayant jamais été édité, même pas en cassette (c&#8217;est le cas du sous-titrage). Il y a juste un cas de figure que je trouve délicat, c&#8217;est quand le DVD est édité en France mais dans une version un peu différente.</em>”</p>
<p><strong>Face au droit d’auteur, toujours nécessaire pour préserver le travail et la place de l’artiste, le repack renverse la situation en affirmant une sorte de “droit du spectateur”.</strong> Le droit de découvrir ou revoir une oeuvre, en dépit de sa non rentabilité, et cela de la manière qu’on le souhaite  <a class="simple-footnote" title="Version originale remontée et censée être la plus fidèle à la vision du réalisateur ou version française et son coté madeleine de Proust. Voir également à ce propos l’exemple des épisodes 4,5 et 6 de Star Wars, qui ne sont plus visibles dans leur version originale" id="return-note-3869-5" href="#note-3869-5"><sup>5</sup></a>. Et rien que pour cela, le travail de nos trois repackers et leurs collègues est salutaire.</p>
<h2>Et les films dans tout ca ?</h2>
<p>S’il convenait de vous présenter ce joyeux univers du repack, <strong>ce papier n’aurait pas été complet sans s’attarder sur quelques pièces d’une grande rareté et magnifiquement ciselées.</strong> Alors lançons nous dans une visite express du musée.</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/11/half-human.html" target="_blank">Half Human</a></h3>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/R3IeatcjeHU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/R3IeatcjeHU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Un très bon exemple de film introuvable avec ce <em>Half Human</em>, mis à disposition dans son montage original japonais. Réalisé par Ishiro Honda (le papa de <em>Godzilla</em>), ce film de la Toho a en effet dû être retiré suite à une plainte des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFnous_(ethnie_du_Japon)" target="_blank">Aïnous</a>, dépeints comme des barbares. Une curiosité que je n&#8217;ai pas encore testée mais saluons déjà le boulot de Titou qui, en plus de l&#8217;avoir déniché, s&#8217;est également occupé des sous-titres.</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/09/companeros-version-longue.html" target="_blank">Vamos a matar companeros</a></h3>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WgJooD6x8aw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/WgJooD6x8aw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Le haut du panier en terme de western spaghetti. Réalisé par Sergio Corbucci (<em>Django</em>, <em>Le Grand Silence</em>, <em>Navajo Joe</em>) et avec les deux stars italiennes Franco Nero et Tomas Milian. Violence, humour, aventures picaresques, Jack Palance en super bad guy et un sous-texte politique pas déplaisant. La version disponible, proposée par Indiana Gilles, comporte plus de 13mn de scènes additionnelles, coupées dans le montage proposé en DVD.</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/10/bandits-milan.html" target="_blank">Bandits à Milan</a></h3>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/frHAxTBFlHc?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/frHAxTBFlHc?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Un grand merci à Vir Daucalis pour avoir exhumé ce film de 1968 (et passé sans doute quelques longues nuits à réaliser les sous titres) qui peut se targuer d’avoir lancé, aidé trois ans plus tard par le succès international de <em>L’inspecteur Harry,</em> le genre très populaire dans les années 70 du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Poliziotteschi" target="_blank">poliziotteschi</a>, alors que l’Italie était en proie à la violence mafieuse et politique. Basé sur un fait divers, le film de Carlos Lizzani se veut très réaliste et ne fait pas dans la dentelle. A noter la présence en vedette de Gian Maria Volonte (Ramon, dans <em>Pour une poignée de dollars</em> de Sergio Leone).</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/09/vidocq-contre-cagliostro.html" target="_blank">Lupin III, le chateau de Cagliostro / Vidocq contre Cagliostro</a></h3>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Fm56VcqsHoU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Fm56VcqsHoU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Le premier film réalisé pour le cinéma par le grand Hayao Miyazaki (<em>Mon voisin Totoro</em>, <em>Ponyo sur la falaise</em>) et mettant en scène les aventures d’un lointain héritier d’Arsène Lupin. Fun, dynamique, avec des personnages haut en couleur, c’est toujours un plaisir de le voir plus de 30 ans après. Ce film est déjà disponible en DVD mais le tour de force d’Indiana Gilles a été de mixer deux des trois doublages disponibles (celle issue de la VHS des années 80 et la nouvelle sur le DVD édité dans les années 2000) pour obtenir une version intégrale avec les doublages originaux, jugés les plus soignés. Et parmi le casting vocal, soulignons la présence du grand Philippe Ogouz (qui a prêté sa voix à Capitaine Flam ou Ken le Survivant, excusez du peu).</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/11/il-etait-une-fois-en-amerique_30.html" target="_blank">Il était une fois en Amérique</a></h3>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mzhX2PD6Srw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/mzhX2PD6Srw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Normalement tout le monde a vu ce chef d’oeuvre mais, grâce encore à Indiana Gilles, aidé de Charles Lee Ray, il est enfin possible de revoir le doublage français original, et supervisé par Leone lui-même, qui n’est pas disponible sur le DVD.</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/search/label/L%27ODC" target="_blank">L’oeil du Cyclone</a></h3>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/qsB3XWR4rEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/qsB3XWR4rEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><a href="http://centrifugue.fr/2011/loeil-du-cyclone-le-troisieme-oeil-cathodique/" target="_blank">Ayant déja longuement parlé cette émission complétement barrée</a>, je n’y reviendrai donc pas. Mais voila le cas typique d’une oeuvre diffusée une fois à la télévision et qui, depuis, n’était plus visible. Sauf pour les heureux propriétaires de magnétoscopes qui avaient eu le réflexe de les enregistrer. Vous pouvez également retrouver les épisodes de l’Oeil du Cyclone sur <a href="http://vimeo.com/channels/231310" target="_blank">la chaine Viméo qui lui est dédiée</a>.</p>
<h3><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2010/05/marquis.html" target="_blank">Marquis</a></h3>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x98fw6" frameborder="0" width="480" height="300"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x98fw6_marquis-de-henri-xhonneux-et-roland_creation" target="_blank">Marquis de henri Xhonneux et Roland Topor 1989</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/mekas28" target="_blank">mekas28</a></em><br />
Peut-être pas la meilleure oeuvre du grand Roland Topor  <a class="simple-footnote" title="Au scénario et à la direction artistique. Henri Xhonneux, déja derrière la caméra pour Téléchat, s’occupant de la réalisation" id="return-note-3869-6" href="#note-3869-6"><sup>6</sup></a> mais assurément un trésor car, pour des raisons qui m’échappent, le DVD a été supprimé à la vente. A la fois cru, grinçant et onirique, un très bel hommage au Marquis de Sade.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; font-weight: bold;"><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2009/11/laube-des-damnes.html" target="_blank">L’aube des damnés</a></span><br />
<object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/hwpGLkOByxk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/hwpGLkOByxk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Réalisé en 1963, un an après l’indépendance, par le Centre national du cinéma algérien, ce documentaire d’Ahmed Rachedi, avec au scénario le grand insoumis <a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/05/lodc-rene-vautier-lindomptable.html" target="_blank">René Vautier</a>, retrace la lutte des peuples contre l’oppression. Une pièce d’histoire à voir.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; font-weight: bold;"><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/09/lempreinte-de-la-justice.html" target="_blank">L’empreinte de la justice</a></span><br />
<object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KBqI5NV3dw0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/KBqI5NV3dw0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Sorti en salles en 1976, ce documentaire fleuve de Marcel Ophüls (<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chagrin_et_la_Piti%C3%A9" target="_blank">Le chagrin et la pitié</a></em>) se penche sur le procès de Nuremberg et son impact sur la société allemande. Assez dérangeant pour certains car Ophüls n’hésite pas à tracer des parallèles entre les méthodes employées par les nazis et celles des Français en Algérie ou des Américains au Vietnam. Un bon réflexe de Judex qui a pu l’enregistrer lors de son unique passage à la télévision, aucun DVD n’étant disponible en France à l’heure actuelle.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; font-weight: bold;"><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2010/09/les-deux-crocodiles.html" target="_blank">Les deux crocodiles</a></span><br />
<object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YzSJ8HXQq60?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YzSJ8HXQq60?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Terminons par du plus léger avec ce film, disponible seulement en VHS, de Joel Seria (<em>Les Galettes de Pont Aven</em>), dont je causerai un peu plus dans un article futur sur le grand Jean-Pierre Marielle. Joel Seria et Jean-Pierre Marielle c’est déjà un combo qui fait saliver tout cinéphile de bon goût, mais quand on découvre qu’il y a aussi Jean Carmet et que l’action se passe du côté de Quimper <a class="simple-footnote" title="Et sa gare routière !" id="return-note-3869-7" href="#note-3869-7"><sup>7</sup></a>, ca serait un crime de ne pas le voir.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; font-weight: bold;"><a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/07/le-chouchou-de-lasile.html" target="_blank">Le chouchou de l’asile / Comment se faire virer de l&#8217;hosto</a></span><br />
<object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/eLe2mCAgd-8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/eLe2mCAgd-8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Le travail d’archéologue du cinéma permet de ramener à la surface des trésors, mais aussi certains “trucs”, créés par des forces impies, qui n’auraient jamais dû quitter les abysses. Et Le chouchou de l’asile est de ceux la. Scénario confondant, acteurs jouant comme des savates, gags misérables et touche de bon goût avec croix gammées et “<em>Heil !</em>” tonitruants toutes les 30s. A réserver aux spectateurs les plus déviants.</p>
<h2>A vos VHS, prêt, partez !</h2>
<p>Un peu de technique pour conclure. Si d’aventure vous possédez vous aussi des raretés du cinématographe qu’aucun éditeur n’a jusqu’ici dévoilé, et que vous êtes prêts à y consacrer plusieurs heures de restauration, voici quelques logiciels qui devraient vous aider :</p>
<p><strong><a href="http://www.pinnaclesys.com/PublicSite/fr/Home/" target="_blank">Pinnacle.</a></strong> Un logiciel qui importe sur ordinateur la vidéo présente dans un DVD et la découpe<br />
plan par plan. Pratique pour synchroniser image et son.</p>
<p><strong><a href="http://virtualdubmod.sourceforge.net/" target="_blank">VirtualDubMod.</a></strong> Permet d’extraire le son d’un film, modifier la fréquence d’images ou recompresser la vidéo au format souhaité.</p>
<p><strong><a href="http://www.goldwave.com/" target="_blank">Goldwave.</a></strong> Editeur audio numérique, très pratique pour nettoyer la bande son fatiguée d&#8217;une VHS.</p>
<p><strong><a href="http://www.urusoft.net/products.php" target="_blank">Subtitle Workshop.</a></strong> Comme son nom l’indique, un outil destiné à créer et éditer les sous titres destinés à votre vidéo.</p>
<p>Sur ce, j’adresse un grand merci à Charles Lee Ray, Indiana Gilles, Vir Daucalis et Acromega pour le temps qu’ils ont bien voulu me consacrer pour cet article. Quant à vous, chers lecteurs, je vous laisse explorer vous-même ce monde magnifique, où vous devriez découvrir à coup sûr le film que vous cherchiez depuis des années en vain. Ou même tomber sur des oeuvres dont vous n’aviez jamais entendu parler jusqu’ici.</p>
<p><strong>Texte, dessin : Gwen</strong></p>
<p><strong>Sites :</strong><br />
<a href="http://lesintrouvables.blogspot.com" target="_blank"> La Caverne des introuvables</a><br />
<a href="http://indianagilles.over-blog.com/" target="_blank"> Le blog d’Indiana Gilles</a><br />
<a href="http://backtothemovieposters.blogspot.com/" target="_blank"> Le blog de Charles Lee Ray</a> consacré aux affiches et photos de cinéma</p>
<p>A lire également, <a href="http://dj716.blogspot.com/2011/02/acro-de-la-caverne-des-introuvables.html" target="_blank">une interview d&#8217;Acromega, gardien de la Caverne des introuvables, sur le blog 716 que je vois la vie</a></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3869-1">Ca reste un avis personnel. Cela dit le décalage entre la sortie dans le film d’origine et celle en France est de plus en plus réduite d’où, mécaniquement, moins de temps pour fignoler. Rajoutons à cela moins de liberté pour les doubleurs, qui doivent de plus en plus coller au texte original, et la peur du piratage, les maisons de doublage travaillant sur des versions tronquées d’un film (Les doubleurs ne peuvent voir par exemple que les lèvres des acteurs) <a href="#return-note-3869-1">&#8617;</a></li><li id="note-3869-2"></em><a href="http://hokuto.free.fr/interview.htm" target="_blank">Interview super intéressante</a> pour comprendre le contexte du doublage de Ken le survivant sur Hokuto.free<em> <a href="#return-note-3869-2">&#8617;</a></li><li id="note-3869-3">Je ne les citerai pas pour ne pas leur faire de pub mais, pour résumer, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Direct_download" target="_blank">les liens en direct download</a> proposés par la Caverne étaient modifiés, via Linkbucks, afin qu&#8217;à chaque téléchargement une somme leur soit versée <a href="#return-note-3869-3">&#8617;</a></li><li id="note-3869-4">Plus d’infos sur le sujet dans <a href="http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/10/bandits-milan.html" target="_blank">les commentaires du film Bandits à Milan</a> <a href="#return-note-3869-4">&#8617;</a></li><li id="note-3869-5">Version originale remontée et censée être la plus fidèle à la vision du réalisateur ou version française et son coté madeleine de Proust. Voir également à ce propos l’exemple des épisodes 4,5 et 6 de Star Wars, qui ne sont plus visibles dans leur version originale <a href="#return-note-3869-5">&#8617;</a></li><li id="note-3869-6">Au scénario et à la direction artistique. Henri Xhonneux, déja derrière la caméra pour <em>Téléchat</em>, s’occupant de la réalisation <a href="#return-note-3869-6">&#8617;</a></li><li id="note-3869-7">Et sa gare routière ! <a href="#return-note-3869-7">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Cléopâtre : la rêverie animée de Tezuka</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/cleopatre-la-reverie-animee-de-tezuka/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 16:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le lecteur fidèle le sait probablement déjà, mais la découverte (tardive) de l’oeuvre de Tezuka fut une magnifique claque dans la figure pour votre serviteur. Ce type est un génie, de la stature d’un Leonard de Vinci, point barre. J’essaie depuis de rattraper mes lacunes en découvrant son oeuvre gigantesque et voici qu’il y a peu, en parcourant les internettes, je suis tombé sur son adaptation très personnelle de l’histoire de Cléopâtre (Alias Kureopatora en japonais). Deuxième film de la trilogie Animerama, pionnière de l’animation pour adulte au Japon, l'oeuvre de Tezuka et Yamamoto est déconcertante, drôle, crue, poétique. Et bordélique. Aussi avait elle tout pour trôner en ces lieux. Sautons donc dans la DeLorean et direction l’Antiquité sauce wasabi. Banzaï !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://centrifugue.fr/2011/osamu-tezuka-histoires-pour-tous-et-pour-la-vie/" target="_blank">Le lecteur fidèle le sait probablement déjà</a>, mais la découverte (tardive) d&#8217;Osamu Tezuka fut une magnifique claque dans la figure pour votre serviteur.</strong> Ce type est un génie, de la stature d’un Léonard de Vinci, point barre. J’essaie depuis de rattraper mes lacunes en découvrant son oeuvre gigantesque et voici qu’il y a peu, en parcourant les internettes, je suis tombé sur <strong>son adaptation très personnelle de l’histoire de Cléopâtre</strong> (Alias <em>Kureopatora</em> en japonais). Deuxième film de la trilogie Animerama, pionnière de l’animation pour adulte au Japon, l&#8217;oeuvre de Tezuka et Yamamoto est déconcertante, drôle, crue, poétique. Et bordélique. Aussi avait elle tout pour trôner en ces lieux. Sautons donc dans la DeLorean et direction l’Antiquité sauce wasabi. Banzaï !</p>
