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	<title>Centrifugue &#187; Metal</title>
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	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
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		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (2/2) : le death metal</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 14:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir donné un petit apercu du grindcore, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal. Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l'imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche "chirurgicale". Une petite exploration s'impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir donné un petit apercu du<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank"> grindcore</a>, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal.</strong> Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l&#8217;imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche &laquo;&nbsp;chirurgicale&nbsp;&raquo;. Une petite exploration s&#8217;impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.</p>
<p><strong>Peu d&#8217;intéret à décliner ici un historique détaillé du genre si ce n&#8217;est pour abuser du copier-coller.</strong> Comme mentionné auparavant dans le papier sur le grindcore, le death metal s&#8217;est divisé depuis plus de 20 ans en sous genres, eux-mêmes s&#8217;entrecroisant. De quoi y perdre son latin même pour un spécialiste. Une simple consultation de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">article</a> disponible sur Wikipedia, de bonne qualité, suffira déja à débroussailler la zone. Mais si l&#8217;on souhaite pousser plus loin sa compréhension du genre, <em>Choosing Death &#8211; The History of Deathmetal and Grindcore</em> de Robert Mudrian est à l&#8217;heure actuelle l&#8217;ouvrage le plus complet consacré à la question. Une traduction française est d&#8217;ailleurs disponible au éditions <a href="http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&amp;ID=72" target="_blank">Camion blanc</a>.</p>
<p><strong>Si l&#8217;on souhaite donner une image la plus fidèle et concise pour le grand public, le rapprochement avec Slayer, comme l&#8217;explique Mudrian, apparaît le plus judicieux.</strong> Le jeu est rapide, très technique. L&#8217;univers est morbide, réccupérant l&#8217;imagerie satanique déja existante dans le métal (Black Sabbath par exemple), tout en y apportant une dose d&#8217;ironie et d&#8217;humour noir et/ou une certaine mélancolie.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Slayer &#8211; Black Magic 1983 (Avec une pochette qui peut concourir avec celle de <a href="http://2.bp.blogspot.com/_cRu7JHjuWJs/SLNN7pqG7XI/AAAAAAAACTg/B5rKT6ut8tI/s320/metal%2520magic.jpg" target="_blank">Metal Magic</a>, le premier album de Pantera, en terme de laideur graphique)</em></p>
<p><img class="alignleft" title="death2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/death2.jpg" alt="" width="343" height="343" /><strong>Pas de grande révolution donc. Mais une volonté, au point de vue musical et thématique, de pousser plus loin ce qu&#8217;ont fait leurs ainés</strong>. Cela se caractérise en premier lieu par les pochettes d&#8217;albums (qui n&#8217;en a jamais choisi un en fonction de ce critère ?) volontairement provocantes. Films d&#8217;horreurs, symbolique démoniaque ou imagerie plus clinique, ces images ne sont pas vraiment du goût des ligues de vertu. Cela tombe bien, c&#8217;est précisement le but ! Une manière comme une autre de choquer le bon bourgeois qui ira jusqu&#8217;à créer des sous-genres à l&#8217;imagerie extrême, comme le gore-grind, dévolu aux effusions de sang et de tripes.</p>
<p><strong>Citer Slayer comme référence est certes pertinent pour dépeindre cet univers mais le véritable « guide » du death metal, d&#8217;un point de vue musical, n&#8217;est autre que&#8230; <a href="http://www.deathtribute.msanthrope.com/" target="_blank">Death</a>.</strong> Création du chanteur et guitariste Chuck Schuldiner, Death n&#8217;est pas à l&#8217;origine du terme death metal (on le doit au groupe américain <a href="http://www.metal-rules.com/where/Possessed.htm" target="_blank">Possessed</a> avec sa démo <em>Death Metal</em>) mais son impact artistique est indéniable.</p>
