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	<title>Centrifugue &#187; Guide</title>
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	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
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		<title>Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 1/2</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 07:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Témoin et accompagnateur de l'explosion de la scène hardcore de Washington au début des années 80 et de sa transformation durant les années 90 avec le emocore, le label  <a href="http://www.dischord.com/" target="_blank">Dischord</a> a fait cracher les enceintes avec les morceaux de Minor Threat, Fugazi, Youth Brigade ou Iron Cross. Et de révéler au grand public des musiciens comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brian_Baker_(musician)" target="_blank">Brian Baker</a>, guitariste du groupe punk Bad Religion, <a href="http://www.videodrom.org/article.php3?id_article=82/" target="_blank">Henry Rollins</a> (que l'on a pu voir dans la 2e saison de <a href="http://www.sonsofanarchyfrance.net/"><em>Sons of Anarchy</em></a>) ou un certain Dave Grohl, qui officiait dans Nirvana. Petit aperçu de ce label mythique en deux parties.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Témoin et accompagnateur de l&#8217;explosion de la scène hardcore de Washington au début des années 80</strong>, et de <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/05/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/" target="_blank">sa transformation durant les années 90 avec le emocore</a>, <strong>le label <a href="http://www.dischord.com/" target="_blank">Dischord</a> a fait cracher les enceintes </strong>avec les morceaux de Minor Threat, Fugazi, Youth Brigade ou Iron Cross. Et révélé au grand public des musiciens comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brian_Baker_(musician)" target="_blank">Brian Baker</a>, guitariste du groupe punk Bad Religion, <a href="http://www.videodrom.org/article.php3?id_article=82/" target="_blank">Henry Rollins</a> (que l&#8217;on a pu voir dans la 2e saison de <a href="http://www.sonsofanarchyfrance.net/" target="_blank"><em>Sons of Anarchy</em></a>) ou un certain Dave Grohl, qui officiait dans Nirvana. Petit aperçu de ce label mythique en deux parties.</p>
<p><strong>Fin des années 70, le punk est mort selon les médias</strong>, avec la fin tragique de Johnny Rotten. Bonjour les années 80, où le cynisme, jadis vanté par les Pistols, deviendra la doxa des yuppies. Lessivé par ses excès de <em>fixes</em> et de lignes, il va pourtant se faire botter l&#8217;arrière-train par une armée de teenagers en shorts. Black Flag à Los Angeles, Dead Kennedies à San Francisco ou <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a> à Washington DC, les pionniers de la vague punk-hardcore entrainent dans leur sillage une nuée de gamins de 16 à 18 ans qui, s&#8217;ils sont trop jeunes pour s&#8217;approprier l&#8217;esprit de révolte des Clash, ont retenu l&#8217;essentiel du message punk : s&#8217;emparer d&#8217;un instrument, foncer sur scène et balancer toute son énergie.</p>
<p><strong>La capitale américaine va ainsi connaitre au début des années 80 une explosion du punk.</strong> Issus pour la plupart des classes moyennes ou supérieures blanches, ces teenagers créent des groupes à la longévité toute relative. Quelques mois, le temps d&#8217;une répétition et d&#8217;un concert dans la garage ou la cave d&#8217;un ami d&#8217;ami.</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3</a><br />
<em> Draw Blank &#8211; State of Alert (SOA)</em><br />
(Pour les fans qui ne sont pas trop à cheval sur la qualité audio, vous pouvez voir un enregistrement live d&#8217;époque <a href="http://youtu.be/WFI6UAAtTaw" target="_blank">ici</a>)</p>
<p><strong>Une curiosité pour cette ville entièrement tournée vers les instances politiques</strong>. Contrairement à Los Angeles, New York ou San Francisco, DC ne dispose pas du réseau de salles ou de producteurs propres à faire connaitre ces groupes. Ni d&#8217;une grande tradition musicale (si l&#8217;on excepte des pépites comme Marvin Gaye ou Duke Ellington). Ignorés par les médias et coincés dans leur &laquo;&nbsp;trou&nbsp;&raquo;, il ne leur reste qu&#8217;une solution: se débrouiller tout seul. Trouver un endroit pour répéter ou se produire, passe encore. Mais sortir des disques, c&#8217;est une autre paire de manches. Une tâche qui n&#8217;effraie pourtant pas Ian Mc Kaye et Jeff Nelson, ex membres du groupe <a href="http://www.dischord.com/band/teen-idles" target="_blank">Teen Idles</a>.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/19M7yUFeHoQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/19M7yUFeHoQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Get up and go &#8211; Teen Idles</em></p>
<p><strong>Déçus de ne pas avoir pu garder une trace du groupe, ils décident, à seulement 18 ans, de lancer leur propre label : Dischord. </strong>Avec l&#8217;argent mis de coté grâce à leurs concerts (et en cumulant les petits boulots), ils sortent en décembre 80 un premier LP de Teen Idles : <em>Minor Disturbance</em>.</p>
<p><strong>Un album dont la fabrication constitue la meilleure illustration de leur philosophie</strong>. Artwork, pressage (1000 exemplaires, le minimum possible) : tout est réalisé par eux, de A à Z. Y compris les pochettes, comme le rapporte Alec Bourgeois, porte-parole de Dischord, dans un article de <a href="http://joelfrancis.com/2009/07/31/dischord-finds-harmony-in-d-c-hardcore-scene/" target="_blank">Joel Francis</a>. Avec une pochette d&#8217;album dépliée en guise de modèle et un stock de carton, chaque album est fait main. La magie du &laquo;&nbsp;Do it yourself&nbsp;&raquo;.</p>
<p><img class="alignleft" title="dischordsleeves" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/dischord1.jpg" alt="" width="352" height="NaN" /><strong>Les disques se vendent par le bouche-à-oreille et ce premier essai permet à Dischord d&#8217;enchainer les productions. </strong>Géré par des musiciens, eux-mêmes impliqués dans la scène locale, le label attire les groupes locaux, heureux de pouvoir sortir leur album. Et ceci avec une liberté incomparable : chaque groupe peut partir quand bon lui semble. Car le but du label n&#8217;est pas d&#8217;enchainer des &laquo;&nbsp;coups&nbsp;&raquo; ou de trouver le groupe star qui permettra de leur assurer une retraite paisible.</p>
<p><strong>Il s&#8217;agit plutôt de rendre compte, documenter, témoigner de la vitalité de la scène locale.</strong> &laquo;&nbsp;<a href="http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=4813825" target="_blank"><em>Placer DC sur la carte</em></a>&laquo;&nbsp;, comme le rapporte Christopher Johnson sur NPR Music. Un objectif rapidement atteint, tant les talents en présence sont nombreux. En témoigne la compilation <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Flex_Your_Head" target="_blank">Flex your Head</a>, sortie en 82 et symbole du &laquo;&nbsp;son DC&nbsp;&raquo;. <a href="http://www.dischord.com/band/iron-cross" target="_blank">Iron Cross</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/youth-brigade" target="_blank">Youth Brigade</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/government-issue" target="_blank">Government Issue</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/state-of-alert" target="_blank">State of Alert</a> : la scène a largement de quoi se défendre.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ueOjDqlMW-U?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ueOjDqlMW-U?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Rock n roll bullshit &#8211; Government Issue</em></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/9p6cecxpl5c?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em> Live for Now &#8211; Iron Cross</em></p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3</a><br />
<em> Youth Brigade &#8211; Barbed Wire</em></p>
<p><strong>Car la concurrence avec New York, sa voisine, est réelle</strong>. Ne pouvant plus jouer à Washington (les portes des salles de concerts leur étant fermées), Bad Brains explose au CBGB, poussant d&#8217;autres gamins vers le hardcore (Parmi eux, les futurs <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/balade-dans-la-galaxie-beastie-boys-14/" target="_blank">Beastie Boys</a>). Et Big Apple de répondre avec la compilation <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/New_York_Thrash" target="_blank">New York Thrash</a> chez ROIR la même année.</p>
<p><strong>Il n&#8217;est alors pas rare d&#8217;assister à des affrontements entre les deux scènes</strong> lors de concerts où <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mosh" target="_blank"><em>mosh</em></a> et <em>stage diving</em> sont la règle. Henry Rollins, de State of Alert et futur chanteur de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Black_Flag_(band)" target="_blank">Black Flag</a>, et Ian Mc Kaye ne sont d&#8217;ailleurs pas les derniers à s&#8217;y adonner. Mais 83 annonce un tournant pour DC. Minor Threat, le nouveau groupe de Mc Kaye et Nelson, termine son aventure. Formé en 1980 sur les cendres des Teen Idles, il a enchainé les morceaux ravageurs, devenant l&#8217;un des groupes phare du punk-hardcore. Et deux de leurs chansons auront un impact indéniable sur l&#8217;évolution de la scène : <em>Out of Step</em> et <em>Straightedge</em>.</p>
<p><iframe width="500" height="375" src="http://www.youtube.com/embed/Qm1870K22lc?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em> Minor Threat &#8211; Out of Step</em></p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3</a><br />
<em> Minor Threat &#8211; Straightedge</em></p>
<p><img class="alignleft" title="minorthreat" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/dischord2.jpg" alt="" width="233" height="343" /><em>Don&#8217;t smoke/Don&#8217;t drink/Don&#8217;t fuck/At least I can fucking think</em> (Out of Step).</p>
<p><em>I&#8217;m a person just like you/But I&#8217;ve got better things to do/Than sit around and smoke dope</em> (Straightedge).</p>
<p><strong>Des textes qui se placent dans la même logique que pour Dischord.</strong> Oui, il y a des choses plus intéressantes à faire que de se droguer : jouer, ou gérer un label. <strong>Faire quelque chose de sa vie. C&#8217;est ca être punk pour Mc Kaye.</strong> Et pas terminer la soirée la tête dans son vomi.</p>
<p><strong>Mais ce qui n&#8217;était qu&#8217;une morale personnelle</strong> devient, avec le succès des morceaux et leur écho dans le public, un mouvement philosophique et musical : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straightedge</a>. Une réponse au &laquo;&nbsp;<em>sex, drugs and rock n&#8217;roll</em>&nbsp;&raquo; qui a foutu en l&#8217;air une bonne partie de leurs ainés punks.</p>
<p><strong>La position est inconfortable pour Mc Kaye :</strong> il devient le père d&#8217;un mouvement dont il n&#8217;a jamais voulu être le guide. Jouer pour des individus c&#8217;est sa drogue. Pas pour une foule qui se doit de suivre une mode, avec merchandising à l&#8217;appui, quelle qu&#8217;elle soit.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ukqm91gz7hs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ukqm91gz7hs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Void &#8211; Dehumanized</em></p>
<p><strong>Cette limite à &laquo;&nbsp;l&#8217;esprit de scène&nbsp;&raquo;, qui lorgne de plus en plus vers l&#8217;esprit de chapelle, va s&#8217;aggraver à partir de 1984</strong>. La plupart des groupes phares de DC se sont séparés, et l&#8217;énergie des concerts se transforme en violence. Point positif au niveau musical, le hardcore va se teinter de métal, faisant la réputation d&#8217;une ville comme New York. Mais c&#8217;est aussi l&#8217;époque où les skinheads d&#8217;extrême droite viennent pourrir l&#8217;ambiance.</p>
<p><strong>La scène de DC tournait en rond, à l&#8217;image d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Circle_pit" target="_blank">circle pit</a>. </strong>Il était temps de la réveiller avec un nouveau style, dont Embrace, et surtout Fugazi, autres créations de Mc Kaye, seront les précurseurs : le emocore. Mais nous verrons cela <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">une prochaine fois</a>.</p>
<p><strong>Texte, illustration (à partir de l&#8217;album <em>Bad Brains</em>) : Gwendal<br />
Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/clintjcl/" target="_blank">Clint JCL</a></strong></p>
<p><strong>Discographie sélective </strong><br />
- Un incontournable sorti en 2002, la compilation en 3CD <em>20 Years of Dischord</em>. Je vous recommande de passer par <a href="http://www.dischord.com/release/125" target="_blank">Dischord</a> pour vous l&#8217;acheter. A 16 $ contre plus de 30 sur Amazon, c&#8217;est une vraie affaire.</p>
<p>- Une autre compilation à avoir pour les amateurs de hardcore oldschool, <a href="http://www.dischord.com/release/014/the-year-in-7-s" target="_blank"><em>The Year in 7&#8243;s</em></a> qui regroupe les premiers albums de State of Alert, Teen Idles, Government Issue et Youth Brigade. A noter que la version CD comporte en plus des morceaux de Minor Threat. 10 $ le CD, 11 le vinyle.</p>
<p>- La compilation <em>Flex Your Head</em> mentionnée plus haut. 32 morceaux pour 10 $ environ.</p>
<p>- <a href="http://www.dischord.com/release/040/complete-discography" target="_blank"><em>Minor Threat Complete Discography</em></a> qui regoupe 26 morceaux. Pas de grosse différence de prix ici, comptez entre 12 et 13 $.</p>
<p><strong>Liens</strong><br />
- <a href="http://www.dischord.com" target="_blank">Le site officiel</a> de Dischord et <a href="http://www.guardian.co.uk/music/2009/feb/16/label-love-dischord-records" target="_blank">un article</a> (en anglais) de Ben Meyer sur le label dans le Guardian.</p>
<p>- <a href="http://homepages.nyu.edu/~cch223/usa/minorthreat_main.html" target="_blank">Un site</a> très complet sur Minor Threat et deux interviews de Ian Mc Kaye : un <a href="http://www.avclub.com/articles/ian-mackaye,14062/" target="_blank">papier</a> de Kyle Rian sur le site AV Club et une <a href="http://www.vbs.tv/watch/soft-focus/ian-mackaye" target="_blank">vidéo</a> de Ian Svenonius pour l&#8217;émission Soft Focus.</p>
<p>- Sur la scène hardcore de Washington DC, vous pouvez vous rendre sur <a href="http://www.bannedindc.com/" target="_blank">Banned in DC</a> qui propose vidéos, interviews, flyers et infos sur les groupes. Et foncez regarder <a href="http://yellowarrow.net/capitolofpunk/index.html" target="_blank">Capitol of Punk</a>,  un &laquo;&nbsp;documentaire cartographique&nbsp;&raquo; réalisé par Christopher Allen, Kara Oehler, Jesse Shapins, Geoffrey Guinta, Nathan Phillips et Brian House.</p>
<p><strong>Bonus</strong><br />
Deux morceaux par pur plaisir personnel : un inédit dub de Minor Threat (et dispo sur <em>20 Years of Dischord</em>) et du State of Alert, parce que c&#8217;est Henry Rollins au chant et que les paroles ne sont pas sans rappeler un bon vieux <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/06/exploited-wattie-le-vilain-petit-canard-a-crete/" target="_blank">Exploited</a>.<br />
<!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3</a><br />
<em>Minor Threat &#8211; Asshole Dub</em><br />
<!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3</a><br />
<em>State of Alert &#8211; Public Defender</em></p>
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		</item>
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		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (2/2) : le death metal</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/</link>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 14:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir donné un petit apercu du grindcore, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal. Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l'imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche "chirurgicale". Une petite exploration s'impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir donné un petit apercu du<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank"> grindcore</a>, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal.</strong> Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l&#8217;imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche &laquo;&nbsp;chirurgicale&nbsp;&raquo;. Une petite exploration s&#8217;impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.</p>
<p><strong>Peu d&#8217;intéret à décliner ici un historique détaillé du genre si ce n&#8217;est pour abuser du copier-coller.</strong> Comme mentionné auparavant dans le papier sur le grindcore, le death metal s&#8217;est divisé depuis plus de 20 ans en sous genres, eux-mêmes s&#8217;entrecroisant. De quoi y perdre son latin même pour un spécialiste. Une simple consultation de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">article</a> disponible sur Wikipedia, de bonne qualité, suffira déja à débroussailler la zone. Mais si l&#8217;on souhaite pousser plus loin sa compréhension du genre, <em>Choosing Death &#8211; The History of Deathmetal and Grindcore</em> de Robert Mudrian est à l&#8217;heure actuelle l&#8217;ouvrage le plus complet consacré à la question. Une traduction française est d&#8217;ailleurs disponible au éditions <a href="http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&amp;ID=72" target="_blank">Camion blanc</a>.</p>