<p><em><strong>Avertissement au lecteur destiné à éviter tout courrier outré :</strong> le contenu du film pouvant poser trop de questions, intéressantes mais un peu précoces, aux plus jeunes <a class="simple-footnote" title="Comme ma nièce, que j&#8217;embrasse très fort" id="return-note-3801-1" href="#note-3801-1"><sup>1</sup></a> et choquer les âmes les plus sensibles  <a class="simple-footnote" title="Comme ma mère ;)" id="return-note-3801-2" href="#note-3801-2"><sup>2</sup></a>, merci de ne pas poursuivre cette lecture si vous faites partie de l&#8217;une ou l&#8217;autre de ces catégories. Pour les autres, enjoyez.</em></p>
<p><strong>Père, voire dieu, de la bande dessinée au Japon</strong>, l’influence de Tezuka est gigantesque. Mais, ironie de l’histoire, s’il a connu le succès grâce au manga (et à ses personnages d’Astro Boy ou du Roi Léo), ce médium n’a jamais pu le combler comme l’animation, qui lui procurera pourtant ses plus grands échecs.</p>
<p><strong>Emerveillé par les dessins animés de Walt Disney</strong>  <a class="simple-footnote" title="Dont Bambi, dont il avait imaginé une adaptation japonaise dans les années 60" id="return-note-3801-3" href="#note-3801-3"><sup>3</sup></a> qu’il a vus des centaines de fois, Tezuka n’a eu de cesse de rivaliser avec son modèle. C’est ainsi qu’il lancera en 1961 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mushi_Production" target="_blank">Mushi Production</a>, son propre studio d’animation, financé par l’argent tiré de ses mangas.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/cN0i8v9VTWE?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/cN0i8v9VTWE?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Mushi Production se place alors en concurrence directe avec le géant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C5%8Dei_animation" target="_blank">Toei Animation</a>  <a class="simple-footnote" title="Fondée en 1948, la Toei sortira Le Serpent blanc de Edit : Taiji Yabushita ( direction artistique par Kazuhiko Okabe), premier long métrage d’animation japonais en couleur" id="return-note-3801-4" href="#note-3801-4"><sup>4</sup></a> avec des animés spécialement conçus pour la télévision. <strong>Le succès est colossal avec l’adaptation d’<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Astro,_le_petit_robot" target="_blank">Astro Boy</a> </em></strong>(Astro le petit robot en français), diffusée en 1963 et regardée, à son apogée, par près de la moitié de la population japonaise équipée d’un poste de télévision ! <em>Astro Boy</em> sera de plus la première série animée diffusée hors du Japon  <a class="simple-footnote" title="Aux Etats-Unis dès 1963. Il faudra attendre 1986, avec la version colorisée de 1984, pour la voir en France, dans l&#8217;émission Le Club Dorothée" id="return-note-3801-5" href="#note-3801-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/d3UbaB7oPTw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/d3UbaB7oPTw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Cependant le rythme de diffusion à la télé (près de 200 épisodes en trois ans) impose de sévères contraintes,</strong> dont l’utilisation du procédé d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Limited_animation" target="_blank">animation limitée</a>  <a class="simple-footnote" title="Utilisée d’ailleurs également par Disney" id="return-note-3801-6" href="#note-3801-6"><sup>6</sup></a>. Impossible donc de rivaliser avec la qualité des longs métrages de la Toei, ce qui frustre Tezuka.</p>
<p><strong>D’où son idée de se lancer dans un projet plus ambitieux : la trilogie <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Animerama" target="_blank">Animerama</a></strong> (contraction typiquement japonaise d’anime, cinema et drama) dont le but est de s’adresser, pour la première fois, à un public adulte.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-_SBQ5QcbAY?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-_SBQ5QcbAY?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>En 1969 sort ainsi le premier long métrage de la trilogie, une adaptation des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits" target="_blank">Mille et Une Nuits</a>, dont le héros reprend les traits de&#8230; Jean-Paul Belmondo !  <a class="simple-footnote" title="A se demander si Bébél n’est pas plus aimé au Japon qu’Alain Delon, le personnage de Cobra, créé par Buichi Terasawa, s’inspirant d&#8217;ailleurs également de lui" id="return-note-3801-7" href="#note-3801-7"><sup>7</sup></a>. Je n’ai malheureusement pas encore pu le voir mais ce long métrage fut un succès lors de sa sortie, encourageant Tezuka à poursuivre dans cette direction.</p>
<p><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Sljsfkuojns?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Sljsfkuojns?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Pas plus tard qu’en 1970 sort le deuxième long-métrage, <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cleopatra_(1970_film)" target="_blank">Cléopâtre</a></em>, coréalisé avec Eiichi Yamamoto.</strong> Et, <a href="http://centrifugue.fr/2010/200-motels-le-foirage-magnifique-de-zappa/" target="_blank">à l’image du <em>200 Motels</em> de Zappa</a>, c’est une oeuvre totalement “autre” que nous propose le papa d’Astro.</p>
<p>Propulsés dans un futur intersidéral rappelant furieusement <em>2001, l’Odyssée de l’espace</em>  <a class="simple-footnote" title="Coïncidence, Kubrick avait pensé un temps à Tezuka pour s’occuper des effets spéciaux" id="return-note-3801-8" href="#note-3801-8"><sup>8</sup></a>, nous faisons la connaissance de Jiro, Maria et Rupo qui décident de voyager dans le temps afin de percer le secret de Cléopâtre.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389470383/in/photostream" target="_blank"><img title="lybiacleopatre" src="http://farm7.staticflickr.com/6032/6389470383_af3db99107_z.jpg" alt="" width="640" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Lybia, personnage dans lequel se réincarne Maria...</p></div>
<p><strong>Même pas cinq minutes et les yeux du spectateur s’équarquillent</strong> à la vue de nos trois héros, mélanges de prises de vue réelles et de visages redessinés. L’idée est originale mais le résultat, plus de 40 ans après, est d’une laideur assez fascinante. Et on se demande alors si l’on a vraiment lancé le bon film.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389472023/in/photostream" target="_blank"><img src="http://farm7.staticflickr.com/6038/6389472023_d160f9ba0a_z.jpg" alt="" width="640" height="278" /></a><p class="wp-caption-text">Ionus, le gladiateur, dans lequel se réincarne Jiro...</p></div>
<p><strong>Heureusement nous voila expédiés à rebours dans le continuum espace-temps, direction l’Egypte antique.</strong> Et les esprits de nos trois héros de se voir transférés dans les corps de Lybia, rebelle à l’ordre romain, pour Maria, de Ionus, gladiateur romain blond, pour Jiro et enfin de Lupa, un&#8230; léopard, pour le malheureux Rupo, qui s’attendait avant le voyage à pouvoir profiter des plaisirs charnels de Cléopâtre. Dommage !</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389473437/in/photostream" target="_blank"><img src="http://farm7.staticflickr.com/6228/6389473437_50b24958fa_z.jpg" alt="" width="640" height="277" /></a><p class="wp-caption-text">... et Lupa, pour le malchanceux Rupo. Un léopard qui, au vu de sa tronche, vient d&#39;être adopté par le professeur Graznok.</p></div>
<p><strong>Le film va suivre alors les aventures de ces trois personnages, sur une trame plus ou moins historique,</strong> contant la romance entre Cléopâtre et Jules César puis avec Marc-Antoine. J’arrête cependant là de vous narrer le film, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais surtout parce que cela relève de la gageure, tant l’idée de cohérence du récit s’avère secondaire pour Tezuka et Yamamoto. Pas vraiment de quoi s’étonner alors que Cléopâtre fut un bide, qui menaça de couler Mushi Production.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389533265/in/photostream" target="_blank"><img title="cesarcleopatre" src="http://farm7.staticflickr.com/6113/6389533265_5f85716122_z.jpg" alt="" width="640" height="275" /></a><p class="wp-caption-text">Jules César (oui, il a la peau verte, cherchez pas) et Cléopâtre.</p></div>
<p><strong>Cependant, malgré tous ces défauts, la vision de <em>Cléopâtre</em> reste magique et plaisante, tant le film fourmille d’idées.</strong> Tel un gamin qui peut enfin réaliser son rêve animé, Tezuka part dans tous les sens, expérimente, ose les ruptures de ton les plus abruptes et les changements de techniques graphiques  <a class="simple-footnote" title="Chaque animateur était chargé d’un personnage ou d’une scène, le tout étant ensuite regroupé" id="return-note-3801-9" href="#note-3801-9"><sup>9</sup></a>.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389472667/in/photostream" target="_blank"><img title="rhinoceroscleopatre" src="http://farm7.staticflickr.com/6051/6389472667_90e5c78b65_z.jpg" alt="" width="640" height="408" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;une des oeuvres présentées lors du défilé artistique surréaliste à Rome. Si vous connaissez l&#39;oeuvre originale je suis preneur, parce que là je sèche.</p></div>
<p><strong>Cela donne ainsi une scène de parade romaine mutant en ode à l’art européen, en passant par l’assassinat de César version théâtre japonais. Rien que ca.</strong> Sans parler des dizaines de clins d’oeil facon Gotlib, où l’on retrouve des personnages comme Astro Boy, l’Oncle Moustache <a class="simple-footnote" title="Premier personnage célèbre créé par Tezuka alors qu&#8217;il était encore enfant" id="return-note-3801-10" href="#note-3801-10"><sup>10</sup></a> ou même la créature de Frankenstein. Et je vous passe les scènes érotiques expérimentales. Années 70 vous avez dit ?</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389473011/in/photostream" target="_blank"><img title="sexecleopatre" src="http://farm7.staticflickr.com/6094/6389473011_6edfce6ae5_z.jpg" alt="" width="640" height="276" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;une de scènes érotiques du film, tout en crayonnés épurés et à l&#39;animation basée sur la respiration. Joli.</p></div>
<p><strong>Le cul est d’ailleurs l’autre principal intérêt de Cléopâtre.</strong> Même si à l’heure de YouPorn et des films cryptés de Canal+, le film est des plus légers, c’est une vraie révolution dans les années 70. Rien moins que le premier long métrage érotique animé au Japon, genre que l’on connait également sous le nom d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hentai" target="_blank">hentai</a>. Que les adolescents et jeunes adultes du monde entier soient donc reconnaissants envers Tezuka.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389471545/in/photostream" target="_blank"><img title="lybialupa" src="http://farm7.staticflickr.com/6053/6389471545_23c7824dea_z.jpg" alt="" width="640" height="276" /></a><p class="wp-caption-text">En parlant d&#39;exploitation, c&#39;est le moment pour un plan nichon ! (Agrémenté d&#39;une nouvelle tronche démente de Lupa qui fait fondre le professeur Graznok)</p></div>
<p><strong>La dimension érotique du Cléopâtre de Tezuka deviendra d’ailleurs l’argument principal de vente aux Etats-Unis</strong> quand il sortira en 1972. Réintitulé <em>Cleopatra : Queen of Sex</em> le film sera soit disant classé X  <a class="simple-footnote" title="Alors que le métrage n’a pas été vu par la MPAA, autorité en charge de la classification des films" id="return-note-3801-11" href="#note-3801-11"><sup>11</sup></a>, dans une démarche typique du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Film_d'exploitation" target="_blank">cinéma d’exploitation</a>, afin de surfer sur le succès de <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fritz_the_Cat_(film)" target="_blank">Fritz the Cat</a></em> de Ralph Bakshi sorti la même année.</p>
<p>Bref, Cléopâtre a de quoi ravir les amateurs d’anime, d’histoire, de science-fiction, d’érotisme et de films cultes. Ou tout simplement ceux qui souhaitent se faire un voyage psychédélique dans l’univers gigantesque de Tezuka, histoire de voir plus loin que son image lissée par la légende.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6389471075/in/photostream" target="_blank"><img title="massacre" src="http://farm7.staticflickr.com/6226/6389471075_e72b65b5b2_z.jpg" alt="" width="640" height="276" /></a><p class="wp-caption-text">Et il y aussi de quoi ravir les amateurs de violence !</p></div>
<h3>Addendum</h3>
<p><strong>“<em>Et le troisième film de cette trilogie ?</em>”</strong>, me lance ce charmant lecteur de Carpentras, histoire de me mettre à l’amende. J’y viens justement.</p>
<p>Sorti en 1973 et réalisé cette fois entièrement par Eiichi Yamamoto, <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kanashimi_no_Belladonna" target="_blank">Tragedy of Belladonna</a></em> (<em>Kanashimi no Belladona</em> en japonais) s’inspire de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sorci%C3%A8re_(1862)" target="_blank">La Sorcière</a></em> (1862), de l’historien français <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Michelet" target="_blank">Jules Michelet</a>, et reprend ce cocktail fait de drame et d’érotisme.</p>
<p>Je n’ai malheureusement pas encore pu le voir, en dehors de la bande annonce ci-dessous  <a class="simple-footnote" title="Mais je vous conseille de lire cet article sur Esotikafilm" id="return-note-3801-12" href="#note-3801-12"><sup>12</sup></a>, <strong>mais les inspirations graphiques de Yamamoto, en particulier l’Art Nouveau, Gustav Klimt ou Egon Schiele, ont titillé ma curiosité. </strong></p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Cdp85x9d0A4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Cdp85x9d0A4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Tout comme <em>Cléopâtre</em>, <em>Tragedy of Belladonna</em> fut un échec lors de sa sortie, entrainant la faillite de Mushi Production.</strong> Tezuka ne produira alors plus de long métrage avant 1978 et <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prince_du_soleil" target="_blank">Le Prince du Soleil</a></em>, premier long métrage animé destiné à une diffusion télé.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 522px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6145369288/" target="_blank"><img class=" " title="belladona" src="http://farm7.staticflickr.com/6078/6145369288_ef3e2cd075_z.jpg" alt="" width="512" height="397" /></a><p class="wp-caption-text">Une capture de Tragedy of Belladonna, aka Belladonna of Sadness aka Kanashimi no Belladona (on s&#39;y perd).</p></div>
<p><strong><em>“Et comment fait on pour voir cette trilogie Animerama ?”</em></strong>, m’interpelle de nouveau cet aimable (mais un peu agaçant) lecteur de Carpentras. Et bien direction le site PlayAsia pour vous procurer les DVD édités par Columbia en 2004, avec respectivement <a href="http://www.play-asia.com/paOS-13-71-a7-49-fr-70-17xo.html" target="_blank">Les Mille et Une Nuits</a>,  <em><a href="http://www.play-asia.com/paOS-13-71-a7-49-fr-70-17xq.html" target="_blank">Tragedy of Belladonna</a></em> et <em><a href="http://www.play-asia.com/paOS-13-71-a7-49-fr-70-9vv.html" target="_blank">Cléopâtre</a></em>. Comptez de 30 à 60 euros par DVD (sans les frais de port).</p>
<p><strong>Reste sinon le chemin tortueux du web</strong>, sur lequel vous pourrez tomber sur une version (incomplète et non sous titrée malheureusement) des <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bHgItEX6Xjs" target="_blank"><em>Mille et Une Nuits</em> hébergée sur Youtube</a> ou sur <a href="http://www.myduckisdead.com/2011/09/kureopatora-1970-osamu-tezuka-eiichi.html" target="_blank">une copie de <em>Cléopâtre</em></a>, traduite automatiquement du japonais au chinois puis du chinois à l’anglais et corrigée à la marge par des fans. De quoi rajouter une nouvelle dose d’étrangeté au film !</p>