<p><strong>Musicien de génie, ayant appris la guitare en autodidacte et sachant s&#8217;entourer de pointures</strong> (comme Steve DiGiorgio à la basse ou Gene Hoglan à la batterie pour les plus connus), Schuldiner peut se classer au niveau des grands maîtres de la musique classique. Mort à 34 ans d&#8217;un cancer du tronc cérébral (et surtout à cause du système de santé américain), il aura en l&#8217;espace de 7 albums (dont des chefs d&#8217;oeuvre comme <em>Symbolic</em>, <em>Human</em> ou <em>Sound of Perseverance</em>), posé les bases du genre.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Si la Floride a offert de nombreux groupes au death metal (l&#8217;incontournable <a href="http://www.morbidangel.com/" target="_blank">Morbid Angel</a>, qui aura aussi une très grande influence, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Deicide" target="_blank">Deicide</a>, <a href="http://www.obituary.cc/" target="_blank">Obituary</a>, etc.),<strong> l&#8217;Angleterre n&#8217;as pas été en reste</strong>. Et le Death sauce menthe verte n&#8217;est autre que <a href="http://www.myspace.com/carcass" target="_blank">Carcass.</a></p>
<p><object width="560" height="340" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="340" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<strong> Preuve d&#8217;ailleurs que grind et death sont liés, le groupe a débuté par le premier, avant de devenir le fer de lance du death dit mélodique</strong>, modèle pour les groupes nordiques. Ces accointances grind-death se retrouvent également chez <a href="http://www.boltthrower.com/" target="_blank">Bolt Thrower</a>. Un groupe certes moins incontournable qu&#8217;un Carcass mais qui est passé d&#8217;un grind sauvage et brouillon à du death aussi lourd et massif qu&#8217;un panzer chargeant des cavaliers polonais.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Stoppons cependant ici l&#8217;exposé historique avant que ce texte ne fasse un kilomètre de long (je vous renvoie à nouveau vers <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">l&#8217;article sur Wikipedia</a> pour la suite) et <strong>revenons plutôt à ce qui constitue le death-metal : une musique de passionnés, à l&#8217;instar du jazz.</strong> Encore hésitant à ses débuts, le jeu « death-metal » va voir son niveau d&#8217;exigence s&#8217;élever de plus en plus et, désormais, à moins de vouloir jouer « old school », faire du death demande des talents de musiciens que nombre de groupes, dans d&#8217;autres styles musicaux, sont loin d&#8217;avoir. Exemple d&#8217;un tel niveau, le batteur belge du groupe <a href="http://www.soilwork.org/" target="_blank">Soilwork</a>, Dirk Verbeuren, étudiant puis enseignant au Musical International Academy de Nancy, l&#8217;un des centres les plus prestigieux en Europe.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Cette passion de la musique se manifeste également par l&#8217;expérimentation. </strong>Précurseurs, à la fin des années 80, de la fusion entre jazz et death, mentionnons à ce titre <a href="http://www.atheistmusic.com/" target="_blank">Atheist</a> et <a href="http://www.cynicalsphere.com/" target="_blank">Cynic</a> (formé par Paul Masvidal et Sean Reinert, anciens de Death). Comme nous en avions parlé dans le précédent article, le death va dans les années 90 se marier à d&#8217;autres styles, apportant une touche de folie à ce genre qui peut sembler froid aux néophytes.</p>
<p>Musique tsigane avec <a href="http://www.myspace.com/estradasphere" target="_blank">Estradasphere</a>, délires de crooner avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a>, classique avec <a href="http://www.myspace.com/spawnofpossession" target="_blank">Spawn of Possession</a>, folk avec <a href="http://www.finntroll.net/" target="_blank">Finntroll</a> ou <a href="http://www.trollfest.com/" target="_blank">Trollfest</a> (même si l&#8217;on peut chipoter entre death et black metal), world music avec les Français de <a href="http://www.gojira-music.com/" target="_blank">Gojira</a> (qui ont d&#8217;ailleurs joué avec le groupe sibérien <a href="http://www.yat-kha.com/" target="_blank">Yat-Kha</a>) et même rap avec <a href="http://www.necroproduct.com/" target="_blank">Necro</a>, vous avez l&#8217;embarras du choix et donc plus d&#8217;excuses pour ne pas succomber au toucher fatal du death metal !</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><em>Finntroll &#8211; Trollhammeren </em>(&laquo;&nbsp;Chauffe Marcel ! Chauffe !&nbsp;&raquo;)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal (et un grand merci à Youen pour son aide)</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Un <a href="http://www.wikihow.com/Appreciate-Death-Metal" target="_blank">petit guide</a> (en anglais) pour apprécier le death metal</li>