<p><strong>Si l&#8217;on souhaite donner une image la plus fidèle et concise pour le grand public, le rapprochement avec Slayer, comme l&#8217;explique Mudrian, apparaît le plus judicieux.</strong> Le jeu est rapide, très technique. L&#8217;univers est morbide, réccupérant l&#8217;imagerie satanique déja existante dans le métal (Black Sabbath par exemple), tout en y apportant une dose d&#8217;ironie et d&#8217;humour noir et/ou une certaine mélancolie.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Slayer &#8211; Black Magic 1983 (Avec une pochette qui peut concourir avec celle de <a href="http://2.bp.blogspot.com/_cRu7JHjuWJs/SLNN7pqG7XI/AAAAAAAACTg/B5rKT6ut8tI/s320/metal%2520magic.jpg" target="_blank">Metal Magic</a>, le premier album de Pantera, en terme de laideur graphique)</em></p>
<p><img class="alignleft" title="death2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/death2.jpg" alt="" width="343" height="343" /><strong>Pas de grande révolution donc. Mais une volonté, au point de vue musical et thématique, de pousser plus loin ce qu&#8217;ont fait leurs ainés</strong>. Cela se caractérise en premier lieu par les pochettes d&#8217;albums (qui n&#8217;en a jamais choisi un en fonction de ce critère ?) volontairement provocantes. Films d&#8217;horreurs, symbolique démoniaque ou imagerie plus clinique, ces images ne sont pas vraiment du goût des ligues de vertu. Cela tombe bien, c&#8217;est précisement le but ! Une manière comme une autre de choquer le bon bourgeois qui ira jusqu&#8217;à créer des sous-genres à l&#8217;imagerie extrême, comme le gore-grind, dévolu aux effusions de sang et de tripes.</p>
<p><strong>Citer Slayer comme référence est certes pertinent pour dépeindre cet univers mais le véritable « guide » du death metal, d&#8217;un point de vue musical, n&#8217;est autre que&#8230; <a href="http://www.deathtribute.msanthrope.com/" target="_blank">Death</a>.</strong> Création du chanteur et guitariste Chuck Schuldiner, Death n&#8217;est pas à l&#8217;origine du terme death metal (on le doit au groupe américain <a href="http://www.metal-rules.com/where/Possessed.htm" target="_blank">Possessed</a> avec sa démo <em>Death Metal</em>) mais son impact artistique est indéniable.</p>
<p><strong>Musicien de génie, ayant appris la guitare en autodidacte et sachant s&#8217;entourer de pointures</strong> (comme Steve DiGiorgio à la basse ou Gene Hoglan à la batterie pour les plus connus), Schuldiner peut se classer au niveau des grands maîtres de la musique classique. Mort à 34 ans d&#8217;un cancer du tronc cérébral (et surtout à cause du système de santé américain), il aura en l&#8217;espace de 7 albums (dont des chefs d&#8217;oeuvre comme <em>Symbolic</em>, <em>Human</em> ou <em>Sound of Perseverance</em>), posé les bases du genre.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Si la Floride a offert de nombreux groupes au death metal (l&#8217;incontournable <a href="http://www.morbidangel.com/" target="_blank">Morbid Angel</a>, qui aura aussi une très grande influence, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Deicide" target="_blank">Deicide</a>, <a href="http://www.obituary.cc/" target="_blank">Obituary</a>, etc.),<strong> l&#8217;Angleterre n&#8217;as pas été en reste</strong>. Et le Death sauce menthe verte n&#8217;est autre que <a href="http://www.myspace.com/carcass" target="_blank">Carcass.</a></p>
<p><object width="560" height="340" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="340" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<strong> Preuve d&#8217;ailleurs que grind et death sont liés, le groupe a débuté par le premier, avant de devenir le fer de lance du death dit mélodique</strong>, modèle pour les groupes nordiques. Ces accointances grind-death se retrouvent également chez <a href="http://www.boltthrower.com/" target="_blank">Bolt Thrower</a>. Un groupe certes moins incontournable qu&#8217;un Carcass mais qui est passé d&#8217;un grind sauvage et brouillon à du death aussi lourd et massif qu&#8217;un panzer chargeant des cavaliers polonais.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Stoppons cependant ici l&#8217;exposé historique avant que ce texte ne fasse un kilomètre de long (je vous renvoie à nouveau vers <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">l&#8217;article sur Wikipedia</a> pour la suite) et <strong>revenons plutôt à ce qui constitue le death-metal : une musique de passionnés, à l&#8217;instar du jazz.</strong> Encore hésitant à ses débuts, le jeu « death-metal » va voir son niveau d&#8217;exigence s&#8217;élever de plus en plus et, désormais, à moins de vouloir jouer « old school », faire du death demande des talents de musiciens que nombre de groupes, dans d&#8217;autres styles musicaux, sont loin d&#8217;avoir. Exemple d&#8217;un tel niveau, le batteur belge du groupe <a href="http://www.soilwork.org/" target="_blank">Soilwork</a>, Dirk Verbeuren, étudiant puis enseignant au Musical International Academy de Nancy, l&#8217;un des centres les plus prestigieux en Europe.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Cette passion de la musique se manifeste également par l&#8217;expérimentation. </strong>Précurseurs, à la fin des années 80, de la fusion entre jazz et death, mentionnons à ce titre <a href="http://www.atheistmusic.com/" target="_blank">Atheist</a> et <a href="http://www.cynicalsphere.com/" target="_blank">Cynic</a> (formé par Paul Masvidal et Sean Reinert, anciens de Death). Comme nous en avions parlé dans le précédent article, le death va dans les années 90 se marier à d&#8217;autres styles, apportant une touche de folie à ce genre qui peut sembler froid aux néophytes.</p>
<p>Musique tsigane avec <a href="http://www.myspace.com/estradasphere" target="_blank">Estradasphere</a>, délires de crooner avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a>, classique avec <a href="http://www.myspace.com/spawnofpossession" target="_blank">Spawn of Possession</a>, folk avec <a href="http://www.finntroll.net/" target="_blank">Finntroll</a> ou <a href="http://www.trollfest.com/" target="_blank">Trollfest</a> (même si l&#8217;on peut chipoter entre death et black metal), world music avec les Français de <a href="http://www.gojira-music.com/" target="_blank">Gojira</a> (qui ont d&#8217;ailleurs joué avec le groupe sibérien <a href="http://www.yat-kha.com/" target="_blank">Yat-Kha</a>) et même rap avec <a href="http://www.necroproduct.com/" target="_blank">Necro</a>, vous avez l&#8217;embarras du choix et donc plus d&#8217;excuses pour ne pas succomber au toucher fatal du death metal !</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><em>Finntroll &#8211; Trollhammeren </em>(&laquo;&nbsp;Chauffe Marcel ! Chauffe !&nbsp;&raquo;)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal (et un grand merci à Youen pour son aide)</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Un <a href="http://www.wikihow.com/Appreciate-Death-Metal" target="_blank">petit guide</a> (en anglais) pour apprécier le death metal</li>
<li>Un <a href="http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Rec/rec.music.gdead/2006-02/msg00428.html" target="_blank">article</a> de Jim Fusilli (en anglais) paru dans le Wall Street Journal à propos du death-metal et de sa technique de chant si particulière.</li>
<li>Un autre <a href="http://metal.nightfall.fr/index.php?idgrp=2741&amp;idchoix=7041&amp;rubchoix=7" target="_blank">article</a> (en français) consacré au death-metal sur le site Nightfall</li>
<li>Un <a href="http://agns.libsyn.com/index.php?post_id=479844" target="_blank">podcast</a> dédié au label Earache, spécialisé en death et grind, est disponible sur All Go No Slow</li>
<li>Envie d&#8217;une radio consacrée au death ? C&#8217;est par <a href="http://death.fm/" target="_blank">ici</a></li>
<li>N&#8217;hésitez pas également à consulter également les autres liens du papier sur le <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore</a>.</li>
</ul>
<p><strong>En bonus</strong><br />
La double pédale est une des marques de fabrique du death, mais le batteur Louie Bellson n&#8217;a pas attendu les années 80 pour s&#8217;en servir, et avec quelle maestria :</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Nous ne pouvions pas terminer notre petit tour du death metal sans ajouter une touche féminine avec <a href="http://www.archenemy.net/" target="_blank">Arch Enemy</a>, créé par Michael Amott, ancien guitariste de Carcass, et sa charmante chanteuse, Angela Gossow.<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (1/2) : le grindcore</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 14:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus vite, plus fort : ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l'émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l'abri des regards, des petits frères encore plus enragés n'allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. Blastbeats, growls, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s'abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au headbanging. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus vite, plus fort :</strong> ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l&#8217;émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l&#8217;abri des regards, des petits frères encore plus enragés n&#8217;allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blast_beat" target="_blank">Blastbeats</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grunt" target="_blank">growls</a>, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s&#8217;abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au <a href="http://centrifugue.fr/2010/bwitologie-le-boeuf-musque/" target="_blank">headbanging</a>. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.</p>
<p><img class="alignleft" title="discharge" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/grind2.jpg" alt="" width="251" height="248" />Né au milieu des années 80 au sein de la mouvance punk, alors que la vague punk-hardcore était à son top, <strong>le grindcore s&#8217;inspire plus particulièrement d&#8217;un sous-genre du punk : le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crust_punk" target="_blank">crust</a>.</strong> Initié par des groupes anglais comme <a href="http://www.myspace.com/dischargeukhc" target="_blank">Discharge</a> <a class="simple-footnote" title="Interview et live de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, The Nightmare continues, vaut le détour" id="return-note-454-1" href="#note-454-1"><sup>1</sup></a> ou <a href="http://www.southern.com/southern/label/CRC/" target="_blank">Crass</a>  <a class="simple-footnote" title="Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site Minimovies" id="return-note-454-2" href="#note-454-2"><sup>2</sup></a> à la fin des années 70, le crust a ajouté à la vitesse et à l&#8217;agressivité du punk-hardcore des élements metal, en particulier des riffs de guitares très lourds. Outre-Atlantique, des groupes comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_(band)" target="_blank">Siege</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Repulsion" target="_blank">Repulsion</a> ou <a href="http://www.dirtyrottenimbeciles.com/" target="_blank">DRI</a> ont également initié ce mélange hardcore-thrash.</p>
<p><strong>L&#8217;influence du crust se manifeste également dans les paroles des chansons, plus politisées et lorgnant vers la mouvance anarchiste</strong>. Menace nucléaire, pollution, sexisme, homophobie, droits de animaux, oppression sociale et policière sont autant de thèmes récurrents. Une vision sombre et réaliste, très loin de l&#8217;ironie des Sex Pistols, mais qui ne fait que refléter le rejet du reaganisme-thatcherisme triomphant de l&#8217;époque.</p>
<p><strong>Le grind va se développer de manière très underground mais un groupe aura un impact indéniable dans sa reconnaissance : <a href="http://www.napalmdeath.org/" target="_blank">Napalm Death</a></strong>. S&#8217;il n&#8217;est pas, historiquement, le premier à jouer du grindcore, c&#8217;est lui qui va donner au genre une visiblité, par leur participation aux Peel&#8217;s sessions en 1985 à la BBC par exemple (et l&#8217;on ne remerciera jamais assez feu <a href="http://www.blogotheque.net/John-Peel-Un-hommage" target="_blank">John Peel</a> pour cela).</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Si la paternité du terme est sujette à caution (<a href="http://www.extremenoiseterror.co.uk/" target="_blank">Extreme Noise Terror</a> peut être cité également), le batteur Mick Harris a de plus popularisé le terme de « grindcore »</strong> ainsi que l&#8217;utilisation du blast beat <a class="simple-footnote" title="Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;être à l&#8217;origine de la dubstep" id="return-note-454-3" href="#note-454-3"><sup>3</sup></a> qui va devenir une des bases du genre. <em>Scum</em> (1987), leur premier album, est à ce titre un incontournable : 30 minutes et 30 chansons (dont <em>You Suffer</em>, chanson la plus courte, 1,3 s, dans le livre Guinness des records !) pour une avalanche sonique jusqu&#8217;ici inédite. Avec plus de 25 ans de carrière derrière eux, des concerts à la pelle et une discographie impressionnante (un album tous les ans voire plus), le groupe est largement reconnu et respecté dans les scènes metal et punk.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>C&#8217;est au début des années 90 que le grind va devenir « commercialement » reconnu</strong>, grâce au travail en amont d&#8217;un label comme <a href="http://www.earache.com/" target="_blank">Earache</a> (fondé en 1986) ou plus tard de <a href="http://www.relapse.com/" target="_blank">Relapse</a> (fondé en 1990). Parmi les groupes de grindcore qui émergent à cette période, citons parmi les plus intéressants <a href="http://www.myspace.com/brutalfuckingtruth" target="_blank">Brutal Truth</a> ou <a href="http://www.studio-grey.com/da/" target="_blank">Discordance Axis</a> aux États-Unis, <a href="http://www.nasum.com/" target="_blank">Nasum</a> en Suède et, même si la reconnaissance est encore loin d&#8217;être la même, <a href="http://www.siteinhumate.com/" target="_blank">Inhumate</a> ou <a href="http://www.blockheads-grindcore.fr/" target="_blank">Blockheads</a> en France.</p>
<p><strong>Proximité avec le metal oblige, le grindcore va multiplier les sous genres aux noms évocateurs (deathgrind, cybergrind, goregrind ou noisegrind)</strong>. Mais le grind (tout comme le death metal) a su aussi dépasser son cercle de fans et les blast beats et autres chants hurlés ont déteint sur bien des groupes. La très grande technicité du grindcore a alimenté les compositions complexes des groupes de mathcore, comme <a href="http://www.dillingerescapeplan.com/" target="_blank">Dillinger Escape Plan</a>, ou les projets démentiels de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a> (Fantomas, Peeping Tom ou Mr Bungle) qui empruntent au death et au grind .</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Plus étonnant, les explosions grind s&#8217;adaptent également très bien au jazz-funk et à ses expérimentations</strong>, comme l&#8217;a prouvé <a href="http://www.tzadik.com/" target="_blank">John Zorn</a> avec son groupe Naked City ou, plus récemment, des groupes comme <a href="http://www.myspace.com/blastmuzungu" target="_blank">Blast Muzungu</a>, <a href="http://www.saunalahti.fi/thoht/" target="_blank">Cause for Effect</a> ou <a href="http://www.dynamiteclub.com/" target="_blank">Dynamite Club</a>. Et s&#8217;il reste parmi vous des irréductibles qui ont encore en sainte horreur les guitares saturées, bénissez les Suisses de <a href="http://www.noiseaddict.com/" target="_blank">Nostromo</a> (groupe malheureusement disparu) qui, avec l&#8217;album <em>Hysteron &#8211; Proteron</em>, vous refont leurs chansons en acoustique. Plus d&#8217;excuses donc pour headbanger !</p>
<p><a href="http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3"><img src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg" alt="podcast" border="0" /></a><object width="200" height="20" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /><embed width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /></object></p>
<p>Morceau bonus tiré de l&#8217;album <em>Ecce Lex</em> de Nostromo sorti chez Overcome Records (je n&#8217;ai malheureusement pas le nom de la chanson<strong> Edit : </strong>c&#8217;est donc <em>Epitomize</em> &#8211; merci à Zac ! &#8211; dont la version originale, sur l&#8217;album <em>Eyesore</em>, est écoutable <a href="http://www.youtube.com/watch?v=g9X76Tr5y8I" target="_blank">ici</a>)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.geocities.ws/repulsion_band/agrindhistory.html" target="_blank">Un autre petit historique du grindcore</a> (en anglais)</p>
<p>Un livre incontournable (dont nous reparlerons dans notre prochain article consacré au death metal), <a href="http://www.amazon.com/Choosing-Death-Improbable-History-Grindcore/dp/193259504X" target="_blank"><em>Choosing Death : The Improbable History of Death Metal and Grindcore</em></a> de Albert Mudrian et préfacé par John Peel (encore lui !). A lire également, un <a href="http://www.villagevoice.com/2005-01-25/music/heavy-metal-s-graveyard-shift/" target="_blank">article</a> du journal The Village Voice consacré au livre.</p>