<p>Sur ce, je vous salue bien bas et voici en guise de cadeau bonus <em>Jumping</em>, court métrage expérimental de Tezuka daté de 1984 :</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Cos_SIBnv5g?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Cos_SIBnv5g?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Dessins restaurés, textes : Gwen</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3801-1">Comme ma nièce, que j&#8217;embrasse très fort <a href="#return-note-3801-1">&#8617;</a></li><li id="note-3801-2">Comme ma mère ;) <a href="#return-note-3801-2">&#8617;</a></li><li id="note-3801-3">Dont Bambi, dont il avait imaginé une adaptation japonaise dans les années 60 <a href="#return-note-3801-3">&#8617;</a></li><li id="note-3801-4">Fondée en 1948, la Toei sortira <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Serpent_blanc_(film)" target="_blank">Le Serpent blanc</a></em> de <strong>Edit :</strong> Taiji Yabushita ( direction artistique par Kazuhiko Okabe), premier long métrage d’animation japonais en couleur <a href="#return-note-3801-4">&#8617;</a></li><li id="note-3801-5">Aux Etats-Unis dès 1963. Il faudra attendre 1986, avec la version colorisée de 1984, pour la voir en France, dans l&#8217;émission Le Club Dorothée <a href="#return-note-3801-5">&#8617;</a></li><li id="note-3801-6">Utilisée d’ailleurs également par Disney <a href="#return-note-3801-6">&#8617;</a></li><li id="note-3801-7">A se demander si Bébél n’est pas plus aimé au Japon qu’Alain Delon, le personnage de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cobra_(manga)" target="_blank">Cobra</a>, créé par Buichi Terasawa, s’inspirant d&#8217;ailleurs également de lui <a href="#return-note-3801-7">&#8617;</a></li><li id="note-3801-8">Coïncidence, Kubrick avait pensé un temps à Tezuka pour s’occuper des effets spéciaux <a href="#return-note-3801-8">&#8617;</a></li><li id="note-3801-9">Chaque animateur était chargé d’un personnage ou d’une scène, le tout étant ensuite regroupé <a href="#return-note-3801-9">&#8617;</a></li><li id="note-3801-10">Premier personnage célèbre créé par Tezuka alors qu&#8217;il était encore enfant <a href="#return-note-3801-10">&#8617;</a></li><li id="note-3801-11">Alors que le métrage n’a pas été vu par la MPAA, autorité en charge de la classification des films <a href="#return-note-3801-11">&#8617;</a></li><li id="note-3801-12">Mais je vous conseille de lire <a href="http://esotikafilm.com/reviews/belladonna.html" target="_blank">cet article sur Esotikafilm</a> <a href="#return-note-3801-12">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Joe Dante : Cinq films pour cerner un (autre) génie</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2010/joe-dante-cinq-films-pour-cerner-un-autre-genie/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 14:48:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA["Joe Dante ? Le type qui a réalisé Gremlins ? On commence à faire dans le mainstream de la périphérie par ici ?" Et bien oui, ca arrive parfois. Car ce réalisateur a marqué durablement votre serviteur (comme un palanquée de trentenaires) par ses charges contre le mercantilisme, son humour déjanté digne des cartoons, et une tendresse et une sincérité indéfectibles pour les sujets traités dans ses films. Et si je n’oublie pas ceux qui le connaissent pas encore, avec des conseils de lecture que vous trouverez à la fin de cet article, le besoin s’est fait sentir de braquer la lumière sur cinq films peu connus du monsieur : Hollywood Boulevard, La Quatrième dimension, le film, Les Banlieusards, Panique à Florida Beach et La Seconde Guerre Civile. C’est partiiiiiii !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Joe Dante ? Le type qui a réalisé </em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gremlins" target="_blank">Gremlins</a><em> ? On commence à faire dans le </em>mainstream<em> de la périphérie par ici ?</em>&nbsp;&raquo; <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/12/daria-ma-misanthrope-bien-aimee/" target="_blank">Et bien oui, ca arrive parfois</a></strong>. Car ce cinéaste a marqué durablement votre serviteur (comme un palanquée de trentenaires) par ses charges contre le mercantilisme, son humour déjanté digne des cartoons, et une tendresse et une sincérité indéfectibles pour les sujets traités dans ses films. Et si je n’oublie pas ceux qui le connaissent pas encore, avec<strong> des conseils de lecture que vous trouverez à la fin de cet article</strong>, le besoin s’est fait sentir de braquer la lumière sur <strong>cinq films peu connus du monsieur : <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hollywood_Boulevard_(1976_film)" target="_blank">Hollywood Boulevard</a></em>, <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Quatri%C3%A8me_Dimension_(film)" target="_blank">La Quatrième dimension, le film</a></em>, <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Banlieusards" target="_blank">Les Banlieusards</a></em>, <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Panic_sur_Florida_Beach" target="_blank">Panic sur Florida Beach</a></em> et </strong><em><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Seconde_Guerre_de_S%C3%A9cession" target="_blank">La Seconde Guerre de Sécession</a>.</strong> </em>C’est partiiiiiii !</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/c3cbrfpVmK8?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/c3cbrfpVmK8?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Bon dieu Brent, c&#8217;était Madame Deagle !</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Bref.</p>
<p><strong>- Hollywood Boulevard</strong></p>
<p><strong> </strong><img class="alignnone" title="hollywoodboulevard1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/12/hollywoodboulevard.jpg" alt="" width="608" height="336" /><br />
<script type="text/javascript" src="http://trailersfromhell.com/t/1363"></script><strong> Le premier “vrai” film de Joe Dante, même s&#8217;il n&#8217;est &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; co-réalisé</strong>, sort en 1976. Après <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Movie_Orgy" target="_blank"><em>The</em> <em>Movie Orgy</em></a>, en 1968 (une compilation longue de 7 h d’extraits de films, de pubs et de bandes annonces  <a class="simple-footnote" title="Et pour je serais prêt à payer cher pour m&#8217;en faire une séance marathon" id="return-note-1964-1" href="#note-1964-1"><sup>1</sup></a>) et avant <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Piranhas_(film)" target="_blank">Piranhas</a></em>, en 1978, qui lancera sa carrière  <a class="simple-footnote" title="Un plagiat super fun des Dents de la mer qui permettra à Dante de se lier d&#8217;amitié avec Steven Spielberg. Pour plus d&#8217;infos, je vous renvoie à la dernière partie de l&#8217;article" id="return-note-1964-2" href="#note-1964-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p><a href="http://www.trailersfromhell.com/trailers/193" target="_blank">La bande annonce commentée à voir sur Trailers from Hell</a> (pas moyen de l&#8217;intégrer :( )</p>
<p><strong>Joe Dante et Allan Arkush, co-réalisateur, suivent la découverte du monde merveilleux d’Hollywood par une actrice un peu naïve</strong>, jouée par Candice Rialson. Pas d’empreintes sur Hollywood Boulevard en vue pour elle cependant mais les plateaux miteux d’un studio spécialisé en série B ( &laquo;&nbsp;<em>Miracles Pictures : si c&#8217;est un bon film, c&#8217;est un miracle !</em>&laquo;&nbsp;).</p>
<p><strong>Produit par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Corman" target="_blank">Roger Corman</a></strong>  <a class="simple-footnote" title="Le pape de la série B aux Etats-Unis, qui lancera moults réalisateurs, dont Scorcese, Coppola ou Ron Howard" id="return-note-1964-3" href="#note-1964-3"><sup>3</sup></a><strong> et tourné à l’économie</strong> (entre 25 000 et 50 000 dollars de budget seulement)  <a class="simple-footnote" title="Il rapportera au final un million de dollars. Un bon investissement pour ce qui n&#8217;était qu&#8217;un pari à la base." id="return-note-1964-4" href="#note-1964-4"><sup>4</sup></a>, <em>Hollywood Boulevard</em> emprunte ainsi de nombreuses séquences aux oeuvres de son studio : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/New_World_Pictures" target="_blank">New World Pictures</a>. De <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Course_%C3%A0_la_mort_de_l'an_2000" target="_blank">La Course à la Mort de l’An 2000</a></em> de Paul Bartel à <em><a href="http://www.grindhousedatabase.com/index.php/Women_In_Cages" target="_blank">Women In Cages</a></em> en passant par des perles bis moins connues comme <a href="http://www.grindhousedatabase.com/index.php/The_Big_Doll_House" target="_blank"><em>The Big Doll House</em></a> ou <a href="http://www.grindhousedatabase.com/index.php/Night_of_the_Cobra_Woman" target="_blank"><em>Night of the Cobra Woman</em></a>, le film est un plaisir à voir pour tout cinéphile un peu déviant (Et la quantité impressionnante de <a href="http://www.nanarland.com/glossaire-definition-22-P-comme-plan-nichon.html" target="_blank">plans nichons</a> dans ce film devrait achever de vous convaincre).</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 618px"><img title="hollywoodboulevard2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/12/hollywoodboulevard2.jpg" alt="" width="608" height="336" /><p class="wp-caption-text">La preuve que je ne mens pas !</p></div>
<p><strong>Revers de la médaille, le film souffre d’un scenario un peu bateau</strong>, pour lier toutes les parties, et d’un rythme inégal, <strong>mais il reste très agréable à regarder</strong>. Outre les références citées précédemment, les deux réalisateurs expérimentent beaucoup, comme dans une scène entièrement musicale, et l’on sent déja la patte Joe Dante avec des <strong>séquences cartoonesques et une galerie de monstres en caoutchouc</strong> (comme Godzilla, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robby_le_robot" target="_blank">Robby le Robot</a> de <em>Planète interdite </em> <a class="simple-footnote" title="Que l&#8217;on retrouve également dans Gremlins, à la foire des inventeurs" id="return-note-1964-5" href="#note-1964-5"><sup>5</sup></a><em> </em>ou le gorille surmonté d’un bocal avec des antennes du film <em><a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=robotmonster" target="_blank">Robot Monster</a></em>, nanar atomique) : deux de ses passions qui feront son succès.</p>
<p><strong>Regarder Hollywood Boulevard :</strong> le film n’est malheureusement pas, à ma connaissance, disponible en zone 2 par chez nous, mais vous pouvez vous le procurez <a href="http://www.amazon.fr/Hollywood-Boulevard-USA-Zone-1/dp/B000059TOB" target="_blank">en zone 1 chez New Concorde Home</a>.</p>
<p><strong>En savoir plus </strong>: vous pouvez lire <a href="http://www.grindhousedatabase.com/index.php/Hollywood_Boulevard" target="_blank">un article plus détaillé sur Grindhousedatabase</a> mais pour les anglophones, rendez-vous sur Youtube pour une conférence-débat avec les deux réalisateurs :</p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/JyIpT4gxlKc?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/JyIpT4gxlKc?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>- La Quatrième Dimension le film / Twilight Zone the Movie</strong></p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/6C_sKKTTMX4?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/6C_sKKTTMX4?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong> Sautons directement en 1983 avec le film <em>Twilight Zone</em>.</strong> Fort du succès de <em>Piranhas</em> et de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hurlements_(film)" target="_blank">Hurlements</a></em> (un des meilleurs films de loup-garous pour votre serviteur), Joe Dante s’apprête à sortir l’année suivante le cultissime <em>Gremlins</em>. Devenu très proche de Steven Spielberg, il est donc appelé à réaliser l’un des quatre segments du film, hommage à la série de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rod_Serling" target="_blank">Rod Sterling</a>.</p>
<p><strong>Bizarremment, ce sont les deux réalisateurs les plus connus à l’époque, Steven Spielberg et John Landis (</strong><em>Blues Brothers</em><strong>, </strong><em><a style="font-weight: bold;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_fauteuil_pour_deux" target="_blank">Un fauteuil pour deux</a><strong> </strong> <a class="simple-footnote" title="Ce film est génial ! Et il y a Jamie Lee Curtis dedans :3" id="return-note-1964-6" href="#note-1964-6"><sup>6</sup></a></em><strong>), qui livrent les segments les plus faibles.</strong> Ceci a néanmoins l’avantage de faire ressortir les deux derniers segments, réalisés par Joe Dante et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Miller_(r%C3%A9alisateur_australien)" target="_blank">George Miller</a> (<em>Mad Max I </em>et<em> II</em> ). Je passe volontairement sur le très bon <em>Cauchemar à 20.000 pieds</em> de Miller pour m’attarder, logiquement me direz vous, sur celui de Joe Dante, <em>It’s a Good Life</em>.</p>
<p><img class="alignnone" title="twilightzone" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/12/twilightzone.jpg" alt="" width="600" height="403" /></p>
<p><strong>Dante démarre doucement avec la rencontre accidentelle entre la jolie Kathleen Quinlan et un jeune garçon</strong>. Mais dès l’arrivée de la jeune femme dans sa demeure, il se lache complétement. Place à un mix improbable des dessins animés de Chuck Jones, des perspectives hallucinées du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cabinet_du_docteur_Caligari" target="_blank">Cabinet du Dr Caligari</a>  <a class="simple-footnote" title="visible en intégralité ici" id="return-note-1964-7" href="#note-1964-7"><sup>7</sup></a></em> et de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mal%C3%A9diction_(film,_1976)" target="_blank">Damien, la malédiction</a></em>. Fendard et flippant à la fois, que demander de plus ?</p>
<p><strong>Regarder </strong><em>La Quatrième Dimension le film</em><strong> : </strong>le film est <a href="http://www.amazon.fr/quatrieme-dimension-George-Miller/dp/B000WTSXR6/ref=sr_1_6?s=dvd&amp;ie=UTF8&amp;qid=1293020065&amp;sr=1-6" target="_blank">enfin disponible en DVD et Blu-ray</a> depuis 2007 en France. Vous ne devriez pas avoir trop de mal à le trouver.</p>
<p><strong>A lire :</strong> deux critiques à noter. La première par Damien sur <a href="http://www.cinemafantastique.net/film1457-Quatrieme-dimension-La.html" target="_blank">Cinema fantastique</a>. Le papier est sympa mais un peu dur, à mon goût, sur le segment de Spielberg. Et la deuxième par Jérémie Marchetti sur <a href="http://www.horreur.com/critique-810-quatrieme-dimension-la-.html" target="_blank">Horreur.com</a> (mais je n&#8217;arrive plus à y accéder que <a href="http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:http://www.horreur.com/critique-810-quatrieme-dimension-la-.html" target="_blank">par le cache</a>). Un bon article, mais évitez de le lire avant de voir le film car il dévoile beaucoup d’éléments de l’intrigue.<br />
Pour les anglophones, <a href="http://realmofryan.blogspot.com/2009/05/twilight-zone-movie.html" target="_blank">une autre critique par Ryan Harvey</a> sur Realm of Ryan. Quant aux plus fanatiques de l’excellente série <em>The Twilight Zone</em>, deux autres articles chaudement recommandés : <a href="http://www.twilightzonemuseum.com/media/movie/index.php" target="_blank">le premier sur la génèse du film</a> sur Twilight Museum et le second, sur Museum TV, <a href="http://www.museum.tv/eotvsection.php?entrycode=twilightzone" target="_blank">sur l’histoire de la série</a>.</p>
<p><strong>- Les Banlieusards / The Burbs</strong></p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-7_uwFcI8JE?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-7_uwFcI8JE?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong> Réalisé en 1989, <em>Les Banlieusards</em> annonce, avec le recul, la descente du réalisateur.</strong> Pas en terme de talent, bien heureusement, mais les tensions avec les studios vont aller crescendo jusqu’au suicidaire  <a class="simple-footnote" title="Dante a volontairement poussé le bouchon pour éviter les suites à rallonge que souhaitaient les studios" id="return-note-1964-8" href="#note-1964-8"><sup>8</sup></a>, mais hilarant, <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gremlins_2" target="_blank">Gremlins 2</a></em> en 1990. Outre un accueil mitigé des <em>Banlieusards</em> par la critique, Dante devra modifier la fin de son métrage, considérée comme trop sombre (Vous pouvez cependant regarder <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hbVarJhMam4" target="_blank">la fin alternative ici</a>) .</p>
<p><strong>Je pourrais continuer à vous vanter les mérites de ce film mais</strong> (encore merci internet !) <strong>d’autres l’ont fait mieux que moi </strong>(ou plus rapidement :D). Foncez donc lire <a href="http://louvreuse.net/Analyse/les-banlieusards.html" target="_blank">cet excellent papier d’analyse de Zug sur le site de L’Ouvreuse</a>, vous saurez tout. Mais regardez le film avant !</p>
<p><strong>Je soulignerai quand même en vitesse l’amour de Dante pour cette vie de banlieue</strong> (un thème que l&#8217;on retrouve également dans <em>Edward aux mains d’argent</em> de Tim Burton) et, là aussi, les innombrables <strong>références au cinéma d’horreur et d’épouvante</strong>, autre grande passion de Dante (oui, ce type en a décidemment plein).</p>
<p><strong>Regarder Les Banlieusards :</strong> par la magie des étals de DVD à vil prix qui peuplent nos supermarchés, vous devriez pouvoir retrouver le film dans <a href="http://www.pixmania.com/dvd-les-banlieusards-dvd/frfr5695003_dvdart.html" target="_blank">une (minable) édition à moins de 10 euros</a>.</p>
<p><strong>- Panic sur Florida Beach / Matinee</strong></p>