<li>Un <a href="http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Rec/rec.music.gdead/2006-02/msg00428.html" target="_blank">article</a> de Jim Fusilli (en anglais) paru dans le Wall Street Journal à propos du death-metal et de sa technique de chant si particulière.</li>
<li>Un autre <a href="http://metal.nightfall.fr/index.php?idgrp=2741&amp;idchoix=7041&amp;rubchoix=7" target="_blank">article</a> (en français) consacré au death-metal sur le site Nightfall</li>
<li>Un <a href="http://agns.libsyn.com/index.php?post_id=479844" target="_blank">podcast</a> dédié au label Earache, spécialisé en death et grind, est disponible sur All Go No Slow</li>
<li>Envie d&#8217;une radio consacrée au death ? C&#8217;est par <a href="http://death.fm/" target="_blank">ici</a></li>
<li>N&#8217;hésitez pas également à consulter également les autres liens du papier sur le <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore</a>.</li>
</ul>
<p><strong>En bonus</strong><br />
La double pédale est une des marques de fabrique du death, mais le batteur Louie Bellson n&#8217;a pas attendu les années 80 pour s&#8217;en servir, et avec quelle maestria :</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Nous ne pouvions pas terminer notre petit tour du death metal sans ajouter une touche féminine avec <a href="http://www.archenemy.net/" target="_blank">Arch Enemy</a>, créé par Michael Amott, ancien guitariste de Carcass, et sa charmante chanteuse, Angela Gossow.<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (1/2) : le grindcore</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 14:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus vite, plus fort : ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l'émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l'abri des regards, des petits frères encore plus enragés n'allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. Blastbeats, growls, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s'abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au headbanging. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus vite, plus fort :</strong> ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l&#8217;émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l&#8217;abri des regards, des petits frères encore plus enragés n&#8217;allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blast_beat" target="_blank">Blastbeats</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grunt" target="_blank">growls</a>, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s&#8217;abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au <a href="http://centrifugue.fr/2010/bwitologie-le-boeuf-musque/" target="_blank">headbanging</a>. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.</p>
<p><img class="alignleft" title="discharge" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/grind2.jpg" alt="" width="251" height="248" />Né au milieu des années 80 au sein de la mouvance punk, alors que la vague punk-hardcore était à son top, <strong>le grindcore s&#8217;inspire plus particulièrement d&#8217;un sous-genre du punk : le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crust_punk" target="_blank">crust</a>.</strong> Initié par des groupes anglais comme <a href="http://www.myspace.com/dischargeukhc" target="_blank">Discharge</a> <a class="simple-footnote" title="Interview et live de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, The Nightmare continues, vaut le détour" id="return-note-454-1" href="#note-454-1"><sup>1</sup></a> ou <a href="http://www.southern.com/southern/label/CRC/" target="_blank">Crass</a>  <a class="simple-footnote" title="Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site Minimovies" id="return-note-454-2" href="#note-454-2"><sup>2</sup></a> à la fin des années 70, le crust a ajouté à la vitesse et à l&#8217;agressivité du punk-hardcore des élements metal, en particulier des riffs de guitares très lourds. Outre-Atlantique, des groupes comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_(band)" target="_blank">Siege</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Repulsion" target="_blank">Repulsion</a> ou <a href="http://www.dirtyrottenimbeciles.com/" target="_blank">DRI</a> ont également initié ce mélange hardcore-thrash.</p>