<p>Il existe sinon de nombreux webzines, la plupart consacrés aussi bien au grindcore qu&#8217;au death metal. En français, les sites généralistes sur le metal comme <a href="http://www.metalorgie.com/" target="_blank">Métalorgie</a> ou <a href="http://www.zonemetal.com/" target="_blank">Zone métal</a> (avec une partie liens très fournie) offrent de très bonnes bases pour découvrir le genre mais n&#8217;hésitez pas à vous rendre sur <a href="http://www.terrorizer.com/" target="_blank">Terrorizer</a>, <a href="http://www.grindgore.net/" target="_blank">Grindgore</a> ou <a href="http://grindingtheapparatus.net/" target="_blank">Grinding the Apparatus</a> pour affiner vos choix.</p>
<p>Quant à vos achats, en dehors de l&#8217;incontournable Earache, mentionnons le label français <a href="http://www.bonesbrigaderecords.com/" target="_blank">Bones Brigade</a> qui a édité de très bons groupes français comme <a href="http://www.myspace.com/insideconflict" target="_blank">Inside Conflict</a> ou <a href="http://www.myspace.com/sylvesterstaline" target="_blank">Sylvester Staline</a>, les Belges <a href="http://www.myspace.com/lengtche" target="_blank">Leng Tch&#8217;e</a> ou les Suisses de <a href="http://www.myspace.com/mumakil" target="_blank">Mumakil</a> (avec des anciens membres de Nostromo).</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-454-1"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=i-uXnen6484" target="_blank">Interview et live</a> de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, <em>The Nightmare continues</em>, vaut le détour <a href="#return-note-454-1">&#8617;</a></li><li id="note-454-2">Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site <a href="http://www.minimovies.org/documentaires/view/crass" target="_blank">Minimovies</a> <a href="#return-note-454-2">&#8617;</a></li><li id="note-454-3"> Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/08/le-petit-guide-du-dubstep/" target="_blank">être à l&#8217;origine de la dubstep</a> <a href="#return-note-454-3">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>All Go No Slow : la voix des fans de punk-hardcore</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 08:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tous les dimanches depuis maintenant 5 ans, Mike, un fan américain de punk-hardcore, distille sur Internet son émission de radio faite à la maison : All Go No Slow. Soit désormais plus de 185 épisodes d'environ 45 mn dévolus à ce genre musical peu médiatisé mais qui, depuis plus de 30 ans, résiste à l'oubli et se reinvente constamment grâce à la passion qui anime des amateurs. Rencontre. (NDR : les phrases entre crochets dans l'interview ont été rajoutées dans un but d'explication et/ou de précision)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les dimanches depuis maintenant 5 ans, Mike, un fan américain de punk-hardcore, distille sur Internet son émission de radio faite à la maison : <a href="http://agns.libsyn.com/" target="_blank">All Go No Slow</a>. Soit désormais plus de <del datetime="2010-06-16T09:40:30+00:00">185</del> 240 <em>(et ouais, ca file)</em> épisodes d&#8217;environ 45 mn dévolus à ce genre musical peu médiatisé mais qui, depuis plus de 30 ans, résiste à l&#8217;oubli et se reinvente constamment grâce à la passion qui anime des amateurs. Rencontre. <em>(NDR : les phrases entre crochets dans l&#8217;interview ont été rajoutées dans un but d&#8217;explication et/ou de précision)</em><br />
<strong><img class="alignleft" title="mikeagns" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/AGNS6.JPG" alt="" width="300" height="402" />Avant de parler de ton émission, peux-tu nous en dire en peu plus sur toi et ton parcours ?</strong></p>
<p>Mike : Et bien j&#8217;ai 34 ans et je suis originaire de Caroline du Nord. J&#8217;ai grandi à Durham qui, à l&#8217;époque, était une petite ville mais s&#8217;est agrandie depuis. J&#8217;ai terminé mes études au lycée <em>[graduation]</em> là-bas puis je suis parti à l&#8217;université d&#8217;Etat de Caroline du Nord. J&#8217;y ai passé trois années avant que, au vu de mes efforts, je comprenne que cela ne servirait à rien. J&#8217;ai alors arrêté mes études à la fin de la troisième année et déménagé à Savannah, en Géorgie. J&#8217;ai vécu la bas quelques années avec des amis puis je me suis installé à Athens, où je vis maintenant, ce qui a permis à ma compagne de suivre les cours à l&#8217;Université d&#8217;Etat de Georgie.</p>
<p>Après son diplôme, nous avons décidé de rester dans cette ville, à laquelle nous sommes très attachés. Depuis le lycée j&#8217;ai fait un certain nombre de petits boulots pour subvenir à mes besoins. Cela va faire désormais 10 ans que je travaille dans un magasin de photocopies assez connu à Athens. Ce n&#8217;est pas vraiment ce que l&#8217;on peut appeler une « carrière » mais cela me permet de gagner suffisamment d&#8217;argent pour profiter des choses qui me tiennent à coeur, et c&#8217;est l&#8217;essentiel.</p>
<p><strong>Quand as-tu commencé à écouter du punk et du hardcore, et comment as tu découvert ce style de musique ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai découvert la scène punk-hardcore au lycée. Cela remonte au début des années 90 &#8211; je devais avoir 15 ans environ. Je me rappelle de la fois où notre école a accueilli ses premiers « punks » et j&#8217;ai tout de suite été intrigué par eux. J&#8217;étais d&#8217;ailleurs moi aussi un peu en dehors du groupe, à la différence que je n&#8217;avais pas de ligne de conduite particulière. Un ami connaissait ces personnes, aussi j&#8217;ai commencé à passer mon temps avec eux. Ils m&#8217;apportaient des cassettes et m&#8217;expliquaient où je pouvais trouver des disques, ils étaient très au fait de la scène musicale.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MyKlvVPpxo8?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MyKlvVPpxo8?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Peux-tu nous expliquer pourquoi tu t&#8217;es intéressé à cette musique plutôt qu&#8217;à une autre ?</strong></p>
<p>Avant de les rencontrer j&#8217;écoutais déjà du heavy metal, la transition vers le punk et le hardcore n&#8217;a donc pas été trop dure. J&#8217;ai toujours aimé la musique rapide &#8211; Metallica ou Motörhead par exemple &#8211; et le hardcore se plaçait tout à fait dans cette continuité. Je suis devenu très rapidement ce que l&#8217;on peut appeler un « accro », achetant des disques et amassant le plus de musique possible. Cela a représenté jusqu&#8217;à 600 LPS <em>[Long play, équivalent du 33 tours]</em>, 750 7 inches <em>[équivalent du 45 tours]</em> et environ 1500 CD. Malheureusement, à la fin des années 90, j&#8217;ai vendu une partie de ma collection, ce que je regrette toujours. Désormais je garde presque tout et ne me débarasse de certains qu&#8217;à regret.</p>
<p>J&#8217;aime toujours écouter du métal, notamment quand il est teinté de hardcore, mais la vitesse et l&#8217;agressivité prodigieuses du punk et du hardcore m&#8217;ont véritablement enthousiasmé. Quelque chose m&#8217;empêchera toujours de rester de marbre face à cette musique, quand bien même nombre de gens pensent que ces groupes sonnent toujours pareil ou « ne font que du bruit ». Je pense que cela vient de toute l&#8217;énergie, la rage et la passion qui y sont incorporées. Pour la plupart des groupes de punk <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/DIY" target="_blank">DIY</a> <em>[Do it yourself,  « faire soi-même »],</em>écrire, enregistrer, tourner, tout en réussissant à vivre à côté, représente une immense somme d&#8217;efforts et je pense vraiment que l&#8217;on peut le ressentir dans leurs musiques.</p>
<p><strong><img class="alignnone" title="agns1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/AGNS3.JPG" alt="" width="576" height="432" /></strong></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que t&#8217;apporte cette musique ?</strong></p>
<p>Beaucoup de choses : faire sortir toutes les tensions et les frustrations emmagasinées, le plaisir que me procure le son, la camaraderie et les affinités que j&#8217;ai tissées avec mes amis de la scène punk-hardcore, un certain sens de la communauté. Tout cela me revigore et renouvelle pour mon intérêt pour elle. Pour faire simple, la musique me fait rester jeune à l&#8217;intérieur.</p>
<p><strong>Quand as-tu commencé à diffuser tes émissions sur internet et pour quelles raisons ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai réalisé mon premier épisode d&#8217;All Go No Slow (AGNS) en août 2005. L&#8217;idée m&#8217;est venue quand j&#8217;ai acheté mon premier iPod. Je me suis procuré un encodeur pour convertir mes albums en MP3 afin de les mettre sur mon baladeur. J&#8217;étais, et d&#8217;une certaine manière je le suis toujours, obsédé par la volonté d&#8217;amasser le plus de musique possible sur mon iPod.</p>
<p>Quand j&#8217;en suis arrivé à la moitié de ce travail d&#8217;enregistrement et de classement, j&#8217;ai entendu parler des podcasts &#8211; des émissions radio sur internet, pour résumer. Cela m&#8217;a intrigué et j&#8217;ai commencé à chercher des émissions produites par cette communauté grandissante et susceptibles de m&#8217;intéresser. Mais aucune ne diffusait le genre de musique qui m&#8217;attirait.</p>
<p>L&#8217;idée est alors venue de ma femme qui m&#8217;a dit : « <em>Je te parie que tu pourrais faire ton propre podcast avec tous ces MP3 que tu as encodés</em> ». Tout est parti de là. J&#8217;ai fait des recherches sur Google pour savoir comment ces émissions étaient réalisées, quel était l&#8217;équipement nécessaire, où je pouvais héberger mes fichiers, etc. Après avoir passé une semaine à faire le tour de la question, j&#8217;ai acheté un microphone et je me suis jeté à l&#8217;eau.</p>
<p><strong>Avais-tu une expérience dans la radio auparavant ?</strong></p>
<p>Je traînais à coté d&#8217;une station de radio durant le lycée. J&#8217;ai suivi des leçons afin de pouvoir faire de l&#8217;animation. Je n&#8217;ai pas réussi à avoir ma propre émission mais j&#8217;ai fini par me lier d&#8217;amitié avec la personne qui s&#8217;occupait de l&#8217;émission punk sur le campus. Celle-ci commençait à deux heures du matin, j&#8217;amenais des albums et je m&#8217;occupais avec lui des premiers enchaînements. Il m&#8217;a ensuite permis de réaliser moi-même l&#8217;émission à plusieurs reprises.</p>
<p>Cela fut ma seule expérience radio. J&#8217;ai compris alors &#8211; et j&#8217;en suis toujours conscient -  que je ne suis pas vraiment un bon animateur d&#8217;émission. Pour moi, c&#8217;est la musique qui doit accrocher les gens. Et je fais en sorte que mon podcast soit axé autour de la musique, et non pas de l&#8217;animateur.</p>
<p><strong><img class="alignleft" title="agns2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/AGNS4.jpg" alt="" width="386" height="500" />Est-ce que cette émission te fais gagner l&#8217;argent (ou en perdre) ?</strong></p>
<p>AGNS ne m&#8217;apporte aucun revenu. Il y a juste quelques menues dépenses &#8211; 10 dollars par mois pour l&#8217;hébergement et d&#8217;autres factures pour du matériel afférent. En dehors de l&#8217;équipement que j&#8217;avais déjà acheté pour encoder mes vinyles, j&#8217;ai dépensé 30 dollars pour un micro et c&#8217;est tout. Une autre dépense qui pourrait s&#8217;ajouter concerne l&#8217;achat de nouveaux albums que je passe dans l&#8217;émission, cependant je les aurais de toute façon achetés. L&#8217;émission de radio me donne en fait une excuse pour en acheter encore plus !</p>
<p><strong>D&#8217;où vient le titre de ton émission ?</strong></p>
<p>« All Go No Slow » est l&#8217;un des premiers noms qui m&#8217;est venu à l&#8217;esprit et il me semblait le plus approprié pour l&#8217;émission que je voulais créer. Je souhaitais un titre qui évoque immédiatement le genre de musique que j&#8217;allais passer. De plus, c&#8217;est la philosophie qui sous tend cette émission, j&#8217;ai en effet beaucoup de réticence à diffuser de la musique lente ou mid-tempo. Je continue d&#8217;ailleurs à réfléchir à deux fois quant au choix des chansons, afin qu&#8217;elles s&#8217;insèrent le mieux dans la continuité de l&#8217;émission.</p>
<p>Sinon le titre en tant que tel a deux origines : une compilation CD de groupes de Minneapolis (Minnesota) sortie dans les années 90 est intitulée <em>No Slow&#8230; All Go</em>. Ce titre est resté gravé dans mon esprit. Et une chanson du groupe <a href="http://www.myspace.com/bonesbrigadeee" target="_blank">Bones Brigade,</a> <em>All Go No Slow</em>, qui convenait si bien que j&#8217;en ai d&#8217;ailleurs pris un extrait pour débuter l&#8217;émission.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kSAXdW2hiUo?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/kSAXdW2hiUo?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>As-tu eu des retours de la part des auditeurs quand tu as commencé ton émission et y a t-il eu une évolution de ton public ?</strong></p>
<p>Quand l&#8217;émission a commencé, j&#8217;ai eu des commentaires enthousiastes et de bons retours de quelques auditeurs. Je me suis également rapproché d&#8217;autres personnes qui produisaient des podcasts, et certains émissions dans le même esprit que la mienne ont commencé à apparaître à cette époque. On ne peut pas vraiment dire que j&#8217;ai tissé des liens très étroits avec les auditeurs, du moins pas autant que je l&#8217;aurais voulu. J&#8217;ai reçu des commentaires par ci par là, et j&#8217;ai même rencontré certaines auditeurs qui sont devenus de vrais amis, mais l&#8217;essentiel des gens écoute mon émission de façon anonyme.</p>
<p>D&#8217;après les statistiques de mon serveur, 300 personnes sont à l&#8217;écoute chaque semaine, et sur ce total, je dois avoir 1 à 2 commentaires. Mais c&#8217;est quelque chose que je peux tout à fait comprendre. Moi même je suis souvent trop occupé pour fouiller chaque site sur lequel je surfe. Je pourrais probablement accroître mon audience en me faisant connaître par le bouche-à-oreille ou la publicité, mais je pense que les gens qui tombent sur mon émission apprécient ce côté la. Si ténue que soit la relation entre les auditeurs et moi, de temps à autre je reçois un commentaire particulièrement enthousiaste, et c&#8217;est ce genre de message qui suffit à entretenir mon intérêt et ma motivation à faire de nouvelles émissions.</p>
<p><strong><img class="alignnone" title="agns3" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/AGNS5.jpg" alt="" width="500" height="386" /></strong></p>
<p><strong>Quelles ont été les réactions des groupes dont tu as diffusé la musique ?</strong></p>
<p>Jusqu&#8217;à maintenant, les groupes ont tous réagi de façon positive. Aucun d&#8217;entre eux ne m&#8217;a posé de problèmes, et la plupart qui ont entendu leurs morceaux passer dans l&#8217;émission m&#8217;ont manifesté leur reconnaissance. Je reçois d&#8217;ailleurs des CD promo et des MP3 afin de les diffuser dans l&#8217;émission et, quand ceux-ci me paraissent appropriés, je les inclus dans l&#8217;émission, en général en ajoutant une dédicace à leur intention.</p>
<p><strong>Peux-tu nous expliquer à quoi ressemble une de tes émissions ?</strong></p>
<p>Concernant AGNS il y a pour ainsi dire deux types d&#8217;émissions : une programmation normale, sans fil conducteur particulier, à l&#8217;image de ce que l&#8217;on entend dans une émission classique de radio. Et il existe aussi des émissions à thème. Cela peut être le style musical, des similitudes entre groupes, voire même des paroles de chansons traitant d&#8217;un sujet commun <em>[comme la très bonne émission consacrée à</em> <a href="http://agns.libsyn.com/index.php?post_id=178259" target="_blank"><em>Ronald Reagan</em></a><em>]</em>. Ou tout simplement un délire, comme celle composée entièrement de chansons de groupes comportant « No » dans leur nom. Dernièrement j&#8217;ai commencé à faire des émissions consacrées à des maisons de disque spécifiques, toutes les chansons de l&#8217;émission étant issues d&#8217;un seul label. J&#8217;espère que, d&#8217;une certaine manière, cela apporte à l&#8217;émission une valeur informative, tout en restant agréable à écouter.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QvM4MH_VnsQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QvM4MH_VnsQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Comment décides-tu de la programmation ?</strong></p>
<p>En général, ce sont les émissions normales qui me donnent le plus de fil à retordre. D&#8217;habitude je construit le déroulement de l&#8217;émission durant la semaine, écoutant mon iPod sur mode aléatoire lorsque je suis au volant, devant mon ordinateur ou quand je cuisine. Je sélectionne alors les chansons qui sortent du lot. J&#8217;essaie également de me servir de matériels récents &#8211; des disques que je viens d&#8217;acheter ou venant d&#8217;être édités &#8211; ou tout simplement des chansons que je veux écouter à cet instant. J&#8217;essaie autant que possible que le déroulement de l&#8217;émission soit le plus fluide, c&#8217;est ce que je garde toujours à l&#8217;esprit. Quand j&#8217;écoute de la musique désormais, c&#8217;est un peu comme si je faisais déjà une sélection des morceaux pour mon émission.</p>