<p><object width="500" height="400"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0wwAH5vJq6g?version=3"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0wwAH5vJq6g?version=3" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="400" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong> Dernier long métrage avant le trou noir cinématographique des années 90.</strong> Dante continue de dérouler ses thèmes de prédilection en nous narrant l’histoire du roi de la série B Lawrence Woosley, interprété par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Goodman" target="_blank">John Goodman</a>  <a class="simple-footnote" title="Qui commençait à se faire connaitre, via la série Roseanne et surtout son rôle, en 1991, dans Barton Fink, des frères Coen" id="return-note-1964-9" href="#note-1964-9"><sup>9</sup></a>, débarquant dans la petite ville de Key West en pleine crise des missiles de Cuba, en 1962.</p>
<p>En dehors de la description de la fin d&#8217;une époque, celle des naïves et idylliques années 50, <strong><em>Panic sur Florida Beach</em> rend un superbe hommage aux films de monstres de l’époque</strong> et à des hommes comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Castle" target="_blank">William Castle</a>, Roger Corman, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jack_Arnold_(director)" target="_blank">Jack Arnold</a> ou <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ray_Dennis_Steckler" target="_blank">Ray Dennis Steckler</a>. A la fois réalisateurs, producteurs mais aussi imprégnés par le monde forain.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 413px"><img class=" " title="matinee" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/12/matinee2.jpg" alt="" width="403" height="301" /><p class="wp-caption-text">Mant, une parodie de film de monstre, à l&#39;intérieur du métrage. Comme quoi le cinéma référentiel ne se résume pas qu&#39;à Tarantino :)</p></div>
<p>Comme il l’explique dans ses interviews (cf plus bas), <strong>Dante reste nostalgique de cette époque</strong>, et de la facon dont était perçu le cinéma. Un divertissement populaire (dans le sens abordable financièrement), où le spectacle était à la fois sur l’écran et dans la salle  <a class="simple-footnote" title="Sièges vibrants, fumigènes et autres effets spéciaux étaient parfois utilisés lors de la projection des films" id="return-note-1964-10" href="#note-1964-10"><sup>10</sup></a>, et teinté de sacré.</p>
<p><strong>A ce titre, Gene, le jeune héros du film, est le décalque du jeune Dante,</strong> élevé aux <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Double_feature" target="_blank">doubles programmes</a>. Dommage que la connexion entre le spectateur et le héros ne marche pas très bien (question d’âge pour une première vision peut-être) mais <em>Panic sur Florida Beach</em> se rattrape largement sur le reste.</p>
<p>Nous pouvons ainsi toujours compter sur les fidèles <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Miller" target="_blank">Dick Miller</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Picardo" target="_blank">Robert Picardo</a> mais n’oublions pas les géniales parodies que sont <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6y2Lbhwl23M" target="_blank">Mant</a></em> (hommage aux films de monstres radioactifs) et <em>Shook Up Shooting Cart</em> (flingage dans la tradition Joe Dante des films cucul de Disney comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saga_de_la_Coccinelle" target="_blank">la série de la Coccinelle)</a>. <strong>Et pour vous convaincre définitivement, vous pourrez compter sur la prestation de John Goodman</strong>, parfait en homme d’affaires à l’enthousiasme de gamin, et sa compagne dans le film, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cathy_Moriarty" target="_blank">Cathy Moriarty</a>, aussi belle que talentueuse.</p>
<p><strong>Regarder Panic sur Florida Beach :</strong> là encore (et c’est une triste constante avec l’oeuvre de Joe Dante&#8230;), il faudra se contenter d’un DVD zone 2 sans aucun supplément  <a class="simple-footnote" title="Par pure poussée d’orgueil je peux quand même me vanter d’en posséder une version VHS :)" id="return-note-1964-11" href="#note-1964-11"><sup>11</sup></a></p>
<p><strong>A lire :</strong> <a href="http://www.filmjunk.com/2010/06/02/forgotten-films-matinee/" target="_blank">une critique en anglais par Sean sur le site Film Junk</a> et surtout <a href="http://www.dvdtalk.com/dvdsavant/s3208dant.html" target="_blank">un passionnant entretien avec Joe Dante</a> à propos du flim.</p>
<p><strong>- La Seconde Guerre de Sécession / Second Civil War</strong><br />
<object width="320" height="260" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.videodetective.net/flash/players/movieapi/?publishedid=528877" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="320" height="260" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.videodetective.net/flash/players/movieapi/?publishedid=528877" allowfullscreen="true" /></object><br />
<strong> La télé, purgatoire de Joe Dante</strong>. Fini les gros budgets mais il peut compter sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hbo" target="_blank">la chaine câblée HBO</a> (<em>Oz</em>, <em>Band of Brothers</em>, <em>The Wire</em>, en j’en passe des dizaines, c’est eux) qui lui offre la possibilité de réaliser un téléfilm en 1997 : <em>The Second Civil War</em>, alias <em>La Seconde Guerre de Sécession</em>.</p>
<p><strong>Gros atout de ce téléfilm, il bénéficie d’un casting béton</strong> : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Earl_Jones" target="_blank">James Earl Jones</a> (Thulsa Doom dans <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conan_le_Barbare_(film)" target="_blank">Conan le Barbare</a></em>), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ron_Perlman" target="_blank">Ron Perlman</a> (avant le succès d’<em>Hellboy</em>), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beau_Bridges" target="_blank">Beau Bridges</a>, Dan <em><a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/07/commando-punchlines-bennett-et-testosterone/" target="_blank">“El presidente aqui”</a></em> Hedaya ainsi que le grand <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Coburn" target="_blank">James Coburn</a>, alias Monsieur “<a href="http://www.youtube.com/watch?v=8W3O5Ts0WN8" target="_blank">J’ai autant la classe que Jacques Brel et en plus je porte bien la moustache</a>”  <a class="simple-footnote" title="Des personnes comme ça sont énervantes." id="return-note-1964-12" href="#note-1964-12"><sup>12</sup></a></p>
<p><strong>Et surtout d’une idée de scénario en or</strong> : suite à des vagues massives d’immigrants du monde entier vers les Etats-Unis, le sénateur de l’Etat de l’Idaho décide de fermer ses frontières. Y compris pour un cortège d’orphelins pakistanais que lui envoie Washington. S’en suit une crise d&#8217;ampleur nationale où le spectateur navigue dans les coulisses du journalisme télévisé et de la politique.</p>
<p><strong>Le tout mixé à la critique corrosive de Joe Dante, on ne s’ennuie pas un seul moment</strong> durant ce téléfilm, à regarder d’urgence. Tout juste pourra-t-on regretter (télé oblige) le côté un peu cheap des opérations militaires.</p>
<p><strong>Regarder <em>La Seconde Guerre de Sécession</em> :</strong> une édition en langue française minimale peut se dénicher en occase. Ou vous pouvez vous tourner vers l’import, avec deux éditions disponibles (<a href="http://www.amazon.fr/second-civil-war-James-Coburn/dp/B00004VYK3/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1293021733&amp;sr=1-1" target="_blank">Ici</a> et <a href="http://www.amazon.fr/Second-Civil-War-USA-Zone/dp/B0007TKNF6/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;qid=1293021733&amp;sr=1-3" target="_blank">là</a>)</p>
<p><strong> A lire :</strong> une analyse approfondie, en français, du téléfilm <a href="http://www.objectif-cinema.com/analyses/010.php" target="_blank">par Bernard Payen sur Objectif Cinéma</a> et <a href="http://garethon.blogspot.com/2009/07/second-civil-war-joe-dante-1997-subway.html" target="_blank">une deuxième, en anglais</a>, par Gareth James, sur le blog Gareth On.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 565px"><img class=" " title="joedantegremlins" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/12/joedantegremlins.jpg" alt="" width="555" height="349" /><p class="wp-caption-text">C&#39;est en tombant sur cette image que je me suis rendu compte que mon prof de grec ancien au collège et au lycée est son sosie chauve. Ca donne le vertige.</p></div>
<p><strong>- Joe Dante sur Internet</strong></p>
<p>Boudé par le “système”, Joe Dante peut heureusement compter sur des hordes de fans, biberonnés à <em>Gremlins</em>. D’où une base documentaire de qualité, formée d’entretiens, de critiques et d’analyses de sa carrière. Petite sélection.</p>
<p><strong>Commençons par les ressources en francais</strong> :<br />
- <a href="http://www.scifi-universe.com/dossier_contenu.asp?dop_id=314&amp;do_id=60" target="_blank">Un dossier exhaustif et de très grande qualité</a> par Richard B sur Sci Fi Universe<br />
- <a href="http://cinema.fluctuat.net/joe-dante.html" target="_blank">Un très bon papier de Jérôme Dittmar sur la carrière de Joe Dante</a> à lire sur Fluctuat<br />
- <a href="http://www.etat-critique.com/Joe-Dante-et-les-gremlins-d-Hollywood_cinema_1045.html" target="_blank">Un papier de Pierre Loosdregt</a> à propos du livre <em><a href="http://www.amazon.ca/Dante-Gremlins-Hollywood-Bill-Krohn/dp/2866422503" target="_blank">Joe Dante et les Gremlins de Hollywood</a></em>, disponible en français.<br />
- Enfin, Noël oblige, <a href="http://www.tvclassik.com/notule2.php?id_film=1403" target="_blank">une critique de <em>Gremlins</em> par Olivier Bitoun</a> sur TV Classik,  intéressante quant aux liens tissés entre Spielberg et Dante. Dommage que la mise en page soit des plus inconfortables pour la lecture.</p>
<p><strong>Les ressources en anglais :</strong></p>
<p><a href="http://www.sensesofcinema.com/2003/great-directors/dante/" target="_blank">Un dossier intéressant par Martyn Bamber</a> est à lire sur Sense of Cinema. Mais je vous conseille également de lire ces trois interviews :</p>
<p>- <a href="http://thescotsman.scotsman.com/features/Joe-Dante-interview-Meet-a.5380530.jp" target="_blank">Une publiée dans le journal The Scotsman</a>, et réalisée par Alistair Harkness, qui revient notamment sur son expérience amère du film <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Looney_Tunes_passent_%C3%A0_l'action" target="_blank">Les Looney Tunes passent à l’action</a></em> et, plus généralement, sur sa vision des studios de cinéma.</p>
<p>- <a href="http://www.denofgeek.com/movies/11012/the_den_of_geek_interview_joe_dante.html" target="_blank">Une autre sur Den of the Geek</a>, par Simon Brew, qui revient sur <em>The Movie Orgy</em> et <em>Gremlins</em>.</p>
<p>- <a href="http://www.empireonline.com/interviews/interview.asp?IID=1080" target="_blank">Et une troisième sur Empire</a>, où Joe Dante répond à de nombreuses questions de fans :</p>
<p>Et pour les plus anglophones d’entre vous, foncez sur l’excellent blog audio <a href="http://ggtmc.libsyn.com/index.php?post_id=627059" target="_blank">The gentleman Guide to Midnite Cinema qui lui consacre un podcast entier</a>. Et n’hésitez pas à fouiller le blog, il devrait ravir les amateurs.</p>
<p><strong>Terminons enfin par un des autres projets de Dante, cette fois sur internet : <a href="http://www.trailersfromhell.com/" target="_blank">le site Trailers from Hell</a>.</strong> Vous pourrez y trouvez des dizaines de trailers de série B, commentés par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillermo_del_Toro" target="_blank">Guillermo del Toro</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rick_Baker" target="_blank">Rick Baker</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Wright" target="_blank">Edgar Wright</a> ou même <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bill_Duke" target="_blank">Bill Duke</a> ! (<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/07/commando-punchlines-bennett-et-testosterone/" target="_blank">“<em>Cooke !</em>”</a>). Et bien évidemment Joe Dante, avec <a href="http://www.trailersfromhell.com/trailers/164" target="_blank"><em>Creature from the Haunted Sea</em></a> et <em><a href="http://www.trailersfromhell.com/trailers/93" target="_blank">Confessions of an Opium Eater</a></em>.</p>
<p>En vous remerciant. Et Joyeux Noël à tous !<br />
<object width="640" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VAli2gisXkA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/VAli2gisXkA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Texte et photo-montage (soyez indulgent, c&#8217;est le premier :) : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Photos : Captures d&#8217;écran et sources trouvées sur le net (Je peux vous faire le détail si nécessaire mais là ca me saoule un peu :) )</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-1964-1">Et pour je serais prêt à payer cher pour m&#8217;en faire une séance marathon <a href="#return-note-1964-1">&#8617;</a></li><li id="note-1964-2">Un plagiat super fun des <em>Dents de la mer</em> qui permettra à Dante de se lier d&#8217;amitié avec Steven Spielberg. Pour plus d&#8217;infos, je vous renvoie à la dernière partie de l&#8217;article <a href="#return-note-1964-2">&#8617;</a></li><li id="note-1964-3">Le pape de la série B aux Etats-Unis, qui lancera moults réalisateurs, dont Scorcese, Coppola ou Ron Howard <a href="#return-note-1964-3">&#8617;</a></li><li id="note-1964-4">Il rapportera au final un million de dollars. Un bon investissement pour ce qui n&#8217;était qu&#8217;un pari à la base. <a href="#return-note-1964-4">&#8617;</a></li><li id="note-1964-5">Que l&#8217;on retrouve également dans <em>Gremlins</em>, à la foire des inventeurs <a href="#return-note-1964-5">&#8617;</a></li><li id="note-1964-6"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZjDbJQKDXCY" target="_blank">Ce film est génial !</a> Et il y a Jamie Lee Curtis dedans :3 <a href="#return-note-1964-6">&#8617;</a></li><li id="note-1964-7">visible <a href="http://video.google.com/videoplay?docid=-8455250375270835043#" target="_blank">en intégralité ici</a> <a href="#return-note-1964-7">&#8617;</a></li><li id="note-1964-8">Dante a volontairement poussé le bouchon pour éviter les suites à rallonge que souhaitaient les studios <a href="#return-note-1964-8">&#8617;</a></li><li id="note-1964-9">Qui commençait à se faire connaitre, via la série Roseanne et surtout son rôle, en 1991, dans <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Barton_Fink" target="_blank">Barton Fink</a></em>, des frères Coen <a href="#return-note-1964-9">&#8617;</a></li><li id="note-1964-10"> Sièges vibrants, fumigènes et autres effets spéciaux étaient parfois utilisés lors de la projection des films <a href="#return-note-1964-10">&#8617;</a></li><li id="note-1964-11"> Par pure poussée d’orgueil je peux quand même me vanter d’en posséder une version VHS :) <a href="#return-note-1964-11">&#8617;</a></li><li id="note-1964-12">Des personnes comme ça sont énervantes. <a href="#return-note-1964-12">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Bill Murray : cinq films pour cerner le génie</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 16:04:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lost in Translation, Un jour sans fin, SOS Fantômes, Broken Flowers, La vie aquatique. Points communs : deux. Des films excellents. Et Bill Murray joue dedans. De là à en déduire que Bill Murray est excellent, c’est un pas que je franchis allègrement, aidé par mon enthousiasme et mes jugements aussi hâtifs que tranchés. Mais comme nous sommes sur Centrifugue, je laisserai à plus talentueux que moi le soin de vous parler de ces films. . Et votre serviteur de se lancer ainsi dans la présentation de cinq autres longs-métrages méconnus, à tort ou à raison, mais qui nous en apprennent beaucoup sur un grand monsieur au talent aujourd’hui reconnu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Lost in Translation</em>, <em>Un jour sans fin</em>, <em>SOS Fantômes</em>, <em>Broken Flowers</em>, <em>La vie aquatique</em>. Points communs : deux. Des films excellents. Et Bill Murray joue dedans.</strong> De la à en déduire que Bill Murray est excellent, c’est un pas que je franchis allégrement, aidé par mon enthousiasme et mes jugements aussi hâtifs que tranchés. Mais comme nous sommes sur Centrifugue, je laisserai à plus talentueux que moi le soin de vous parler de ces films  <a class="simple-footnote" title="Pour Un jour sans fin : un super papier de  Simidor sur L&#8217;Ouvreuse. Pour Lost in Translation :  un article également très bien fait de Jérôme Dittmar sur Fluctuat. Pour SOS Fantômes, il y a bizaremment peu de choses intéressantes, vous pouvez quand même lire la critique de Nicolas L. sur Scifi-Universe.com et une autre, en anglais, sur JesusFreakHideOut.com. Pour Broken Flowers, un très bon papier de Thomas Sotinel dans Le Monde et un autre presque aussi bon d&#8217;Ariane Beauvillard sur Critikat.com. Enfin pour les critiques de La Vie aquatique, vous pouvez lire celle sur Excessif.com et celle de Nicolas Gilli sur Filmosphere." id="return-note-1626-1" href="#note-1626-1"><sup>1</sup></a>. <strong>Et votre serviteur de se lancer ainsi dans la présentation de cinq autres longs-métrages méconnus</strong>, à tort ou à raison, mais qui nous en apprennent beaucoup sur un grand monsieur au talent aujourd’hui reconnu  <a class="simple-footnote" title="Une exposition, dont est tirée l&#8217;illustration de cet article, vient d&#8217;ailleurs de lui être consacrée à la R and R Gallery, à Los Angeles." id="return-note-1626-2" href="#note-1626-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<h1><strong>- Caddyshack</strong></h1>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zrTqenN1SqQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/zrTqenN1SqQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caddyshack" target="_blank"><em>Caddyshack</em></a> (1980) est le premier long métrage d’Harold Ramis</strong> (Surtout connu pour avoir joué le rôle d’Egon Spengler dans <em>SOS Fantômes</em> et réalisé l’un des meilleurs films de Bill Murray : <em>Un Jour sans fin / Groundhog Day</em>). L’histoire, qui se déroule dans un club de golf, est prétexte à l’enchaînement de gags inspirés par les souvenirs de travail du co-scénariste Brian Doll Murray (Le grand frère de Bill Murray que l’on peut voir en maire dans <em>Un jour sans fin</em>).</p>
