<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Centrifugue &#187; Thématique</title>
	<atom:link href="http://centrifugue.fr/category/guide/thematique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://centrifugue.fr</link>
	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Jan 2012 08:14:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (2/2) : le death metal</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 14:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Metal]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[bolt thrower]]></category>
		<category><![CDATA[carcass]]></category>
		<category><![CDATA[centrifugue]]></category>
		<category><![CDATA[death]]></category>
		<category><![CDATA[death metal]]></category>
		<category><![CDATA[deathmetal]]></category>
		<category><![CDATA[finntroll]]></category>
		<category><![CDATA[grind]]></category>
		<category><![CDATA[grindcore]]></category>
		<category><![CDATA[metal]]></category>
		<category><![CDATA[morbid angel]]></category>
		<category><![CDATA[schuldiner]]></category>
		<category><![CDATA[slayer]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=547</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir donné un petit apercu du grindcore, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal. Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l'imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche "chirurgicale". Une petite exploration s'impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir donné un petit apercu du<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank"> grindcore</a>, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal.</strong> Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l&#8217;imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche &laquo;&nbsp;chirurgicale&nbsp;&raquo;. Une petite exploration s&#8217;impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.</p>
<p><strong>Peu d&#8217;intéret à décliner ici un historique détaillé du genre si ce n&#8217;est pour abuser du copier-coller.</strong> Comme mentionné auparavant dans le papier sur le grindcore, le death metal s&#8217;est divisé depuis plus de 20 ans en sous genres, eux-mêmes s&#8217;entrecroisant. De quoi y perdre son latin même pour un spécialiste. Une simple consultation de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">article</a> disponible sur Wikipedia, de bonne qualité, suffira déja à débroussailler la zone. Mais si l&#8217;on souhaite pousser plus loin sa compréhension du genre, <em>Choosing Death &#8211; The History of Deathmetal and Grindcore</em> de Robert Mudrian est à l&#8217;heure actuelle l&#8217;ouvrage le plus complet consacré à la question. Une traduction française est d&#8217;ailleurs disponible au éditions <a href="http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&amp;ID=72" target="_blank">Camion blanc</a>.</p>
<p><strong>Si l&#8217;on souhaite donner une image la plus fidèle et concise pour le grand public, le rapprochement avec Slayer, comme l&#8217;explique Mudrian, apparaît le plus judicieux.</strong> Le jeu est rapide, très technique. L&#8217;univers est morbide, réccupérant l&#8217;imagerie satanique déja existante dans le métal (Black Sabbath par exemple), tout en y apportant une dose d&#8217;ironie et d&#8217;humour noir et/ou une certaine mélancolie.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Slayer &#8211; Black Magic 1983 (Avec une pochette qui peut concourir avec celle de <a href="http://2.bp.blogspot.com/_cRu7JHjuWJs/SLNN7pqG7XI/AAAAAAAACTg/B5rKT6ut8tI/s320/metal%2520magic.jpg" target="_blank">Metal Magic</a>, le premier album de Pantera, en terme de laideur graphique)</em></p>
<p><img class="alignleft" title="death2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/death2.jpg" alt="" width="343" height="343" /><strong>Pas de grande révolution donc. Mais une volonté, au point de vue musical et thématique, de pousser plus loin ce qu&#8217;ont fait leurs ainés</strong>. Cela se caractérise en premier lieu par les pochettes d&#8217;albums (qui n&#8217;en a jamais choisi un en fonction de ce critère ?) volontairement provocantes. Films d&#8217;horreurs, symbolique démoniaque ou imagerie plus clinique, ces images ne sont pas vraiment du goût des ligues de vertu. Cela tombe bien, c&#8217;est précisement le but ! Une manière comme une autre de choquer le bon bourgeois qui ira jusqu&#8217;à créer des sous-genres à l&#8217;imagerie extrême, comme le gore-grind, dévolu aux effusions de sang et de tripes.</p>
<p><strong>Citer Slayer comme référence est certes pertinent pour dépeindre cet univers mais le véritable « guide » du death metal, d&#8217;un point de vue musical, n&#8217;est autre que&#8230; <a href="http://www.deathtribute.msanthrope.com/" target="_blank">Death</a>.</strong> Création du chanteur et guitariste Chuck Schuldiner, Death n&#8217;est pas à l&#8217;origine du terme death metal (on le doit au groupe américain <a href="http://www.metal-rules.com/where/Possessed.htm" target="_blank">Possessed</a> avec sa démo <em>Death Metal</em>) mais son impact artistique est indéniable.</p>
<p><strong>Musicien de génie, ayant appris la guitare en autodidacte et sachant s&#8217;entourer de pointures</strong> (comme Steve DiGiorgio à la basse ou Gene Hoglan à la batterie pour les plus connus), Schuldiner peut se classer au niveau des grands maîtres de la musique classique. Mort à 34 ans d&#8217;un cancer du tronc cérébral (et surtout à cause du système de santé américain), il aura en l&#8217;espace de 7 albums (dont des chefs d&#8217;oeuvre comme <em>Symbolic</em>, <em>Human</em> ou <em>Sound of Perseverance</em>), posé les bases du genre.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Si la Floride a offert de nombreux groupes au death metal (l&#8217;incontournable <a href="http://www.morbidangel.com/" target="_blank">Morbid Angel</a>, qui aura aussi une très grande influence, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Deicide" target="_blank">Deicide</a>, <a href="http://www.obituary.cc/" target="_blank">Obituary</a>, etc.),<strong> l&#8217;Angleterre n&#8217;as pas été en reste</strong>. Et le Death sauce menthe verte n&#8217;est autre que <a href="http://www.myspace.com/carcass" target="_blank">Carcass.</a></p>
<p><object width="560" height="340" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="340" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<strong> Preuve d&#8217;ailleurs que grind et death sont liés, le groupe a débuté par le premier, avant de devenir le fer de lance du death dit mélodique</strong>, modèle pour les groupes nordiques. Ces accointances grind-death se retrouvent également chez <a href="http://www.boltthrower.com/" target="_blank">Bolt Thrower</a>. Un groupe certes moins incontournable qu&#8217;un Carcass mais qui est passé d&#8217;un grind sauvage et brouillon à du death aussi lourd et massif qu&#8217;un panzer chargeant des cavaliers polonais.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Stoppons cependant ici l&#8217;exposé historique avant que ce texte ne fasse un kilomètre de long (je vous renvoie à nouveau vers <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">l&#8217;article sur Wikipedia</a> pour la suite) et <strong>revenons plutôt à ce qui constitue le death-metal : une musique de passionnés, à l&#8217;instar du jazz.</strong> Encore hésitant à ses débuts, le jeu « death-metal » va voir son niveau d&#8217;exigence s&#8217;élever de plus en plus et, désormais, à moins de vouloir jouer « old school », faire du death demande des talents de musiciens que nombre de groupes, dans d&#8217;autres styles musicaux, sont loin d&#8217;avoir. Exemple d&#8217;un tel niveau, le batteur belge du groupe <a href="http://www.soilwork.org/" target="_blank">Soilwork</a>, Dirk Verbeuren, étudiant puis enseignant au Musical International Academy de Nancy, l&#8217;un des centres les plus prestigieux en Europe.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Cette passion de la musique se manifeste également par l&#8217;expérimentation. </strong>Précurseurs, à la fin des années 80, de la fusion entre jazz et death, mentionnons à ce titre <a href="http://www.atheistmusic.com/" target="_blank">Atheist</a> et <a href="http://www.cynicalsphere.com/" target="_blank">Cynic</a> (formé par Paul Masvidal et Sean Reinert, anciens de Death). Comme nous en avions parlé dans le précédent article, le death va dans les années 90 se marier à d&#8217;autres styles, apportant une touche de folie à ce genre qui peut sembler froid aux néophytes.</p>
<p>Musique tsigane avec <a href="http://www.myspace.com/estradasphere" target="_blank">Estradasphere</a>, délires de crooner avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a>, classique avec <a href="http://www.myspace.com/spawnofpossession" target="_blank">Spawn of Possession</a>, folk avec <a href="http://www.finntroll.net/" target="_blank">Finntroll</a> ou <a href="http://www.trollfest.com/" target="_blank">Trollfest</a> (même si l&#8217;on peut chipoter entre death et black metal), world music avec les Français de <a href="http://www.gojira-music.com/" target="_blank">Gojira</a> (qui ont d&#8217;ailleurs joué avec le groupe sibérien <a href="http://www.yat-kha.com/" target="_blank">Yat-Kha</a>) et même rap avec <a href="http://www.necroproduct.com/" target="_blank">Necro</a>, vous avez l&#8217;embarras du choix et donc plus d&#8217;excuses pour ne pas succomber au toucher fatal du death metal !</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><em>Finntroll &#8211; Trollhammeren </em>(&laquo;&nbsp;Chauffe Marcel ! Chauffe !&nbsp;&raquo;)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal (et un grand merci à Youen pour son aide)</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Un <a href="http://www.wikihow.com/Appreciate-Death-Metal" target="_blank">petit guide</a> (en anglais) pour apprécier le death metal</li>
<li>Un <a href="http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Rec/rec.music.gdead/2006-02/msg00428.html" target="_blank">article</a> de Jim Fusilli (en anglais) paru dans le Wall Street Journal à propos du death-metal et de sa technique de chant si particulière.</li>
<li>Un autre <a href="http://metal.nightfall.fr/index.php?idgrp=2741&amp;idchoix=7041&amp;rubchoix=7" target="_blank">article</a> (en français) consacré au death-metal sur le site Nightfall</li>
<li>Un <a href="http://agns.libsyn.com/index.php?post_id=479844" target="_blank">podcast</a> dédié au label Earache, spécialisé en death et grind, est disponible sur All Go No Slow</li>
<li>Envie d&#8217;une radio consacrée au death ? C&#8217;est par <a href="http://death.fm/" target="_blank">ici</a></li>
<li>N&#8217;hésitez pas également à consulter également les autres liens du papier sur le <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore</a>.</li>
</ul>
<p><strong>En bonus</strong><br />
La double pédale est une des marques de fabrique du death, mais le batteur Louie Bellson n&#8217;a pas attendu les années 80 pour s&#8217;en servir, et avec quelle maestria :</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Nous ne pouvions pas terminer notre petit tour du death metal sans ajouter une touche féminine avec <a href="http://www.archenemy.net/" target="_blank">Arch Enemy</a>, créé par Michael Amott, ancien guitariste de Carcass, et sa charmante chanteuse, Angela Gossow.<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (1/2) : le grindcore</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 14:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Metal]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[centrifugue]]></category>
		<category><![CDATA[crust]]></category>
		<category><![CDATA[cybergrind]]></category>
		<category><![CDATA[death]]></category>
		<category><![CDATA[deathgrind]]></category>
		<category><![CDATA[deathmetal]]></category>
		<category><![CDATA[goregrind]]></category>
		<category><![CDATA[grind]]></category>
		<category><![CDATA[grindcore]]></category>
		<category><![CDATA[hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[mick harris]]></category>
		<category><![CDATA[napalm death]]></category>
		<category><![CDATA[noisegrind]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=454</guid>
		<description><![CDATA[Plus vite, plus fort : ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l'émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l'abri des regards, des petits frères encore plus enragés n'allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. Blastbeats, growls, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s'abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au headbanging. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus vite, plus fort :</strong> ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l&#8217;émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l&#8217;abri des regards, des petits frères encore plus enragés n&#8217;allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blast_beat" target="_blank">Blastbeats</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grunt" target="_blank">growls</a>, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s&#8217;abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au <a href="http://centrifugue.fr/2010/bwitologie-le-boeuf-musque/" target="_blank">headbanging</a>. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.</p>
<p><img class="alignleft" title="discharge" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/grind2.jpg" alt="" width="251" height="248" />Né au milieu des années 80 au sein de la mouvance punk, alors que la vague punk-hardcore était à son top, <strong>le grindcore s&#8217;inspire plus particulièrement d&#8217;un sous-genre du punk : le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crust_punk" target="_blank">crust</a>.</strong> Initié par des groupes anglais comme <a href="http://www.myspace.com/dischargeukhc" target="_blank">Discharge</a> <a class="simple-footnote" title="Interview et live de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, The Nightmare continues, vaut le détour" id="return-note-454-1" href="#note-454-1"><sup>1</sup></a> ou <a href="http://www.southern.com/southern/label/CRC/" target="_blank">Crass</a>  <a class="simple-footnote" title="Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site Minimovies" id="return-note-454-2" href="#note-454-2"><sup>2</sup></a> à la fin des années 70, le crust a ajouté à la vitesse et à l&#8217;agressivité du punk-hardcore des élements metal, en particulier des riffs de guitares très lourds. Outre-Atlantique, des groupes comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_(band)" target="_blank">Siege</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Repulsion" target="_blank">Repulsion</a> ou <a href="http://www.dirtyrottenimbeciles.com/" target="_blank">DRI</a> ont également initié ce mélange hardcore-thrash.</p>
<p><strong>L&#8217;influence du crust se manifeste également dans les paroles des chansons, plus politisées et lorgnant vers la mouvance anarchiste</strong>. Menace nucléaire, pollution, sexisme, homophobie, droits de animaux, oppression sociale et policière sont autant de thèmes récurrents. Une vision sombre et réaliste, très loin de l&#8217;ironie des Sex Pistols, mais qui ne fait que refléter le rejet du reaganisme-thatcherisme triomphant de l&#8217;époque.</p>