<p>Les émissions à thème sont plus faciles à faire d&#8217;habitude. Une fois que j&#8217;ai décidé du sujet, les chansons viennent d&#8217;elles-mêmes. Trouver de nouvelles idées est devenu en revanche un défi. Je dois approcher désormais des 100 émissions de ce type et trouver de nouveaux thèmes n&#8217;est pas simple. Heureusement, je reçois des suggestions de la part d&#8217;auditeurs ou d&#8217;amis, ce qui me facilite la tâche.</p>
<p><strong>Et pour l&#8217;enregistrement, comment cela se passe t-il ?</strong></p>
<p>Enregistrer est souvent la partie la plus simple. J&#8217;utilise un logiciel audio pour importer les MP3 sur une « time-line », puis j&#8217;enregistre mes interventions à part et je les place aux endroits souhaités. Enregistrer ces parties peut devenir ennuyeux, n&#8217;étant pas un animateur sûr de moi. Une fois que l&#8217;ensemble de l&#8217;émission est monté, avec chansons et commentaires, je n&#8217;ai plus qu&#8217;à exporter le fichier au format MP3 et à l&#8217;uploader sur le serveur, de manière à ce que le public puisse le télécharger ou l&#8217;écouter en streaming sur la web radio du site ou sur <a href="http://www.myspace.com/agns">Myspace</a>.</p>
<p><strong><img class="alignnone" title="agns4" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/AGNS2.JPG" alt="" width="518" height="389" /></strong></p>
<p><strong>Est-ce que tu penses qu&#8217;Internet a aidé le punk-hardcore à se faire connaître ? Et, plus généralement, as tu vu un changement de perception de ce genre musical depuis que tu as commencé tes émissions ?</strong></p>
<p>Connaissant cette musique et cette sous-culture depuis plus de 15 ans maintenant, je me rends mieux compte désormais, grâce à Internet, de l&#8217;immensité de cette communauté. Avant internet, on avait seulement une vague idée du nombre de jeunes impliqués dans cette scène, du nombre de groupes ou de concerts se déroulant dans des salons ou des sous-sols. Ces aperçus provenant de fanzines, comme <a href="http://maximumrocknroll.com/mainpage/index.html" target="_blank">Maximum Rock&#8217;n Roll</a> <em>[l'un des fanzines punk les plus reconnus aux Etats-Unis]</em> ou d&#8217;autres plus petites parutions.</p>
<p>Internet a permis de connecter entre elles toutes ces poches de gens qui avaient les mêmes centres d&#8217;intérêt, et cela a réellement créé des dynamiques que je n&#8217;aurais jamais pu envisager. Je n&#8217;aurais jamais pu penser par exemple pouvoir écouter des groupes comme ceux diffusés sur AGNS sur une radio ou un autre média de masse. Il y a des communautés entières de blogs musicaux qui mettent à disposition des musiques oubliées ou qui ne sont plus éditées, et les nouvelles générations n&#8217;y auraient jamais eu accès sans cela.</p>
<p>Des émissions radio sur internet comme AGNS, <a href="http://www.radioschizo.com/" target="_blank">Radio Schizo</a>, <a href="http://maximumrocknroll.com/radio/" target="_blank">MRR Radio</a>, <a href="http://statecontrol.blogspot.com/" target="_blank">State Control</a> ou d&#8217;autres, même si elles n&#8217;ont probablement pas agrandi l&#8217;audience du punk et du hardcore, ont en revanche permis de faire connaître de nombreux groupes, anciens ou nouveaux.  Et j&#8217;espère qu&#8217;AGNS joue en partie ce rôle d&#8217;information auprès de la communauté punk et hardcore.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/SXZYKe5twAU?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/SXZYKe5twAU?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Pour terminer cette interview, pourrais-tu, pour ceux qui voudraient découvrir le punk-hardcore, nous citer 5 groupes que tu considères comme incontournables ?</strong></p>
<p>Cinq indispensables ? Bon, ce n&#8217;est que mon avis mais le voici : <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/minor-threat" target="_blank">Minor Threat</a>,<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Circle_Jerks" target="_blank">The Circle Jerks</a>, <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/glenn-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/" target="_blank">Black Flag</a> et <a href="http://web.mac.com/erposner1/MDC/MDC_PUNK.html" target="_blank">MDC</a>. Ce sont ces groupes qui m&#8217;ont accroché dès le début et qui m&#8217;ont donné envie de découvrir le hardcore et tous les autres groupes.</p>
<p><strong>Et à quand une émission dédiée au punk-hardcore français ?</strong></p>
<p>*Rires* <em>[cela fait un moment que je le harcèle à ce sujet]</em>. Cela n&#8217;est pas encore programmé mais j&#8217;y travaille. J&#8217;essaie pour le moment d&#8217;engranger du matériel tout en travaillant sur les émissions à thèmes. J&#8217;ai encore beaucoup d&#8217;émissions à arranger mais celle consacrée à la France viendra bientôt, j&#8217;en suis sûr !</p>
<p><strong>Edit :</strong> Mike a tenu parole est c&#8217;est<a href="http://agns.libsyn.com/index.php?post_id=559398" target="_blank"> ici</a> que ca s&#8217;écoute, avec au programme Les Thugs, La Fraction ou Heimat Los</p>
<p><strong>Propos recueillis par Gwendal </strong></p>
<p><strong>Photos et flyers : Mike d&#8217;All Go No Slow</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le petit guide sur George Orwell</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 14:45:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
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		<description><![CDATA[Fidèle à la mission de vous faire visiter le cerveau dément de Gwen les splendeurs de ce monde, il fallait bien incorporer Orwell à l’oeuvre centrifugueuse. Car ce chic type fut une inspiration pour votre serviteur pendant ses vertes années. Quand j’imaginais le journalisme comme une aventure, faite de sueur et d’engagement. Depuis, l’âge et le CUEJ aidant, je sais que je ne serai jamais un journaliste total, de la trempe des Joseph Kessel, Gunther Walraff et autres Robert Namias. Mais je m’accroche toujours à cet horizon du journalisme total et, bien installé derrière mon écran, voila que je me décide à ouvrir une porte vers le monde d’Orwell. Après vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fidèle à la mission de vous faire visiter <del>le cerveau dément de Gwen</del> les splendeurs de ce monde, il fallait bien incorporer Orwell à l’oeuvre centrifugueuse.</strong> Car ce chic type fut une inspiration pour votre serviteur pendant ses vertes années. Quand j’imaginais le journalisme comme une aventure, faite de sueur et d’engagement. Depuis, l’âge  <a class="simple-footnote" title="Et le CUEJ" id="return-note-3648-1" href="#note-3648-1"><sup>1</sup></a> aidant, je sais que je ne serai jamais un journaliste total, de la trempe des Joseph Kessel, Albert Londres et autres Robert Namias. Mais je m’accroche toujours à cet horizon et, bien installé derrière mon écran, voila que je me décide à ouvrir une porte vers le monde d’Orwell. Après vous.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wlQNpT4x-vQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wlQNpT4x-vQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Je dois faire un papier sur Orwell.</strong> Point de débat à cela, si ce n’est celui qui fait rage depuis des années entre ma personne et ma flemme légendaire quant à une date de publication précise. Restait cependant un défi de taille dans mon esprit : <strong>ne pas vous parler de <em>1984</em> ou de <em>La ferme des animaux</em>.</strong></p>
<p><strong>Deux chefs d’oeuvres, il faut en convenir</strong>  <a class="simple-footnote" title="Et si vous ne les avez pas lus : à la librairie la plus proche, vite !" id="return-note-3648-2" href="#note-3648-2"><sup>2</sup></a>. Mais comme à peu près tout le monde en convient déjà, quel intéret à en reparler ici sur Centrifugue ? Aucun, à mon sens. Ou alors vite fait, pour la forme, en vous conseillant de regarder deux adaptations de ces ouvrages :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Z4rBDUJTnNU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Z4rBDUJTnNU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Film sympathique de Michael Radford, avec le classieux John Hurt. Rien de fulgurant (Brazil reste toujours la meilleure adaptation de l&#8217;univers orwellien au cinéma à mon goût) mais il a l&#8217;avantage de rester fidèle au bouquin.</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PKBGkpZotXw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PKBGkpZotXw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>L&#8217;adaptation en dessin animé par John Halas et Joy Batchelor. Pas encore eu le temps de le regarder mais, même si l&#8217;animation doit être un peu datée (1954 oblige), le film a l&#8217;air d&#8217;avoir de bons échos. (Les parties suivantes se trouvent sur Youtube)</em></p>
<p><strong>La tarte à la crème orwellienne étant évacuée, je préfère donc vous faire faire une petite visite de la périphérie.</strong> Et quoi de mieux que de vous parler un peu de ses autres ouvrages, tout aussi recommandables.</p>
<h1>Conseils de lecture</h1>
<h2>Une histoire birmane</h2>
<p><strong><img class="alignleft" title="histoirebirmane" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/histoirebirmanecouv.jpg" alt="" width="182" height="300" />Publié en 1934, ce roman s’inspire de l’expérience d’Orwell en tant que fonctionnaire britannique en Birmanie,</strong> de 1922 à 1928. Outre son talent à dépeindre les lieux, les paysages et la vie quotidienne, <em>Une histoire birmane</em> marque les débuts de la prise de conscience politique d’Orwell.</p>
<p>C&#8217;est à la suite de ce séjour en Birmanie qu&#8217;il écrira aussi <em><a href="http://orwell.ru/library/articles/elephant/english/e_eleph" target="_blank">Comment j&#8217;ai tué un éléphant</a></em> qui, lui aussi, décortique les mécanismes de l’oppression que subissent les peuples colonisés. Le vernis de l’Empire britannique commence à s’effriter.</p>
<p>Si vous avez le temps avant de vous plonger dedans, vous pouvez lire <a href="http://ia700409.us.archive.org/21/items/KeckAnotherLookAtBurmeseDays/Keckff.pdf" target="_blank">cette analyse (en anglais) par Stephen L. Keck</a> qui a l’avantage de replacer le livre dans son contexte. Ou <a href="http://www.sielec.net/pages_site/FIGURES/sevry%20orwel.htm" target="_blank">cet article de Jean Sevry</a>, professeur à l&#8217;Université de Montpellier, sur la question coloniale chez Orwell.</p>
<h2>Dans la dèche à Paris et à Londres</h2>
<p><img class="alignleft" title="dansladeche" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/dansladechecouv.jpg" alt="" width="173" height="281" /><strong>Un livre qui reflète le mieux l’approche d’Orwell, à savoir comprendre et lutter contre ses préjugés de classe en se plongeant au plus près de son sujet,</strong> ici la pauvreté. Revenu de Birmanie, il va ainsi, de 1927 1931, vivre à Paris, travaillant comme serveur dans un restaurant, puis à Londres, comme clochard, cherchant au jour le jour nourriture et logement, travailleur ou précepteur.</p>
<p><strong>Du journalisme total</strong> (que n’aurait pas renié Steven) plaçant Orwell dans la lignée de Jack London  <a class="simple-footnote" title="Auteur du Talon de fer, contre-utopie qui -même si je n&#8217;ai pas eu encore le temps de le lire- ajoute un parallèle avec le livre qui parle de Big Brother" id="return-note-3648-3" href="#note-3648-3"><sup>3</sup></a> ou Charles Dickens. Et dont la force du récit ne s’émousse pas avec les années.</p>
<p>Par sa forme bien sûr. Pour preuve les succès plus récents de journalistes comme Gunter Wallraff avec <em>Tête de turc</em> (où l’auteur se fait passer pour un immigré turc) ou Florence Aubenas avec <em><a href="http://livre.fnac.com/a2768162/Florence-Aubenas-Le-quai-de-Ouistreham" target="_blank">Le Quai de Ouistreham</a></em>  <a class="simple-footnote" title="Clin d’oeil à l&#8217;ouvrage d’Orwell dont je parle plus bas, je suppose." id="return-note-3648-4" href="#note-3648-4"><sup>4</sup></a> (Six mois à enchainer les boulots précaires). Mais aussi par le fond, avec toujours ce sens aigu de la description qui ne nous épargne aucun détail, même le plus trivial. Bref un livre indispensable.</p>
<p>Et si vous voulez en savoir un peu plus, vous pouvez lire (en français), <a href="http://impassesud.joueb.com/news/dans-la-deche-a-paris-et-a-londres-george-orwell-1933" target="_blank">cet article de Françoise Leroi</a>.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 20px; font-weight: bold;">Le Quai de Wigan</span></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="quaiwigan" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/quaidewigancouv.jpg" alt="" width="176" height="285" />Travail de commande pour une maison d’édition sympathisante du mouvement socialiste,</strong> <em>Le Quai de Wigan</em> débute de la même manière que <em>Dans la dèche à Paris et à Londres</em> : une immersion dans le monde des mineurs, la description de leur conditions de travail et de logement tout comme le choc, voire la révulsion (notamment avec les odeurs) que peut éprouver l’auteur durant cette expérience. Cependant, dans la deuxième partie du livre, Orwell utilise son reportage comme point de départ à une analyse du mouvement socialiste en Angleterre.</p>
<p><strong>Ce travail de terrain lui permet de confirmer que le socialisme reste le meilleur moyen d’améliorer les conditions de vie du peuple.</strong> Mais il se fait également l’avocat du diable  <a class="simple-footnote" title="Cette partie du livre fut d’ailleurs très mal perçue par son éditeur Victor Gollanz, qui ajouta une préface pour atténuer les propos d’Orwell, puis republia l’ouvrage, sans l’accord de l’auteur, sans cette deuxième partie" id="return-note-3648-5" href="#note-3648-5"><sup>5</sup></a> en livrant une cinglante attaque envers ceux qui se revendiquent du socialisme.</p>
<p>Perpétuation des barrières de classes (confort de se revendiquer socialiste sans côtoyer le peuple), volonté de se démarquer à tout prix (quitte à se faire passer pour un original qui provoquera au mieux le sourire), culte de la machine et surtout perte de vue de l’idéal pratique (<em>la common decency</em>, à savoir tenter de réduire le plus possible les inégalités) au profit des grands discours.</p>
<p><strong>A propos du concept de <em>common decency</em>,</strong> mais pas seulement, je vous conseille les deux ouvrages du philosophe Jean Claude Michéa (<em>Orwell, anarchiste Tory</em> et <em>Orwell l’éducateur</em>) et, plus rapidement, vous pouvez lire <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article617" target="_blank">cet entretien mené par Elizabeth Levy</a> et publié dans le Magazine littéraire et <a href="http://pileface.com/sollers/article.php3?id_article=753" target="_blank">cet article d’Albert Gauvin</a>. Enfin, si vous souhaitez comprendre l’influence d’Orwell sur le cinéma réaliste anglais, c’est par ici avec <a href="http://www.lotus-mineral.com/frames/documents/orwell.pdf" target="_blank">la maitrise de Laurent Simon</a>.</p>
<h2>Hommage à la Catalogne</h2>
<p><strong><img class="alignleft" title="hommagecatalogne" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/hommagecatalognecouv.jpg" alt="" width="171" height="285" />Le morceau de bravoure d’Orwell.</strong> Alors que la guerre civile débute en juillet 1936, il décide de se rendre en Espagne en décembre pour y combattre le fascisme. Intégré au sein du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_d'unification_marxiste" target="_blank">POUM (Parti ouvrier d’unification marxiste)</a>, il part sur le front, où il sera gravement blessé à la gorge par le tir d’une balle ennemie. De retour à Barcelone, il assistera à la prise de pouvoir des staliniens et, le POUM déclaré illégal en mai-juin 1937, il devra s’enfuir en France avant de rejoindre l’Angleterre.</p>
<p>En dehors, encore une fois, du travail de reporter, vivant et saisissant, <em>Hommage à la Catalogne</em> est une pierre angulaire de l’oeuvre d’Orwell. <strong>La confrontation de ses idéaux au réel.</strong> Et le refus de tout totalitarisme, même s’il se pare des vertus du socialisme. C’est en observant le travail de propagande stalinien (qui transforme, pour l’opinion, francs tireurs anarchistes et troupes du POUM en complices du franquisme) qu’Orwell tirera la matière principale des deux ouvrages-cités-en-début-de-papier-mais-que-je-ne-citerai-pas-par-pure-figure-de-style.</p>
<p>Pour en savoir plus, je vous oriente vers <a href="http://www.florian-pennec.net/schizophrenic/index.php?post/2011/08/19/Hommage-%C3%A0-la-Catalogne-de-Georges-Orwell-(Roman-sur-la-guerre-d-Espagne%2C-1938)" target="_blank">ce papier de Florian Pennec sur Schizophrenic</a> ainsi que <a href="http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=80979&amp;date=1309529473" target="_blank">cette émission diffusée sur France Inter</a>.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xanwz2" frameborder="0" width="480" height="276"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xanwz2_land-and-freedom-bande-annonce-vost_shortfilms" target="_blank">Land and Freedom &#8211; Bande annonce Vost FR</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/_Caprice_" target="_blank">_Caprice_</a></em><br />
<em>Je vous conseille également Land and Freedom de Ken Loach, qui s&#8217;inspire d&#8217;Hommage à la Catalogne (Et resouligne le lien entre Orwell et le courant cinématogrphique du réalisme social anglais</em></p>
<h2>Et vive l&#8217;aspidistra ! et Un peu d&#8217;air frais</h2>