<p><strong>Quasiment inconnu en France, le film est devenu culte aux Etats-Unis</strong> (notamment, et c’est logique me direz-vous, dans le milieu du golf)  <a class="simple-footnote" title="Vous pouvez lire à ce propos un article de Slothcar Headbath publié sur Suck. sur la Caddyshack Culture. Edit : et merci à Zython Freezer de m&#8217;avoir signalé cette pub parodique de Caddyshack avec Tigers Woods, qui est au passage l&#8217;un des films préférés du champion de golf." id="return-note-1626-3" href="#note-1626-3"><sup>3</sup></a> et s’est même vu classé en 2000 dans le top 100 de l’American Film Institute (71e place) dans le registre comique.</p>
<p><strong>Bien que le scénario soit un peu décousu, les performances des acteurs (comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chevy_Chase" target="_blank">Chevy Chase</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rodney_Dangerfield" target="_blank">Rodney Dangerfield</a>) sont savoureuses.</strong> Un modèle du film pour ados, irrévérencieux et enlevé qui ne verse pas dans les excès alcoolisés d’un <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Animal_House_(film)" target="_blank">Animal House</a></em> (film ceci dit tout à fait recommandable). A l’exception des apparitions de Bill Murray.</p>
<p>Ici dans un <strong>rôle secondaire, en tant que responsable de l’entretien des terrains de golf,</strong> il se lance dans une chasse au gopher (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spermophile" target="_blank">un spermophile</a> en français, animal qui se rapproche de l’écureuil) digne des affrontements entre Elmer Fudd et Bugs Bunny. Si ses apparitions limitées empêchent d’en faire un “film avec Bill Murray”, <em>Caddyshack</em>, outre le plaisir de la vision, permet de souligner son talent d’improvisateur, comme dans cette scène :</p>
<p><object width="640" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/4t52WC7Gwt0?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/4t52WC7Gwt0?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Une faculté à jouer en toute décontraction</strong> (mais professionnalisme), qu’il a pu déveloper dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Second_City" target="_blank">la troupe de théâtre Second City</a>, à Chicago, d’où est sortie la crème de la comédie américaine (de John Belushi à Steve Carrel en passant par Rick Moranis, Dan Akroyd ou Stephen Colbert). Une expérience sur les planches qui sera suivie d’émissions comme <em>The National Lampoon Radio Hour</em> ou le <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saturday_Night_Live" target="_blank">Saturday Night Live</a></em>.</p>
<h1><strong>- Where the Buffalo Roam</strong></h1>
<p><strong>Ce qui nous amène au premier vrai film avec Bill Murray, <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Where_the_Buffalo_Roam" target="_blank">Where the Buffalo Roam</a></em>,</strong> sorti la même année que <em>Caddyshack</em>. Sa principale qualité est d’être le premier à porter le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hunter_S._Thompson" target="_blank">journaliste gonzo Hunter S. Thompson</a> à l’écran, près de 20 ans avant le superbe film de Terry Gilliam, <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Las_Vegas_Parano" target="_blank">Las Vegas Parano</a></em>.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pEQOoNbZHVs?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/pEQOoNbZHVs?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Et c’est à peu près tout.</strong> En dépit d’un morceau d’entrée de Neil Young, la réalisation d’Art Linson est plate au possible, et en cela plus proche de Michel Drucker que du plus grand contempteur de Richard Nixon. Quant au scénario de John Kaye, basé sur l’article <em>The Banshee Screams for Buffalo</em>, paru dans le magazine Rolling Stone en 1977, il est confus au possible. <strong>Ah si, quand même, une autre chose à sauver : Bill Murray</strong> (<em>Etonnant, non ?</em>).</p>
<p><strong>C’est simple, Bill Murray est devenu Hunter S. Thompson pour ce film</strong>. Bien aidé par l’original, présent en tant que consultant éxécutif  <a class="simple-footnote" title="Un poste totalement bidon qui, outre un challenge du meilleur imitateur d&#8217;Oudini ayant failli coûter la vie à Bill Murray, a permis à ces deux individus d&#8217;inventer par la suite un sport original : le shotgun golf, où le club est remplacé par un fusil. Le concept n&#8217;a malheureusement pas pris en dehors de ce cercle d&#8217;initiés." id="return-note-1626-4" href="#note-1626-4"><sup>4</sup></a></p>
<p><strong>Façon de machouiller son fume cigarette, intonation à la limite du compréhensible, attitude chaotique, tout y est. </strong>Et l’incarnation par Bill Murray d’en être moins outrée que celle faite par Johnny Depp (même si elle est également appréciable).</p>
<div style="background: #000000; width: 440px; height: 272px;"><object width="440" height="272" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="playerVars=showStats=yes|autoPlay=no|videoTitle=Bill Murray SNL Classic Commercial" /><param name="src" value="http://www.metacafe.com/fplayer/5378456/bill_murray_snl_classic_commercial.swf" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="440" height="272" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.metacafe.com/fplayer/5378456/bill_murray_snl_classic_commercial.swf" flashvars="playerVars=showStats=yes|autoPlay=no|videoTitle=Bill Murray SNL Classic Commercial" wmode="transparent" allowfullscreen="true" /></object></div>
<p><strong>Fricoter aussi longtemps avec le pape du gonzo n’est cependant pas sans effets secondaires.</strong> De retour sur le plateau du Saturday Night Live  <a class="simple-footnote" title="Sur l&#8217;influence d&#8217;Hunter S Thompson sur Saturday Night Live vous pouvez lire cet article publié sur Gonzo.org" id="return-note-1626-5" href="#note-1626-5"><sup>5</sup></a>, Bill Murray va rester un temps “bloqué” dans le personnage, s’habillant et se comportant comme lui.</p>
<p><strong>Cette rencontre avec Hunter Thompson est d’ailleurs éclairante pour comprendre l’acteur.</strong> Comme lui, sous une apparence respectable, voire innoncente, couve l’imprévisible, le chaos.  <a class="simple-footnote" title="En cela ils ne seraient pas si loin, comme le carcajou, du trickster. Je ne résiste d&#8217;ailleurs pas à vous recommander la lecture de cette analyse de McFly sur L&#8217;Ouvreuse qui développe cet archétype via l&#8217;exemple de La folle journée de Ferris Bueller de John Hugues." id="return-note-1626-6" href="#note-1626-6"><sup>6</sup></a></p>
<p>Bref, à l’instar du <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/200-motels-le-foirage-magnifique-de-zappa/" target="_blank">film de Zappa <em>200 Motels</em></a>, c&#8217;est un ratage mais, de part son coté improbable, il mérite le visionnage.</p>
<p><strong>A lire :</strong> <a href="http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/wherethebuffaloroam.htm" target="_blank">une critique</a>, que je trouve un peu dure, sur Panorama Cinema, et <a href="http://www.suite101.com/content/dvd-movie-review-where-the-buffalo-roam-a112398" target="_blank">une autre plus mesurée sur Suite101</a>.</p>
<h1><strong>- Scrooged</strong></h1>
<p><strong>1984, la consécration. Après son apparition remarquée dans <em>Tootsie</em>, Bill Murray explose tout avec <em>SOS Fantomes</em></strong>  <a class="simple-footnote" title="SOS Fantômes qui peut se targuer d’être, avec Robocop et Predator, dans ma liste de films vus plus de 20 fois (c’est vous dire la qualité)." id="return-note-1626-7" href="#note-1626-7"><sup>7</sup></a> Mais c’est également l’année du bide de son premier grand film dramatique, qu’il coscénarise, <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Razor's_Edge_(1984_film)" target="_blank">The Razor’s Edge</a></em>. Un échec qui le touche et lui fait prendre une retraite temporaire des écrans.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/C5s-xArZvjo?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/C5s-xArZvjo?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Mis à part un cameo dans le remake de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Petite_Boutique_des_horreurs_(film,_1986)" target="_blank">La Petite boutique des horreurs</a>, il faudra attendre la fin des années 80 pour le revoir.</strong> Mais en 1988, un an avant le deuxième épisode des aventures des casseurs de fantômes, sort <em>Scrooged</em>. Réalisé par Richard Donner (<em>L’Arme Fatale</em>), voici encore un film dont je n’ai appris l’existence que très tardivement. A tort.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 262px"><img class=" " title="karenallen" src="http://farm5.static.flickr.com/4126/5189433992_d2796e8d3b_o.jpg" alt="" width="252" height="260" /><p class="wp-caption-text">La critique de Gwendal : &quot;Scrooged c&#39;est bien, il y a Karen Allen dedans (et Bill Murray aussi)&quot;</p></div>
<p><strong>Basé sur l’archi-adapté <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/A_Christmas_Carol" target="_blank">A Christmas Carol</a></em> de Charles Dickens,</strong> le film bénéficie d’effets spéciaux dans la lignée de <em>SOS Fantômes</em> (La promotion jouera beaucoup sur ce parallèle), d’une musique de Danny Elfman, compositeur pour nombre de films de Tim Burton, de moments totalement absurdes (Steven Austin qui vient en aide au Pere Noël !) et la présence de la délicieuse Karen Allen comme premier rôle féminin. Oui, Karen Allen, la Marion des <em>Aventuriers de l’arche perdue</em>. Elle dont le sourire me rend sans défenses, me&#8230; hum. Je m’égare&#8230;</p>
<p><strong>Oui ! J’oubliais donc de vous parler de Bill Murray dans tout ca. </strong>Et dans <em>Scrooged</em> il est, comme on dit outre-Atlantique, <em>on fire</em>. Dans la peau de Franck Cross, président d’une chaine télé, il est détestable à souhait. A coté, le Phil Connors d’<em>Un jour sans fin</em> est un trésor d’amabilité.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/X8Y1xLKHECQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/X8Y1xLKHECQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais louper l’occasion d’en placer un extrait ?</em></p>
<p><strong>Mais, et c’est là qu’est tout le talent : tout comme dans <em>Un jour sans fin</em>, Bill Murray n’est jamais antipathique.</strong> Son ironie et son flegme contre balancent toujours la violence de ses propos et rend d’autant plus touchante la rédemption finale, passage pourtant téléphoné dans une telle adaptation et propre à la guimauve sentimentale.</p>
<p><strong>Alors oui, face à <em>Un jour sans fin</em>, le film souffre d’un scénario banal et qui part un peu dans tous les sens</strong>, ainsi que de certains personnages peu creusés mais, pour ceux qui ont déja assisté à la fête de la marmotte autant de fois que Phil Connors, c’est un film à conseiller d’urgence.<br />
<strong> A lire : </strong><a href="http://popwatch.ew.com/2008/12/25/most-underrated/" target="_blank">un article de Whitney Pastorek</a> sur EW.com réhabilitant <em>Scrooged</em>.</p>
<h1><strong>- Quick Change</strong></h1>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PUgM38vbV7c?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PUgM38vbV7c?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Nous arrivons en 1990 avec une autre petite comédie peu connue, </strong><em><strong>Quick Change</strong>,</em> qui sera la première, et à l’heure actuelle unique, réalisation (avec l’aide d’Howard Franklin) de Bill Murray.</p>
<p><strong>Débutant par un braquage qui rappellera aux plus anciens <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hold-up_(film)" target="_blank">Hold Up d’Alexandre Arcady</a></strong>, avec notre Bébel national, trois malfrats (Bill Murray, Randy Quaid et Geena Davis &#8211; aaah, Geena, ton regard, ta bouche, tes cheveux&#8230; ahum, bref-) tentent par tous les moyens de quitter New York en avion. Bien évidemment tout va se mettre en travers de leur route.</p>
<p><strong>Petite comédie donc par rapport au mètre-étalon <em>Un jour sans fin</em></strong>, mais le film nous livre une vision intéressante de Big Apple, vue comme une ville qui enferme. A ce sujet, je vous recommande de lire <a href="http://www.avclub.com/articles/quick-change,29360/" target="_blank">cet article de Scott Tobias</a> sur AVclub.com qui pointe un parallèle intéressant avec <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/After_Hours" target="_blank">After Hours</a></em> de Martin Scorcese.</p>
<p><strong>L’autre point en faveur de sa vision c’est&#8230; Bill Murray !</strong> (<em>Oui, c’était dur à trouver</em>). Et particulièrement sa prestation au début du film, symbolique à plus d’un égard. Grimé en clown et avec une mine déconfite, il annonce avec bien des années d’avance sa collaboration avec Wes Anderson, Jim Jarmsuch ou Sofia Coppola. Des réalisateurs qui ont su capter la tristesse sous le masque du clown, la poésie qui peut en ressortir. Un film à avoir pour tout bon fan de Bill Murray (Et vous pouvez le trouver facilement en occase entre 5 et 10 euros)</p>
<p><strong>A lire :</strong> <a href="http://www.erasingclouds.com/1008quickchange.html" target="_blank">une autre critique, de J. D. Lafrance</a>, sur le site Erasing Clouds.</p>
<h1><strong>- What about Bob ?</strong></h1>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ptmP1lziJw4?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ptmP1lziJw4?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<strong>Je vais me répéter une énième fois mais voici une vraie perle injustement méconnue</strong>  <a class="simple-footnote" title="A ce propos, merci à Opération Frisson avec Yannick Dahan de me l’avoir fait découvrir" id="return-note-1626-8" href="#note-1626-8"><sup>8</sup></a>. Et je parle aussi bien du film que de son réalisateur : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Oz" target="_blank">Frank Oz</a>. Co-créateur avec Jim Henson du <em>Muppet Show</em>, il livrera le sombre et splendide <em>The Dark Crystal</em> mais également deux comédies géniales : <em>Dirty Rotten Scoundrels</em>, que j’avais mentionné <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/11/balade-dans-la-galaxie-beastie-boys-44/" target="_blank">en vitesse ici</a>, avec Steve Martin et Michael Caine, et donc ce <em>What about Bob ?</em> (<em>Quoi de neuf Bob ?</em> en France)</p>
<p><strong>Patient maudit pour tous les psychiatres new-yorkais</strong>, Bob Willey (Bill Murray) est “recommandé” par un confrère au Docteur Leo Marvin (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Dreyfuss" target="_blank">Richard Dreyfuss</a>). Celui-ci, qui n’espérait que de pouvoir profiter de sa résidence au bord de l’eau pour les vacances, va devoir composer avec un patient de plus en plus envahissant.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YrbY4hsNh64?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YrbY4hsNh64?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Parfaitement rythmé, Bill Murray trouve dans ce film un partenaire de choix avec Richard Dreyfuss</strong>, dont j’avais déjà pu apercevoir le talent comique dans <em>Les Dents de la mer</em>. Mais dans <em>Quoi de neuf Bob ?</em> il compose à merveille un homme poussé à bout et qui explose, au propre comme au figuré. Et Bill Murray, avec son personnage lunatique et névrosé, de garder son flegme et sa naiveté, faisant encore grandir la rage du docteur. Une comédie à voir.</p>
<p><strong>A lire : </strong>Quand je dis que le film est peu connu, cela se voit même sur le net ou je n’ai pu trouver qu’<a href="http://piddleville.com/reviews/what-about-bob-1991/" target="_blank">une critique, sympa mais assez courte</a>.</p>
<h1><strong>Pour aller plus loin</strong></h1>
<p>Voici quelques liens, piochés au gré des mes recherches, qui vous permettront de mieux connaitre ce fabuleux acteur qu&#8217;est Bill Murray.</p>