<p><strong>Le grind va se développer de manière très underground mais un groupe aura un impact indéniable dans sa reconnaissance : <a href="http://www.napalmdeath.org/" target="_blank">Napalm Death</a></strong>. S&#8217;il n&#8217;est pas, historiquement, le premier à jouer du grindcore, c&#8217;est lui qui va donner au genre une visiblité, par leur participation aux Peel&#8217;s sessions en 1985 à la BBC par exemple (et l&#8217;on ne remerciera jamais assez feu <a href="http://www.blogotheque.net/John-Peel-Un-hommage" target="_blank">John Peel</a> pour cela).</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Si la paternité du terme est sujette à caution (<a href="http://www.extremenoiseterror.co.uk/" target="_blank">Extreme Noise Terror</a> peut être cité également), le batteur Mick Harris a de plus popularisé le terme de « grindcore »</strong> ainsi que l&#8217;utilisation du blast beat <a class="simple-footnote" title="Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;être à l&#8217;origine de la dubstep" id="return-note-454-3" href="#note-454-3"><sup>3</sup></a> qui va devenir une des bases du genre. <em>Scum</em> (1987), leur premier album, est à ce titre un incontournable : 30 minutes et 30 chansons (dont <em>You Suffer</em>, chanson la plus courte, 1,3 s, dans le livre Guinness des records !) pour une avalanche sonique jusqu&#8217;ici inédite. Avec plus de 25 ans de carrière derrière eux, des concerts à la pelle et une discographie impressionnante (un album tous les ans voire plus), le groupe est largement reconnu et respecté dans les scènes metal et punk.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>C&#8217;est au début des années 90 que le grind va devenir « commercialement » reconnu</strong>, grâce au travail en amont d&#8217;un label comme <a href="http://www.earache.com/" target="_blank">Earache</a> (fondé en 1986) ou plus tard de <a href="http://www.relapse.com/" target="_blank">Relapse</a> (fondé en 1990). Parmi les groupes de grindcore qui émergent à cette période, citons parmi les plus intéressants <a href="http://www.myspace.com/brutalfuckingtruth" target="_blank">Brutal Truth</a> ou <a href="http://www.studio-grey.com/da/" target="_blank">Discordance Axis</a> aux États-Unis, <a href="http://www.nasum.com/" target="_blank">Nasum</a> en Suède et, même si la reconnaissance est encore loin d&#8217;être la même, <a href="http://www.siteinhumate.com/" target="_blank">Inhumate</a> ou <a href="http://www.blockheads-grindcore.fr/" target="_blank">Blockheads</a> en France.</p>
<p><strong>Proximité avec le metal oblige, le grindcore va multiplier les sous genres aux noms évocateurs (deathgrind, cybergrind, goregrind ou noisegrind)</strong>. Mais le grind (tout comme le death metal) a su aussi dépasser son cercle de fans et les blast beats et autres chants hurlés ont déteint sur bien des groupes. La très grande technicité du grindcore a alimenté les compositions complexes des groupes de mathcore, comme <a href="http://www.dillingerescapeplan.com/" target="_blank">Dillinger Escape Plan</a>, ou les projets démentiels de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a> (Fantomas, Peeping Tom ou Mr Bungle) qui empruntent au death et au grind .</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Plus étonnant, les explosions grind s&#8217;adaptent également très bien au jazz-funk et à ses expérimentations</strong>, comme l&#8217;a prouvé <a href="http://www.tzadik.com/" target="_blank">John Zorn</a> avec son groupe Naked City ou, plus récemment, des groupes comme <a href="http://www.myspace.com/blastmuzungu" target="_blank">Blast Muzungu</a>, <a href="http://www.saunalahti.fi/thoht/" target="_blank">Cause for Effect</a> ou <a href="http://www.dynamiteclub.com/" target="_blank">Dynamite Club</a>. Et s&#8217;il reste parmi vous des irréductibles qui ont encore en sainte horreur les guitares saturées, bénissez les Suisses de <a href="http://www.noiseaddict.com/" target="_blank">Nostromo</a> (groupe malheureusement disparu) qui, avec l&#8217;album <em>Hysteron &#8211; Proteron</em>, vous refont leurs chansons en acoustique. Plus d&#8217;excuses donc pour headbanger !</p>
<p><a href="http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3"><img src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg" alt="podcast" border="0" /></a><object width="200" height="20" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /><embed width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /></object></p>
<p>Morceau bonus tiré de l&#8217;album <em>Ecce Lex</em> de Nostromo sorti chez Overcome Records (je n&#8217;ai malheureusement pas le nom de la chanson<strong> Edit : </strong>c&#8217;est donc <em>Epitomize</em> &#8211; merci à Zac ! &#8211; dont la version originale, sur l&#8217;album <em>Eyesore</em>, est écoutable <a href="http://www.youtube.com/watch?v=g9X76Tr5y8I" target="_blank">ici</a>)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.geocities.ws/repulsion_band/agrindhistory.html" target="_blank">Un autre petit historique du grindcore</a> (en anglais)</p>
<p>Un livre incontournable (dont nous reparlerons dans notre prochain article consacré au death metal), <a href="http://www.amazon.com/Choosing-Death-Improbable-History-Grindcore/dp/193259504X" target="_blank"><em>Choosing Death : The Improbable History of Death Metal and Grindcore</em></a> de Albert Mudrian et préfacé par John Peel (encore lui !). A lire également, un <a href="http://www.villagevoice.com/2005-01-25/music/heavy-metal-s-graveyard-shift/" target="_blank">article</a> du journal The Village Voice consacré au livre.</p>
<p>Il existe sinon de nombreux webzines, la plupart consacrés aussi bien au grindcore qu&#8217;au death metal. En français, les sites généralistes sur le metal comme <a href="http://www.metalorgie.com/" target="_blank">Métalorgie</a> ou <a href="http://www.zonemetal.com/" target="_blank">Zone métal</a> (avec une partie liens très fournie) offrent de très bonnes bases pour découvrir le genre mais n&#8217;hésitez pas à vous rendre sur <a href="http://www.terrorizer.com/" target="_blank">Terrorizer</a>, <a href="http://www.grindgore.net/" target="_blank">Grindgore</a> ou <a href="http://grindingtheapparatus.net/" target="_blank">Grinding the Apparatus</a> pour affiner vos choix.</p>
<p>Quant à vos achats, en dehors de l&#8217;incontournable Earache, mentionnons le label français <a href="http://www.bonesbrigaderecords.com/" target="_blank">Bones Brigade</a> qui a édité de très bons groupes français comme <a href="http://www.myspace.com/insideconflict" target="_blank">Inside Conflict</a> ou <a href="http://www.myspace.com/sylvesterstaline" target="_blank">Sylvester Staline</a>, les Belges <a href="http://www.myspace.com/lengtche" target="_blank">Leng Tch&#8217;e</a> ou les Suisses de <a href="http://www.myspace.com/mumakil" target="_blank">Mumakil</a> (avec des anciens membres de Nostromo).</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-454-1"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=i-uXnen6484" target="_blank">Interview et live</a> de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, <em>The Nightmare continues</em>, vaut le détour <a href="#return-note-454-1">&#8617;</a></li><li id="note-454-2">Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site <a href="http://www.minimovies.org/documentaires/view/crass" target="_blank">Minimovies</a> <a href="#return-note-454-2">&#8617;</a></li><li id="note-454-3"> Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/08/le-petit-guide-du-dubstep/" target="_blank">être à l&#8217;origine de la dubstep</a> <a href="#return-note-454-3">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
<enclosure url="http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" length="3989504" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Le petit guide sur George Orwell</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-sur-george-orwell/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-sur-george-orwell/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 14:45:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[1984]]></category>
		<category><![CDATA[Comment j'ai tué un éléphant]]></category>
		<category><![CDATA[Dans la dèche à Paris et à Londres]]></category>
		<category><![CDATA[eric blair]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Et vive l'aspidistra !]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Aubenas]]></category>
		<category><![CDATA[george orwell]]></category>
		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage à la Catalogne]]></category>
		<category><![CDATA[John Halas]]></category>
		<category><![CDATA[John Hurt]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Kessel]]></category>
		<category><![CDATA[Joy Batchelor]]></category>
		<category><![CDATA[La ferme des animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Le Quai de Wigan]]></category>
		<category><![CDATA[Les amis d’Orwell]]></category>
		<category><![CDATA[orwell]]></category>
		<category><![CDATA[POUM]]></category>
		<category><![CDATA[Quai de Ouistreham]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Namias]]></category>
		<category><![CDATA[Tête de turc]]></category>
		<category><![CDATA[Un peu d'air frais]]></category>
		<category><![CDATA[Une histoire birmane]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=3648</guid>
		<description><![CDATA[Fidèle à la mission de vous faire visiter le cerveau dément de Gwen les splendeurs de ce monde, il fallait bien incorporer Orwell à l’oeuvre centrifugueuse. Car ce chic type fut une inspiration pour votre serviteur pendant ses vertes années. Quand j’imaginais le journalisme comme une aventure, faite de sueur et d’engagement. Depuis, l’âge et le CUEJ aidant, je sais que je ne serai jamais un journaliste total, de la trempe des Joseph Kessel, Gunther Walraff et autres Robert Namias. Mais je m’accroche toujours à cet horizon du journalisme total et, bien installé derrière mon écran, voila que je me décide à ouvrir une porte vers le monde d’Orwell. Après vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fidèle à la mission de vous faire visiter <del>le cerveau dément de Gwen</del> les splendeurs de ce monde, il fallait bien incorporer Orwell à l’oeuvre centrifugueuse.</strong> Car ce chic type fut une inspiration pour votre serviteur pendant ses vertes années. Quand j’imaginais le journalisme comme une aventure, faite de sueur et d’engagement. Depuis, l’âge  <a class="simple-footnote" title="Et le CUEJ" id="return-note-3648-1" href="#note-3648-1"><sup>1</sup></a> aidant, je sais que je ne serai jamais un journaliste total, de la trempe des Joseph Kessel, Albert Londres et autres Robert Namias. Mais je m’accroche toujours à cet horizon et, bien installé derrière mon écran, voila que je me décide à ouvrir une porte vers le monde d’Orwell. Après vous.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wlQNpT4x-vQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wlQNpT4x-vQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Je dois faire un papier sur Orwell.</strong> Point de débat à cela, si ce n’est celui qui fait rage depuis des années entre ma personne et ma flemme légendaire quant à une date de publication précise. Restait cependant un défi de taille dans mon esprit : <strong>ne pas vous parler de <em>1984</em> ou de <em>La ferme des animaux</em>.</strong></p>
<p><strong>Deux chefs d’oeuvres, il faut en convenir</strong>  <a class="simple-footnote" title="Et si vous ne les avez pas lus : à la librairie la plus proche, vite !" id="return-note-3648-2" href="#note-3648-2"><sup>2</sup></a>. Mais comme à peu près tout le monde en convient déjà, quel intéret à en reparler ici sur Centrifugue ? Aucun, à mon sens. Ou alors vite fait, pour la forme, en vous conseillant de regarder deux adaptations de ces ouvrages :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Z4rBDUJTnNU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Z4rBDUJTnNU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Film sympathique de Michael Radford, avec le classieux John Hurt. Rien de fulgurant (Brazil reste toujours la meilleure adaptation de l&#8217;univers orwellien au cinéma à mon goût) mais il a l&#8217;avantage de rester fidèle au bouquin.</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PKBGkpZotXw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PKBGkpZotXw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>L&#8217;adaptation en dessin animé par John Halas et Joy Batchelor. Pas encore eu le temps de le regarder mais, même si l&#8217;animation doit être un peu datée (1954 oblige), le film a l&#8217;air d&#8217;avoir de bons échos. (Les parties suivantes se trouvent sur Youtube)</em></p>
<p><strong>La tarte à la crème orwellienne étant évacuée, je préfère donc vous faire faire une petite visite de la périphérie.</strong> Et quoi de mieux que de vous parler un peu de ses autres ouvrages, tout aussi recommandables.</p>
<h1>Conseils de lecture</h1>
<h2>Une histoire birmane</h2>
<p><strong><img class="alignleft" title="histoirebirmane" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/histoirebirmanecouv.jpg" alt="" width="182" height="300" />Publié en 1934, ce roman s’inspire de l’expérience d’Orwell en tant que fonctionnaire britannique en Birmanie,</strong> de 1922 à 1928. Outre son talent à dépeindre les lieux, les paysages et la vie quotidienne, <em>Une histoire birmane</em> marque les débuts de la prise de conscience politique d’Orwell.</p>
<p>C&#8217;est à la suite de ce séjour en Birmanie qu&#8217;il écrira aussi <em><a href="http://orwell.ru/library/articles/elephant/english/e_eleph" target="_blank">Comment j&#8217;ai tué un éléphant</a></em> qui, lui aussi, décortique les mécanismes de l’oppression que subissent les peuples colonisés. Le vernis de l’Empire britannique commence à s’effriter.</p>
<p>Si vous avez le temps avant de vous plonger dedans, vous pouvez lire <a href="http://ia700409.us.archive.org/21/items/KeckAnotherLookAtBurmeseDays/Keckff.pdf" target="_blank">cette analyse (en anglais) par Stephen L. Keck</a> qui a l’avantage de replacer le livre dans son contexte. Ou <a href="http://www.sielec.net/pages_site/FIGURES/sevry%20orwel.htm" target="_blank">cet article de Jean Sevry</a>, professeur à l&#8217;Université de Montpellier, sur la question coloniale chez Orwell.</p>
<h2>Dans la dèche à Paris et à Londres</h2>
<p><img class="alignleft" title="dansladeche" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/dansladechecouv.jpg" alt="" width="173" height="281" /><strong>Un livre qui reflète le mieux l’approche d’Orwell, à savoir comprendre et lutter contre ses préjugés de classe en se plongeant au plus près de son sujet,</strong> ici la pauvreté. Revenu de Birmanie, il va ainsi, de 1927 1931, vivre à Paris, travaillant comme serveur dans un restaurant, puis à Londres, comme clochard, cherchant au jour le jour nourriture et logement, travailleur ou précepteur.</p>
<p><strong>Du journalisme total</strong> (que n’aurait pas renié Steven) plaçant Orwell dans la lignée de Jack London  <a class="simple-footnote" title="Auteur du Talon de fer, contre-utopie qui -même si je n&#8217;ai pas eu encore le temps de le lire- ajoute un parallèle avec le livre qui parle de Big Brother" id="return-note-3648-3" href="#note-3648-3"><sup>3</sup></a> ou Charles Dickens. Et dont la force du récit ne s’émousse pas avec les années.</p>
<p>Par sa forme bien sûr. Pour preuve les succès plus récents de journalistes comme Gunter Wallraff avec <em>Tête de turc</em> (où l’auteur se fait passer pour un immigré turc) ou Florence Aubenas avec <em><a href="http://livre.fnac.com/a2768162/Florence-Aubenas-Le-quai-de-Ouistreham" target="_blank">Le Quai de Ouistreham</a></em>  <a class="simple-footnote" title="Clin d’oeil à l&#8217;ouvrage d’Orwell dont je parle plus bas, je suppose." id="return-note-3648-4" href="#note-3648-4"><sup>4</sup></a> (Six mois à enchainer les boulots précaires). Mais aussi par le fond, avec toujours ce sens aigu de la description qui ne nous épargne aucun détail, même le plus trivial. Bref un livre indispensable.</p>
<p>Et si vous voulez en savoir un peu plus, vous pouvez lire (en français), <a href="http://impassesud.joueb.com/news/dans-la-deche-a-paris-et-a-londres-george-orwell-1933" target="_blank">cet article de Françoise Leroi</a>.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 20px; font-weight: bold;">Le Quai de Wigan</span></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="quaiwigan" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/quaidewigancouv.jpg" alt="" width="176" height="285" />Travail de commande pour une maison d’édition sympathisante du mouvement socialiste,</strong> <em>Le Quai de Wigan</em> débute de la même manière que <em>Dans la dèche à Paris et à Londres</em> : une immersion dans le monde des mineurs, la description de leur conditions de travail et de logement tout comme le choc, voire la révulsion (notamment avec les odeurs) que peut éprouver l’auteur durant cette expérience. Cependant, dans la deuxième partie du livre, Orwell utilise son reportage comme point de départ à une analyse du mouvement socialiste en Angleterre.</p>
