Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 2/2

Deuxième partie (tardive -oui je sais, c’est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l’emocore (1). Aujourd’hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d’air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l’enthousiasme des premières années faisait place au doute.

21 février 2012

200 Motels : le foirage magnifique de Zappa

Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct… Il n’y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J’ai nommé Frank Zappa. Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d’un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, 200 Motels n’est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d’un Eaux sauvages, est l’occasion d’effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.

16 février 2012

Mème pas mal : Henry Rollins

Aujourd’hui, mes chers et fidèles lecteurs, j’ai un défi de taille à relever : vous persuader que cet homme n’est pas une montagne de barbaque mononeuronale et dopée à la testostérone et aux stéroïdes. Légende du punk-hardcore, écrivain, acteur, maestro du spoken word, voyageur, l’ami Henry Rollins, alias, alias Riton l’énervé est au contraire une incarnation de l’ouverture d’esprit. Un type qui brise les barrières, histoire de nous faire voir un peu plus loin que notre petit monde. Sauf qu’il le fait à coups de boule facon Gégé Depardieu.

1 février 2012

Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 1/2

Témoin et accompagnateur de l’explosion de la scène hardcore de Washington au début des années 80 et de sa transformation durant les années 90 avec le emocore, le label Dischord a fait cracher les enceintes avec les morceaux de Minor Threat, Fugazi, Youth Brigade ou Iron Cross. Et de révéler au grand public des musiciens comme Brian Baker, guitariste du groupe punk Bad Religion, Henry Rollins (que l’on a pu voir dans la 2e saison de Sons of Anarchy) ou un certain Dave Grohl, qui officiait dans Nirvana. Petit aperçu de ce label mythique en deux parties.

6 janvier 2012

Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (2/2) : le death metal

Après avoir donné un petit apercu du grindcore, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal. Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l’imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche « chirurgicale ». Une petite exploration s’impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.

28 décembre 2011

Glen E. Friedman : la rébellion dans l’objectif

It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back de Public Enemy, Check Your Head des Beastie Boys, deux couvertures d’albums tout aussi mythiques que leur contenu. Leur point commun ? Un homme, le photographe Glen E. Friedman, dont l’importance dans la reconnaissance des scènes underground, du hip-hop au punk en passant par le skate, mérite de s’y arrêter un instant.

28 novembre 2011

Heimat-Los : pionniers du hardcore made in France

Une petite note pour rendre justice à un groupe méconnu du grand public (et de moi-même il n’y pas même pas deux semaines) : Heimat-Los. Aucune chance de remporter une Victoire de la musique pour eux mais le groupe peut avoir la satisfaction d’avoir introduit le punk-hardcore en France. Et ce n’est pas loin d’être un exploit.

22 novembre 2011

Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (1/2) : le grindcore

Plus vite, plus fort : ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l’émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l’abri des regards, des petits frères encore plus enragés n’allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. Blastbeats, growls, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s’abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au headbanging. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.

2 novembre 2011