<p><strong><img class="alignleft" title="aspidistra" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/aspidistracouv.jpg" alt="" width="172" height="285" />Terminons cette fiche de lecture par deux bouquins qu’on pourrait juger mineurs :</strong> <em>Et vive l’aspidistra !</em> et <em>Un peu d’air frais</em>. Tout comme <em>Une fille de pasteur</em>, <em>Et vive l’aspidistra !</em> n’est pas un grand ouvrage. Orwell, avec le recul, explique d’ailleurs que ces livres lui ont surtout permis de manger. Mais il reste une lecture des plus agréables, par sa <strong>peinture acide de la petite bourgeoisie anglaise, et surtout de la figure de l’artiste.</strong> En quête de pureté, Gordon Gomstock quitte une bonne situation pour se consacrer, grâce à son talent pour l&#8217;écriture, à la poésie. Mais il est bien vite tenaillé par la nécessité de vivre de son art. Cette recherche pourrissant peu à peu ses relations.</p>
<p>Ce récit a l’intérêt, outre quelques parallèles avec les débuts difficiles d’Orwell, de souligner l’humour et la prise de recul de l’auteur des deux-livres-dont-promis-je-ne-redonnerai-pas-le-nom.</p>
<p>Pour en savoir plus, vous pouvez lire <a href="http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=2535" target="_blank">le papier de Christophe Ono-dit-Bio sur Chronicart</a> (qui a d’ailleurs réalisé plusieurs chroniques des autres livres d’Orwell). A noter enfin que le livre a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par Robert Bierman, avec Helena Bonham Carter, en 1997. Pas encore eu le temps de la regarder, mais vous pouvez le faire sur Youtube :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DyyE0yqZ3Ms?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/DyyE0yqZ3Ms?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em><img class="alignleft" title="airfrais" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/airfraiscouv.jpg" alt="" width="151" height="257" />Un peu d’air frais</em>, quant à lui, souffre d’avoir été publié entre les deux monuments que sont <em>Hommage à la Catalogne</em> et <em>La ferme des animaux</em>  <a class="simple-footnote" title="Zut, raté !" id="return-note-3648-6" href="#note-3648-6"><sup>6</sup></a>. L’histoire se situant d’ailleurs juste avant les débuts de la Seconde Guerre mondiale. Nous suivons ainsi Georges Bowling, la quarantaine, incarnation de la classe moyenne anglaise.</p>
<p><strong>Tout comme <em>Et vive l’Apidistra !</em>, le texte est bourré d’humour mais on sent surtout poindre la nostalgie d’une vie simple</strong>, un peu idyllique. Une vie en sursis à la veille de la guerre. Un monde qui sera balayé par la violence et la machine. Par ces hommes qui “<em>parlent par balles et pensent par slogans</em>”.</p>
<p>Et pour un peu plus d’infos, direction à nouveau vers <a href="http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=2449" target="_blank">la chronique de Christophe Ono-dit-Bio</a>.</p>
<h1>Orwell sur le net</h1>
<p>Histoire de poursuivre le voyage, voici une <strong>petite liste de liens sur les internettes</strong> qui devraient vous permettre de faire le (grand) tour du sujet :</p>
<p>- Un site incontournable : <a href="http://www.george-orwell.org/" target="_blank">George Orwell.org</a>. L’intégralité de ses oeuvres y sont consultables en anglais. Vous pouvez sinon les trouver sur <a href="http://www.netcharles.com/orwell/" target="_blank">ce site très complet</a> qui comporte études, liens et documents iconographiques.</p>
<p>- Un autre site très intéressant : <a href="http://george-orwell-essays.com/orwell_list00.html" target="_blank">George Orwell Essays</a>, qui regroupe de nombreuses études littéraires. Et n’oublions pas ce très joli projet débuté en 2008 : <a href="http://orwelldiaries.wordpress.com/ " target="_blank">Orwell Diaries</a>. Soit la publication, date pour date, mais 70 ans après, de son journal personnel. J’ai eu l’occasion de lire deux ou trois volumes de sa traduction éditée par l’Enclyclopédie des nuisances et c’est une lecture chaudement recommandée (surtout pour ceux qui ont lu tous ses livres et qui en veulent plus :) )</p>
<p>Deux autres sites enfin, au contenu plus actuel :<br />
- <a href="http://www.orwelltoday.com/" target="_blank">Orwell today</a> qui offre une revue de presse et tresse des parallèles entre notre beau monde et celui de Entre-1983-et-1985  <a class="simple-footnote" title="Haha, je me suis pas fait avoir cette fois !" id="return-note-3648-7" href="#note-3648-7"><sup>7</sup></a><br />
- <a href="http://souriez.info/Ecoutez-les-amis-d-Orwell" target="_blank">Les amis d’Orwell</a>, émission bimensuelle diffusée sur Radio libertaire, et qui aborde des sujets aussi variés que la vidéo-surveillance, le “poliçage” de notre société ou les nanos-technologies.</p>
<p>Sur ce, je vous salue bien bas et rappelez-vous que, comme disait ce bon vieux Eric Blair :</p>
<blockquote><p>“ Le véritable ennemi, c’est l’esprit réduit à l’état de gramophone, et cela reste vrai que l’on soit d’accord ou non avec le disque qui passe à un certain moment”</p></blockquote>
<p>En vous remerciant</p>
<p><strong>Illustration (<a href="http://orwell.ru/bio/gallery/img/_0043w.jpg" target="_blank">d&#8217;après photo</a>), texte : Gwen</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3648-1">Et le CUEJ <a href="#return-note-3648-1">&#8617;</a></li><li id="note-3648-2">Et si vous ne les avez pas lus : à la librairie la plus proche, vite ! <a href="#return-note-3648-2">&#8617;</a></li><li id="note-3648-3">Auteur du Talon de fer, contre-utopie qui -même si je n&#8217;ai pas eu encore le temps de le lire- ajoute un parallèle avec le livre qui parle de Big Brother <a href="#return-note-3648-3">&#8617;</a></li><li id="note-3648-4">Clin d’oeil à l&#8217;ouvrage d’Orwell dont je parle plus bas, je suppose. <a href="#return-note-3648-4">&#8617;</a></li><li id="note-3648-5">Cette partie du livre fut d’ailleurs très mal perçue par son éditeur Victor Gollanz, qui ajouta une préface pour atténuer les propos d’Orwell, puis republia l’ouvrage, sans l’accord de l’auteur, sans cette deuxième partie <a href="#return-note-3648-5">&#8617;</a></li><li id="note-3648-6">Zut, raté ! <a href="#return-note-3648-6">&#8617;</a></li><li id="note-3648-7">Haha, je me suis pas fait avoir cette fois ! <a href="#return-note-3648-7">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le (tout) petit guide de la musique indienne</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 08:17:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si le précédent guide sur le trip-hop pouvait aider un tant soit peu à cerner ce courant musical, en faire de même pour la musique indienne est un pari perdu d'avance. Entre la production pléthorique de Bollywood et la tradition musicale multiséculaire, autant résumer la musique classique sur un post-it. Mais comme votre serviteur aime les causes perdues, voici tout de même quelques sites et artistes qui vous permettront de découvrir un peu mieux cette musique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si le <a href="http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-internet-du-trip-hop/" target="_blank">guide sur le trip-hop</a> pouvait aider un tant soit peu à cerner ce courant musical, en faire de même pour la musique indienne est un pari perdu d&#8217;avance.</strong> Entre la production pléthorique de Bollywood et la tradition musicale multiséculaire, autant résumer la musique classique sur un post-it. Mais comme votre serviteur aime les causes perdues, voici tout de même quelques sites et artistes qui vous permettront de découvrir un peu mieux cette musique.</p>
<p><img class="alignleft" title="indesage" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/zikinde2.jpg" alt="" width="399" height="800" /><strong>Pour avoir un aperçu de la diversité musicale indienne, des sites francophones sont à votre disposition.</strong> <a href="http://musique.indienne.free.fr/" target="_blank">La musique indienne</a> est un bon site d&#8217;introduction aux différents genres musicaux traditionnels. Il propose également une discographie sélective et des liens. Ceux qui souhaitent approfondir le sujet et ont de bonnes bases musicales peuvent se tourner vers le site de <a href="http://moutal.eu/" target="_blank">Patrick Moutal</a>, qui regorge d&#8217;articles poussés ainsi que de vidéos sur les chanteurs et musiciens (Attention, il vous faudra consulter le site via internet explorer, Firefox ne semble pas gérer la présentation)<em>.</em></p>
<p><em> </em>Autre site d&#8217;un <a href="http://o.dezeustre.free.fr/" target="_blank">passionné</a> qui vous permettra, grâce à sa discographie commentée, de dépasser les artistes les plus connus en Europe (mais pas forcement les plus talentueux). Le site (en anglais) de South Asian Women&#8217;s Forum possède également <a href="http://www.sawf.org/music/articles.asp?pn=Music" target="_blank">une section</a> regroupant des nombreux articles sur la musique indienne ainsi que des interviews.</p>
<p><strong>Concernant les disque</strong>s, les collections dirigées par <a href="http://www.alaindanielou.org/-Inde,36-.html" target="_blank">Alain Danielou</a>, indianiste et musicologue, pour le compte de l&#8217;Unesco sont plus qu&#8217;indiquées.</p>
<p>Mais vous pouvez tout aussi bien écouter directement des morceaux depuis votre ordinateur. Une section du site <a href="http://surasa.net/music/toli-telugu/" target="_blank">Surasa</a> vous propose ainsi les premiers enregistrements d&#8217;artistes indiens. Le site <a href="http://www.papuyar.com/music/category/view/2/indian" target="_blank">Papuyar</a> ainsi que l&#8217;incontournable <a href="http://www.musicindiaonline.com/" target="_blank">Musicindiaonline</a> vous donnent accès également à des milliers d&#8217;artistes.</p>
<p>Ceux qui préfèrent éviter des recherches trop fastidieuses peuvent sinon écouter le <a href="http://www.parisdjs.com/index.php/post/Loik-La-Sono-Mondiale-Vol_1" target="_blank">mix</a> de <a href="http://www.myspace.com/loikdury" target="_blank">Loik Dury</a> (qui était en charge de la programmation sur Radio Nova) consacré à l&#8217;Inde sur le site Parisdjs. Groovy au possible. Ou tout simplement se brancher sur <a href="http://www.radionimbooda.com/" target="_blank">Fréquence India</a>, une radio francophone dédiée à la musique indienne et de Bollywood.</p>
<p><strong>Impossible d&#8217;ailleurs de ne pas faire un petit crochet par ce studio de cinéma mythique</strong>, dont la production de comédies musicales, et donc de chansons, a de quoi donner le vertige. Là encore, en embrasser toutes les facettes ici est vain mais l&#8217;on peut quand même citer deux des plus grandes chanteuses indiennes, <a href="http://asha-bhosle.tripod.com/" target="_blank">Asha Bhosle</a> et <a href="http://gaurav-kumar.tripod.com/" target="_blank">Lata Mangeshkar</a>, dont les chansons se comptent par dizaines de milliers.</p>
<p><em>Piya Tu Ab To Aaja</em>, tiré du film <em>Caravan</em> avec Asha Boshle prêtant sa voix à Asha Parekh<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dX-gSSLmxUU&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/dX-gSSLmxUU&amp;hl=fr&amp;fs=1" /></object></p>
<p><em>Aa Dekhen Zara,</em> tiré du film <em>Rocky</em>, Lata Mangeshkar prêtant sa voix à Reena Roy (attention les yeux)<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/eJglcQFTITo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/eJglcQFTITo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Mentionnons également leur pendant masculin qu&#8217;est Mohd <a href="http://www.mohdrafi.com/" target="_blank">Rafi</a>, vedette du playback dans le cinéma indien durant plus de 40 ans.</p>
<p><strong>Et la musique actuelle dans tout ca ?</strong> Le premier groupe venant à l&#8217;esprit est bien entendu <a href="http://www.asiandubfoundation.com/" target="_blank">Asian Dub Foundation</a> qui a réussi (en particulier les premiers albums avec le chanteur Deeder Zaman), un parfait mélange de ragga, breakbeat, punk et d&#8217;influences indiennes.</p>
<p>Les amateurs d&#8217;ambiance atmosphérique se tourneront vers <a href="http://www.talvinsingh.com/" target="_blank">Talvin Singh</a> tandis que les nostalgiques de Public Enemy devraient apprécier le groupe de fusion <a href="http://www.fun-da-mental.co/" target="_blank">Fun-Da-Mental</a>. Et si le coeur vous en dit, vous pourrez même dénicher du « Bhangramuffin » ou de l&#8217; « acid bhangra ». Les classiques se prêtent également très bien aux remixes, pour preuve le <em>Yogi</em> de Punjabi MC (disponible dans l&#8217;excellente compilation <a href="http://www.discogs.com/Various-Asian-Vibes/release/1425958" target="_blank">Asian Vibes</a>, aux côtés d&#8217;artistes comme Asian Dub Foundation ou <a href="http://www.dubsyndicate.com/" target="_blank">Dub Syndicate</a>) :</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-iqScVh5jRA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-iqScVh5jRA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Edit :</strong> A signaler, l&#8217;album d&#8217;<a href="http://www.myspace.com/enduser" target="_blank">Enduser</a>, <em>Bollywood Breaks</em>. Pour ceux qui sont intrigués par le mélange musique indienne &#8211; breakcore, ca se lance juste en bas</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_UhTf_RPWIQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/_UhTf_RPWIQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Vous voila désormais armés pour aller jusqu&#8217;à Katmandou ou Goa. Bonne route !<br />
<strong>Texte et dessin : Gwendal </strong><br />
<strong>Photo : Michel</strong></p>
<p><strong>En bonus</strong>, quand Bollywood adapte <em>Thriller</em> de Mickael Jackson, le mélange est détonant (extrait du film <em>Donga</em> avec l&#8217;acteur Chiranjeevi) :</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/x81iip6psks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/x81iip6psks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Edit :</strong> et j&#8217;oubliais de parler de l&#8217;excellente compilation <a href="http://www.wegofunk.com/Sitar-Beat-!-Indian-style-heavy-funk-vol-1_a784.html" target="_blank">Sitar Beat</a> qui mélange funk et musique indienne</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Bwitologie : le requin (2/2)</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 08:52:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deuxième partie de l’exposé du professeur Graznok consacré au requin. Figure incontestée et incontestable dans le domaine pointu de la bwitologie, notre cher professeur, après avoir soulevé les caractéristiques si particulières de cette bêêêête, se penche sur l’image que s'en fait l'homme. Des iles Hawaï au Golfe de Guinée, du chef d’oeuvre cinématographique au nanar de compétition, plongez avec lui dans notre inconscient collectif !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deuxième partie de l’exposé du professeur Graznok consacré au requin.</strong> Figure incontestée et incontestable dans le domaine pointu de la <a href="http://centrifugue.fr/category/bwitologie/" target="_blank">bwitologie</a>, notre cher professeur, <a href="http://centrifugue.fr/2011/bwitologie-le-requin-12/" target="_blank">après avoir soulevé les caractéristiques si particulières de cette bêêêête</a>, se penche sur l’image que s&#8217;en fait l&#8217;homme. Des iles Hawaï au Golfe de Guinée, du chef-d’oeuvre cinématographique au nanar de compétition, plongez avec lui dans notre inconscient collectif !</p>
<h1>Le requin, entre crainte et respect</h1>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 249px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/5041858089/" target="_blank"><img title="requinpolynesie" src="http://farm5.static.flickr.com/4152/5041858089_672a83b46e.jpg" alt="" width="239" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Exemple de représentation du requin en Polynésie</p></div>
<p><strong>Pour débuter, quoi de mieux que de vous entretenir de peuplades qui connaissent le mieux la bêêête ? </strong>La place du requin dans la culture océanienne est à ce titre des plus importantes. Avec le poisson comme ressource principale de nourriture,  il est nécessaire de s&#8217;aventurer dans le domaine du requin. Et pas question de faire le mariole avec lui. Il est sacré et toute offense pourrait entrainer la disparition de la ressource.</p>
<p><strong>Dans les iles Tonga, les habitants d’Eue’iki pratiquent ainsi une pêche rituelle au requin.</strong> Je vous laisse lire <a href="http://www.abc.net.au/ra/pacific/people/shark.htm" target="_blank">ce témoignage de Tevita Kavafolau</a>, ancien pêcheur, pour le détail mais l’animal ainsi capturé (au noeud coulant) était interdit à la vente et partagé selon un ordre hiérarchique, le chef du village étant le premier sur la liste.</p>
<p><strong>Ce respect mêlé de crainte pour le requin se retrouve également dans la culture hawaienne</strong> avec la déesse Ka&#8217;ahupahau et son frère Kahi&#8217;uka. Ils étaient considérés comme les gardiens de la baie de Pu’loa, protégeant les pêcheurs et ramasseurs de perles des attaques des autres requins.</p>
<p><strong>En 1908, les Américains débuteront la construction d’une base navale à Pu’loa, désormais appellée Pearl Harbor.</strong> Mais en 1914, à l’endroit même ou la déesse Ka&#8217;ahupahau était censée se reposer, la forme de radoub fut détruite par des secousses dans le sol. Tremblements de terre ou déesse rendue furieuse par cette intrusion ? A vous de voir.</p>