<p><strong>Ce travail de terrain lui permet de confirmer que le socialisme reste le meilleur moyen d’améliorer les conditions de vie du peuple.</strong> Mais il se fait également l’avocat du diable  <a class="simple-footnote" title="Cette partie du livre fut d’ailleurs très mal perçue par son éditeur Victor Gollanz, qui ajouta une préface pour atténuer les propos d’Orwell, puis republia l’ouvrage, sans l’accord de l’auteur, sans cette deuxième partie" id="return-note-3648-5" href="#note-3648-5"><sup>5</sup></a> en livrant une cinglante attaque envers ceux qui se revendiquent du socialisme.</p>
<p>Perpétuation des barrières de classes (confort de se revendiquer socialiste sans côtoyer le peuple), volonté de se démarquer à tout prix (quitte à se faire passer pour un original qui provoquera au mieux le sourire), culte de la machine et surtout perte de vue de l’idéal pratique (<em>la common decency</em>, à savoir tenter de réduire le plus possible les inégalités) au profit des grands discours.</p>
<p><strong>A propos du concept de <em>common decency</em>,</strong> mais pas seulement, je vous conseille les deux ouvrages du philosophe Jean Claude Michéa (<em>Orwell, anarchiste Tory</em> et <em>Orwell l’éducateur</em>) et, plus rapidement, vous pouvez lire <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article617" target="_blank">cet entretien mené par Elizabeth Levy</a> et publié dans le Magazine littéraire et <a href="http://pileface.com/sollers/article.php3?id_article=753" target="_blank">cet article d’Albert Gauvin</a>. Enfin, si vous souhaitez comprendre l’influence d’Orwell sur le cinéma réaliste anglais, c’est par ici avec <a href="http://www.lotus-mineral.com/frames/documents/orwell.pdf" target="_blank">la maitrise de Laurent Simon</a>.</p>
<h2>Hommage à la Catalogne</h2>
<p><strong><img class="alignleft" title="hommagecatalogne" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/hommagecatalognecouv.jpg" alt="" width="171" height="285" />Le morceau de bravoure d’Orwell.</strong> Alors que la guerre civile débute en juillet 1936, il décide de se rendre en Espagne en décembre pour y combattre le fascisme. Intégré au sein du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_ouvrier_d'unification_marxiste" target="_blank">POUM (Parti ouvrier d’unification marxiste)</a>, il part sur le front, où il sera gravement blessé à la gorge par le tir d’une balle ennemie. De retour à Barcelone, il assistera à la prise de pouvoir des staliniens et, le POUM déclaré illégal en mai-juin 1937, il devra s’enfuir en France avant de rejoindre l’Angleterre.</p>
<p>En dehors, encore une fois, du travail de reporter, vivant et saisissant, <em>Hommage à la Catalogne</em> est une pierre angulaire de l’oeuvre d’Orwell. <strong>La confrontation de ses idéaux au réel.</strong> Et le refus de tout totalitarisme, même s’il se pare des vertus du socialisme. C’est en observant le travail de propagande stalinien (qui transforme, pour l’opinion, francs tireurs anarchistes et troupes du POUM en complices du franquisme) qu’Orwell tirera la matière principale des deux ouvrages-cités-en-début-de-papier-mais-que-je-ne-citerai-pas-par-pure-figure-de-style.</p>
<p>Pour en savoir plus, je vous oriente vers <a href="http://www.florian-pennec.net/schizophrenic/index.php?post/2011/08/19/Hommage-%C3%A0-la-Catalogne-de-Georges-Orwell-(Roman-sur-la-guerre-d-Espagne%2C-1938)" target="_blank">ce papier de Florian Pennec sur Schizophrenic</a> ainsi que <a href="http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=80979&amp;date=1309529473" target="_blank">cette émission diffusée sur France Inter</a>.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xanwz2" frameborder="0" width="480" height="276"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xanwz2_land-and-freedom-bande-annonce-vost_shortfilms" target="_blank">Land and Freedom &#8211; Bande annonce Vost FR</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/_Caprice_" target="_blank">_Caprice_</a></em><br />
<em>Je vous conseille également Land and Freedom de Ken Loach, qui s&#8217;inspire d&#8217;Hommage à la Catalogne (Et resouligne le lien entre Orwell et le courant cinématogrphique du réalisme social anglais</em></p>
<h2>Et vive l&#8217;aspidistra ! et Un peu d&#8217;air frais</h2>
<p><strong><img class="alignleft" title="aspidistra" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/aspidistracouv.jpg" alt="" width="172" height="285" />Terminons cette fiche de lecture par deux bouquins qu’on pourrait juger mineurs :</strong> <em>Et vive l’aspidistra !</em> et <em>Un peu d’air frais</em>. Tout comme <em>Une fille de pasteur</em>, <em>Et vive l’aspidistra !</em> n’est pas un grand ouvrage. Orwell, avec le recul, explique d’ailleurs que ces livres lui ont surtout permis de manger. Mais il reste une lecture des plus agréables, par sa <strong>peinture acide de la petite bourgeoisie anglaise, et surtout de la figure de l’artiste.</strong> En quête de pureté, Gordon Gomstock quitte une bonne situation pour se consacrer, grâce à son talent pour l&#8217;écriture, à la poésie. Mais il est bien vite tenaillé par la nécessité de vivre de son art. Cette recherche pourrissant peu à peu ses relations.</p>
<p>Ce récit a l’intérêt, outre quelques parallèles avec les débuts difficiles d’Orwell, de souligner l’humour et la prise de recul de l’auteur des deux-livres-dont-promis-je-ne-redonnerai-pas-le-nom.</p>
<p>Pour en savoir plus, vous pouvez lire <a href="http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=2535" target="_blank">le papier de Christophe Ono-dit-Bio sur Chronicart</a> (qui a d’ailleurs réalisé plusieurs chroniques des autres livres d’Orwell). A noter enfin que le livre a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par Robert Bierman, avec Helena Bonham Carter, en 1997. Pas encore eu le temps de la regarder, mais vous pouvez le faire sur Youtube :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/DyyE0yqZ3Ms?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/DyyE0yqZ3Ms?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em><img class="alignleft" title="airfrais" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/10/airfraiscouv.jpg" alt="" width="151" height="257" />Un peu d’air frais</em>, quant à lui, souffre d’avoir été publié entre les deux monuments que sont <em>Hommage à la Catalogne</em> et <em>La ferme des animaux</em>  <a class="simple-footnote" title="Zut, raté !" id="return-note-3648-6" href="#note-3648-6"><sup>6</sup></a>. L’histoire se situant d’ailleurs juste avant les débuts de la Seconde Guerre mondiale. Nous suivons ainsi Georges Bowling, la quarantaine, incarnation de la classe moyenne anglaise.</p>
<p><strong>Tout comme <em>Et vive l’Apidistra !</em>, le texte est bourré d’humour mais on sent surtout poindre la nostalgie d’une vie simple</strong>, un peu idyllique. Une vie en sursis à la veille de la guerre. Un monde qui sera balayé par la violence et la machine. Par ces hommes qui “<em>parlent par balles et pensent par slogans</em>”.</p>
<p>Et pour un peu plus d’infos, direction à nouveau vers <a href="http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=2449" target="_blank">la chronique de Christophe Ono-dit-Bio</a>.</p>
<h1>Orwell sur le net</h1>
<p>Histoire de poursuivre le voyage, voici une <strong>petite liste de liens sur les internettes</strong> qui devraient vous permettre de faire le (grand) tour du sujet :</p>
<p>- Un site incontournable : <a href="http://www.george-orwell.org/" target="_blank">George Orwell.org</a>. L’intégralité de ses oeuvres y sont consultables en anglais. Vous pouvez sinon les trouver sur <a href="http://www.netcharles.com/orwell/" target="_blank">ce site très complet</a> qui comporte études, liens et documents iconographiques.</p>
<p>- Un autre site très intéressant : <a href="http://george-orwell-essays.com/orwell_list00.html" target="_blank">George Orwell Essays</a>, qui regroupe de nombreuses études littéraires. Et n’oublions pas ce très joli projet débuté en 2008 : <a href="http://orwelldiaries.wordpress.com/ " target="_blank">Orwell Diaries</a>. Soit la publication, date pour date, mais 70 ans après, de son journal personnel. J’ai eu l’occasion de lire deux ou trois volumes de sa traduction éditée par l’Enclyclopédie des nuisances et c’est une lecture chaudement recommandée (surtout pour ceux qui ont lu tous ses livres et qui en veulent plus :) )</p>
<p>Deux autres sites enfin, au contenu plus actuel :<br />
- <a href="http://www.orwelltoday.com/" target="_blank">Orwell today</a> qui offre une revue de presse et tresse des parallèles entre notre beau monde et celui de Entre-1983-et-1985  <a class="simple-footnote" title="Haha, je me suis pas fait avoir cette fois !" id="return-note-3648-7" href="#note-3648-7"><sup>7</sup></a><br />
- <a href="http://souriez.info/Ecoutez-les-amis-d-Orwell" target="_blank">Les amis d’Orwell</a>, émission bimensuelle diffusée sur Radio libertaire, et qui aborde des sujets aussi variés que la vidéo-surveillance, le “poliçage” de notre société ou les nanos-technologies.</p>
<p>Sur ce, je vous salue bien bas et rappelez-vous que, comme disait ce bon vieux Eric Blair :</p>
<blockquote><p>“ Le véritable ennemi, c’est l’esprit réduit à l’état de gramophone, et cela reste vrai que l’on soit d’accord ou non avec le disque qui passe à un certain moment”</p></blockquote>
<p>En vous remerciant</p>
<p><strong>Illustration (<a href="http://orwell.ru/bio/gallery/img/_0043w.jpg" target="_blank">d&#8217;après photo</a>), texte : Gwen</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3648-1">Et le CUEJ <a href="#return-note-3648-1">&#8617;</a></li><li id="note-3648-2">Et si vous ne les avez pas lus : à la librairie la plus proche, vite ! <a href="#return-note-3648-2">&#8617;</a></li><li id="note-3648-3">Auteur du Talon de fer, contre-utopie qui -même si je n&#8217;ai pas eu encore le temps de le lire- ajoute un parallèle avec le livre qui parle de Big Brother <a href="#return-note-3648-3">&#8617;</a></li><li id="note-3648-4">Clin d’oeil à l&#8217;ouvrage d’Orwell dont je parle plus bas, je suppose. <a href="#return-note-3648-4">&#8617;</a></li><li id="note-3648-5">Cette partie du livre fut d’ailleurs très mal perçue par son éditeur Victor Gollanz, qui ajouta une préface pour atténuer les propos d’Orwell, puis republia l’ouvrage, sans l’accord de l’auteur, sans cette deuxième partie <a href="#return-note-3648-5">&#8617;</a></li><li id="note-3648-6">Zut, raté ! <a href="#return-note-3648-6">&#8617;</a></li><li id="note-3648-7">Haha, je me suis pas fait avoir cette fois ! <a href="#return-note-3648-7">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-sur-george-orwell/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le (tout) petit guide de la musique indienne</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/le-tout-petit-guide-de-la-musique-indienne/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/le-tout-petit-guide-de-la-musique-indienne/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 08:17:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[Asha Boshle]]></category>
		<category><![CDATA[asian]]></category>
		<category><![CDATA[asian dub foundation]]></category>
		<category><![CDATA[bhangra]]></category>
		<category><![CDATA[bollywood]]></category>
		<category><![CDATA[boshle]]></category>
		<category><![CDATA[breakcore]]></category>
		<category><![CDATA[centrifugue]]></category>
		<category><![CDATA[dub]]></category>
		<category><![CDATA[enduser]]></category>
		<category><![CDATA[inde]]></category>
		<category><![CDATA[indienne]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[Lata Mangeshkar]]></category>
		<category><![CDATA[Mohd Rafi]]></category>
		<category><![CDATA[petit]]></category>
		<category><![CDATA[Reena Roy]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=368</guid>
		<description><![CDATA[Si le précédent guide sur le trip-hop pouvait aider un tant soit peu à cerner ce courant musical, en faire de même pour la musique indienne est un pari perdu d'avance. Entre la production pléthorique de Bollywood et la tradition musicale multiséculaire, autant résumer la musique classique sur un post-it. Mais comme votre serviteur aime les causes perdues, voici tout de même quelques sites et artistes qui vous permettront de découvrir un peu mieux cette musique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si le <a href="http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-internet-du-trip-hop/" target="_blank">guide sur le trip-hop</a> pouvait aider un tant soit peu à cerner ce courant musical, en faire de même pour la musique indienne est un pari perdu d&#8217;avance.</strong> Entre la production pléthorique de Bollywood et la tradition musicale multiséculaire, autant résumer la musique classique sur un post-it. Mais comme votre serviteur aime les causes perdues, voici tout de même quelques sites et artistes qui vous permettront de découvrir un peu mieux cette musique.</p>
<p><img class="alignleft" title="indesage" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/zikinde2.jpg" alt="" width="399" height="800" /><strong>Pour avoir un aperçu de la diversité musicale indienne, des sites francophones sont à votre disposition.</strong> <a href="http://musique.indienne.free.fr/" target="_blank">La musique indienne</a> est un bon site d&#8217;introduction aux différents genres musicaux traditionnels. Il propose également une discographie sélective et des liens. Ceux qui souhaitent approfondir le sujet et ont de bonnes bases musicales peuvent se tourner vers le site de <a href="http://moutal.eu/" target="_blank">Patrick Moutal</a>, qui regorge d&#8217;articles poussés ainsi que de vidéos sur les chanteurs et musiciens (Attention, il vous faudra consulter le site via internet explorer, Firefox ne semble pas gérer la présentation)<em>.</em></p>
<p><em> </em>Autre site d&#8217;un <a href="http://o.dezeustre.free.fr/" target="_blank">passionné</a> qui vous permettra, grâce à sa discographie commentée, de dépasser les artistes les plus connus en Europe (mais pas forcement les plus talentueux). Le site (en anglais) de South Asian Women&#8217;s Forum possède également <a href="http://www.sawf.org/music/articles.asp?pn=Music" target="_blank">une section</a> regroupant des nombreux articles sur la musique indienne ainsi que des interviews.</p>
<p><strong>Concernant les disque</strong>s, les collections dirigées par <a href="http://www.alaindanielou.org/-Inde,36-.html" target="_blank">Alain Danielou</a>, indianiste et musicologue, pour le compte de l&#8217;Unesco sont plus qu&#8217;indiquées.</p>
<p>Mais vous pouvez tout aussi bien écouter directement des morceaux depuis votre ordinateur. Une section du site <a href="http://surasa.net/music/toli-telugu/" target="_blank">Surasa</a> vous propose ainsi les premiers enregistrements d&#8217;artistes indiens. Le site <a href="http://www.papuyar.com/music/category/view/2/indian" target="_blank">Papuyar</a> ainsi que l&#8217;incontournable <a href="http://www.musicindiaonline.com/" target="_blank">Musicindiaonline</a> vous donnent accès également à des milliers d&#8217;artistes.</p>
<p>Ceux qui préfèrent éviter des recherches trop fastidieuses peuvent sinon écouter le <a href="http://www.parisdjs.com/index.php/post/Loik-La-Sono-Mondiale-Vol_1" target="_blank">mix</a> de <a href="http://www.myspace.com/loikdury" target="_blank">Loik Dury</a> (qui était en charge de la programmation sur Radio Nova) consacré à l&#8217;Inde sur le site Parisdjs. Groovy au possible. Ou tout simplement se brancher sur <a href="http://www.radionimbooda.com/" target="_blank">Fréquence India</a>, une radio francophone dédiée à la musique indienne et de Bollywood.</p>
<p><strong>Impossible d&#8217;ailleurs de ne pas faire un petit crochet par ce studio de cinéma mythique</strong>, dont la production de comédies musicales, et donc de chansons, a de quoi donner le vertige. Là encore, en embrasser toutes les facettes ici est vain mais l&#8217;on peut quand même citer deux des plus grandes chanteuses indiennes, <a href="http://asha-bhosle.tripod.com/" target="_blank">Asha Bhosle</a> et <a href="http://gaurav-kumar.tripod.com/" target="_blank">Lata Mangeshkar</a>, dont les chansons se comptent par dizaines de milliers.</p>
<p><em>Piya Tu Ab To Aaja</em>, tiré du film <em>Caravan</em> avec Asha Boshle prêtant sa voix à Asha Parekh<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dX-gSSLmxUU&amp;hl=fr&amp;fs=1" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/dX-gSSLmxUU&amp;hl=fr&amp;fs=1" /></object></p>