<p><strong>L&#8217;influence du crust se manifeste également dans les paroles des chansons, plus politisées et lorgnant vers la mouvance anarchiste</strong>. Menace nucléaire, pollution, sexisme, homophobie, droits de animaux, oppression sociale et policière sont autant de thèmes récurrents. Une vision sombre et réaliste, très loin de l&#8217;ironie des Sex Pistols, mais qui ne fait que refléter le rejet du reaganisme-thatcherisme triomphant de l&#8217;époque.</p>
<p><strong>Le grind va se développer de manière très underground mais un groupe aura un impact indéniable dans sa reconnaissance : <a href="http://www.napalmdeath.org/" target="_blank">Napalm Death</a></strong>. S&#8217;il n&#8217;est pas, historiquement, le premier à jouer du grindcore, c&#8217;est lui qui va donner au genre une visiblité, par leur participation aux Peel&#8217;s sessions en 1985 à la BBC par exemple (et l&#8217;on ne remerciera jamais assez feu <a href="http://www.blogotheque.net/John-Peel-Un-hommage" target="_blank">John Peel</a> pour cela).</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Si la paternité du terme est sujette à caution (<a href="http://www.extremenoiseterror.co.uk/" target="_blank">Extreme Noise Terror</a> peut être cité également), le batteur Mick Harris a de plus popularisé le terme de « grindcore »</strong> ainsi que l&#8217;utilisation du blast beat <a class="simple-footnote" title="Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;être à l&#8217;origine de la dubstep" id="return-note-454-3" href="#note-454-3"><sup>3</sup></a> qui va devenir une des bases du genre. <em>Scum</em> (1987), leur premier album, est à ce titre un incontournable : 30 minutes et 30 chansons (dont <em>You Suffer</em>, chanson la plus courte, 1,3 s, dans le livre Guinness des records !) pour une avalanche sonique jusqu&#8217;ici inédite. Avec plus de 25 ans de carrière derrière eux, des concerts à la pelle et une discographie impressionnante (un album tous les ans voire plus), le groupe est largement reconnu et respecté dans les scènes metal et punk.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>C&#8217;est au début des années 90 que le grind va devenir « commercialement » reconnu</strong>, grâce au travail en amont d&#8217;un label comme <a href="http://www.earache.com/" target="_blank">Earache</a> (fondé en 1986) ou plus tard de <a href="http://www.relapse.com/" target="_blank">Relapse</a> (fondé en 1990). Parmi les groupes de grindcore qui émergent à cette période, citons parmi les plus intéressants <a href="http://www.myspace.com/brutalfuckingtruth" target="_blank">Brutal Truth</a> ou <a href="http://www.studio-grey.com/da/" target="_blank">Discordance Axis</a> aux États-Unis, <a href="http://www.nasum.com/" target="_blank">Nasum</a> en Suède et, même si la reconnaissance est encore loin d&#8217;être la même, <a href="http://www.siteinhumate.com/" target="_blank">Inhumate</a> ou <a href="http://www.blockheads-grindcore.fr/" target="_blank">Blockheads</a> en France.</p>
<p><strong>Proximité avec le metal oblige, le grindcore va multiplier les sous genres aux noms évocateurs (deathgrind, cybergrind, goregrind ou noisegrind)</strong>. Mais le grind (tout comme le death metal) a su aussi dépasser son cercle de fans et les blast beats et autres chants hurlés ont déteint sur bien des groupes. La très grande technicité du grindcore a alimenté les compositions complexes des groupes de mathcore, comme <a href="http://www.dillingerescapeplan.com/" target="_blank">Dillinger Escape Plan</a>, ou les projets démentiels de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a> (Fantomas, Peeping Tom ou Mr Bungle) qui empruntent au death et au grind .</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Plus étonnant, les explosions grind s&#8217;adaptent également très bien au jazz-funk et à ses expérimentations</strong>, comme l&#8217;a prouvé <a href="http://www.tzadik.com/" target="_blank">John Zorn</a> avec son groupe Naked City ou, plus récemment, des groupes comme <a href="http://www.myspace.com/blastmuzungu" target="_blank">Blast Muzungu</a>, <a href="http://www.saunalahti.fi/thoht/" target="_blank">Cause for Effect</a> ou <a href="http://www.dynamiteclub.com/" target="_blank">Dynamite Club</a>. Et s&#8217;il reste parmi vous des irréductibles qui ont encore en sainte horreur les guitares saturées, bénissez les Suisses de <a href="http://www.noiseaddict.com/" target="_blank">Nostromo</a> (groupe malheureusement disparu) qui, avec l&#8217;album <em>Hysteron &#8211; Proteron</em>, vous refont leurs chansons en acoustique. Plus d&#8217;excuses donc pour headbanger !</p>