<p>Deux articles tout d&#8217;abord. Le premier est un superbe portrait rédigé par <a href="http://www.ew.com/ew/article/0,,305904,00.html" target="_blank">Kate Meyers pour EW.com</a> et le second est <a href="http://www.gq.com/entertainment/celebrities/201008/bill-murray-dan-fierman-gq-interview?currentPage=1" target="_blank">une interview fleuve, et donc rare, de Bill Murray par Dan Fierman</a> pour le magazine QG. En prime vous pourrez admirer un portrait réalisé par <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/daniel-clowes-la-banalite-anormale/" target="_blank">le dessinateur Daniel Clowes</a>.</p>
<p>A regarder également, <a href="http://siskelandebert.org/video/5GSRMRNMRG5Y/At-the-Movies-1984-The-Secret-of-Bill-Murray" target="_blank">une émission des critiques Siskel et Ebert</a>, datée de 1984, et consacrée à la star montante de l&#8217;époque.</p>
<p>Enfin, <a href="http://www.fortunecity.com/lavendar/apocalypse/251/index1.html" target="_blank">un site perso</a>, très très moche et pas mis à jour depuis 2000, mais il y a de quoi picorer.</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Illustration : redessinée d&#8217;après l&#8217;oeuvre originale de <a href="http://www.theartofskinner.com/" target="_blank">Skinner</a>, présente dans l&#8217;exposition consacrée à Bill Murray.</strong></p>
<p><strong>Bonus</strong><br />
Je n&#8217;allais pas vous quitter sans rajouter un extrait d&#8217;<em>Un jour sans fin</em> :<br />
<object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/EouKQBPkD-g?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/EouKQBPkD-g?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>- Phiiiiil ?</em></p>
<p><em>- Ned !</em></p>
<p>Et je n&#8217;allais pas partir non plus sans rajouter une louchée de <em>SOS Fantomes</em> (avec Sigourney Weaver ! Aaaaah, Sigourney, tes cheveux bouclés, ta force cachée sous des apparences fragiles&#8230; Hum, bref.)<br />
<object width="640" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/N9L7UUp0FxY?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/N9L7UUp0FxY?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-1626-1"> Pour <em>Un jour sans fin</em> : <a href="http://louvreuse.net/Retroprojection/un-jour-sans-fin.html" target="_blank">un super papier de  Simidor sur L&#8217;Ouvreuse</a>. Pour <em>Lost in Translation</em> :  <a href="http://cinema.fluctuat.net/films/lost-in-translation/802-chronique-l-autre-voyage-a-tokyo.html" target="_blank">un article également très bien fait de Jérôme Dittmar sur Fluctuat</a>. Pour <em>SOS Fantômes</em>, il y a bizaremment peu de choses intéressantes, vous pouvez quand même lire la critique de <a href="http://www.scifi-universe.com/critiques/66-44-sos-fantomes.htm" target="_blank">Nicolas L. sur Scifi-Universe.com</a> et <a href="http://www.jesusfreakhideout.com/movies/Ghostbusters.asp" target="_blank">une autre</a>, en anglais, sur JesusFreakHideOut.com. Pour <em>Broken Flowers</em>, <a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2005/09/06/broken-flowers-les-exploits-melancoliques-d-un-vieux-don-juan_686200_3476.html" target="_blank">un très bon papier de Thomas Sotinel dans Le Monde</a> et un autre presque aussi bon d&#8217;<a href="http://www.critikat.com/Broken-Flowers.html" target="_blank">Ariane Beauvillard sur Critikat.com</a>. Enfin pour les critiques de <em>La Vie aquatique</em>, vous pouvez lire <a href="http://www.excessif.com/cinema/critique-la-vie-aquatique-4706449-760.html" target="_blank">celle sur Excessif.com</a> et <a href="http://www.filmosphere.com/2010/01/critique-la-vie-aquatique-the-life-aquatic-with-steve-zissou-2004" target="_blank">celle de Nicolas Gilli sur Filmosphere</a>. <a href="#return-note-1626-1">&#8617;</a></li><li id="note-1626-2"><a href="http://rrgallery.storenvy.com/" target="_blank">Une exposition</a>, dont est tirée l&#8217;illustration de cet article, vient d&#8217;ailleurs de lui être consacrée à la R and R Gallery, à Los Angeles.  <a href="#return-note-1626-2">&#8617;</a></li><li id="note-1626-3">Vous pouvez lire à ce propos <a href="http://www.suck.com/daily/2000/09/25/" target="_blank">un article de Slothcar Headbath publié sur Suck.</a> sur la Caddyshack Culture. Edit : et merci à <a href="http://zythonfrezzer.over-blog.com/" target="_blank">Zython Freezer</a> de m&#8217;avoir signalé <a href="http://www.metacafe.com/watch/138691/tiger_woods_caddy_shack/" target="_blank">cette pub parodique de </a><em>Caddyshack</em> avec Tigers Woods, qui est au passage l&#8217;un des films préférés du champion de golf. <a href="#return-note-1626-3">&#8617;</a></li><li id="note-1626-4"> Un poste totalement bidon qui, outre un challenge du meilleur imitateur d&#8217;Oudini ayant failli coûter la vie à Bill Murray, a permis à ces deux individus d&#8217;inventer par la suite <a href="http://sports.espn.go.com/espn/page2/story?id=1992213&amp;num=" target="_blank">un sport original : le <em>shotgun golf</em></a>, où le club est remplacé par un fusil. Le concept n&#8217;a malheureusement pas pris en dehors de ce cercle d&#8217;initiés. <a href="#return-note-1626-4">&#8617;</a></li><li id="note-1626-5"> Sur l&#8217;influence d&#8217;Hunter S Thompson sur Saturday Night Live vous pouvez lire <a href="http://www.gonzo.org/articles/other/murray.html" target="_blank">cet article publié sur Gonzo.org</a> <a href="#return-note-1626-5">&#8617;</a></li><li id="note-1626-6">En cela ils ne seraient pas si loin, <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/11/bwitologie-le-carcajou/" target="_blank">comme le carcajou</a>, du<em> trickster</em>. Je ne résiste d&#8217;ailleurs pas à vous recommander la lecture de <a href="http://louvreuse.net/Analyse/la-folle-journee-de-ferris-bueller-2.html" target="_blank">cette analyse de McFly sur L&#8217;Ouvreuse</a> qui développe cet archétype via l&#8217;exemple de <em>La folle journée de Ferris Bueller</em> de John Hugues. <a href="#return-note-1626-6">&#8617;</a></li><li id="note-1626-7"> <em>SOS Fantômes</em> qui peut se targuer d’être, avec <em>Robocop</em> et <em>Predator</em>, dans ma liste de films vus plus de 20 fois (c’est vous dire la qualité). <a href="#return-note-1626-7">&#8617;</a></li><li id="note-1626-8"> A ce propos, merci à <a href="http://yannickdahan.kazeo.com/" target="_blank">Opération Frisson</a> avec Yannick Dahan de me l’avoir fait découvrir <a href="#return-note-1626-8">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Va et regarde : Et n’en ressors pas indemne</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2010/va-et-regarde-et-nen-ressors-pas-indemne/</link>
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		<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 14:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Un petit article pour une énorme claque cinématographique. Retitré Requiem pour un massacre dans notre contrée, Id i smotri (Va et regarde) d'Elem Klimov (1) fait partie de ces expériences rares, qui vous laissent abasourdi plusieurs minutes après la fin du générique. Et vous grave des images à jamais dans la tête. En nous plongeant durant plus de deux heures aux cotés de Florya, gamin naïf qui rêve de lutter aux côtés des partisans russes, le réalisateur nous invite à ressentir l'horreur de la guerre. Et plus particulièrement l'un des épisodes peu connus de la Seconde guerre mondiale : la Shoah par balles. Eprouvant mais indispensable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un petit article pour une énorme claque cinématographique</strong>. Retitré <em>Requiem pour un massacre</em> dans notre contrée, <em>Idi i smotri</em> (Va et regarde) d&#8217;Elem Klimov  <a class="simple-footnote" title="basé sur la nouvelle d&#8217;Ales Adamovitch, le Récit de Khatyn. Le titre Va et regarde est une référence à un passage de l&#8217;Apocalypse selon Saint jean" id="return-note-1015-1" href="#note-1015-1"><sup>1</sup></a> fait partie de ces expériences rares, qui vous laissent abasourdi plusieurs minutes après la fin du générique. Et vous grave des images à jamais dans la tête. En nous plongeant durant plus de deux heures aux cotés de Florya, gamin naïf qui rêve de lutter aux côtés des partisans russes, le réalisateur nous invite à ressentir l&#8217;horreur de la guerre. Et plus particulièrement l&#8217;un des épisodes peu connus de la Seconde Guerre mondiale : la Shoah par balles. Eprouvant mais indispensable.</p>
<p><strong>1943. Les troupes allemandes, après avoir subi un premier revers à Stalingrad en décembre 1942, sont définitivement stoppées en aout à Koursk. </strong>L&#8217;armée russe a beau être saignée à blanc depuis 1941, la Wehrmacht doit se replier. Et celle-ci organise une impitoyable politique de la terre brûlée. C&#8217;est dans ce contexte que le jeune Florya, malgré les supplications de sa mère, décide de rejoindre les partisans russes nanti de son sésame : un fusil déterré sur un champ de bataille.</p>
<p><strong>Un rêve vite douché en raison de son inexpérience au combat, qui l&#8217;oblige à rester à l&#8217;arrière lors d&#8217;une offensive russe.</strong> Au coeur de la forêt, il fait cependant la rencontre de Glasha, jeune femme pleine de vie. Premiers troubles pour Florya dans son engagement, renforcés par le bombardement de leur base arrière qui les laisse seuls en pleine nature. Le couple improvisé décide alors de retourner au village de Florya. Le début d&#8217;un voyage en enfer qui les changera à jamais.</p>
<p><strong>Votre serviteur ne poussera pas plus loin la description, au risque d&#8217;atténuer en partie la force d&#8217;une première vision. Mais il se doit de souligner le talent d&#8217;Elem Klimov</strong>. Déroutant dans ses premières minutes par le comique des scènes avec le jeune ami de Florya ou chez les partisans russes, le film nous happe par la justesse de son approche humaine. Toujours au plus près de ses sujets par son utilisation de la steadycam, de la vue subjective ou des gros plans fixes, Klimov nous retourne émotionnellement. Fasciné par la beauté et l&#8217;onirisme des séquences en forêt entre Glasha et Florya, le spectateur noue avec eux un lien indéfectible, quitte à devoir contempler l&#8217;abysse. Un abysse fait de boue et de sang.</p>
<p><strong>Mais pas question ici de le regarder de loin. Klimov vous plonge la tête la première dedans.</strong> Une immersion renforcée par ses acteurs, tous amateurs  <a class="simple-footnote" title="certains d&#8217;entre eux sont des survivants de cette histoire" id="return-note-1015-2" href="#note-1015-2"><sup>2</sup></a>, et d&#8217;une grande justesse, pour qui le tournage fut des plus éprouvants  <a class="simple-footnote" title="Les balles et obus utilisés ne sont pas à blanc. L&#8217;acteur principal, Alexey Kravchenko, a failli se noyer dans la scène du marais et a fait, sur le conseil du réalisateur, des séquences d&#8217;hypnose pour éviter de trop grands traumatismes." id="return-note-1015-3" href="#note-1015-3"><sup>3</sup></a>. Et un travail impressionnant sur le son (en particulier la séquence du marais dignes du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Drone_metal" target="_blank">drone metal</a>)  qui rappelle celui sur <em>Massacre à la tronconneuse</em> par sa capacité à mettre la sensibilité du spectateur à vif.</p>
<p><strong>Injustement méconnu</strong>  <a class="simple-footnote" title="Je ne suis heureusement pas le premier à en avoir parlé, aussi je vous conseille cette chronique (en anglais) sur Fright.com et celles (en français) de Danielle Chou sur Film de culte, de Romain Le Vern sur Excessif.com et de Jérémie Marchetti sur Horreur.com. Regardez quand même le film avant, les chroniques dévoilant pas mal d&#8217;élements de l&#8217;intrigue." id="return-note-1015-4" href="#note-1015-4"><sup>4</sup></a> <strong><em>Idi i smotri</em> ne vous divertira pas. Mais il vous retournera comme peu de films peuvent le faire.</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong><br />
Pour ceux (mais pas seulement) qui seraient surpris par cette équipée nazie, je vous renvoie à cette <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_guerre_nazis_en_Union_sovi%C3%A9tique" target="_blank">page</a> de Wikipedia  ou cet <a href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=6&amp;lang=fr" target="_blank">article</a> de l&#8217;Encyclopédie multimédia de la Shoah.</p>
<p><strong><img class="alignleft" title="einsatzgruppen" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/12/einsatzgruppen.gif" alt="" width="340" height="475" />Si l&#8217;épisode narré dans <em>Idi i smotri</em> se concentre, politique oblige</strong>  <a class="simple-footnote" title="Empêché de tourner son film pendant 7 ans, Elem Klimov pourra enfin sortir son film en 1985, à la faveur de la Glasnost, et à l&#8217;occasion des 40 ans de la victoire russe. Il recevra le Grand prix du festival de Moscou." id="return-note-1015-5" href="#note-1015-5"><sup>5</sup></a><strong>, sur les persécutions sur la population russe par le 15e Einsatzkommando, il fait partie d&#8217;un plus grand ensemble. </strong>Ce que l&#8217;on nomme <strong>la Shoah par balle</strong>. Débutée en 1939 en Pologne, elle constitue la première étape de la Solution finale, avant le passage au fonctionnement industriel. Visant au départ Juifs, Tsiganes ou handicapés, elle s&#8217;attaquera ensuite, à partir de l&#8217;invasion allemande, en 1941, aux populations russes, aux partisans et aux cadres soviétiques.</p>
<p><strong> Ces missions d&#8217;extermination furent confiées aux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Einsatzgruppen" target="_blank">Einsatzgruppen</a></strong> (&laquo;&nbsp;groupes d&#8217;intervention&nbsp;&raquo;) qui suivaient l&#8217;avancée des troupes. Pas assez &laquo;&nbsp;efficaces&nbsp;&raquo; <em>(Edit : et couteuses)</em>, elles seront donc remplacées par les camps de la mort à partir de 1941-1942.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>A ce sujet, je vous recommande <em>Einsatzgruppen : Les commandos de la mort</em></strong>, un documentaire de Michael Prazan, diffusé en 2009 sur France 2 et disponible en <a href="http://www.amazon.fr/Einsatzgruppen-Commandos-Mort-Micha%C3%ABl-Prazan/dp/B001PJLMKW" target="_blank">DVD</a> (ou visible <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-goVMytg8X8" target="_blank">ici</a>). A consulter en ligne, le <a href="http://www.phdn.org/histgen/jaeger.html" target="_blank">rapport Jäger</a> sur le massacre de plus de 130000 personnes, en majorité juifs.</p>
<p>Même si ce livre ne concerne pas directement les einsatzgruppen, je vous conseille enfin de lire<em> <a href="http://clio.revues.org/index537.html " target="_blank">Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne</a></em>. L&#8217;historien Christopher Browning se penche sur le quotidien de réservistes aux travers de leurs archives. Indispensable pour tenter de comprendre les mécanismes d&#8217;acceptation de l&#8217;horreur.</p>
<p><em><strong> Requiem pour un massacre / Idi i smotri / Va et regarde</strong></em>, d&#8217;Elem Klimov. <a href="http://www.amazon.fr/Requiem-pour-massacre-Kravtchenko-Alexei/dp/B000VX1QS6" target="_blank">DVD</a> français disponible chez l&#8217;éditeur Potemkine.<br />
<strong> Texte : Gwendal (et un grand merci à Stoner pour m&#8217;avoir fait découvrir ce film)</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-1015-1">basé sur la nouvelle d&#8217;Ales Adamovitch, le Récit de Khatyn. Le titre <em>Va et regarde</em> est une référence à un passage de l&#8217;Apocalypse selon Saint jean <a href="#return-note-1015-1">&#8617;</a></li><li id="note-1015-2">certains d&#8217;entre eux sont des survivants de cette histoire <a href="#return-note-1015-2">&#8617;</a></li><li id="note-1015-3">Les balles et obus utilisés ne sont pas à blanc. L&#8217;acteur principal, Alexey Kravchenko, a failli se noyer dans la scène du marais et a fait, sur le conseil du réalisateur, des séquences d&#8217;hypnose pour éviter de trop grands traumatismes. <a href="#return-note-1015-3">&#8617;</a></li><li id="note-1015-4">Je ne suis heureusement pas le premier à en avoir parlé, aussi je vous conseille cette chronique (en anglais) sur <a href="http://www.fright.com/edge/comeandsee.html" target="_blank">Fright.com</a> et celles (en français) de <a href="http://archive.filmdeculte.com/video/video.php?id=515" target="_blank">Danielle Chou</a> sur Film de culte, de <a href="http://www.excessif.com/dvd/actu-dvd/dossiers/coup-de-poing-requiem-pour-un-massacre-5012832-760.html" target="_blank">Romain Le Vern</a> sur Excessif.com et de <a href="http://www.horreur.com/critique-798-requiem%20pour%20un%20massacre%20%20va%20et%20regarde.html" target="_blank">Jérémie Marchetti</a> sur Horreur.com. Regardez quand même le film avant, les chroniques dévoilant pas mal d&#8217;élements de l&#8217;intrigue. <a href="#return-note-1015-4">&#8617;</a></li><li id="note-1015-5">Empêché de tourner son film pendant 7 ans, Elem Klimov pourra enfin sortir son film en 1985, à la faveur de la Glasnost, et à l&#8217;occasion des 40 ans de la victoire russe. Il recevra le Grand prix du festival de Moscou. <a href="#return-note-1015-5">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Commando : punchlines, Bennett et testostérone</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 12:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il arrive parfois que ton moral se casse. Pour ça, moi j'ai trouvé un remède efficace : la Commando attitude !