<p><em>Aa Dekhen Zara,</em> tiré du film <em>Rocky</em>, Lata Mangeshkar prêtant sa voix à Reena Roy (attention les yeux)<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/eJglcQFTITo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/eJglcQFTITo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Mentionnons également leur pendant masculin qu&#8217;est Mohd <a href="http://www.mohdrafi.com/" target="_blank">Rafi</a>, vedette du playback dans le cinéma indien durant plus de 40 ans.</p>
<p><strong>Et la musique actuelle dans tout ca ?</strong> Le premier groupe venant à l&#8217;esprit est bien entendu <a href="http://www.asiandubfoundation.com/" target="_blank">Asian Dub Foundation</a> qui a réussi (en particulier les premiers albums avec le chanteur Deeder Zaman), un parfait mélange de ragga, breakbeat, punk et d&#8217;influences indiennes.</p>
<p>Les amateurs d&#8217;ambiance atmosphérique se tourneront vers <a href="http://www.talvinsingh.com/" target="_blank">Talvin Singh</a> tandis que les nostalgiques de Public Enemy devraient apprécier le groupe de fusion <a href="http://www.fun-da-mental.co/" target="_blank">Fun-Da-Mental</a>. Et si le coeur vous en dit, vous pourrez même dénicher du « Bhangramuffin » ou de l&#8217; « acid bhangra ». Les classiques se prêtent également très bien aux remixes, pour preuve le <em>Yogi</em> de Punjabi MC (disponible dans l&#8217;excellente compilation <a href="http://www.discogs.com/Various-Asian-Vibes/release/1425958" target="_blank">Asian Vibes</a>, aux côtés d&#8217;artistes comme Asian Dub Foundation ou <a href="http://www.dubsyndicate.com/" target="_blank">Dub Syndicate</a>) :</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-iqScVh5jRA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-iqScVh5jRA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Edit :</strong> A signaler, l&#8217;album d&#8217;<a href="http://www.myspace.com/enduser" target="_blank">Enduser</a>, <em>Bollywood Breaks</em>. Pour ceux qui sont intrigués par le mélange musique indienne &#8211; breakcore, ca se lance juste en bas</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_UhTf_RPWIQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/_UhTf_RPWIQ?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Vous voila désormais armés pour aller jusqu&#8217;à Katmandou ou Goa. Bonne route !<br />
<strong>Texte et dessin : Gwendal </strong><br />
<strong>Photo : Michel</strong></p>
<p><strong>En bonus</strong>, quand Bollywood adapte <em>Thriller</em> de Mickael Jackson, le mélange est détonant (extrait du film <em>Donga</em> avec l&#8217;acteur Chiranjeevi) :</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/x81iip6psks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/x81iip6psks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Edit :</strong> et j&#8217;oubliais de parler de l&#8217;excellente compilation <a href="http://www.wegofunk.com/Sitar-Beat-!-Indian-style-heavy-funk-vol-1_a784.html" target="_blank">Sitar Beat</a> qui mélange funk et musique indienne</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/le-tout-petit-guide-de-la-musique-indienne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vie de Jésus 2/3</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-23/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-23/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 13:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Leçon de choses]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[christ]]></category>
		<category><![CDATA[christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[jesus]]></category>
		<category><![CDATA[jesus christ]]></category>
		<category><![CDATA[john malback]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=3437</guid>
		<description><![CDATA[Fidèles lecteurs de Centrifugue, bonjour ! Après une semaine au suspens insoutenable, voici la deuxième partie des aventures de Jésus retranscrites par mon talentueux collègue John Malback. Tombant de Charybde en Scylla, l&#8217;infortuné fils de dieu a encore bien des soucis. Mais je vous laisse les découvrir via ces splendides illustrations dont le dessinateur Fred [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèles lecteurs de Centrifugue, bonjour ! Après une semaine au suspens insoutenable, voici la deuxième partie <a href="http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-13/" target="_blank">des aventures de Jésus</a> retranscrites par mon talentueux collègue John Malback. Tombant de Charybde en Scylla, l&#8217;infortuné fils de dieu a encore bien des soucis. Mais je vous laisse les découvrir via ces splendides illustrations dont <a href="http://centrifugue.fr/2010/fred-voyage-a-travers-les-cases/" target="_blank">le dessinateur Fred</a> serait, à coup sûr, des plus fiers. Allez zou, transsubstantiation !</p>
<p><img class="alignnone" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/09/laviedejesus2.jpg" alt="" width="603" height="1400" /></p>
<p><strong>Texte : John Malbakck (Intro Gwen)</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-23/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Grunge, le son de la génération X (1985-1995) : les influences musicales</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-influences-musicales/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-influences-musicales/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 12:43:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Garage]]></category>
		<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Metal]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[alice in chains]]></category>
		<category><![CDATA[american psycho]]></category>
		<category><![CDATA[Andrew Wood]]></category>
		<category><![CDATA[bad brains]]></category>
		<category><![CDATA[Beat Happening]]></category>
		<category><![CDATA[beth ditto]]></category>
		<category><![CDATA[Big Black]]></category>
		<category><![CDATA[Big’N]]></category>
		<category><![CDATA[black flag]]></category>
		<category><![CDATA[black sabbath]]></category>
		<category><![CDATA[blood circus]]></category>
		<category><![CDATA[Butthole Surfers]]></category>
		<category><![CDATA[c86]]></category>
		<category><![CDATA[calvin johnson]]></category>
		<category><![CDATA[charles burns]]></category>
		<category><![CDATA[chicago noise]]></category>
		<category><![CDATA[damned]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Johnston]]></category>
		<category><![CDATA[david bowie]]></category>
		<category><![CDATA[dead kennedys]]></category>
		<category><![CDATA[eddie vedder]]></category>
		<category><![CDATA[factory]]></category>
		<category><![CDATA[garage]]></category>
		<category><![CDATA[glam]]></category>
		<category><![CDATA[green river]]></category>
		<category><![CDATA[grunge]]></category>
		<category><![CDATA[half japanese]]></category>
		<category><![CDATA[Ian Mackaye]]></category>
		<category><![CDATA[into the wild]]></category>
		<category><![CDATA[jad fair]]></category>
		<category><![CDATA[jeff ament]]></category>
		<category><![CDATA[jello biaffra]]></category>
		<category><![CDATA[Jesus Lizard]]></category>
		<category><![CDATA[josh homme]]></category>
		<category><![CDATA[kingsmen]]></category>
		<category><![CDATA[kurt cobain]]></category>
		<category><![CDATA[lo-fi]]></category>
		<category><![CDATA[Malfunkshun]]></category>
		<category><![CDATA[mc5]]></category>
		<category><![CDATA[melvins]]></category>
		<category><![CDATA[minor threat]]></category>
		<category><![CDATA[mother love bone]]></category>
		<category><![CDATA[Motörhead]]></category>
		<category><![CDATA[mudhoney]]></category>
		<category><![CDATA[nevermind]]></category>
		<category><![CDATA[noisy pop]]></category>
		<category><![CDATA[pearl jam]]></category>
		<category><![CDATA[primal scream]]></category>
		<category><![CDATA[proto-punk]]></category>
		<category><![CDATA[Pussy Galore]]></category>
		<category><![CDATA[qotsa]]></category>
		<category><![CDATA[queen bitch]]></category>
		<category><![CDATA[Queens Of The Stone Age]]></category>
		<category><![CDATA[rapeman]]></category>
		<category><![CDATA[screaming trees]]></category>
		<category><![CDATA[shellac]]></category>
		<category><![CDATA[shoegaze]]></category>
		<category><![CDATA[Sid Vicious]]></category>
		<category><![CDATA[Sleater-Kinney]]></category>
		<category><![CDATA[Sonic Youth]]></category>
		<category><![CDATA[sonics]]></category>
		<category><![CDATA[Soundgarden]]></category>
		<category><![CDATA[steve albini]]></category>
		<category><![CDATA[stone gossard]]></category>
		<category><![CDATA[Stooges]]></category>
		<category><![CDATA[sub pop]]></category>
		<category><![CDATA[tad]]></category>
		<category><![CDATA[television personalities]]></category>
		<category><![CDATA[The Go! Team]]></category>
		<category><![CDATA[Velvet Underground]]></category>
		<category><![CDATA[warhol]]></category>
		<category><![CDATA[wipers]]></category>
		<category><![CDATA[yuppie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=3412</guid>
		<description><![CDATA[Deuxième partie de la chronique consacrée au grunge lancée cet été et, chers lecteurs de Centrifugue, place cette fois aux influences musicales qui ont sculpté ce mouvement plein de rage, de desespoir et de bière tiède. Mais je laisse ma place à mon estimé confrère Croquemart, aka Ston3r, qui a prouvé ces dons de guide à l'oreille perçante et aux phrases délicatement chantournées. Allez hop, je m'efface, et place au spécialiste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">Deuxième partie de la chronique consacrée au grunge</a> lancée cet été</strong> et, chers lecteurs de Centrifugue, <strong>place cette fois aux influences musicales</strong> qui ont sculpté ce mouvement plein de rage, de désespoir et de bière tiède.  <a class="simple-footnote" title="Hasard du calendrier, nous fêtons le 24 septembre les 20 ans de Nevermind, de Nirvana. Comme quoi, à force de ne pas suivre l&#8217;actualité, on y retombe parfois" id="return-note-3412-1" href="#note-3412-1"><sup>1</sup></a> <strong>Mais je laisse ma place à mon estimé confrère Croquemart, aka Ston3r,</strong> qui a prouvé ces dons de guide à l&#8217;oreille perçante et aux phrases délicatement chantournées. Allez hop, je m&#8217;efface. Et place au spécialiste jovial.</p>
<h2>Punk hardcore et punk-rock</h2>
<p><strong>S’il est peu aisé d’adjoindre une étiquette musicale précise au &laquo;&nbsp;grunge&nbsp;&raquo;</strong> (tant il résulte de la fermentation d’un mélange de différents crus punk, metal, pop, classic rock des années 70 et 80), le dénominateur commun à tous les groupes qui ont créé cette scène semble pourtant être la <strong>notion d’ &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Indie_rock" target="_blank">indie rock</a>&laquo;&nbsp;, qui implique une dimension plus sociale que musicale stricto sensu.</strong> Rock pour la tendance globale, indie pour l’aspect &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself" target="_blank">Do It Yourself</a>&nbsp;&raquo; (DIY), le rejet du music business et le réseau constitué de petits labels et de fanzines.</p>
<p><strong>Il y a, de ce point de vue, une forte accointance avec le punk-hardcore</strong> qui commence à grouiller dans les foyers infectieux de Washington DC (<a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Minor Threat</a>, <a href="http://centrifugue.fr/2011/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a>,…), L.A. (<a href="http://centrifugue.fr/2010/glen-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/" target="_blank">Black Flag</a>) ou Frisco (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dead_Kennedys" target="_blank">Dead Kennedys</a>) au début des années 1980. Avec la pluie en plus. Et l’aspect militant en moins.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5iNh6BVZgJ0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/5iNh6BVZgJ0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Dead Kennedys &#8211; California Über Alles, 1979 … un classique instantané</em></p>
<p>Point de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straight edge</a> connu non plus sur la scène « grunge », ni d’activistes à la <a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Ian MacKaye</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jello_Biafra" target="_blank">Jello Biaffra</a>. <strong>Il est ici question de refus :</strong> du matérialisme, de prendre sa place dans la société actuelle, de devenir adulte, de la morale, des règles. Un refus engendré par la déception.</p>
<p><strong>Et ceci sans porte-voix</strong>, mais plus à titre individuel. Avec pour seules armes une guitare cheap et une grosse caisse trouée. <strong>Plus que de DIY, il s’agit de « Think For Yourself »,</strong> avec la conscience du monde qui t’entoure. David affrontant Goliath. En sachant qu’il a perdu d’avance.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ygSFCTAlpQ8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ygSFCTAlpQ8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Black Flag, Nothing Left Inside : premier morceau de la face B de “My War” (1984). Un groupe de hardcore joue pour la première fois lourd, lent, plombé, tout en gardant sa fureur punk. Tout simplement l’acte fondateur du grunge, du sludge metal et du post hardcore.</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Melvins" target="_blank">Les Melvins</a> représentent à merveille ce type de groupe issu du punk-hardcore</strong>, fortement influencé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Sabbath" target="_blank">Black Sabbath</a> et par la face B de l’album <em>My War</em> de Black Flag. Provocateurs, malins et sardoniques  <a class="simple-footnote" title="Le groupe avait collé un sticker « I vote Republican » à l’arrière de son van pour ne pas se faire arrêter par la police pendant les tournées" id="return-note-3412-2" href="#note-3412-2"><sup>2</sup></a>, ils ont développé au long de leurs 25 albums une musique lourde, métallique et sans concession à tendance geek  <a class="simple-footnote" title="Ce qui a provoqué le départ de leur bassiste Lorax, ne supportant pas d’être qualifiée de la sorte" id="return-note-3412-3" href="#note-3412-3"><sup>3</sup></a>. <strong>Et ils n&#8217;ont eu de cesse d’expérimenter et d’innover</strong>, en osant même des incursions fugaces du côté de la pop, du glam-rock, du doom, de l’électro ou encore du dark ambiant  <a class="simple-footnote" title="Voir leur excellent split album avec Lustmord : Pigs of the Roman Empire" id="return-note-3412-4" href="#note-3412-4"><sup>4</sup></a>.</p>
<p>Le jeu des sept différences :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FJu4Fgl58Bs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/FJu4Fgl58Bs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Melvins, 1984</em></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/khxJ1pxoSm0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/khxJ1pxoSm0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Melvins, 2011 (live intégral au Hellfest, veinards !)</em></p>
<p><em></em><em>Et un point de bonus pour qui reconnaitra celui qui se cache en backstage =)</em></p>
<p><strong>Le punk-rock est aussi une influence fondamentale, omniprésente</strong> (il a lui-même donné naissance au punk-hardcore). Citons à la volée une poignée de groupes qui ont marqué au fer rouge l’histoire de la musique du vingtième siècle : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Clash" target="_blank">The Clash</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramones" target="_blank">Ramones</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sex_Pistols" target="_blank">Sex Pistols</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stranglers" target="_blank">The Stranglers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Saints" target="_blank">The Saints</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Wipers" target="_blank">The Wipers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Ruts" target="_blank">The Ruts</a>, etc.</p>