<p>En attendant, vous pouvez en savoir un peu plus sur Ka&#8217;ahupahau en lisant cet article sur <a href="http://apdl.kcc.hawaii.edu/~oahu/stories/ewa/kaahupahau.htm " target="_blank">Asia Pacific Digial Library</a>. Et voici une <a href=" http://www.to-hawaii.com/legends/nanaue.php" target="_blank">légende hawaienne sur Ka-moho-alii, le roi des requins</a>.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 410px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6109987232/" target="_blank"><img class=" " title="africansharkmask1" src="http://farm7.static.flickr.com/6063/6109987232_b081aef78c.jpg" alt="" width="400" height="378" /></a><p class="wp-caption-text">Masque de requin de l&#39;ethnie Bidjogo, originaire de Guinée Bisau.</p></div>
<p><strong>Autre région du monde farcie de requins, le Golfe de Guinée en Afrique</strong> accorde un rôle similaire de gardien, d’esprit des eaux. Et l’on retrouve la <a href="http://www.southcarolinasharkfishing.com/10-most-dangerous-places-for-shark-attacks" target="_blank">pratique de la chasse rituelle</a>, avec des chants pour attirer le requin qui assurera une bonne pêche.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 317px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6104596038/" target="_blank"><img title="africansharkmask2" src="http://farm7.static.flickr.com/6192/6104596038_f24d0fc6a6.jpg" alt="" width="307" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Autre exemple de masque africain symbolisant le requin. Je n&#39;ai en revanche pas d&#39;infos sur son origine.</p></div>
<p><strong>En dépit de recherches incessantes, j’ai trouvé malheureusement peu de récits africains sur le requin,</strong> <a href="http://www.fairytalesoftheworld.com/fairy-tales/african-stories/Monkey-and-the-shark.html" target="_blank">si ce n’est ce conte</a> mettant en scène le requin dans le role du berneur-berné. Mais, à la fin du XIXe siècle, <a href="http://www.bahamasissues.com/~marcusga/wmview.php?ArtID=452." target="_blank">le roi béninois Behanzin, surnommé Hossu Bowelle (Le “roi requin”)</a> fut l’un des plus craints dans la région. Ayant droit de vie et de mort sur ses sujets, la vénération dont il était l’objet atteignait un tel point que sa salive ne devait pas toucher terre. Pourvu en armes par les Allemands, il tint tête pendant quatre ans face à l’armée française, fort de 25000 guerriers <a href="http://boingboing.net/2011/09/26/women-warriors-of-west-africa.html" target="_blank">dont 5000 femmes qui constituaient un corps d’élite</a>.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/2757306580/" target="_blank"><img title="Cipactli" src="http://farm4.static.flickr.com/3072/2757306580_5c67f69d46.jpg" alt="" width="500" height="228" /></a><p class="wp-caption-text">Le dieu aztèque Cipactli sous sa forme de requin, avec sa nageoire caudale caractéristique.</p></div>
<p><strong>Et en Amérique me direz vous ? Et bien c’est un peu le même topo : on déconne pas avec le requin.</strong> Chez les Aztèques on le retrouve sous la forme de Cipactli, monstre prenant également la forme d’un serpent ou d’un crocodile. Lors de la création du monde, les dieux partirent à la recherche de la créature dans la mer primitive, la capturèrent et la déchirèrent en deux. Une partie de Cipactli forma notre terre et l’autre les cieux. Pour plus d’infos, allez lire <a href="http://www.flmnh.ufl.edu/fish/organizations/ssg/sharknews/sn14/shark14news7.htm" target="_blank">cet article de Matthew T. McDavitt</a>.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 372px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6140435141/" target="_blank"><img title="sharkmaskhudson" src="http://farm7.static.flickr.com/6065/6140435141_cfaa8fa5d7.jpg" alt="" width="362" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Masque de requin sculpté par l&#39;artiste américain John C. Hudson.</p></div>
<p>La peur engendrée par le requin est cependant habilement retournée par certaines <a href="http://www.starstuffs.com/animal_totems/dictionary_of_wateranimals.html" target="_blank">tribus amérindiennes</a>. <strong>L’animal y est vu comme un totem d’ombre</strong>, celui qui rassemble tous nos peurs les plus fortes (celle du sang, des profondeurs, de l’obscurité, d’être dévoré, de la mort tout simplement). Arriver à y faire face permet de s’en faire un allié. Maitrisant ses émotions, suivant ses instincts, toujours en mouvement : avoir le requin comme totem permet ainsi de naviguer sans peur dans les eaux de la vie.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 358px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6108982019/in/photostream/" target="_blank"><img title="sharkmask2" src="http://farm7.static.flickr.com/6187/6108982019_5816505a95.jpg" alt="" width="348" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Autre exemple de masque de requin amérindien, sculpté par Russel Williams</p></div>
<p><strong>L’un des mythes les plus étonnants concernant le requin reste sans nul doute celui des glossopètres</strong> (Lire àce propos <a href="http://www.elasmo-research.org/education/evolution/glossopetrae.htm" target="_blank">l&#8217;article sur Reefquest Center for Shark Research</a>). Le naturaliste romain Pline l’Ancien fut l’un des premiers à découvrir ces étranges “langues de pierre” (en latin) qui, selon lui, tombaient du ciel lors des éclipses de lune. Lors de la Renaissance, leurs origines se modifièrent : elles étaient des langues de dragon ou de serpents, coupées par Saint Paul lors qu’il vint à Malte (lieu où elles furent découvertes). Et pour rejoindre <a href="http://centrifugue.fr/2010/bwitologie-yokai-bakemono-et-autres-monstres-japonais/" target="_blank">le précédent article sur les Yokais</a>, ces glossopètres étaient considérées au Japon comme des serres de Tengu. <strong>Elles étaient utilisées en Europe notamment pour se protéger de la mort par poison</strong>, entrainant malheureusement la mode du collier en dent de requin. Mode que l’on retrouve encore actuellement en bord de plage, option moquette pectorale.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 323px"><img title="stenoshark" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/97/Stenoshark.jpg" alt="" width="313" height="472" /><p class="wp-caption-text">Une gravure présentée par Niels Stensen dans son compte-rendu de dissection.</p></div>
<p><strong>La véritable explication de l’origine de langues ne vint qu’en 1667, grâce au géologoque et anatomiste danois Niels Stensen.</strong> Il lui fut confié la mission de disséquer une tête de requin, pêché à Livourne et apportée à la cour de Florence. C’est lors de la dissection de l’animal que l’anatomiste se rendit compte de la similarité des dents de requin et de glossopètres dans leur forme et leur structure. La découverte de ce processus de fossilisation eu pour conséquence de reconsidérer l’âge de notre chère planète, vieille à l’époque de seulement quelques milliers d’années. <strong>Et de permettre l’apparition de disciplines comme la géologie et la paléontologie. </strong><strong>On dit merci qui ? Merci le requin !</strong></p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 510px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6104596184/" target="_blank"><img title="olausmagnusshark" src="http://farm7.static.flickr.com/6188/6104596184_b9fd98ec99.jpg" alt="" width="500" height="313" /></a><p class="wp-caption-text">Une des plus anciennes représentations du requin en Europe, par l&#39;écrivain et écclésiaste suédois Olaus Magnus.</p></div>
<p><strong>Comme nous sommes revenus en Europe, autant jeter un coup d’oeil à l’image du requin.</strong> Et le moins que je puisse dire est qu’elle n’est pas très glorieuse. Un animal dangereux dans un élément liquide tout aussi dangereux pour résumer. Et ce ne sont pas ces toiles qui diront le contraire :</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 614px"><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Watson_and_the_Shark" target="_blank"><img class=" " src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a3/Watsonandtheshark-original.jpg/755px-Watsonandtheshark-original.jpg" alt="" width="604" height="480" /></a><p class="wp-caption-text">Watson et le requin, peinture de John Singleton Copley, 1778. Brook Watson, la personne en fâcheuse situation, deviendra par la suite maire de Londres... avec un bout de jambe en moins.</p></div>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 593px"><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Gulf_Stream_(painting)" target="_blank"><img class="  " title="winslowshark" src="http://outfitnm.com/wp-content/uploads/Winslow-Homer911x%281%29.jpg" alt="" width="583" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">Le Gulf Stream, peinture d&#39;Homer Winslow, 1899. On retrouve une similitude entre le requin au premier plan et celui dans la peinture précédente, avec un four béant et un regard sans vie.</p></div>
<p>Alors bien sur, on peut toujours citer Hemingway qui, dans son livre <em>Le vieil homme et la mer</em>, brosse un joli portrait du requin mako :</p>
<blockquote><p>“<em>Tout en lui était magnifique à l’exception de sa machoire&#8230; Il n’était pas un charognard ou un ventre affamé&#8230; Il était beau et noble et ne connaissait pas la peur</em>”</p></blockquote>
<p>Mais rappelons au passage qu’il brula de rage des milliers de requins sur la plage, ayant eu le malheur de lui voler des prises lors de ses parties de pêche. Et qu’il n’hésitait pas à y aller à la mitrailleuse thompson pour le plaisir.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 436px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/5354492096/" target="_blank"><img class=" " title="sharkspidey" src="http://farm6.static.flickr.com/5121/5354492096_44ecdeb4e8_o.jpg" alt="" width="426" height="501" /></a><p class="wp-caption-text">I&#39;m gonna kill you nooooow !</p></div>
<p><strong>Cette image du tueur froid qui a traversé la culture européenne</strong> (Lire à ce sujet <a href="http://www.sharkattacks.com/historical.htm " target="_blank">cet article fort intéressant</a>) n’est ainsi pas négligeable dans l’impact qu’a eu (et a encore) un film comme <em>Les Dents de la Mer</em>. Je n’épiloguerai cependant pas longtemps sur ce chef-d’oeuvre, et me contenterai de vous orienter vers <a href="http://www.citizenpoulpe.com/les-dents-de-la-mer-steven-spielberg/" target="_blank">ce très bon papier de Citizen Poulpe</a> et <a href="http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3630" target="_blank">cette émission de Rafik Djoumi</a> (sur abonnement) où une séquence du film est superbement décortiquée.  Aussi je me contenterai de conclure par cet extrait définitif :<br />
<object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/u9S41Kplsbs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/u9S41Kplsbs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Cette séquence, écrite par le scénariste <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Howard_Sackler" target="_blank">Howard Sackler</a>, John Milius (réalisateur de Conan le Barbare) et Robert Shaw (qui joue le rôle de Quint), reprend l&#8217;épisode historique de l&#8217;Indianapolis. <a href="http://www.dark-stories.com/uss_indianapolis.htm" target="_blank">Plus d&#8217;infos ici.</a></em></p>
<h2>Y a plus d’respect de nos jours&#8230;</h2>
<p><strong>Malheureusement, n’est pas Spielberg qui veut.</strong> <strong>Et cette image si puissante du requin a été depuis débitée en tranches et reconditionnée facon saucisse industrielle.</strong> A la pointe à l’époque pour recycler les idées de films à succès, les Italiens tireront les premiers avec <em>La Mort au large</em> d’Enzo G. Castellari, qui enchantera les amateurs, et à qui je conseille <a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=mortaularge" target="_blank">la chronique de Nanarland</a>. Universal Pictures, après un procès pour plagiat remporté, se chargera ensuite, avec Jaws 3 et 4, de frelater elle même le produit. Même si l’on peut toujours compter sur quelques autres artisans fauchés <a href="http://www.nanarland.com/liste_categorie_films.php?scat=9" target="_blank">pour faire de la distillation clandestine</a>.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/riEkeGfbZiA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/riEkeGfbZiA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Relegué désormais aux séries B,</strong> le requin a cependant muté récemment, grâce à des boites de production comme Asylum ou New Horizon pcitures de Roger Corman, gagnant ses galons de monstres géants facon Godzilla. Je vous rassure, aucune pépite du septième art à l’horizon mais des concepts suffisamment débiles pour faire lever le sourcil du cinéphile déviant.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/I16_8l0yS-g?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/I16_8l0yS-g?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/U87zVkIXNI0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/U87zVkIXNI0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Cet aspect nawakesque, source de comique teinté d’incompréhension, se retrouve également dans l’expression anglaise <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jumping_the_shark" target="_blank">“jumping the shark”</a></strong> (sauter par dessus le requin) utilisé en télévision. Expression qui s’applique pour une série télévisée populaire lorsque les scénaristes, à bout d’idées, tentent tout et n&#8217;importe quoi pour maintenir l&#8217;intérêt du téléspectateur. Ce qui a pour conséquence de rendre les épisodes de plus en plus incohérents.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8lOKRsEpvfQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/8lOKRsEpvfQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Alors oui, cher lecteur, tout ce rire est certes salutaire car il permet au requin de continuer à vivre dans notre imaginaire, mais ne nous laissons pas submerger par le dénigrement facile,</strong> tendance pernicieuse de notre société contemporaine. Sachons lui rendre hommage comme ont pu le faire nos ancêtres des quatre coins du globe. Et, souvenons nous de lui en nous recueillant, à l’écoute de ce requiem réalisé par mes soins lors de mes vertes années :</p>
<blockquote><p>&laquo;&nbsp;<em>Le requin, aboutissement de 450 millions d’années d’évolution est un animal proche de la perfection. Au sommet de la chaine alimentaire, il n’a de prédateur que l’homme. sa réputation de tueur sanguinaire, totalement injustifiée et amplifiée par la croyance populaire, n’est due qu’à une minorité d’espèces. Le requin restera, quoi qu’on en dise “le prince et le seigneur des mers</em>”</p></blockquote>
<p>Vous pouvez disposer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zrB2_zqJQJU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/zrB2_zqJQJU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>(Note de Gwen : ce qu&#8217;on se marre à la mise en page)</em></p>
<p><strong>Dessins : Gwendal</strong><br />
<strong> Texte : Professeur Graznok</strong></p>
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		<title>La vie de Jésus 2/3</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 13:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fidèles lecteurs de Centrifugue, bonjour ! Après une semaine au suspens insoutenable, voici la deuxième partie des aventures de Jésus retranscrites par mon talentueux collègue John Malback. Tombant de Charybde en Scylla, l&#8217;infortuné fils de dieu a encore bien des soucis. Mais je vous laisse les découvrir via ces splendides illustrations dont le dessinateur Fred [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèles lecteurs de Centrifugue, bonjour ! Après une semaine au suspens insoutenable, voici la deuxième partie <a href="http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-13/" target="_blank">des aventures de Jésus</a> retranscrites par mon talentueux collègue John Malback. Tombant de Charybde en Scylla, l&#8217;infortuné fils de dieu a encore bien des soucis. Mais je vous laisse les découvrir via ces splendides illustrations dont <a href="http://centrifugue.fr/2010/fred-voyage-a-travers-les-cases/" target="_blank">le dessinateur Fred</a> serait, à coup sûr, des plus fiers. Allez zou, transsubstantiation !</p>
<p><img class="alignnone" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/09/laviedejesus2.jpg" alt="" width="603" height="1400" /></p>
<p><strong>Texte : John Malbakck (Intro Gwen)</strong></p>
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		<title>Grunge, le son de la génération X (1985-1995) : les influences musicales</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 12:43:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Deuxième partie de la chronique consacrée au grunge lancée cet été et, chers lecteurs de Centrifugue, place cette fois aux influences musicales qui ont sculpté ce mouvement plein de rage, de desespoir et de bière tiède. Mais je laisse ma place à mon estimé confrère Croquemart, aka Ston3r, qui a prouvé ces dons de guide à l'oreille perçante et aux phrases délicatement chantournées. Allez hop, je m'efface, et place au spécialiste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">Deuxième partie de la chronique consacrée au grunge</a> lancée cet été</strong> et, chers lecteurs de Centrifugue, <strong>place cette fois aux influences musicales</strong> qui ont sculpté ce mouvement plein de rage, de désespoir et de bière tiède.  <a class="simple-footnote" title="Hasard du calendrier, nous fêtons le 24 septembre les 20 ans de Nevermind, de Nirvana. Comme quoi, à force de ne pas suivre l&#8217;actualité, on y retombe parfois" id="return-note-3412-1" href="#note-3412-1"><sup>1</sup></a> <strong>Mais je laisse ma place à mon estimé confrère Croquemart, aka Ston3r,</strong> qui a prouvé ces dons de guide à l&#8217;oreille perçante et aux phrases délicatement chantournées. Allez hop, je m&#8217;efface. Et place au spécialiste jovial.</p>