Littéralement dopé à la testostérone, farci de punchlines comme seules les années 80 pouvaient nous en procurer, et bénéficiant d'un des plus grands méchants du cinéma, Commando, de Mark L Lester, pousse jusqu'à ses limites le film d'action. A tel point que les portes du nanar ne sont jamais très loin. Petite ode à un film euphorisant.

Note : Cette chronique fut initialement publiée sur l'indispensable Nanarland. Je remercie encore ses créateurs pour m'avoir donné l'insigne honneur d'apporter ma modeste contribution à leur site.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Il arrive parfois que ton moral se casse. Pour ça, moi j&#8217;ai trouvé un remède efficace : la Commando attitude !</em></p>
<p><em></em>Littéralement dopé à la testostérone, farci de punchlines comme seules les années 80 pouvaient nous en procurer, et bénéficiant d&#8217;un des plus grands méchants du cinéma, <strong><em>Commando</em>, de Mark L Lester, pousse jusqu&#8217;à ses limites le film d&#8217;action.</strong> <strong>A tel point que les portes du nanar ne sont jamais très loin</strong>. Petite ode à un film euphorisant.</p>
<p><em>Note : Cette chronique fut initialement publiée sur l&#8217;indispensable <a href="http://www.nanarland.com/" target="_blank">Nanarland</a>. Je remercie encore ses créateurs pour m&#8217;avoir donné l&#8217;insigne honneur d&#8217;apporter ma modeste contribution à leur site.</em></p>
<p><strong>L&#8217;histoire</strong></p>
<p>Le Colonel John Matrix (<a href="http://www.nanarland.com/acteurs/Main.php?id_acteur=arnoldschwarzeneger" target="_blank">Arnold Schwarzenegger</a>), ancien membre d’un commando d’élite et désormais retiré dans la montagne avec sa fille, Jenny (Alyssa Milano), voit ses anciens camarades mourir les uns après les autres. Mais tout ceci n’est qu’une ruse de son ancien coéquipier, Bennett (Vernon Wells), pour le retrouver et le forcer à remplir une dernière mission : tuer Velasquez, le président du San Carlos, et ainsi permettre au général Arius (Dan Hedaya) de reprendre le pouvoir.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando2.jpg" alt="" width="500" height="272" /></p>
<p><em>Profitez bien du générique, car ce seront les seuls moments de quiétude avant la fin du film.</em></p>
<p>La fille de Matrix est prise en otage et ce dernier, escorté par les sbires de Bennett, n’a désormais plus qu’une dizaine d’heures pour accomplir sa mission avant que Jenny ne soit exécutée. C’est cependant mal connaître Matrix, qui va tout faire pour récupérer sa fille, tout en abattant par grappes de dix les sbires qui oseront lui barrer la route.</p>
<p><strong>Cas particulier que celui de <em>Commando</em> car le film ne peut, au premier abord, être véritablement considéré comme un nanar</strong>, c’est-à-dire, selon la définition généralement acceptée sur le site de référence Nanarland  : un « mauvais film sympathique ». Réalisé par Mark L. Lester, artisan d’honnêtes séries B (<em>Firestarter</em>, <em>Class of 1984</em> et <em>Class of 1999</em> notamment), produit par le célèbre Joel Silver (<em>Die Hard</em>, <em>Predator</em>, <em>L’Arme fatale</em>, etc.),<em> Commando</em> bénéficie pour sa bande-son du tout aussi célèbre James Horner et d’un casting plus qu’honorable : Vernon Wells (<em>Mad Max 2</em>, <em>L’Aventure intérieure</em>, <em>Fortress</em>), Bill Duke (<em>Predator</em>) ou David Patrick Kelly (<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Guerriers_de_la_nuit" target="_blank">Les Guerriers de la nuit</a></em>). Le film se suit sans aucune baisse de rythme et ne perd rien de son impact après plusieurs visionnages.</p>
<p>Cependant, en tant que film d’action qui assume jusqu’au bout son scénario rachitique (au prix de nombreuses invraisemblances), <strong><em>Commando</em> provoque à sa vision le même sentiment d’absurde qu’un nanar</strong> et, à ce titre, mérite à coup sûr un visionnage entre amis.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando4" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando4.jpg" alt="" width="500" height="272" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando5" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando5.jpg" alt="" width="500" height="267" /></p>
<p><em>Le générique, un modèle de mise en valeur du héros.</em></p>
<p><strong>Matrix, le personnage principal, nous est décrit dès le départ comme un soldat d’élite monolithique que rien, mais alors strictement rien, ne peut arrêter. </strong>Dévaler une pente à toute berzingue dans un 4&#215;4 sans frein, sauter du train d&#8217;atterissage d&#8217;un avion au décollage, briser des flics en deux ou démastiquer des sbires moustachus avec l’arsenal de la Garde nationale semble aussi naturel et facile pour lui que d’aller chercher une baguette de pain à la boulangerie du coin.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando6" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando6.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando7" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando7.jpg" alt="" width="500" height="269" /></p>
<p><em>Le dévouement des valeureux représentants de l&#8217;ordre : aussi inconscient qu&#8217;inutile face à John &laquo;&nbsp;en silence et en douceur&nbsp;&raquo; Matrix.</em></p>
<p><strong>Sorti la même année que <em>Rambo 2</em> (1985), <em>Commando</em> joue la surenchère dans l’action et l’iconisation de son héros invincible. </strong>Mais la différence est qu’avec son rythme trépidant (conséquence du compte à rebours avant que sa fille ne soit tuée), il oblige le spectateur à accepter des exploits invraisemblables dont les punchlines, qui rythment ces péripéties, ne font que renforcer le côté <em>too much</em>. Pas question ici de craindre un quelconque échec de sa part (comme dans un <em>Die hard</em> par exemple) : avec la force tranquille d&#8217;un rouleau-compresseur, le héros va tracer son chemin jusqu’au combat final contre son ennemi juré Bennett, et le spectateur n’a dès lors plus qu’à se caler dans son fauteuil et admirer le travail d’un professionnel.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando8" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando8.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p><em>Un vendeur de voiture ? Où ça ?</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando9" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando9.jpg" alt="" width="500" height="272" /></em></p>
<p><img class="alignnone" title="commando10" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando10.jpg" alt="" width="500" height="274" /></p>
<p><em>Sully (David Patrick Kelly) : une certaine idée de la classe.</em></p>
<p><strong>L’élément central du potentiel nanar du film réside en effet dans ce que l’on pourrait appeler la « commando attitude »</strong> des personnages, pour reprendre l’expression utilisée par un ancien Premier ministre français. Cela consiste à assumer pleinement son rôle et sa mission, sans jamais se départir de son assurance. Et malheur au pauvre hère qui aura l’idée incongrue de croiser le chemin d’un des personnages.</p>
<p><strong>Un sbire de Bennett doit liquider quelqu’un ? Pas de problème ! Une punchline, une rafale et c’est réglé.</strong> Sully veut draguer une femme ? Une clope, un costume qui claque, un sourire de loverboy et c’est dans le sac (enfin presque). Cooke veut une voiture ? Il la prend, explose une vitrine, une voiture (grâce au « virage commando », voir plus bas) et un coéquipier de Matrix au passage. Un hydravion ne veut pas décoller ? Un bon coup-de-poing sur le tableau de bord et c’est parti. Voilà la « commando attitude » ! Même la frêle et sans défense Jenny (Alyssa Milano) a la « commando attitude », n’hésitant pas à envoyer valdinguer l’autorité, qu’elle vienne du supérieur de Matrix, le général Kirby (« <em>Vous avez un mandat ?</em> »), ou du général Arius (« <em>Ca sera encore plus chouette de le voir buter votre sale gueule !</em> »).</p>
<p><img class="alignnone" title="commando11" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando11.gif" alt="" width="350" height="188" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando12" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando12.gif" alt="" width="350" height="188" /></p>
<p><em>Le fameux &laquo;&nbsp;virage Commando&nbsp;&raquo;, que l&#8217;on peut reproduire à loisir sur Gran Turismo ou GTA.  En haut, Cooke et en bas, Matrix. Remarquez comme ils partent tous les deux volontairement en sous virage pour percuter la voiture du pauvre pékin arrivant en face, et ainsi se remettre dans l&#8217;axe de la route sans la moindre perte de vitesse. Du grand art.</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando13" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando13.jpg" alt="" width="500" height="275" /></em></p>
<p><em>J&#8217;ai intenté un procès à mon costumier, et mon coiffeur a fait appel&#8230;</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando14" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando14.gif" alt="" width="350" height="188" /></em></p>
<p><em>Non, Henrique, ton sacrifice n&#8217;aura pas été vain car ta mort restera gravée dans les mémoires avec ce fabuleux &laquo;&nbsp;jeté de bras&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Mais ce qui fait que l’on se rappelle encore de <em>Commando</em> bien longtemps après, l’œil embué par des larmes de rire, c’est d’avoir un bad guy, que dis-je, <strong>LE bad guy à même d’en rajouter encore plus que Matrix dans les scènes barrées : Bennett.</strong></p>
<p><img class="alignnone" title="commando" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando15.jpg" alt="" width="500" height="272" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando16" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando16.jpg" alt="" width="500" height="268" /></p>
<p><em>Bennett, sourire en coin et cotte de maille apparente. Enfin un homme qui aime son métier.</em></p>
<p><strong>Vernon Wells </strong>(Wez dans <em>Mad Max 2</em> pour les connaisseurs)<strong> doit cependant ronger son frein pendant une bonne partie du métrage niveau action.</strong> Obligé de se coltiner des soldats incapables et de faire la baby-sitter (c’est pas génial pour un soldat d’élite qui «<em> aime un peu trop donner la mort</em> »), il rétablit l’équilibre par ses répliques et son ironie. Sûr de lui, il n’hésite pas à remettre à sa place un troufion et le général Arius, qui pensent avoir une quelconque chance de survivre.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando17" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando17.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p>- Troufion : &laquo;&nbsp;<em>Une lame de couteau dans une gorge d&#8217;enfant, ça s&#8217;enfonce comme dans du beurre.</em>&nbsp;&raquo;<br />
- Bennett : &laquo;&nbsp;<em>Toi, tu me ranges ce couteau et tu fermes ta gueule.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Bennett sait que tout le monde va crever dans le palais, dans des gerbes de sang et des râles d’agonie. La seule question qui importe étant « quand ?».</strong> De plus, à l’instar d&#8217;un Clarence Boddicker (<em>Robocop</em>) ou d&#8217;un Richter (<em>Total Recall</em>), Bennett est un bad guy qui aime son boulot. Un artisan qui a gardé le goût des choses simples. Pas de prêchi-prêcha avec lui, voir les gens souffrir c’est sa came.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando18" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando18.jpg" alt="" width="500" height="267" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando19" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando19.gif" alt="" width="298" height="224" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando20" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando20.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p><em>A ronger son frein pendant tout le film, Bennett est un tantinet sur les nerfs.</em></p>
<p><strong>L’apothéose interviendra lors du duel Matrix-Bennett</strong>, où ce dernier en arrive à un tel niveau de jouissance à l’idée de planter son couteau dans le bide de son rival qu’on ne peut s’empêcher d’y voir quelques sous-entendus équivoques, la panoplie de Bennett aidant (bottes et pantalon en cuir, cotte de mailles et moustache achèvent d&#8217;en faire une sorte de sosie testostéroné du chanteur de Queen).</p>
<p>Enfin, de manière plus générale, <strong><em>Commando</em> offre aussi l&#8217;occasion pour le nanardeur novice de pouvoir apprécier, au détour des scènes, de nombreux éléments qui font le charme du nanar véritable,</strong> avec son cortège chatoyant de mannequins en mousse, trampolines, figurants débiles et autres maquettes en balsa. Le site <a href="http://www.commandofans.com/" target="_blank">commandofans.com</a> en a d&#8217;ailleurs dressé une liste exhaustive. Ce qui a l’avantage de permettre un nombre important de visionnages avant de cerner la totalité de cette œuvre ultime qu’est <em>Commando</em>.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando21" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando21.jpg" alt="" width="500" height="271" /></p>
<p><em>Encore un suicide inexpliqué de mannequin en mousse (à noter également : le</em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RMkXY6MN96E" target="_blank"><em> fabuleux cri de Sully</em></a><em>, notamment dans la version originale et son GOULALAAAAA inimitable).</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando22" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando22.jpg" alt="" width="406" height="224" /></em></p>
<p><em>LE plan nichon à ne pas rater dans le film. L&#8217;actrice, Ava Cadell, est depuis devenue sexologue et est intervenue dans de nombreux talk-shows aux Etats-Unis dans les années 90.</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando24" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando24.jpg" alt="" width="500" height="273" /></em></p>
<p><em>Branscombe Richmond, alias Bobby Sixkiller, paie les traites de sa voiture et nous offre au passage un hommage avant l&#8217;heure à Metal Gear Solid en se faisant expédier fissa dans un placard.</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando25" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando25.jpg" alt="" width="500" height="270" /></em></p>
<p><em>Une maquette filmée sous différents angles pour accentuer les ravages de Matrix. On notera la présence de jolies effigies de soldats en carton (et le fait que les bâtiments explosent de l&#8217;intérieur alors que les charges sont disposées à l&#8217;extérieur).</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando26" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando26.gif" alt="" width="416" height="224" /></em></p>
<p><img class="alignnone" title="commando27" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando27.jpg" alt="" width="500" height="266" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando28" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando28.jpg" alt="" width="500" height="266" /></p>