<p>Au delà de l’influence musicale majeure de ces groupes sur le grunge et l’indie rock 90’s (qu’il est inutile de développer ici), je tiens à insister sur le modèle qu’ils ont incarné dans les nineties.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3xzVmrMWXUU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3xzVmrMWXUU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Psycho_(film)" target="_blank"> American Psycho</a><em> de Marry Harron, avec le tout jeune Christian Bale. Patrick Bateman, le héros, est un modèle du yuppie, pétri de la culture fric et superficielle des 80&#8242;s. </em></p>
<p><strong>Le coup de balai aux hippies et aux mastodontes du rock, instauré par les punks dans les 70’s, a été la voie à suivre pour les grunge vis-à-vis des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuppie" target="_blank">yuppies</a> et de la pop commerciale institutionnalisée.</strong> C’est un lien étroit et intime qui unit ces deux générations. (<a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">Voir la première partie</a>)</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x23oz2?width=560" frameborder="0" width="560" height="420"></iframe><br />
<em>Pour le plaisir&#8230; (coup de gong)</em><br />
<strong>Note de Gwen :</strong> <em>Oups, réflexe conditionné. Désolé, voila la bonne chanson !</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/AbDqXr6LbXo?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/AbDqXr6LbXo?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/47_qIoXE-Lw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/47_qIoXE-Lw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Les méséstimés Wipers, Return Of the Rat (1979) …plus tard repris par Nirvana</em></p>
<h2>Métal, glam</h2>
<p><strong>Des punks donc, mais pas que !</strong> Époque oblige, il transpire dans la musique grunge une forte odeur de metal à moitié assumée, crasseuse. Plus lourde, plus sale et plus criarde que celle de la transpiration d’un Steve Harris  <a class="simple-footnote" title="Bassiste d&#8217;Iron Maiden, pour les connaisseurs" id="return-note-3412-5" href="#note-3412-5"><sup>5</sup></a> à la sortie d’un concert.</p>
<p><strong>De forte influence sabbathienne, on l’évide de sa substance fun</strong> (looks hair metal à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%B6tley_Cr%C3%BCe" target="_blank">Mötley Crüe</a>, histoire rocambolesques, stades, groupies…) <strong>pour en conserver la lourdeur et la puissance</strong> (pas de solos ni de double grosse caisse à tout va, tempos ralentis, unissons,…) et l’on mélange cela à une fureur punk faite de sueur et de sang.</p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tad_(groupe)" target="_blank">Les débonnaires Tad</a> pourraient être de très bons représentants de cette musique.</strong> Mais les autres exemples ne manquent pas : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soundgarden" target="_blank">Soundgarden</a> qui exploite la lourdeur et le son cru en y accolant une influence rythmique très 70’s, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_In_Chains" target="_blank">Alice In Chains</a> et ses sons de guitare aux accents doux-acides de scie sauteuse ou encore <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Blood_Circus_(band)" target="_blank">Blood Circus</a>…</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M0l-Oqabipk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/M0l-Oqabipk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Besoin de cheveux, de graisse et de rock burné ? Tad est la réponse ! Grease Box, 1993</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zTuD8k3JvxQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/zTuD8k3JvxQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Alice In Chains, Them Bones &#8211; 1992. RIP Layne</em></p>
<p><strong>Pour l’anecdote, le groupe Nirvana écoutait en boucle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ace_of_Spades" target="_blank"><em>Ace Of Spades</em> de Motörhead</a> lors de sa tournée américaine de 1989. Mais ne s’en vantait pas,</strong> craignant ne pas être conforme à l’image « indé » qu’ils voulaient se donner. Metalleux refoulés, les idoles d’une génération ? Seul <del>Lemmy</del> Dieu le sait :)</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yJLDEQY_ml0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yJLDEQY_ml0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Motörhead &#8211; Bite the Bullet, 1980</em></p>
<p><strong>A son corps défendant, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%B6rhead" target="_blank">Motörhead</a> a toujours revendiqué une identité punk</strong>, et s’est défendu d’être un groupe de metal (“<em>We are Motörhead and we play rock’n’roll</em>”). Lemmy a entre autres appris la basse à Sid Vicious pour qu’il rejoigne les Pistols ou joué épisodiquement avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Damned_(groupe)" target="_blank">les Damned</a>. Et <em>Bite the Bullet</em> témoigne de cet héritage.</p>
<p><strong>Des connexions avec le glam rock existent aussi, étonnement (à priori le glam est l’opposé du grunge !).</strong> Pour preuve des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Malfunkshun" target="_blank">Malfunkshun</a>, mené par le regretté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Wood" target="_blank">Andrew Wood</a> (overdose d’héroïne en 1990), ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mother_Love_Bone" target="_blank">Mother Love Bone</a>, qui reprend à son compte la décadence de leurs ainés en y injectant de l’encre noire.</p>
<p><strong>Les shows de Malfunkshun étaient réputés pour leur grand-guignolesque,</strong> dû à la personnalité de leur leader qui, enveloppé de fumée malsaine, pouvait arrêter le show pour manger un bol de céréales. Ou serpenter dans la foule, armé de sa basse tel un spectre, maquillé et habillé en couleurs fluo. Le groupe ne sortira qu’un album (posthume) : <em>Return To Olympus,</em> en 1995.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2SInSS53PZk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2SInSS53PZk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Malfunkshun &#8211; Shotgun Wedding (A voir aussi, sur Youtube, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_3vs09mNpg" target="_blank">“The Andrew Wood Story”</a> qui retrace la carrière météoritique du chanteur)</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/k7CPIXnaeeQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/k7CPIXnaeeQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mother Love Bone &#8211; Maman aime les os ? Non, le second groupe d’Andrew Wood, avec les futurs membres de Pearl Jam, Jeff Ament et Stone Gossard. Stardog Champion, 1990</em></p>
<p><strong>Clin d’oeil au glam, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_River_(groupe)" target="_blank">Green River</a> reprendra <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Queen_Bitch" target="_blank"><em>Queen Bitch</em> de David Bowie</a></strong>, en enlevant le vernis pour faire apparaître sa carcasse de métal. Green River qui deviendra par la suite <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mudhoney" target="_blank">Mudhoney</a> (1988), combo majeur de la scène grunge.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/81qxQli4X04?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/81qxQli4X04?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Green River &#8211; Queen Bitch (1987)</em></p>
<h2>Garage et proto-punk</h2>
<p>Contribuant à la définition du « Son de Seattle » en enregistrant ses deux premiers albums chez <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sub_pop" target="_blank">Sub Pop</a>, sous la houlette de Jack Endino, <strong>Mudhoney se démarque par un son garage blues rèche, parfois psyché,</strong> où la pédale fuzz omniprésente est soutenue par la voix de chat écorché de Mark Arm (d’influence très stoogienne) et la batterie virevoltante de Dan Peters.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/S5gsq4SOuK8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/S5gsq4SOuK8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mudhoney, Suck You dry, 1992</em></p>
<p><strong>On s’écarte ici de la lourdeur metal de certains groupes contemporains pour privilégier une aggressivité crasse aux relents sixties.</strong> En revanche les textes sont alertes et cyniques. Désespérés pour certains. Et truffés d’autodérision (voir <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Xvk37hnxLX8" target="_blank">In My Finest Suit</a></em> : <em>I can&#8217;t remember The day I was born /But I can clearly see/The day I die(…) I got you / I got a lot to lose</em> ou l’hilarant <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JcMrkzSJgI8" target="_blank">(F.D.K.) Fearless Doctor Killer</a></em>, sur l’avortement : “<em>Save The Baby/Kill The Doctor</em>”)</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bNj7ZyZy7cw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bNj7ZyZy7cw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Le classique premier single de Mudhoney “Touch Me I’m Sick”, sorti chez Sub Pop en 1988</em></p>
<p><strong>Très influencés par les Stooges (on revient au punk), Mudhoney puisera aussi dans l’héritage garage punk 60’s</strong> de la scène régionale qui a vu éclore des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Sonics" target="_blank">les Sonics</a> (Tacoma, Etat de Washington) et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Kingsmen" target="_blank">les Kingsmen</a> (Portland, Etat de l&#8217;Oregon). <strong>Note de Gwen :</strong> Même si ce n&#8217;est pas le même coin, <a href="http://centrifugue.fr/2011/mc5-des-riffs-sous-le-capot/" target="_blank">n&#8217;oublions pas le MC5 </a>!</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0WcgqXMncf4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/0WcgqXMncf4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Kingsmen, Louie Louie, 1963</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YXtuKsbORVY?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YXtuKsbORVY?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Sonics, Strychnine, 1965 : Hurlements, saxo fou et clavier martelé : Le chemin est balisé pour l’arrivée d’Iggy Pop. Un des meilleurs morceaux de garage de tous les temps (<strong>Note de Gwen :</strong> je confirme. Et quel organe !).</em></p>
<h2>Pop, folk, rock US</h2>
<p><strong>D’autres combos ont su, eux, se servir d’un héritage mainstream de la musique américaine (rock US, folk) pour sortir de l’anonymat underground. Notamment <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pearl_jam" target="_blank">Pearl Jam</a> </strong>qui, à partir de l’arrivée d’Eddie Vedder en 1991, développera un style mélangeant gros son, mid-tempos et paroles engagées, intimistes et autobiographiques.</p>
<p><strong>Les sonorités du groupe sont proches de celles du classic-rock, en un peu plus lourdes et sales</strong>, mais à mille lieues de la brutalité des Melvins ou du tranchant de Mudhoney. Ce qui amènera Kurt Cobain, de Nirvana, à traiter Pearl Jam de « <em>bande de carriéristes</em> » et à expliquer qu’ils ne sont « <em>qu’un groupe de rock conventionnel habillé en grunge</em> », avant qu’ils ne se réconcilient en 1992. Le suicide de ce dernier affectera d’ailleurs énormément Pearl Jam, qui annulera une tournée en 1994.</p>
<p><strong>C’est l’émotion et la sincérité de Vedder qui touchera le grand public</strong> et donnera à son groupe une notoriété mondiale  <a class="simple-footnote" title="Et qui refera surface en 2007, avec la bande originale qu&#8217;il composera pour le film Into the Wild." id="return-note-3412-6" href="#note-3412-6"><sup>6</sup></a></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MS91knuzoOA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MS91knuzoOA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pearl Jam &#8211; Jeremy, 1991</em></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aDaOgu2CQtI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/aDaOgu2CQtI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pearl Jam &#8211; Do the Evolution, 1998 <strong>Note de Gwen :</strong> Un clip génial, réalisé par Kevin Altieri (qui a bossé sur l&#8217;excellentissime série animée Batman) et Todd McFarlane (créateur du personnage de comics Spawn)</em></p>
<p><strong>Dans cette veine, impossible non plus de faire l’impasse sur les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Screaming_Trees" target="_blank">Screaming Trees</a></strong> et leur leader à la voix sombre et rauque, Mark Lanegan. Jouissant d’un grand succès d’estime dès sa création, le groupe n’aura pourtant jamais l’aura commerciale des mastodontes du genre. Et passera totalement à côté de la “mode” grunge, à l’orée des années 1990.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PE5f561Y1x4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PE5f561Y1x4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Screaming Trees &#8211; Nearly Lost You, 1992</em></p>
<p>Après avoir recruté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Josh_Homme" target="_blank">Josh Homme</a> en tant que guitariste additionnel pour les tournées des Screaming Trees entre 1996 et 1998, <strong>Mark Lanegan, en échange de bon procédé, intègrera les Queens Of The Stone Age dans un rôle d’ électron libre. Et connaîtra le succès mondial avec ce groupe de Palm Desert</strong>. Il poursuit en parallèle sa carrière solo et collabore à de nombreux projets.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CM05Sa_22zg?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/CM05Sa_22zg?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Lanegan, Homme, Grohl et Oliveri, QOTSA 2002. Les rois mages n’ont qu’à bien se tenir.</em></p>
<h2>Lo-fi, noisy pop</h2>
<p><strong>En parallèle à ses tendances “heavy”, le grunge a également su développer un côté fragile, mélodieux, pop.</strong> Puisant dans une veine <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lo-fi" target="_blank">lo-fi</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Noise_pop" target="_blank">noisy-pop</a> émergente depuis le début des années 1980, notamment en Angleterre et sur la Côte Est des Etats Unis. Plus qu’une influence directe, la noisy pop et le grunge, contemporains, ont tissé des liens et se sont nourris l’un l’autre.</p>
<p><strong>En Angleterre, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/C86_(album)" target="_blank">c’est la compile <em>C86</em></a>, sortie par le magazine rock NME en 1986, qui aura une influence considérable sur l’émergence de la musique indie</strong> (et par la suite sur la naissance du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shoegazing">shoegaze</a>). Elle révèle entre autre <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pastels_(band)" target="_blank">les Pastels</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wedding_Present" target="_blank">les Wedding Present</a>.</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Everett_True" target="_blank">Everett True</a>, à l’époque journaliste au Melody Maker, concurrent de NME &#8211; et qui sera peu amène sur la qualité de la compile <em>C86</em> -, sera par la suite mandaté par le label Sub Pop pour chroniquer la scène de Seattle et la faire connaître outre-Atlantique. Les ponts sont montés.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OJU0JZTtDLQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/OJU0JZTtDLQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primal_Scream" target="_blank">Primal Scream</a>, Velocity Girl. Un morceau issu de la compile</em> C86</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3m28x6aWfYc?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3m28x6aWfYc?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>L’excellent groupe anglais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Television_Personalities" target="_blank">Television Personalities</a>, Silly Girl &#8211; 1990</em></p>