<h2>Punk hardcore et punk-rock</h2>
<p><strong>S’il est peu aisé d’adjoindre une étiquette musicale précise au &laquo;&nbsp;grunge&nbsp;&raquo;</strong> (tant il résulte de la fermentation d’un mélange de différents crus punk, metal, pop, classic rock des années 70 et 80), le dénominateur commun à tous les groupes qui ont créé cette scène semble pourtant être la <strong>notion d’ &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Indie_rock" target="_blank">indie rock</a>&laquo;&nbsp;, qui implique une dimension plus sociale que musicale stricto sensu.</strong> Rock pour la tendance globale, indie pour l’aspect &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself" target="_blank">Do It Yourself</a>&nbsp;&raquo; (DIY), le rejet du music business et le réseau constitué de petits labels et de fanzines.</p>
<p><strong>Il y a, de ce point de vue, une forte accointance avec le punk-hardcore</strong> qui commence à grouiller dans les foyers infectieux de Washington DC (<a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Minor Threat</a>, <a href="http://centrifugue.fr/2011/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a>,…), L.A. (<a href="http://centrifugue.fr/2010/glen-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/" target="_blank">Black Flag</a>) ou Frisco (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dead_Kennedys" target="_blank">Dead Kennedys</a>) au début des années 1980. Avec la pluie en plus. Et l’aspect militant en moins.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5iNh6BVZgJ0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/5iNh6BVZgJ0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Dead Kennedys &#8211; California Über Alles, 1979 … un classique instantané</em></p>
<p>Point de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straight edge</a> connu non plus sur la scène « grunge », ni d’activistes à la <a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Ian MacKaye</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jello_Biafra" target="_blank">Jello Biaffra</a>. <strong>Il est ici question de refus :</strong> du matérialisme, de prendre sa place dans la société actuelle, de devenir adulte, de la morale, des règles. Un refus engendré par la déception.</p>
<p><strong>Et ceci sans porte-voix</strong>, mais plus à titre individuel. Avec pour seules armes une guitare cheap et une grosse caisse trouée. <strong>Plus que de DIY, il s’agit de « Think For Yourself »,</strong> avec la conscience du monde qui t’entoure. David affrontant Goliath. En sachant qu’il a perdu d’avance.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ygSFCTAlpQ8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ygSFCTAlpQ8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Black Flag, Nothing Left Inside : premier morceau de la face B de “My War” (1984). Un groupe de hardcore joue pour la première fois lourd, lent, plombé, tout en gardant sa fureur punk. Tout simplement l’acte fondateur du grunge, du sludge metal et du post hardcore.</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Melvins" target="_blank">Les Melvins</a> représentent à merveille ce type de groupe issu du punk-hardcore</strong>, fortement influencé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Sabbath" target="_blank">Black Sabbath</a> et par la face B de l’album <em>My War</em> de Black Flag. Provocateurs, malins et sardoniques  <a class="simple-footnote" title="Le groupe avait collé un sticker « I vote Republican » à l’arrière de son van pour ne pas se faire arrêter par la police pendant les tournées" id="return-note-3412-2" href="#note-3412-2"><sup>2</sup></a>, ils ont développé au long de leurs 25 albums une musique lourde, métallique et sans concession à tendance geek  <a class="simple-footnote" title="Ce qui a provoqué le départ de leur bassiste Lorax, ne supportant pas d’être qualifiée de la sorte" id="return-note-3412-3" href="#note-3412-3"><sup>3</sup></a>. <strong>Et ils n&#8217;ont eu de cesse d’expérimenter et d’innover</strong>, en osant même des incursions fugaces du côté de la pop, du glam-rock, du doom, de l’électro ou encore du dark ambiant  <a class="simple-footnote" title="Voir leur excellent split album avec Lustmord : Pigs of the Roman Empire" id="return-note-3412-4" href="#note-3412-4"><sup>4</sup></a>.</p>
<p>Le jeu des sept différences :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FJu4Fgl58Bs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/FJu4Fgl58Bs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Melvins, 1984</em></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/khxJ1pxoSm0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/khxJ1pxoSm0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Melvins, 2011 (live intégral au Hellfest, veinards !)</em></p>
<p><em></em><em>Et un point de bonus pour qui reconnaitra celui qui se cache en backstage =)</em></p>
<p><strong>Le punk-rock est aussi une influence fondamentale, omniprésente</strong> (il a lui-même donné naissance au punk-hardcore). Citons à la volée une poignée de groupes qui ont marqué au fer rouge l’histoire de la musique du vingtième siècle : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Clash" target="_blank">The Clash</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramones" target="_blank">Ramones</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sex_Pistols" target="_blank">Sex Pistols</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stranglers" target="_blank">The Stranglers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Saints" target="_blank">The Saints</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Wipers" target="_blank">The Wipers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Ruts" target="_blank">The Ruts</a>, etc.</p>
<p>Au delà de l’influence musicale majeure de ces groupes sur le grunge et l’indie rock 90’s (qu’il est inutile de développer ici), je tiens à insister sur le modèle qu’ils ont incarné dans les nineties.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3xzVmrMWXUU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3xzVmrMWXUU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Psycho_(film)" target="_blank"> American Psycho</a><em> de Marry Harron, avec le tout jeune Christian Bale. Patrick Bateman, le héros, est un modèle du yuppie, pétri de la culture fric et superficielle des 80&#8242;s. </em></p>
<p><strong>Le coup de balai aux hippies et aux mastodontes du rock, instauré par les punks dans les 70’s, a été la voie à suivre pour les grunge vis-à-vis des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuppie" target="_blank">yuppies</a> et de la pop commerciale institutionnalisée.</strong> C’est un lien étroit et intime qui unit ces deux générations. (<a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">Voir la première partie</a>)</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x23oz2?width=560" frameborder="0" width="560" height="420"></iframe><br />
<em>Pour le plaisir&#8230; (coup de gong)</em><br />
<strong>Note de Gwen :</strong> <em>Oups, réflexe conditionné. Désolé, voila la bonne chanson !</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/AbDqXr6LbXo?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/AbDqXr6LbXo?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/47_qIoXE-Lw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/47_qIoXE-Lw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Les méséstimés Wipers, Return Of the Rat (1979) …plus tard repris par Nirvana</em></p>
<h2>Métal, glam</h2>
<p><strong>Des punks donc, mais pas que !</strong> Époque oblige, il transpire dans la musique grunge une forte odeur de metal à moitié assumée, crasseuse. Plus lourde, plus sale et plus criarde que celle de la transpiration d’un Steve Harris  <a class="simple-footnote" title="Bassiste d&#8217;Iron Maiden, pour les connaisseurs" id="return-note-3412-5" href="#note-3412-5"><sup>5</sup></a> à la sortie d’un concert.</p>
<p><strong>De forte influence sabbathienne, on l’évide de sa substance fun</strong> (looks hair metal à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%B6tley_Cr%C3%BCe" target="_blank">Mötley Crüe</a>, histoire rocambolesques, stades, groupies…) <strong>pour en conserver la lourdeur et la puissance</strong> (pas de solos ni de double grosse caisse à tout va, tempos ralentis, unissons,…) et l’on mélange cela à une fureur punk faite de sueur et de sang.</p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tad_(groupe)" target="_blank">Les débonnaires Tad</a> pourraient être de très bons représentants de cette musique.</strong> Mais les autres exemples ne manquent pas : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soundgarden" target="_blank">Soundgarden</a> qui exploite la lourdeur et le son cru en y accolant une influence rythmique très 70’s, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_In_Chains" target="_blank">Alice In Chains</a> et ses sons de guitare aux accents doux-acides de scie sauteuse ou encore <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Blood_Circus_(band)" target="_blank">Blood Circus</a>…</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M0l-Oqabipk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/M0l-Oqabipk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Besoin de cheveux, de graisse et de rock burné ? Tad est la réponse ! Grease Box, 1993</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zTuD8k3JvxQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/zTuD8k3JvxQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Alice In Chains, Them Bones &#8211; 1992. RIP Layne</em></p>
<p><strong>Pour l’anecdote, le groupe Nirvana écoutait en boucle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ace_of_Spades" target="_blank"><em>Ace Of Spades</em> de Motörhead</a> lors de sa tournée américaine de 1989. Mais ne s’en vantait pas,</strong> craignant ne pas être conforme à l’image « indé » qu’ils voulaient se donner. Metalleux refoulés, les idoles d’une génération ? Seul <del>Lemmy</del> Dieu le sait :)</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yJLDEQY_ml0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yJLDEQY_ml0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Motörhead &#8211; Bite the Bullet, 1980</em></p>
<p><strong>A son corps défendant, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%B6rhead" target="_blank">Motörhead</a> a toujours revendiqué une identité punk</strong>, et s’est défendu d’être un groupe de metal (“<em>We are Motörhead and we play rock’n’roll</em>”). Lemmy a entre autres appris la basse à Sid Vicious pour qu’il rejoigne les Pistols ou joué épisodiquement avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Damned_(groupe)" target="_blank">les Damned</a>. Et <em>Bite the Bullet</em> témoigne de cet héritage.</p>
<p><strong>Des connexions avec le glam rock existent aussi, étonnement (à priori le glam est l’opposé du grunge !).</strong> Pour preuve des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Malfunkshun" target="_blank">Malfunkshun</a>, mené par le regretté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Wood" target="_blank">Andrew Wood</a> (overdose d’héroïne en 1990), ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mother_Love_Bone" target="_blank">Mother Love Bone</a>, qui reprend à son compte la décadence de leurs ainés en y injectant de l’encre noire.</p>
<p><strong>Les shows de Malfunkshun étaient réputés pour leur grand-guignolesque,</strong> dû à la personnalité de leur leader qui, enveloppé de fumée malsaine, pouvait arrêter le show pour manger un bol de céréales. Ou serpenter dans la foule, armé de sa basse tel un spectre, maquillé et habillé en couleurs fluo. Le groupe ne sortira qu’un album (posthume) : <em>Return To Olympus,</em> en 1995.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2SInSS53PZk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2SInSS53PZk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Malfunkshun &#8211; Shotgun Wedding (A voir aussi, sur Youtube, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_3vs09mNpg" target="_blank">“The Andrew Wood Story”</a> qui retrace la carrière météoritique du chanteur)</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/k7CPIXnaeeQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/k7CPIXnaeeQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mother Love Bone &#8211; Maman aime les os ? Non, le second groupe d’Andrew Wood, avec les futurs membres de Pearl Jam, Jeff Ament et Stone Gossard. Stardog Champion, 1990</em></p>
<p><strong>Clin d’oeil au glam, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_River_(groupe)" target="_blank">Green River</a> reprendra <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Queen_Bitch" target="_blank"><em>Queen Bitch</em> de David Bowie</a></strong>, en enlevant le vernis pour faire apparaître sa carcasse de métal. Green River qui deviendra par la suite <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mudhoney" target="_blank">Mudhoney</a> (1988), combo majeur de la scène grunge.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/81qxQli4X04?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/81qxQli4X04?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Green River &#8211; Queen Bitch (1987)</em></p>
<h2>Garage et proto-punk</h2>
<p>Contribuant à la définition du « Son de Seattle » en enregistrant ses deux premiers albums chez <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sub_pop" target="_blank">Sub Pop</a>, sous la houlette de Jack Endino, <strong>Mudhoney se démarque par un son garage blues rèche, parfois psyché,</strong> où la pédale fuzz omniprésente est soutenue par la voix de chat écorché de Mark Arm (d’influence très stoogienne) et la batterie virevoltante de Dan Peters.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/S5gsq4SOuK8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/S5gsq4SOuK8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mudhoney, Suck You dry, 1992</em></p>
<p><strong>On s’écarte ici de la lourdeur metal de certains groupes contemporains pour privilégier une aggressivité crasse aux relents sixties.</strong> En revanche les textes sont alertes et cyniques. Désespérés pour certains. Et truffés d’autodérision (voir <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Xvk37hnxLX8" target="_blank">In My Finest Suit</a></em> : <em>I can&#8217;t remember The day I was born /But I can clearly see/The day I die(…) I got you / I got a lot to lose</em> ou l’hilarant <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JcMrkzSJgI8" target="_blank">(F.D.K.) Fearless Doctor Killer</a></em>, sur l’avortement : “<em>Save The Baby/Kill The Doctor</em>”)</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bNj7ZyZy7cw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bNj7ZyZy7cw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Le classique premier single de Mudhoney “Touch Me I’m Sick”, sorti chez Sub Pop en 1988</em></p>
<p><strong>Très influencés par les Stooges (on revient au punk), Mudhoney puisera aussi dans l’héritage garage punk 60’s</strong> de la scène régionale qui a vu éclore des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Sonics" target="_blank">les Sonics</a> (Tacoma, Etat de Washington) et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Kingsmen" target="_blank">les Kingsmen</a> (Portland, Etat de l&#8217;Oregon). <strong>Note de Gwen :</strong> Même si ce n&#8217;est pas le même coin, <a href="http://centrifugue.fr/2011/mc5-des-riffs-sous-le-capot/" target="_blank">n&#8217;oublions pas le MC5 </a>!</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0WcgqXMncf4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/0WcgqXMncf4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Kingsmen, Louie Louie, 1963</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YXtuKsbORVY?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YXtuKsbORVY?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Sonics, Strychnine, 1965 : Hurlements, saxo fou et clavier martelé : Le chemin est balisé pour l’arrivée d’Iggy Pop. Un des meilleurs morceaux de garage de tous les temps (<strong>Note de Gwen :</strong> je confirme. Et quel organe !).</em></p>
<h2>Pop, folk, rock US</h2>
<p><strong>D’autres combos ont su, eux, se servir d’un héritage mainstream de la musique américaine (rock US, folk) pour sortir de l’anonymat underground. Notamment <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pearl_jam" target="_blank">Pearl Jam</a> </strong>qui, à partir de l’arrivée d’Eddie Vedder en 1991, développera un style mélangeant gros son, mid-tempos et paroles engagées, intimistes et autobiographiques.</p>
<p><strong>Les sonorités du groupe sont proches de celles du classic-rock, en un peu plus lourdes et sales</strong>, mais à mille lieues de la brutalité des Melvins ou du tranchant de Mudhoney. Ce qui amènera Kurt Cobain, de Nirvana, à traiter Pearl Jam de « <em>bande de carriéristes</em> » et à expliquer qu’ils ne sont « <em>qu’un groupe de rock conventionnel habillé en grunge</em> », avant qu’ils ne se réconcilient en 1992. Le suicide de ce dernier affectera d’ailleurs énormément Pearl Jam, qui annulera une tournée en 1994.</p>