<p><a href="http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3"><img src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg" alt="podcast" border="0" /></a><object width="200" height="20" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /><embed width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /></object></p>
<p>Morceau bonus tiré de l&#8217;album <em>Ecce Lex</em> de Nostromo sorti chez Overcome Records (je n&#8217;ai malheureusement pas le nom de la chanson<strong> Edit : </strong>c&#8217;est donc <em>Epitomize</em> &#8211; merci à Zac ! &#8211; dont la version originale, sur l&#8217;album <em>Eyesore</em>, est écoutable <a href="http://www.youtube.com/watch?v=g9X76Tr5y8I" target="_blank">ici</a>)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.geocities.ws/repulsion_band/agrindhistory.html" target="_blank">Un autre petit historique du grindcore</a> (en anglais)</p>
<p>Un livre incontournable (dont nous reparlerons dans notre prochain article consacré au death metal), <a href="http://www.amazon.com/Choosing-Death-Improbable-History-Grindcore/dp/193259504X" target="_blank"><em>Choosing Death : The Improbable History of Death Metal and Grindcore</em></a> de Albert Mudrian et préfacé par John Peel (encore lui !). A lire également, un <a href="http://www.villagevoice.com/2005-01-25/music/heavy-metal-s-graveyard-shift/" target="_blank">article</a> du journal The Village Voice consacré au livre.</p>
<p>Il existe sinon de nombreux webzines, la plupart consacrés aussi bien au grindcore qu&#8217;au death metal. En français, les sites généralistes sur le metal comme <a href="http://www.metalorgie.com/" target="_blank">Métalorgie</a> ou <a href="http://www.zonemetal.com/" target="_blank">Zone métal</a> (avec une partie liens très fournie) offrent de très bonnes bases pour découvrir le genre mais n&#8217;hésitez pas à vous rendre sur <a href="http://www.terrorizer.com/" target="_blank">Terrorizer</a>, <a href="http://www.grindgore.net/" target="_blank">Grindgore</a> ou <a href="http://grindingtheapparatus.net/" target="_blank">Grinding the Apparatus</a> pour affiner vos choix.</p>
<p>Quant à vos achats, en dehors de l&#8217;incontournable Earache, mentionnons le label français <a href="http://www.bonesbrigaderecords.com/" target="_blank">Bones Brigade</a> qui a édité de très bons groupes français comme <a href="http://www.myspace.com/insideconflict" target="_blank">Inside Conflict</a> ou <a href="http://www.myspace.com/sylvesterstaline" target="_blank">Sylvester Staline</a>, les Belges <a href="http://www.myspace.com/lengtche" target="_blank">Leng Tch&#8217;e</a> ou les Suisses de <a href="http://www.myspace.com/mumakil" target="_blank">Mumakil</a> (avec des anciens membres de Nostromo).</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-454-1"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=i-uXnen6484" target="_blank">Interview et live</a> de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, <em>The Nightmare continues</em>, vaut le détour <a href="#return-note-454-1">&#8617;</a></li><li id="note-454-2">Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site <a href="http://www.minimovies.org/documentaires/view/crass" target="_blank">Minimovies</a> <a href="#return-note-454-2">&#8617;</a></li><li id="note-454-3"> Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/08/le-petit-guide-du-dubstep/" target="_blank">être à l&#8217;origine de la dubstep</a> <a href="#return-note-454-3">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Grunge, le son de la génération X (1985-1995) : les influences musicales</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 12:43:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deuxième partie de la chronique consacrée au grunge lancée cet été et, chers lecteurs de Centrifugue, place cette fois aux influences musicales qui ont sculpté ce mouvement plein de rage, de desespoir et de bière tiède. Mais je laisse ma place à mon estimé confrère Croquemart, aka Ston3r, qui a prouvé ces dons de guide à l'oreille perçante et aux phrases délicatement chantournées. Allez hop, je m'efface, et place au spécialiste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">Deuxième partie de la chronique consacrée au grunge</a> lancée cet été</strong> et, chers lecteurs de Centrifugue, <strong>place cette fois aux influences musicales</strong> qui ont sculpté ce mouvement plein de rage, de désespoir et de bière tiède.  <a class="simple-footnote" title="Hasard du calendrier, nous fêtons le 24 septembre les 20 ans de Nevermind, de Nirvana. Comme quoi, à force de ne pas suivre l&#8217;actualité, on y retombe parfois" id="return-note-3412-1" href="#note-3412-1"><sup>1</sup></a> <strong>Mais je laisse ma place à mon estimé confrère Croquemart, aka Ston3r,</strong> qui a prouvé ces dons de guide à l&#8217;oreille perçante et aux phrases délicatement chantournées. Allez hop, je m&#8217;efface. Et place au spécialiste jovial.</p>