<p><strong>Le pendant américain de la scène indie pop anglaise prendra forme notamment dans les régions de Seattle (tiens, tiens) et d’Austin, Texas.  </strong>Sous la houlette de Calvin Johnson, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/K_Records" target="_blank">le label K Records</a> d’Olympia, dans l&#8217;Etat de Washington (ville d’origine, entre autres, des Melvins, de Nirvana, de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sleater-Kinney" target="_blank">Sleater-Kinney</a>, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beth_Ditto" target="_blank">Beth Ditto</a> ou de l’illustrateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Burns" target="_blank">Charles Burns</a>), véhiculera à merveille l’indie pop à la sauce américaine. En signant de nombreux groupes de cette veine, notamment <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Go!_Team" target="_blank">The Go! Team</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beat_Happening" target="_blank">Beat Happening</a> (dont il est le leader),<strong> Calvin Johnson diffusera et, à son échelle, popularisera ce genre venu d’Angleterre.</strong></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/InkVxDNkris?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/InkVxDNkris?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Beat Happening &#8211; What&#8217;s Important + Bewitched, 1988</em></p>
<p><strong>Dans le même laps de temps, la scène du Texas était également en ébullition, avec pour fers de lance les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Butthole_Surfers" target="_blank">Butthole Surfers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Johnston" target="_blank">Daniel Johnston</a> ou Jad Fair et son groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Half_Japanese" target="_blank">Half Japanese</a>.</strong> Tous issus du même courant indé, ces groupes privilégiaient (-ient) l’authenticité, la mélodie et le son lo-fi, avec des textes barrés. Acide oblige.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XSApX-ae3wQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XSApX-ae3wQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Half Japanese, 1,000,000,000 Kisses, 1988</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Dg-EAYkoLyU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Dg-EAYkoLyU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Daniel Johnston, Don’t Let the Sun Go Down on Your Greviance, 1983</em></p>
<h2>Noise et avant garde</h2>
<p><strong>Enfin, à l’instar de l’indie pop, le grunge a également grandi avec le courant bruitiste, noise.</strong> Avant-garde à l’identité punk DIY très forte, n’acceptant aucune concession.</p>
<p>Du coté de Chicago, c’est <strong>la “Chicago Noise”</strong> qui prend forme, avec des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Black" target="_blank">Big Black</a> et les combos de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Albini" target="_blank">Steve Albini</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapeman" target="_blank">Rapeman</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shellac" target="_blank">Shellac</a>) ou <a href="http://www.myspace.com/bignchicagonoise" target="_blank">Big’N</a>, … Puis <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jesus_Lizard" target="_blank">Jesus Lizard</a>, icône noise-rock par excellence, composé de membres de Scratch Acid (d’Austin, Texas) et de Rapeman.</p>
<p><strong>Sous cette impulsion, de nombreux groupes noise-rock émergeront aux Etats-Unis</strong>, restant confinés dans l’underground pour la plupart, conformément à une éthique DIY privilégiant les réseaux indépendants.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bfvu16weEcQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bfvu16weEcQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Big Black, El Dopa &#8211; 1987</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PX7FCfsPqR0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PX7FCfsPqR0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Jesus Lizard, Puss &#8211; 1992</em></p>
<p><strong>La côte Est, elle, héritière du New York avant-gardiste et expérimental du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Velvet_Underground" target="_blank">Velvet Underground</a>, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Factory" target="_blank">la Factory de Warhol</a></strong>, de la cold-wave et du post punk des bas-fonds, développera plus profondément une musique liée à l’art. Visuelle, conceptuelle, industrielle, bruitiste.</p>
<p><strong>Impossible de passer à côté de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonic_Youth" target="_blank">Sonic Youth</a>, donc,</strong> qui officie depuis 1981, ou de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pussy_Galore_(groupe)" target="_blank">Pussy Galore</a>, de Washington DC.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9kx5rNw0rq4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9kx5rNw0rq4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Sonic Youth &#8211; Drunken Butterfly, 1992</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Q0fikUrtTTQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Q0fikUrtTTQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pussy Galore, Dick Johnson &#8211; 1987</em></p>
<p>Tous ces groupes, qui ont occupé l’espace musical rock des années 1980 et 1990, ont donc, à leur manière, été des composants du mouvement grunge. De part leur influence artistique, leurs interactions avec les groupes alternatifs du pays (tournées, split-singles, labels communs,&#8230;) ou leur éthique underground similaire.</p>
<p><strong>Mais la nuit tombe sur la ville,</strong> il est maintenant temps pour moi de remballer mes disques et de vous laisser méditer sur le bouillonnement rock de la fin du siècle dernier&#8230; En attendant de se retrouver pour une nouvelle partie, consacrée cette fois à l’impact grunge sur la société 90’s. Hurray !</p>
<p><strong>En vous remerciant, bonsoir !</strong></p>
<p><strong>Texte : Ston3r</strong></p>
<p><strong>Dessin : Gwendal</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3412-1">Hasard du calendrier, nous fêtons le 24 septembre les 20 ans de <em>Nevermind</em>, de Nirvana. Comme quoi, à force de ne pas suivre l&#8217;actualité, on y retombe parfois <a href="#return-note-3412-1">&#8617;</a></li><li id="note-3412-2">Le groupe avait collé un sticker « I vote Republican » à l’arrière de son van pour ne pas se faire arrêter par la police pendant les tournées <a href="#return-note-3412-2">&#8617;</a></li><li id="note-3412-3">Ce qui a provoqué le départ de leur bassiste Lorax, ne supportant pas d’être qualifiée de la sorte <a href="#return-note-3412-3">&#8617;</a></li><li id="note-3412-4">Voir leur excellent <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pigs_of_the_Roman_Empire" target="_blank">split album avec Lustmord : <em>Pigs of the Roman Empire</em></a> <a href="#return-note-3412-4">&#8617;</a></li><li id="note-3412-5">Bassiste d&#8217;Iron Maiden, pour les connaisseurs <a href="#return-note-3412-5">&#8617;</a></li><li id="note-3412-6">Et qui refera surface en 2007, avec la bande originale qu&#8217;il composera pour le film <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Into_the_Wild" target="_blank">Into the Wild</a></em>. <a href="#return-note-3412-6">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-influences-musicales/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le petit guide internet du trip hop</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-internet-du-trip-hop/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-internet-du-trip-hop/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 09:16:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Electro]]></category>
		<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[centrifugue]]></category>
		<category><![CDATA[electro]]></category>
		<category><![CDATA[hop]]></category>
		<category><![CDATA[trip]]></category>
		<category><![CDATA[trip-hop]]></category>
		<category><![CDATA[triphop]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=386</guid>
		<description><![CDATA[Petite incartade aux pilonnages de fûts et autres riffs dévastateurs, place est donnée dans cet article à un courant beaucoup plus calme et planant : le trip-hop. Né dans les années 90 dans la région de Bristol, ce style, inspiré du hip hop mais prônant l'éclectisme, s'est fait connaître par des groupes comme Tricky, DJ Cam, Massive Attack ou Portishead. Pas question cependant de dresser ici un historique détaillé du mouvement mais plutôt de faciliter la découverte de ce style en compilant les liens les plus intéressants sur la Toile.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Petite incartade aux pilonnages de fûts et autres riffs dévastateurs, place est donnée dans cet article à un courant beaucoup plus calme et planant : le trip-hop.</strong> Né dans les années 90 dans la région de Bristol, ce style, inspiré du hip hop mais prônant l&#8217;éclectisme, s&#8217;est fait connaître par des groupes comme Tricky, DJ Cam, Massive Attack ou Portishead. Pas question cependant de dresser ici un historique détaillé du mouvement mais plutôt de faciliter la découverte de ce style en compilant les liens les plus intéressants sur la Toile.</p>
<p><strong><img class="alignleft" title="triphop1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/triphop.jpg" alt="" width="389" height="540" />Historique et définition</strong><br />
- Afin d&#8217;avoir un aperçu rapide de ce genre musical, la <a href="http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&amp;sql=77:2644" target="_blank">page consacré au trip-hop</a> sur le très bon site Allmusic.com est un incontournable. Et si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter les articles (en anglais) de <a href="http://www.salon.com/12nov1995/reviews/triphop.html" target="_blank">Milo Miles</a>, sur salon.com, d&#8217;<a href="http://www.techno.de/mixmag/interviews/TripHop.html" target="_blank">Andy Pemberton</a> sur Mixmag Online ou l&#8217;article de <a href="http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/music/features/bristol-time-the-return-of-a-triphop-legacy-807612.html" target="_blank">Nick Hasted</a> dans le journal The Independent.</p>
<p><strong>Actualités et webzines</strong><br />
- <a href="http://www.trip-hop.net/" target="_blank">Trip-hop.net</a> est la référence des sites francophones. Albums et artistes incontournables, sorties de disques, actualités, tout y est. Mentionnons aussi le site francophone <a href="http://www.melozik.com/" target="_blank">Melozik.com</a> qui possède une section trip hop.</p>
<p>- Pour les anglophones, le choix s&#8217;élargit, avec tout d&#8217;abord <a href="http://www.triphop-music.com/" target="_blank">triphop-music.com</a>, un site très complet. On pourra aussi se tourner vers l&#8217;agrégateur Topix.net qui compile, dans <a href="http://www.topix.net/music/trip-hop" target="_blank">une section trip-hop</a>, les flux d&#8217;informations relatifs à ce genre.</p>
<p>- A recommander également, deux webzines : <a href="http://www.dmute.net/" target="_blank">Dmute.net</a>, site francophone qui s&#8217;intéresse aux différentes musiques électroniques mais aussi au rock, au jazz ou à la pop, et <a href="http://web.axelero.hu/raven99/triphophu/" target="_blank">Triphop.hu</a> (en anglais) qui regroupe de nombreuses chroniques d&#8217;albums.<br />
<strong><br />
Archives/ressources</strong><br />
- Vous recherchez un album en particulier afin de découvrir ou compléter votre discographie ? Ces deux sites sont faits pour vous : <a href="http://oustedproductions.net/triphop/recordings.htm" target="_blank">Triphoppin.net</a> et <a href="http://tripofagia.sites.uol.com.br/artistas-menu-en.htm" target="_blank">Tripofagia</a>.</p>
<p><strong>Radios, mixes et streaming</strong><br />
- Pour découvrir un style musical, rien ne vaut au final l&#8217;écoute. Cela tombe bien, internet fourmille de sites pour ravir vos conduits auditifs. Pour débuter, rien de mieux que le site The Lonely Note qui vous propose une <a href="http://lonelynote.blogspot.com/2007/09/beginners-guide-to-trip-hop.html" target="_blank">playlist spéciale &laquo;&nbsp;débutants&nbsp;&raquo;</a>.<br />
- Consacré à l&#8217;electro dans son sens le plus large, Blentwell.com vous propose plusieurs centaines de mixes téléchargeables dont une dizaine consacrés au <a href="http://www.blentwell.com/tags.php/trip%20hop" target="_blank">trip hop</a>.<br />
- Faites également un tour sur <a href="http://www.umfm.net/radio/stations.php?section=trip+hop" target="_blank">UMFM.net</a> qui regroupe plusieurs radios passant du trip hop.<br />
- <a href="http://attakezonoro.podomatic.com/" target="_blank">Attakezonoro</a> vous propose d&#8217;écouter mixes et morceaux en streaming sur son site, ou vous pouvez vous rendre sur le podcast <a href="http://www.idyllicmusic.com/" target="_blank">Idyllicmusic</a>.</p>
<p>Avec ce paquetage, vous voila désormais parés pour l&#8217;aventure trip hop. Et rappelez vous, toutes les musiques sont sur internet, il suffit de fouiller !</p>
<p><strong>Texte et dessin : Gwendal</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/le-petit-guide-internet-du-trip-hop/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vie de Jésus 1/3</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-13/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-13/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 13:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[BD européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Leçon de choses]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[christ]]></category>
		<category><![CDATA[christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[jesus]]></category>
		<category><![CDATA[jesus christ]]></category>
		<category><![CDATA[john malback]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=3386</guid>
		<description><![CDATA[Décidément tout arrive sur ce modeste site. Même les miracles ! Suite à une traversée du désert en solitaire pendant plus d'un an, voici que la sainte parole de Centrifugue trouve écho dans le coeur de camarades estimés et de bonne volonté. Après les conseils avisés d'un thrasheur, l'érudition grunge du fils spirituel de Lemmy et les affrontements titanesques avec Moyenman, auxquels vous avez pu assister dernièrement, voici qu'un autre apôtre s'avance en ces lieux. Et il a (lui aussi) le malheur d'être doué.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Décidément tout arrive sur ce modeste site. Même les miracles !</strong> Suite à une traversée du désert en solitaire pendant plus d&#8217;un an, voici que la sainte parole de Centrifugue trouve écho dans le coeur de camarades estimés et de bonne volonté. Après <a href="http://centrifugue.fr/2010/licensed-to-thrash/" target="_blank">les conseils avisés d&#8217;un thrasheur</a>, <a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">l&#8217;érudition grunge du fils spirituel de Lemmy</a> et les affrontements titanesques avec <a href="http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-1-5-a-nigger-with-attitude-1986-1992/" target="_blank">Moyenman</a>, <a href="http://centrifugue.fr/category/battle-2/" target="_blank">auxquels vous avez pu assister dernièrement</a>, voici qu&#8217;un autre apôtre s&#8217;avance en ces lieux. Et il a (lui aussi) le malheur d&#8217;être doué.</p>
<p><strong>Mais laissez moi vous présenter le sieur John Malback.</strong> Egalement appelé Blondin, ce dernier a été blanchi sous le harnais par des aventures épiques, faites de coups de crayon gris rageurs et de lancers de dés impitoyables. Un entrainement digne d&#8217;un Conan qui lui a forgé de magnifiques hémisphères cérébraux, propres à déverser son imaginaire sur ses malheureux ennemis.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/NyJx3So8q6o?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/NyJx3So8q6o?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Et voici donc que ce John Malback se présente en ces lieux, avec pour offrande à la cause de Centrifugue (mâtin, quel blog !),<strong> de superbes enluminures présentant la vie de Jésus comme vous ne l&#8217;aviez jamais lue auparavant.</strong></p>
<p><strong>Oui, Jésus. Rien que ça.</strong></p>
<p>Pensez donc que, pour votre serviteur, <strong>la décision de publier ces documents fut sujette à un sévère cas de conscience.</strong></p>
<p>La première réaction fut proche d&#8217;une réaction allergique. Réaction que nous pourrions schématiser par ceci :</p>