<p><strong>C’est l’émotion et la sincérité de Vedder qui touchera le grand public</strong> et donnera à son groupe une notoriété mondiale  <a class="simple-footnote" title="Et qui refera surface en 2007, avec la bande originale qu&#8217;il composera pour le film Into the Wild." id="return-note-3412-6" href="#note-3412-6"><sup>6</sup></a></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MS91knuzoOA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MS91knuzoOA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pearl Jam &#8211; Jeremy, 1991</em></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aDaOgu2CQtI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/aDaOgu2CQtI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pearl Jam &#8211; Do the Evolution, 1998 <strong>Note de Gwen :</strong> Un clip génial, réalisé par Kevin Altieri (qui a bossé sur l&#8217;excellentissime série animée Batman) et Todd McFarlane (créateur du personnage de comics Spawn)</em></p>
<p><strong>Dans cette veine, impossible non plus de faire l’impasse sur les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Screaming_Trees" target="_blank">Screaming Trees</a></strong> et leur leader à la voix sombre et rauque, Mark Lanegan. Jouissant d’un grand succès d’estime dès sa création, le groupe n’aura pourtant jamais l’aura commerciale des mastodontes du genre. Et passera totalement à côté de la “mode” grunge, à l’orée des années 1990.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PE5f561Y1x4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PE5f561Y1x4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Screaming Trees &#8211; Nearly Lost You, 1992</em></p>
<p>Après avoir recruté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Josh_Homme" target="_blank">Josh Homme</a> en tant que guitariste additionnel pour les tournées des Screaming Trees entre 1996 et 1998, <strong>Mark Lanegan, en échange de bon procédé, intègrera les Queens Of The Stone Age dans un rôle d’ électron libre. Et connaîtra le succès mondial avec ce groupe de Palm Desert</strong>. Il poursuit en parallèle sa carrière solo et collabore à de nombreux projets.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CM05Sa_22zg?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/CM05Sa_22zg?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Lanegan, Homme, Grohl et Oliveri, QOTSA 2002. Les rois mages n’ont qu’à bien se tenir.</em></p>
<h2>Lo-fi, noisy pop</h2>
<p><strong>En parallèle à ses tendances “heavy”, le grunge a également su développer un côté fragile, mélodieux, pop.</strong> Puisant dans une veine <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lo-fi" target="_blank">lo-fi</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Noise_pop" target="_blank">noisy-pop</a> émergente depuis le début des années 1980, notamment en Angleterre et sur la Côte Est des Etats Unis. Plus qu’une influence directe, la noisy pop et le grunge, contemporains, ont tissé des liens et se sont nourris l’un l’autre.</p>
<p><strong>En Angleterre, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/C86_(album)" target="_blank">c’est la compile <em>C86</em></a>, sortie par le magazine rock NME en 1986, qui aura une influence considérable sur l’émergence de la musique indie</strong> (et par la suite sur la naissance du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shoegazing">shoegaze</a>). Elle révèle entre autre <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pastels_(band)" target="_blank">les Pastels</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wedding_Present" target="_blank">les Wedding Present</a>.</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Everett_True" target="_blank">Everett True</a>, à l’époque journaliste au Melody Maker, concurrent de NME &#8211; et qui sera peu amène sur la qualité de la compile <em>C86</em> -, sera par la suite mandaté par le label Sub Pop pour chroniquer la scène de Seattle et la faire connaître outre-Atlantique. Les ponts sont montés.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OJU0JZTtDLQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/OJU0JZTtDLQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primal_Scream" target="_blank">Primal Scream</a>, Velocity Girl. Un morceau issu de la compile</em> C86</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3m28x6aWfYc?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3m28x6aWfYc?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>L’excellent groupe anglais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Television_Personalities" target="_blank">Television Personalities</a>, Silly Girl &#8211; 1990</em></p>
<p><strong>Le pendant américain de la scène indie pop anglaise prendra forme notamment dans les régions de Seattle (tiens, tiens) et d’Austin, Texas.  </strong>Sous la houlette de Calvin Johnson, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/K_Records" target="_blank">le label K Records</a> d’Olympia, dans l&#8217;Etat de Washington (ville d’origine, entre autres, des Melvins, de Nirvana, de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sleater-Kinney" target="_blank">Sleater-Kinney</a>, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beth_Ditto" target="_blank">Beth Ditto</a> ou de l’illustrateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Burns" target="_blank">Charles Burns</a>), véhiculera à merveille l’indie pop à la sauce américaine. En signant de nombreux groupes de cette veine, notamment <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Go!_Team" target="_blank">The Go! Team</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beat_Happening" target="_blank">Beat Happening</a> (dont il est le leader),<strong> Calvin Johnson diffusera et, à son échelle, popularisera ce genre venu d’Angleterre.</strong></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/InkVxDNkris?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/InkVxDNkris?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Beat Happening &#8211; What&#8217;s Important + Bewitched, 1988</em></p>
<p><strong>Dans le même laps de temps, la scène du Texas était également en ébullition, avec pour fers de lance les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Butthole_Surfers" target="_blank">Butthole Surfers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Johnston" target="_blank">Daniel Johnston</a> ou Jad Fair et son groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Half_Japanese" target="_blank">Half Japanese</a>.</strong> Tous issus du même courant indé, ces groupes privilégiaient (-ient) l’authenticité, la mélodie et le son lo-fi, avec des textes barrés. Acide oblige.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XSApX-ae3wQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XSApX-ae3wQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Half Japanese, 1,000,000,000 Kisses, 1988</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Dg-EAYkoLyU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Dg-EAYkoLyU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Daniel Johnston, Don’t Let the Sun Go Down on Your Greviance, 1983</em></p>
<h2>Noise et avant garde</h2>
<p><strong>Enfin, à l’instar de l’indie pop, le grunge a également grandi avec le courant bruitiste, noise.</strong> Avant-garde à l’identité punk DIY très forte, n’acceptant aucune concession.</p>
<p>Du coté de Chicago, c’est <strong>la “Chicago Noise”</strong> qui prend forme, avec des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Black" target="_blank">Big Black</a> et les combos de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Albini" target="_blank">Steve Albini</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapeman" target="_blank">Rapeman</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shellac" target="_blank">Shellac</a>) ou <a href="http://www.myspace.com/bignchicagonoise" target="_blank">Big’N</a>, … Puis <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jesus_Lizard" target="_blank">Jesus Lizard</a>, icône noise-rock par excellence, composé de membres de Scratch Acid (d’Austin, Texas) et de Rapeman.</p>
<p><strong>Sous cette impulsion, de nombreux groupes noise-rock émergeront aux Etats-Unis</strong>, restant confinés dans l’underground pour la plupart, conformément à une éthique DIY privilégiant les réseaux indépendants.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bfvu16weEcQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bfvu16weEcQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Big Black, El Dopa &#8211; 1987</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PX7FCfsPqR0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PX7FCfsPqR0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Jesus Lizard, Puss &#8211; 1992</em></p>
<p><strong>La côte Est, elle, héritière du New York avant-gardiste et expérimental du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Velvet_Underground" target="_blank">Velvet Underground</a>, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Factory" target="_blank">la Factory de Warhol</a></strong>, de la cold-wave et du post punk des bas-fonds, développera plus profondément une musique liée à l’art. Visuelle, conceptuelle, industrielle, bruitiste.</p>
<p><strong>Impossible de passer à côté de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonic_Youth" target="_blank">Sonic Youth</a>, donc,</strong> qui officie depuis 1981, ou de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pussy_Galore_(groupe)" target="_blank">Pussy Galore</a>, de Washington DC.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9kx5rNw0rq4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9kx5rNw0rq4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Sonic Youth &#8211; Drunken Butterfly, 1992</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Q0fikUrtTTQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Q0fikUrtTTQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pussy Galore, Dick Johnson &#8211; 1987</em></p>
<p>Tous ces groupes, qui ont occupé l’espace musical rock des années 1980 et 1990, ont donc, à leur manière, été des composants du mouvement grunge. De part leur influence artistique, leurs interactions avec les groupes alternatifs du pays (tournées, split-singles, labels communs,&#8230;) ou leur éthique underground similaire.</p>
<p><strong>Mais la nuit tombe sur la ville,</strong> il est maintenant temps pour moi de remballer mes disques et de vous laisser méditer sur le bouillonnement rock de la fin du siècle dernier&#8230; En attendant de se retrouver pour une nouvelle partie, consacrée cette fois à l’impact grunge sur la société 90’s. Hurray !</p>
<p><strong>En vous remerciant, bonsoir !</strong></p>
<p><strong>Texte : Ston3r</strong></p>
<p><strong>Dessin : Gwendal</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3412-1">Hasard du calendrier, nous fêtons le 24 septembre les 20 ans de <em>Nevermind</em>, de Nirvana. Comme quoi, à force de ne pas suivre l&#8217;actualité, on y retombe parfois <a href="#return-note-3412-1">&#8617;</a></li><li id="note-3412-2">Le groupe avait collé un sticker « I vote Republican » à l’arrière de son van pour ne pas se faire arrêter par la police pendant les tournées <a href="#return-note-3412-2">&#8617;</a></li><li id="note-3412-3">Ce qui a provoqué le départ de leur bassiste Lorax, ne supportant pas d’être qualifiée de la sorte <a href="#return-note-3412-3">&#8617;</a></li><li id="note-3412-4">Voir leur excellent <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pigs_of_the_Roman_Empire" target="_blank">split album avec Lustmord : <em>Pigs of the Roman Empire</em></a> <a href="#return-note-3412-4">&#8617;</a></li><li id="note-3412-5">Bassiste d&#8217;Iron Maiden, pour les connaisseurs <a href="#return-note-3412-5">&#8617;</a></li><li id="note-3412-6">Et qui refera surface en 2007, avec la bande originale qu&#8217;il composera pour le film <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Into_the_Wild" target="_blank">Into the Wild</a></em>. <a href="#return-note-3412-6">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le petit guide internet du trip hop</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 09:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Petite incartade aux pilonnages de fûts et autres riffs dévastateurs, place est donnée dans cet article à un courant beaucoup plus calme et planant : le trip-hop. Né dans les années 90 dans la région de Bristol, ce style, inspiré du hip hop mais prônant l'éclectisme, s'est fait connaître par des groupes comme Tricky, DJ Cam, Massive Attack ou Portishead. Pas question cependant de dresser ici un historique détaillé du mouvement mais plutôt de faciliter la découverte de ce style en compilant les liens les plus intéressants sur la Toile.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Petite incartade aux pilonnages de fûts et autres riffs dévastateurs, place est donnée dans cet article à un courant beaucoup plus calme et planant : le trip-hop.</strong> Né dans les années 90 dans la région de Bristol, ce style, inspiré du hip hop mais prônant l&#8217;éclectisme, s&#8217;est fait connaître par des groupes comme Tricky, DJ Cam, Massive Attack ou Portishead. Pas question cependant de dresser ici un historique détaillé du mouvement mais plutôt de faciliter la découverte de ce style en compilant les liens les plus intéressants sur la Toile.</p>
<p><strong><img class="alignleft" title="triphop1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/triphop.jpg" alt="" width="389" height="540" />Historique et définition</strong><br />
- Afin d&#8217;avoir un aperçu rapide de ce genre musical, la <a href="http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&amp;sql=77:2644" target="_blank">page consacré au trip-hop</a> sur le très bon site Allmusic.com est un incontournable. Et si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter les articles (en anglais) de <a href="http://www.salon.com/12nov1995/reviews/triphop.html" target="_blank">Milo Miles</a>, sur salon.com, d&#8217;<a href="http://www.techno.de/mixmag/interviews/TripHop.html" target="_blank">Andy Pemberton</a> sur Mixmag Online ou l&#8217;article de <a href="http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/music/features/bristol-time-the-return-of-a-triphop-legacy-807612.html" target="_blank">Nick Hasted</a> dans le journal The Independent.</p>
<p><strong>Actualités et webzines</strong><br />
- <a href="http://www.trip-hop.net/" target="_blank">Trip-hop.net</a> est la référence des sites francophones. Albums et artistes incontournables, sorties de disques, actualités, tout y est. Mentionnons aussi le site francophone <a href="http://www.melozik.com/" target="_blank">Melozik.com</a> qui possède une section trip hop.</p>
<p>- Pour les anglophones, le choix s&#8217;élargit, avec tout d&#8217;abord <a href="http://www.triphop-music.com/" target="_blank">triphop-music.com</a>, un site très complet. On pourra aussi se tourner vers l&#8217;agrégateur Topix.net qui compile, dans <a href="http://www.topix.net/music/trip-hop" target="_blank">une section trip-hop</a>, les flux d&#8217;informations relatifs à ce genre.</p>
<p>- A recommander également, deux webzines : <a href="http://www.dmute.net/" target="_blank">Dmute.net</a>, site francophone qui s&#8217;intéresse aux différentes musiques électroniques mais aussi au rock, au jazz ou à la pop, et <a href="http://web.axelero.hu/raven99/triphophu/" target="_blank">Triphop.hu</a> (en anglais) qui regroupe de nombreuses chroniques d&#8217;albums.<br />
<strong><br />
Archives/ressources</strong><br />
- Vous recherchez un album en particulier afin de découvrir ou compléter votre discographie ? Ces deux sites sont faits pour vous : <a href="http://oustedproductions.net/triphop/recordings.htm" target="_blank">Triphoppin.net</a> et <a href="http://tripofagia.sites.uol.com.br/artistas-menu-en.htm" target="_blank">Tripofagia</a>.</p>
<p><strong>Radios, mixes et streaming</strong><br />
- Pour découvrir un style musical, rien ne vaut au final l&#8217;écoute. Cela tombe bien, internet fourmille de sites pour ravir vos conduits auditifs. Pour débuter, rien de mieux que le site The Lonely Note qui vous propose une <a href="http://lonelynote.blogspot.com/2007/09/beginners-guide-to-trip-hop.html" target="_blank">playlist spéciale &laquo;&nbsp;débutants&nbsp;&raquo;</a>.<br />
- Consacré à l&#8217;electro dans son sens le plus large, Blentwell.com vous propose plusieurs centaines de mixes téléchargeables dont une dizaine consacrés au <a href="http://www.blentwell.com/tags.php/trip%20hop" target="_blank">trip hop</a>.<br />
- Faites également un tour sur <a href="http://www.umfm.net/radio/stations.php?section=trip+hop" target="_blank">UMFM.net</a> qui regroupe plusieurs radios passant du trip hop.<br />
- <a href="http://attakezonoro.podomatic.com/" target="_blank">Attakezonoro</a> vous propose d&#8217;écouter mixes et morceaux en streaming sur son site, ou vous pouvez vous rendre sur le podcast <a href="http://www.idyllicmusic.com/" target="_blank">Idyllicmusic</a>.</p>
<p>Avec ce paquetage, vous voila désormais parés pour l&#8217;aventure trip hop. Et rappelez vous, toutes les musiques sont sur internet, il suffit de fouiller !</p>
<p><strong>Texte et dessin : Gwendal</strong></p>
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