<p><em>Voltige, coordination, débilité profonde. Devenir chair à canon demande un entraînement de tous les instants.</em></p>
<p><strong>Antichambre vers le nanar,</strong> <em>Commando</em> a donc ceci d’exceptionnel qu’il combine à merveille bon film d’action, buddy-movie efficace (avec le duo Matrix-Cindy), jeux d’acteur jubilatoires et ce grain de folie que d’autres, avec des moyens et un talent moindres, ont cultivé à leur façon pour nous offrir des plantes beaucoup plus biscornues. On peut regretter que Mark Lester soit demeuré dans l’ornière de la série B, avec des machins comme <a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=pterodactyles" target="_blank"><em>Ptérodactyles</em></a> ; on n’est jamais prophète en son pays.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando29" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando29.jpg" alt="" width="500" height="267" /></p>
<p><em>Les spectateurs qui seront conquis par l’atmosphère absurdo-parodique de « Commando » pourront en suite, sans hésiter, s&#8217;envoler vers des contrées plus étranges. En quête de l’ultime nanar.</em></p>
<p><em><strong>Edit :</strong> vous pouvez désormais retrouver sur <a href="http://www.flickr.com/photos/10661825@N07/sets/72157625284618475/" target="_blank">ma galerie Flickr</a> une sélection d&#8217;images et de gifs tirés du film :)</em></p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>200 Motels : le foirage magnifique de Zappa</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 14:02:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct... Il n'y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J'ai nommé Frank Zappa.  Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d'un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, 200 Motels n'est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d'un Eaux sauvages, est l'occasion d'effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct&#8230; Il n&#8217;y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J&#8217;ai nommé <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/frank-zappa-le-petit-guide-internet/" target="_blank">Frank Zappa</a></strong>.  Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d&#8217;un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, <em>200 Motels</em> n&#8217;est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d&#8217;un <a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=eauxsauvages" target="_blank"><em>Eaux sauvages</em></a>, est l&#8217;occasion d&#8217;effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YHxWXeK4KJA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YHxWXeK4KJA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Non content de jouer et de composer de la musique, Zappa souhaitait depuis plusieurs années approcher la caméra.</strong> En 1962, il avait déja pu le faire d&#8217;une manière indirecte en composant la bande originale de <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_World's_Greatest_Sinner" target="_blank">The World&#8217;s Greatest Sinner</a></em>  <a class="simple-footnote" title="Je n&#8217;ai pas encore eu le plaisir de le regarder, mais Scorcese le classe parmi les meilleurs films sur le rock n&#8217;roll. Ecoutez donc le maitre." id="return-note-683-1" href="#note-683-1"><sup>1</sup></a> de Timothy Carey. Mais c&#8217;est en 1967, avec le tournage d&#8217;<em>Uncle Meat</em>, que l&#8217;idée de marier musique et image s&#8217;affirme. Manque de chance, et surtout manque d&#8217;argent, seul un double-album sera commercialisé en 1969  <a class="simple-footnote" title="Une VHS sortira finalement en 1987. Avis aux dénicheurs de curiosités." id="return-note-683-2" href="#note-683-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p><strong>Deuxième chance en 1971 avec le projet <em>200 Motels</em>, dont la ligne directrice pourrait être &laquo;&nbsp;<em>Touring can make you crazy</em>&nbsp;&raquo; </strong>(les tournées peuvent vous rendre dingue). Soit les aventures des Mothers  <a class="simple-footnote" title="Le groupe qui fit connaitre Zappa avec le génial Freak out! Soit Jimmy Carl Black, Don Preston, Jim &laquo;&nbsp;Motorhead&nbsp;&raquo; Sherwood, Aynsley Dunbar, Ian Underwood, et les chanteurs Flo &amp; Eddie." id="return-note-683-3" href="#note-683-3"><sup>3</sup></a>, venus jouer à Centerville, petite bourgade où l&#8217;on voit d&#8217;un mauvais oeil l&#8217;arrivée de ces énergumènes. Ces derniers devront de plus lutter contre les tentations (pacte faustien proposé par l&#8217;acteur <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Theodore_Bikel" target="_blank">Theodore Bikel</a>, désirs de carrière solo, course aux groupies, etc.)</p>
<p><img class="alignnone" title="200motels2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/200motelsB.jpg" alt="" width="605" height="378" /><br />
<em>Keith Moon déguisé en nonne et en plein bad trip. Heureusement que les (ravissantes) groupies sont là pour le soutenir dans cette dure épreuve.</em></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;C&#8217;était vraiment pas l&#8217;année pour arrêter de sniffer de la colle&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong>Voila pour le canevas général, déja bien halluciné. Mais le tournage ne va faire qu&#8217;amplifier cette étrangeté, ce caractère bancal</strong>. Avec un petit budget financé par la United Artists et la MGM, le film est mis en boite en une semaine en Angleterre. Les idées fourmillent dans la tête de Zappa, qui n&#8217;hésite pas à engager dans son aventure le Royal Philarmonic Orchestra, la mezzo soprano Janet Ferguson  <a class="simple-footnote" title="Elle participera également aux albums Burnt Weeny Sandwich, Waka/Jawaka, and The Grand Wazoo." id="return-note-683-4" href="#note-683-4"><sup>4</sup></a> et le Classical Guitar Ensemble de John Williams. Mais il se heurte rapidement aux réalités du cinéma. En particulier le script.</p>
<p><strong>Reconnu pour ses collaborations avec les Beatles ou Hendrix, le co-réalisateur Tony Palmer arrive sur le projet sans fil directeur.</strong> Rien de tel pour gaspiller le temps. Comme <a href="http://www.frankzappa200motelsdvd.com/" target="_blank">il le raconte</a>, la moitié des scènes prévues à l&#8217;origine ne peuvent ainsi être tournées en temps et en heure, nuisant à la continuité du film. Ceci a pour conséquence le départ de Tony Palmer, auquel se joindront d&#8217;autres acteurs et même le musicien Jeff Simmons  <a class="simple-footnote" title="Il sera remplacé au pied levé par Martin Lickert, chauffeur de Ringo Starr." id="return-note-683-5" href="#note-683-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><strong>Pour couronner le tout, le film sera un bide à sa sortie.</strong> La même année, Zappa sera grièvement blessé lors d&#8217;un concert, poussé hors de la scène par un spectateur, et le matériel des Mothers partira en fumée lors d&#8217;un concert à Montreux (inspirant<em> Smoke on the Water</em> de Deep Purple). Bref, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=v46plhmxXU4" target="_blank">&laquo;&nbsp;<em>c&#8217;était vraiment pas l&#8217;année pour arreter de sniffer de la colle</em>&laquo;&nbsp;</a>.</p>
<p><strong>A quoi peut donc ressembler le bébé <em>200 Motels</em> après un accouchement si douloureux ? Plus à une expérience sensorielle qu&#8217;à un véritable film, c&#8217;est certain.</strong> Montage épileptique, travail sur les bruitages conférant une ambiance cartoon, surimpressions (mains glissant sur les touches de piano et partitions mélées), fumées sortant de liquides étranges, le tout réhaussé par les couleurs de la vidéo  <a class="simple-footnote" title="Le film fut l&#8217;un des premiers à être tourné au formart vidéo PAL puis converti en 35mm pour son exploitation au cinéma." id="return-note-683-6" href="#note-683-6"><sup>6</sup></a> : Zappa n&#8217;a jamais été le porte étendard des drogues mais avec ce film, on a vraiment des doutes.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2H_SsrNE8eI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2H_SsrNE8eI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Cet happening déglingué et psychédélique emporte finalement le spectateur par son coté doux-dingue.</strong> Que ce soient Ringo Starr, déguisé en Zappa ou en nain (<em>?!</em>), Keith Moon en nonne adepte des drogues dures (<em>?! bis</em>) ou le duo Flo et Eddie  <a class="simple-footnote" title="Mark Volman et Howard Kaylan chantaient auparavant dans le groupe de pop The Turtles. Cela ne vous dit rien mais ce morceau vous l&#8217;avez surement entendu." id="return-note-683-7" href="#note-683-7"><sup>7</sup></a> en roue libre, la bonne humeur est communicative.</p>
<p><strong>Zappa aux manettes, le film contient bien évidemment son lot de chansons.</strong> Mêlant expérimentations pop et parties orchestrales, elles ne sont pas forcement les plus intéressantes composées par Zappa. Mais des morceaux comme <em>Magic Fingers</em>, <em>Tuna Fish Promenade</em>, <em>Penis Dimension</em> ou le final <a href="http://www.youtube.com/watch?v=pogYsekE-IQ" target="_blank"><em>Strictly Gentee</em></a><em>l</em> sont loin d&#8217;être déshonorantes.</p>
<p><img class="alignnone" title="200motels1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/200motels13.jpg" alt="" width="400" height="306" /><br />
<strong>&laquo;&nbsp;Nothing really matters&nbsp;&raquo;</strong><br />
<strong> Cependant, ce que l&#8217;on retient après ce tourbillon de 91 mn, ce sont des séquences ou vous agitez les bras d&#8217;incompréhension face aux aventures des Mothers.</strong> Jim Motorhead Sherwood tombe amoureux d&#8217;un aspirateur géant au doux nom de Gypsy Mutant Vacuum Cleaner tandis que Jimmy Carl Black dégomme du hippie à coup de mitrailleuse dans un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-eN-ScHMdC0" target="_blank">bar de rednecks</a>. Et l&#8217;orchestre de se voir parqué dans un camp de rééducation, tandis que des hommes à tête de lézard se baladent dans ses rangs. Autant de moments &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; qui rappellent furieusement le sketch <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1Uvt83YWWWY" target="_blank">Find a Fish</a> dans <em>Le sens de la vie</em> des Monty Pythons. Une impression encore renforcée par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tPoAWN09Uy8" target="_blank">Dental Hygiene Dilemna</a> de Charles Swenson, séquence animée mêlant prises de vue réelles, à l&#8217;image des travaux de Gilliam.</p>
<p><strong>Certes, cela ne tient pas la comparaison au point de vue comique (qui le pourrait face aux Pythons d&#8217;ailleurs ?) mais <em>200 Motels</em> réussit son pari de nous faire voyager à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa. </strong>A l&#8217;image de sa présence dans le film  <a class="simple-footnote" title="Zappa hante le film et n&#8217;est jamais présent directement : on l&#8217;aperçoit jouer de la batterie ou de la guitare, conduire la musique tel un chef d&#8217;orchestre à la fin, mais le personnage &laquo;&nbsp;Frank Zappa&nbsp;&raquo; n&#8217;apparait que sous les traits de Ringo Star ou en poupée géante, démembrée par une horde de journalistes. Autre symbole de voyage à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa, des plans en insert de son oeil à la fin du film." id="return-note-683-8" href="#note-683-8"><sup>8</sup></a>, la rencontre avec son univers reste fugace, chaotique, brouillonne. Mais <em>200 Motels</em> s&#8217;avère suffisamment délirant au final pour baisser un instant son niveau d&#8217;exigence cinématographique et l&#8217;apprécier pour ce qu&#8217;il est : un joyeux bordel qui vous ne laissera pas indifférent.</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Liens</strong></p>
<ul>
<li>Vous pouvez également lire deux chroniques de l&#8217;album <em>200 Motels</em>, une d&#8217;Oncle Viande sur <a href=" http://fp.nightfall.fr/index_1371_zappa-frank-200.html" target="_blank">Forces parallèles</a> et l&#8217;autre, par Sytizen, sur <a href="http://www.xsilence.net/disque-6534.htm" target="_blank">Xsilence.net</a></li>
<li>Si vous souhaitez regarder quelques extraits vidéos, vous pouvez consulter cette page sur <a href="http://www.metafilter.com/88728/200-Motels" target="_blank">Metafilter</a></li>
<li>A voir, un <a href="http://www.yaah.tv/view/1550/frank-zappa-the-making-of-200-motels-part-1-of-3/" target="_blank">documentaire</a> sur le making of de <em>200 Motels</em> (en 3 parties) sur Youtube</li>
<li>Vous pouvez enfin retrouver quelques photos d&#8217;exploitation du film sur<a href="http://cinematic.de/200-motels-frank-zappa/" target="_blank"> Cinematic</a></li>
</ul>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-683-1">Je n&#8217;ai pas encore eu le plaisir de le regarder, mais Scorcese le classe parmi les meilleurs films sur le rock n&#8217;roll. Ecoutez donc le maitre. <a href="#return-note-683-1">&#8617;</a></li><li id="note-683-2">Une VHS sortira finalement en 1987. Avis aux dénicheurs de curiosités. <a href="#return-note-683-2">&#8617;</a></li><li id="note-683-3">Le groupe qui fit connaitre Zappa avec le génial <em>Freak out!</em> Soit Jimmy Carl Black, Don Preston, Jim &laquo;&nbsp;Motorhead&nbsp;&raquo; Sherwood, Aynsley Dunbar, Ian Underwood, et les chanteurs Flo &amp; Eddie. <a href="#return-note-683-3">&#8617;</a></li><li id="note-683-4">Elle participera également aux albums <em>Burnt Weeny Sandwich</em>, <em>Waka/Jawaka</em>, and <em>The Grand Wazoo</em>. <a href="#return-note-683-4">&#8617;</a></li><li id="note-683-5">Il sera remplacé au pied levé par <a href="http://radiodupree.blogspot.com/2006/03/rip-martin-lickert.html" target="_blank">Martin Lickert</a>, chauffeur de Ringo Starr. <a href="#return-note-683-5">&#8617;</a></li><li id="note-683-6">Le film fut l&#8217;un des premiers à être tourné au formart vidéo PAL puis converti en 35mm pour son exploitation au cinéma. <a href="#return-note-683-6">&#8617;</a></li><li id="note-683-7">Mark Volman et Howard Kaylan chantaient auparavant dans le groupe de pop The Turtles. Cela ne vous dit rien mais <a href="http://youtu.be/MFlNxDGPlvA" target="_blank">ce morceau</a> vous l&#8217;avez surement entendu. <a href="#return-note-683-7">&#8617;</a></li><li id="note-683-8">Zappa hante le film et n&#8217;est jamais présent directement : on l&#8217;aperçoit jouer de la batterie ou de la guitare, conduire la musique tel un chef d&#8217;orchestre à la fin, mais le personnage &laquo;&nbsp;Frank Zappa&nbsp;&raquo; n&#8217;apparait que sous les traits de Ringo Star ou en poupée géante, démembrée par une horde de journalistes. Autre symbole de voyage à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa, des plans en insert de son oeil à la fin du film. <a href="#return-note-683-8">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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