<blockquote><p>Jésus =&gt; religion =&gt; dogme =&gt; ennui</p></blockquote>
<p><strong>Or l&#8217;ennui n&#8217;a pas droit de cité en ces lieux.</strong> Il y a le JT de Jean-Pierre Pernaut pour cela.</p>
<p>Mais,<strong> surmontant mes a priori religieux,</strong> et misant sur la bonne foi du sieur Malback, je me suis résolu à me plonger dans la vie de ce Jésus Christ  <a class="simple-footnote" title="Et la caravane passe. Désolé, je me devais de la faire celle là" id="return-note-3386-1" href="#note-3386-1"><sup>1</sup></a>.</p>
<p><strong>Et ce fut la révélation : Jésus était un fait un chic type.</strong> Un peu naïf mais sympa comme tout. Se promenant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=4n1EQkZCIBo" target="_blank">à la fraiche, décontracté du gland</a>  <a class="simple-footnote" title="Blasphème !" id="return-note-3386-2" href="#note-3386-2"><sup>2</sup></a> Son seul souci c&#8217;est qu&#8217;il était un aimant à emmerdes. Mais les emmerdes, avec le recul propre à tout homme (ou femme) de bon goût, ne sont elles pas une porte vers l&#8217;humour ? Et donc le rire. Et donc l&#8217;enthousiasme !</p>
<p><object id="wat_2162639" width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.wat.tv/swf2/308624nIc0K112162639" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="wat_2162639" width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.wat.tv/swf2/308624nIc0K112162639" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Encore un miracle : Johnny Hallyday sur Centrifugue !</em></p>
<p><strong>Le sort en était donc jeté. Cette vie de Jésus se devait d&#8217;être publiée.</strong> Pour l&#8217;édification des masses. Par reconnaissance du talent de mon camarade Malback. Et parce que ca fera sûrement plaisir à ma mère de voir Jésus sur ce site.</p>
<p><strong>Mais trève de bavardages, admirez plutôt :</strong></p>
<p><img class="  alignnone" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/09/laviedejesusokbis.jpg" alt="" width="600" height="2000" /></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3386-1">Et la caravane passe. Désolé, je me devais de la faire celle là <a href="#return-note-3386-1">&#8617;</a></li><li id="note-3386-2">Blasphème ! <a href="#return-note-3386-2">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/la-vie-de-jesus-13/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Grunge, le son de la génération X (1985-1995) : Les origines</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 12:03:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrika Bambaataa]]></category>
		<category><![CDATA[beatles]]></category>
		<category><![CDATA[betty ford clinic]]></category>
		<category><![CDATA[billy idol]]></category>
		<category><![CDATA[Butthole Surfers]]></category>
		<category><![CDATA[génération x]]></category>
		<category><![CDATA[genX]]></category>
		<category><![CDATA[grunge]]></category>
		<category><![CDATA[john lennon]]></category>
		<category><![CDATA[john lydon]]></category>
		<category><![CDATA[kurt cobain]]></category>
		<category><![CDATA[mudhoney]]></category>
		<category><![CDATA[neil young]]></category>
		<category><![CDATA[seattle]]></category>
		<category><![CDATA[Soundgarden]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=3138</guid>
		<description><![CDATA[Après le concours de l’inestimable Mr. “Ya fokin wiz me muthafocka ?!” Moyenman à ce non moins inestimable blog, c’est à mon tour d’avoir l’honneur et le privilège d’apporter ma pierre à l’édifice centrifuguesque. Je remercie au passage Gwen le pilote du bombardier, pour m’avoir fait une petite place au fond du cockpit, entre la caisse de premiers secours et la trappe des parachustistes. Je m’attacherai ici à revenir sur un “autre” âge d’or de la musique, qui a bercé mon adolescence ainsi que celle de toute une génération : celui du rock des années 1990, et plus spécifiquement celui du grunge &#038; du “Seattle Sound”.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après le concours de l’inestimable <a href="http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-1-5-a-nigger-with-attitude-1986-1992/" target="_blank">Mr. “Ya fokin wiz me muthafocka ?!” Moyenman</a> à ce non moins inestimable blog, <strong>c’est à mon tour d’avoir l’honneur et le privilège d’apporter ma pierre à l’édifice centrifuguesque.</strong> Je remercie au passage Gwen le pilote du bombardier, pour m’avoir fait une petite place au fond du cockpit, entre la caisse de premiers secours et la trappe des parachustistes. <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : De rien, c&#8217;est tout naturel !" id="return-note-3138-1" href="#note-3138-1"><sup>1</sup></a></p>
<p><strong>Je me présente donc, je m’appelle Croquemart, jean-foutre et amuseur public depuis 1687, autrement connu sous le pseudonyme de St0n3r</strong> <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : sa modestie l&#8217;en empêche mais il est également bassiste émérite dans un groupe qu&#8217;il est bien : Betty Ford Clinic" id="return-note-3138-2" href="#note-3138-2"><sup>2</sup></a>. C’est sous ce nom d’emprunt que j’exercerai pour éviter toute fâcheuse déconvenue.</p>
<p>Je m’attacherai ici à revenir sur un “autre” âge d’or de la musique, qui a bercé mon adolescence ainsi que celle de toute une génération : <strong>celui du rock des années 1990, et plus spécifiquement celui du grunge &amp; du “Seattle Sound”</strong>.</p>
<p>En différentes parties, cette chronique d’une époque reviendra sur les origines du mouvement, sur son contenu musical et culturel, et sur son déclin.</p>
<p>Vous êtes bien attachés ? C’est parti pour un tour de planeur !</p>
<h1>Grunge : les origines</h1>
<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Pure grunge ! Pure noise ! Pure shit !</em>&laquo;&nbsp;.</strong> Propos de Mark Arm, tisonnier-screamer de Mudhoney, en 1981 pour décrire son groupe de l’époque Mr. Epp and the Calculations dans le fanzine de Seattle Desperate Times. Le terme grunge sort ce jour là du vocable underground (à l’origine, <em>Grungy</em> : sale, poussièreux) et prend sa consistance en connectant simultanément auto-dépréciation, ville de Seattle &#8211; dont est issu le fanzine &#8211; et musique. Sale et bruyante.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8zMxKEgPxJ8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/8zMxKEgPxJ8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Unité de lieu donc : Le Nord Ouest américain, principalement Seattle et ses environs. Unité d’action : le rock, l’ironie, la défonce. Unité de temps : 10 ans, entre le creux des années 80 et celui des années 90; le passage de la génération X à l’âge adulte.</p>
<h2>La “Génération X”</h2>
<p><strong>Si les punks étaient les petits frères turbulents des hippies au début des années 1970, les « grunge » en sont les enfants désabusés,</strong> dont l’œil a brillé lorsque leurs oncles destroy leur ont offert leur première cibiche. Une génération “X” marquée par un manque de points d’appui sociaux et institutionnels dans un système où les hippies idéalistes se sont transformés en yuppies aux dents longues et prennent le contrôle du système qu’ils combattaient.</p>
<p><strong>Une génération exposée de plein fouet à la précarité également</strong> &#8211; Les années peace and love (70’s) ayant brutalement laissé place aux années fric (80’s) – sur un fond de Guerre froide, de crise économique et d’anxiété sociale. On peut ajouter à ce panorama une évolution technologique spectaculaire (via l’informatique notamment) qui a contribué à accentuer le décalage avec la génération précédente.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6aumejrcEHs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/6aumejrcEHs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Quand l’ &laquo;&nbsp;oncle&nbsp;&raquo; John &laquo;&nbsp;Fuck-You Attitude&nbsp;&raquo; Lydon pose son œil narquois sur l’ostentatoire société de l’argent roi. PIL, 1983</em></p>
<p><strong>Du point de vue musical, sur les ondes, c’est l’ère-paillettes</strong> de la synth-pop permanentée, du hair metal, de la new wave, de la disco&#8230; Subsistent en souterrain les cendres de 1977 : post punk, cold wave, hardcore et les débuts du thrash metal, qui constitueront le socle des sonorités du grunge et nourriront le désir de contre-culture.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/pOpnyv6JqWc?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/pOpnyv6JqWc?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>GenX, Dancing with Myself, 1980 : le début de la fin pour Billy Idol ?</em></p>
<p><em>« Je crois que les gens de ma génération n’ont pas été exposés à autant de violence que les enfants d’aujourd’hui. Sans vouloir passer pour un philosophe de comptoir, il me semble qu’on vit à une époque où l’on se sent à la fois honteux et coupable par rapport à la génération de nos parents, car ils étaient hippies et défendaient de grandes idées avant de virer yuppies hypocrites au début des années 80. Aujourd’hui seulement, on échappe à ce sentiment de honte vis-à-vis d’eux et on essaie de trouver notre propre identité. Ma génération a développé un comportement en réaction à l’hypocrisie de nos parents. Les temps sont en train de changer. »</em> Kurt Cobain, 1991 (1991)</p>
<p><strong>Génération essayant de trouver ses repères,</strong> écrasée sous le poids des boomers qui contrôlent tout, agressive vis-à-vis d’eux, frustrée et cherchant de l’air devant les portes des Trente glorieuses se refermant d’un coup sec.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6rsyypvMi54?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/6rsyypvMi54?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Le psych-punk des Butthole Surfers, live à Detroit, 1985</em></p>
<h2>Après la beat generation, la freak generation</h2>
<p>Sur ce terreau a poussé une contre-culture belliqueuse et cynique dont le mouvement « grunge » n’est qu’une des ramifications.</p>
<p><strong>Indéniablement empreinte de ce pessimisme et de cette désillusion générationnelle</strong>, la musique grunge est à l’avenant. Sombre et colérique, mais aussi<strong> marquée par la mélancolie, ce qui la distingue des courants précédents</strong>. Elle puise dans divers aspects du rock, les salit et les assombrit, ce qui lui confère un aspect protéiforme dont les codes sont flous, mais paradoxalement aisément reconnaissables via les textes, le son et la production.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RdTJ5RFSncU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/RdTJ5RFSncU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Rien à ajouter ? Soundgarden, 1987 (album Screaming Life)</em></p>
<p><strong>Les premiers artisans du grunge sont donc des étudiants, des zonards, des paumés pour la plupart</strong>, cherchant à tuer le temps, à coup de provocations hostiles, de fêtes et de glande dans les rues de la ville. White thrash, middle class, c’est la réaction « rock’n’roll » de la jeunesse blanche lorsque, parallèlement, la communauté noire puise dans le funk et la soul pour poser les bases du hip-hop.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9lDCYjb8RHk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9lDCYjb8RHk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Afrika Bambaataa &#8211; Planet Rock, 1982</em></p>
<h2>Eruption spontanée</h2>
<p>Ironiquement &#8211; et cela n’engage que le rédacteur de cet article &#8211; <strong>c’est John Lennon qui introduira dans la pop musique </strong>avant tout le monde  <a class="simple-footnote" title="Et après ses bed-in pétris d’espérance avec Yoko !" id="return-note-3138-3" href="#note-3138-3"><sup>3</sup></a> la désillusion (<em>God</em>), la chronique désabusée, voire fielleuse de l’asservissement des classes moyennes (<em>Working Class Hero</em>), la dépendance aux drogues dures (<em>Cold Turkey</em>  <a class="simple-footnote" title="Sorti en tant que single, ce titre ne figure pas sur l’album Plastic Ono Band" id="return-note-3138-4" href="#note-3138-4"><sup>4</sup></a>, la solitude (<em>Isolation</em>), et la douleur – hurlée – liée à l’enfance (<em>Mother</em>) dans son premier album post-Beatles de 1970, <em>Plastic Ono Band</em>.</p>
<p><strong>Autant de thèmes majeurs que l’on retrouvera dans les 90’s chez les groupes « grunge » … avec la distorsion en plus !</strong></p>
<p>Mais alors que Lennon, en pleine introspection, nous livre ici un disque définitivement à la première personne du singulier, les groupes des années 80 et 90 exprimeront spontanément, et collectivement, le malaise de la jeunesse occidentale.</p>
<p><object width="640" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Csi1PZRyU7E?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Csi1PZRyU7E?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>John Lennon, “Mother” (1970)</em></p>
<p>Et lorsque que le plus sardonique des Beatles affirmait que son groupe était plus populaire que Jésus, Cobain, porte étendard contre son gré de la “X generation”,  s’identifiait lui à ses pairs et à ses fans en affirmant <em><strong>« Je n’ai de réponse à rien. Je ne veux pas être un putain de porte-parole. »</strong></em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kQF_IYdrPjo?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/kQF_IYdrPjo?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>“Hey ho away we go, We&#8217;re on the road to never” &#8211; Neil Young &#8211; Song X (1995)</em></p>
<p><strong>Ainsi a émergé un mouvement brut et sincère, pessimiste, égalitariste, refusant les principes de hiérarchie et de starification.</strong> Telle une réplique du séisme punk, moins fulgurante, plus lente et plus profonde, la voix de la Gen X trouvera à l’orée des années 1990 sa cohérence artistique en puisant dans le maelström musical punk-rock, metal mais aussi pop des décénnies précédentes.</p>
<p>Mais nous verrons cela dans une prochaine partie !</p>
<p><strong>Texte : Ston3r</strong></p>
<p><strong>Dessin : Gwendal</strong></p>
<p>Bonus : deux (excellents) morceaux du sieur Stony</p>
<p><iframe style="position: relative; display: block; width: 400px; height: 100px;" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/album=1355142747/size=venti/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/" frameborder="0" width="400" height="100"></iframe></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3138-1">Note de Gwen : De rien, c&#8217;est tout naturel ! <a href="#return-note-3138-1">&#8617;</a></li><li id="note-3138-2">Note de Gwen : sa modestie l&#8217;en empêche mais il est également bassiste émérite dans un groupe qu&#8217;il est bien : <a href="http://bettyfordclinic.bandcamp.com/" target="_blank">Betty Ford Clinic</a> <a href="#return-note-3138-2">&#8617;</a></li><li id="note-3138-3">Et après ses bed-in pétris d’espérance avec Yoko ! <a href="#return-note-3138-3">&#8617;</a></li><li id="note-3138-4">Sorti en tant que single, ce titre ne figure pas sur l’album <em>Plastic Ono Band</em> <a href="#return-note-3138-4">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dr Dre ou le remède par le Beat (2/5) : Guerres et Beats (1992-1996)</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-25-guerres-et-beats-1992-1996/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-25-guerres-et-beats-1992-1996/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 00:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Hip hop]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[2Pac]]></category>
		<category><![CDATA[Bad Boys Records]]></category>
		<category><![CDATA[california love]]></category>
		<category><![CDATA[Daz Dillinger.]]></category>
		<category><![CDATA[Death Row]]></category>
		<category><![CDATA[Doggystyle]]></category>
		<category><![CDATA[easy-e]]></category>
		<category><![CDATA[funkadelic]]></category>
		<category><![CDATA[George Clinton]]></category>
		<category><![CDATA[Ice Cube]]></category>
		<category><![CDATA[Natural Born Killaz]]></category>
		<category><![CDATA[Notorious B.I.G.]]></category>
		<category><![CDATA[nwa]]></category>
		<category><![CDATA[parliament]]></category>
		<category><![CDATA[roger troutman]]></category>
		<category><![CDATA[Snoop Doggy Dogg]]></category>
		<category><![CDATA[suge knight]]></category>
		<category><![CDATA[talkbox]]></category>
		<category><![CDATA[zapp]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=3161</guid>
		<description><![CDATA[Après des débuts en fanfare (et basses qui tabassent) au sein du NWA et le succès fulgurant de son premier solo, Dr Dre va mettre sa science de la production au service d’artistes qui forment une vraie bande autour de lui : Snoop Doggy Dogg, Ice Cube, 2Pac ou encore Daz Dillinger. Parallèlement, une rivalité violente va naître entre les Côtes Ouest et Est pour s’assurer la suprématie du monde du rap (et de son marché plus que juteux). Cette rivalité entre les deux côtés du continent américain trouvera son apogée en 1995.  Et tel Horatio Caine, Moyen Man est sur l'affaire !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-1-5-a-nigger-with-attitude-1986-1992/" target="_blank">Après des débuts en fanfare (et basses qui tabassent)</a> au sein du NWA et le succès fulgurant de son premier solo, Dr Dre va mettre sa science de la production au service d’artistes qui forment <strong>une vraie bande autour de lui : Snoop Doggy Dogg, Ice Cube, 2Pac ou encore Daz Dillinger.</strong> Parallèlement, <strong>une rivalité violente va naître entre les Côtes Ouest et Est</strong> pour s’assurer la suprématie du monde du rap (et de son marché plus que juteux). Cette rivalité entre les deux côtés du continent américain trouvera son apogée en 1995.  <strong>Et tel Horatio Caine, Moyen Man est sur l&#8217;affaire !</strong></p>
<p><img class="alignnone" title="horatiocaine" src="http://cdn.wg.uproxx.com/wp-content/uploads/2009/06/csi-michael-jackson.jpg" alt="" width="570" height="418" /></p>
<p><em>Bref, revenons à nos moutons. </em> <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : en tant que secrétaire de rédaction, j&#8217;ai bien droit de me marrer un peu, non?" id="return-note-3161-1" href="#note-3161-1"><sup>1</sup></a></p>
<p><strong>Dans la foulée de <em>The Chronic</em>, <a href="http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-1-5-a-nigger-with-attitude-1986-1992/">dont je vous avais parlé la dernière fois</a>, Dr Dre produit l’album de son nouveau pote <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Snoop_Dogg">Snoop Doggy Dogg</a>, <em>Doggystyle</em>.</strong> L’album s’appuie sur un tube instantané, le fameux <em>Who am I (What’s My Name?)</em></p>
<p><object width="425" height="349" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0_TcszezOVE?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="349" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/0_TcszezOVE?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Re-carton planétaire</strong>, en grande partie grâce aux beats funky-festifs du maître-producteur. Des beats qui vous collent sur le bitume, un peu comme le soleil californien. Qui font danser. Qui font suer. Et qui traversent la planète pour mouiller les dancefloors du monde entier.</p>
<p><strong>Et surtout, qui font penser à George Clinton.</strong> Le pape du funk, créateur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parliament" target="_blank">Parliament</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Funkadelic" target="_blank">Funkadelic</a>, est une des sources d’inspiration les plus présentes pour notre producteur-rappeur-médecin. On sent son influence dans énormément de ses productions, avec ce <strong>son électro-funk et cette basse groovy et syncopée</strong> qui balance une rythmique à faire danser Stephen Hawking.</p>
<p>Clinton apparait ainsi non seulement en guest sur le <em>Doggystyle</em> de Snoop Dogg (G-Funk Intro) et en samples sur <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=tUwnOsTm96A" target="_blank">Who I Am (What’s My Name)</a></em> mais aussi sur son album <em>Tha Blue Carpet Treatmen</em>t de 2006 (sur Intrology) ainsi que sur une floppée de chansons du Crew californien : <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yVv4IdGtcNw" target="_blank">Can’t C Me</a></em> de 2Pac (Album <em>All Eyez on Me</em>), <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9Gyy4vvcKvM" target="_blank">Speed Dreaming</a></em> de Warren G, le demi frère de Dr Dre, (Album <em>The Return of The regulator</em>) et <em><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6aoq7_ice-cube-ft-george-clinton-bop-gun_music" target="_blank">Bop Gun</a></em> de Ice Cube (Album <em>Lethal Injection</em>)</p>
<p><object width="425" height="349" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MOvCmIUNe3I?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="349" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MOvCmIUNe3I?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Dr Dre participe également à quelques chansons</strong>, dont <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=c9-M2tqIX38" target="_blank">Natural Born Killaz</a></em> de son ancien acolyte dans N.W.A, Ice Cube. Ou encore <em>Keep their Heads Ringing</em> pour la bande originale du (pas très bon) film <em>Friday</em>.</p>
<p><object width="425" height="349" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Hl6qOa2740A?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="349" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Hl6qOa2740A?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Et arrive l’année 1995&#8230;  </strong>Pendant que Dr Dre, son ennemi juré, connait un succès mondial, Eazy-E se rend à l’hôpital Cedars Sinaï de Los Angeles pour faire traiter ce qu’il croit être de l’asthme. <strong>Nous sommes le 24 février et on annonce à Easy-E qu’il est atteint du sida. </strong></p>
<p>Il rend public son état de santé le 16 mars. En apprenant la nouvelle, Dr Dre se rend à son chevet et tous deux font table rase du passé pour se pardonner mutuellement. Eazy-E décède le 26 mars 1995, un mois après qu’on lui ait diagnostiqué la maladie. Il avait 31 ans.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 290px"><img title="dretupac" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/07/dretupac.jpg" alt="" width="280" height="431" /><p class="wp-caption-text">Dr Dre et Tupac</p></div>
<p><strong>Parallèlement, un jeune rappeur est signé cette année là par Dre et Suge Knight sur le label Death Row. Il s’appelle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tupac_Shakur" target="_blank">Tupac Shakur</a></strong>, que le monde connaîtra sous le nom de 2Pac.</p>
<p>2Pac est jeune et beau et talentueux. Il écrit très tôt des poèmes à l’école, se passionne pour le théâtre et le jeu d’acteur, mais c’est dans la musique qu’il va se sentir le plus à l’aise et chercher à exprimer pleinement tout son potentiel.</p>
<p>Il signe donc chez Death Row, qui flaire le bon coup et décide de placer leurs meilleurs atouts dans la confection des albums du jeune prodige.</p>
<p><strong>Dr Dre produit alors une chanson pour 2Pac</strong>, dont il veut faire son poulain. C’est <em>California Love.</em></p>
<p>Cette chanson me permet de m’arrêter quelques secondes sur <strong>Roger Troutman, une des influences majeures du mouvement West Coast</strong>.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Troutman" target="_blank">Roger Troutman</a> est né en 1951 dans l’Ohio. Ce fan de Stevie Wonder est un ancien membre du groupe Funkadelic. <strong>George Clinton, le pape de la funk</strong>  <a class="simple-footnote" title="On le retrouve vraiment partout, ce George Clinton, c’est fou!" id="return-note-3161-2" href="#note-3161-2"><sup>2</sup></a>, <strong>le signe</strong> lui est ses quatre frères (qui forment alors le groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zapp" target="_blank">Zapp</a>) avant qu’il ne parte chez Warner, suite au dépôt de bilan du label de Clinton.</p>
<p><strong>Il est surtout connu pour avoir popularisé la &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Talkbox" target="_blank">talkbox</a>&laquo;&nbsp;</strong>, un temps utilisée par Stevie Wonder. Un dispositif qui permet de transformer la voix du chanteur en son robotique (à ne pas confondre avec le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vocoder" target="_blank">vocoder</a> ou l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Auto-Tune" target="_blank">Auto-Tune</a>).</p>
<p>Elle se compose d’un tuyau que le musicien place dans sa bouche, relié à un instrument de musique (généralement un synthé ou une guitare). Ce tuyau va jouer le rôle de <strong>conduit dans lequel le son d’un synthétiseur ou d’une guitare va se déplacer. Et sera ensuite modulé</strong> par les mouvements de la cavité buccale et des lèvres pour en sortir avec une sonorité robotique.</p>
<p>Pour faire simple, hop, un schéma :</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 707px"><img class=" " src="http://www.samplestation.net/tutos-francolamuerte/comment_fabriquer_sa_propre_talkbox/talkboxschema.jpg" alt="" width="697" height="546" /><p class="wp-caption-text">Image issue de www.samplenation.net. Note de Gwen : avec tout mon respect pour l&#39;auteur, je referai un schéma parceque la ca me fait saigner des yeux.</p></div>
<p>Et un exemple:</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/IqynOvM4p0c" frameborder="0" width="425" height="349"></iframe></p>
<p><strong>En 1998, Roger Troutman est abattu par son frère Larry</strong> lors d’une dispute dans leur studio. Larry Troutman sera retrouvé quelques instants plus tard dans sa voiture. Il se sera tiré une balle dans la tête.</p>
<p><strong>Mais en 1996, c’est Roger Troutman qui chante le refrain de <em>California Love</em></strong>, invité par des artistes hip-hop qui souhaitent rendre hommage à un de ceux qui les ont inspirés. Et le résultat est une réussite. Une explosion sonore qui fracasse les dancefloors et propulse 2Pac, jeune rappeur de 25 ans, au rang de star internationale.</p>
<p><object width="425" height="349" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XTxtQGiDsR0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="349" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XTxtQGiDsR0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>(C’est simple, quand je suis parti à Los Angeles avec mes amis, on avait cette chanson à fond en boucle dans la bagnole. Par ma faute, je le confesse.)</p>
<p>A cette époque, <strong>deux grands labels de musique rap, Death Row à l’Ouest</strong> (Suge Knight, Dr Dre, Snoop Dogg, 2Pac&#8230;) et <strong>Bad Boys Records à l’Est</strong> (Puff Daddy, Notorious B.I.G) aidés de Nas, Fat Joe ou De La Soul s’affrontent dans les charts et par clips interposés.</p>
<p><strong>En août 1995, la tension monte d’un cran</strong> lors de la remise des Source Awards (sortes de Victoires de la Musique parrainées par <a href="http://www.thesource.com/" target="_blank">le magazine de musiques urbaines The Source</a>)</p>
<p><strong>Suge Knight lance les hostilités</strong> en invitant les artistes de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bad_Boy_Records" target="_blank">Bad Boys Records</a> à rejoindre Death Row s&#8217;ils veulent devenir de vraies stars, sans producteur exécutif qui s’incruste sur toutes les vidéos et tous les disques (il fait ici explicitement référence à Puff Daddy).</p>
<p><strong>Le titre live de Dr Dre et Snoop Dogg sera ensuite copieusement sifflé par les représentants East Coast</strong>, provoquant la colère de Snoop et, finalement, Puff Daddy tentera de calmer le jeu en rendant hommage à Dr Dre et Snoop lors de son discours de remerciements.</p>
<p><object width="640" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/JpgpS3ogvMM?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/JpgpS3ogvMM?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Le 13 septembre 1996, 2Pac est à Las Vegas et sort d’un combat de Mike Tyson.</strong> Sa voiture s’arrête à un feu rouge et un autre véhicule fait alors irruption. Un des passagers baisse sa vitre et plusieurs coups de feu sont tirés. Quatre balles toucheront Shakur, dont deux à la poitrine. Il décèdera six jours plus tard l’hôpital de Vegas.</p>
<p>Suge Knight, présent dans la voiture, est légèrement blessé par des bris de verre (il prétendra même qu’une balle se serait logée dans sa tête pendant la fusillade mais tous les examens médicaux qu’il passera suite à ces déclarations viendront contredire ses affabulations.)</p>
<p><strong>De nombreuses théories existent sur la mort de 2Pac Shakur.</strong> Règlement de comptes entre gangs ou encore meurtre commandité par Notorious B.I.G., rival East-Coast du rappeur, ou alors coup monté par Suge Knight (ainsi que l’assassinat de Notorious B.I.G.). Le fim <em>Biggie and Tupac</em> de Nick Broomfield, sorti en 2002, avance une autre thèse, beaucoup plus hasardeuse puisqu’elle implique directement des agents du FBI et des agents ripoux du LAPD  <a class="simple-footnote" title="Police municpale de Los Angeles" id="return-note-3161-3" href="#note-3161-3"><sup>3</sup></a>.</p>
<p><object width="425" height="349" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PFHXjUMwmgk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="349" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PFHXjUMwmgk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Quelques mois plus tard, le 9 mars 1997, <strong>Notorious B.I.G., ancien ami devenu plus grand rival de 2Pac, est lui aussi assassiné</strong> alors qu’il est en visite à Los Angeles.</p>
<p><strong>Ces deux meurtres marquent le paroxisme de la rivalité qui opposa les artistes East Coast aux artistes West Coast. </strong></p>
<p><strong>Dr Dre a de son côté toujours dénoncé cette situation</strong>, demandant aux artistes, fans et labels de tout faire pour mettre fin à cette crise des missiles de Cuba version hip-hop. <strong>Comme Jay-Z</strong>, qui n’a jamais cherché à prendre complètement part à cette situation délirante et voulait proposer une chanson à 2Pac quelques temps avant sa mort.</p>
<p><strong>En 1996, Dre apparaît en featuring sur un titre de Nas, rappeur new-yorkais</strong> (<em>It Was Written</em>) et la même année, il fédère un groupe d’artistes incluant KRS-One, Nas ou encore B-Real du groupe de Los Angeles Cypress Hill sur la chanson <em>East Coast West Coast</em> <em>Killas</em>, qui peut être considérée comme un hymne pour dénoncer la guerre qui fait rage entre les différents labels du pays.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/LlmymjGepiI" frameborder="0" width="425" height="349"></iframe></p>
<p>Après les morts de Shakur et de Notorious B.I.G., la tension, alors à son comble, allait petit à petit disparaître. Notamment par la volonté de certains artistes des deux bords de collaborer ensemble. <strong>Le symbole le plus fort dans cette volonté d’apaisement sera le live commun de Snoop Dogg et Puff Daddy.</strong></p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x36p1k" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x36p1k_p-diddy-ft-snoop-dogg-notorious-big_music" target="_blank">P Diddy ft Snoop Dogg &amp; Notorious Big &#8211; Juicy&#8230;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/J_eight" target="_blank">J_eight</a></em></p>
<p>Cet épisode incroyable de l’histoire du hip-hop pourrait être développé mais il mériterait un sujet à lui tout seul.  <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : quant tu veux ! :)" id="return-note-3161-4" href="#note-3161-4"><sup>4</sup></a>). Quant à Dr Dre, il va continuer de produire des chansons qui mettront tout le monde d’accord&#8230; <strong>Mais nous verrons ceci dans une troisième partie !</strong></p>
<p><strong>Texte : <a href="http://lachansondujourdemoyenman.blogspot.com/" target="_blank">Moyenman</a></strong></p>
<p><strong>Dessin : Gwendal</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3161-1">Note de Gwen : en tant que secrétaire de rédaction, j&#8217;ai bien droit de me marrer un peu, non? <a href="#return-note-3161-1">&#8617;</a></li><li id="note-3161-2">On le retrouve vraiment partout, ce George Clinton, c’est fou! <a href="#return-note-3161-2">&#8617;</a></li><li id="note-3161-3">Police municpale de Los Angeles <a href="#return-note-3161-3">&#8617;</a></li><li id="note-3161-4">Note de Gwen : quant tu veux ! :) <a href="#return-note-3161-4">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2011/dr-dre-ou-le-remede-par-le-beat-25-guerres-et-beats-1992-1996/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using disk: basic

Served from: centrifugue.fr @ 2012-01-07 10:53:04 -->