<h2>Punk hardcore et punk-rock</h2>
<p><strong>S’il est peu aisé d’adjoindre une étiquette musicale précise au &laquo;&nbsp;grunge&nbsp;&raquo;</strong> (tant il résulte de la fermentation d’un mélange de différents crus punk, metal, pop, classic rock des années 70 et 80), le dénominateur commun à tous les groupes qui ont créé cette scène semble pourtant être la <strong>notion d’ &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Indie_rock" target="_blank">indie rock</a>&laquo;&nbsp;, qui implique une dimension plus sociale que musicale stricto sensu.</strong> Rock pour la tendance globale, indie pour l’aspect &laquo;&nbsp;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself" target="_blank">Do It Yourself</a>&nbsp;&raquo; (DIY), le rejet du music business et le réseau constitué de petits labels et de fanzines.</p>
<p><strong>Il y a, de ce point de vue, une forte accointance avec le punk-hardcore</strong> qui commence à grouiller dans les foyers infectieux de Washington DC (<a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Minor Threat</a>, <a href="http://centrifugue.fr/2011/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a>,…), L.A. (<a href="http://centrifugue.fr/2010/glen-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/" target="_blank">Black Flag</a>) ou Frisco (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dead_Kennedys" target="_blank">Dead Kennedys</a>) au début des années 1980. Avec la pluie en plus. Et l’aspect militant en moins.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5iNh6BVZgJ0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/5iNh6BVZgJ0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Dead Kennedys &#8211; California Über Alles, 1979 … un classique instantané</em></p>
<p>Point de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straight edge</a> connu non plus sur la scène « grunge », ni d’activistes à la <a href="http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">Ian MacKaye</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jello_Biafra" target="_blank">Jello Biaffra</a>. <strong>Il est ici question de refus :</strong> du matérialisme, de prendre sa place dans la société actuelle, de devenir adulte, de la morale, des règles. Un refus engendré par la déception.</p>
<p><strong>Et ceci sans porte-voix</strong>, mais plus à titre individuel. Avec pour seules armes une guitare cheap et une grosse caisse trouée. <strong>Plus que de DIY, il s’agit de « Think For Yourself »,</strong> avec la conscience du monde qui t’entoure. David affrontant Goliath. En sachant qu’il a perdu d’avance.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ygSFCTAlpQ8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ygSFCTAlpQ8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Black Flag, Nothing Left Inside : premier morceau de la face B de “My War” (1984). Un groupe de hardcore joue pour la première fois lourd, lent, plombé, tout en gardant sa fureur punk. Tout simplement l’acte fondateur du grunge, du sludge metal et du post hardcore.</em></p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Melvins" target="_blank">Les Melvins</a> représentent à merveille ce type de groupe issu du punk-hardcore</strong>, fortement influencé par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Sabbath" target="_blank">Black Sabbath</a> et par la face B de l’album <em>My War</em> de Black Flag. Provocateurs, malins et sardoniques  <a class="simple-footnote" title="Le groupe avait collé un sticker « I vote Republican » à l’arrière de son van pour ne pas se faire arrêter par la police pendant les tournées" id="return-note-3412-2" href="#note-3412-2"><sup>2</sup></a>, ils ont développé au long de leurs 25 albums une musique lourde, métallique et sans concession à tendance geek  <a class="simple-footnote" title="Ce qui a provoqué le départ de leur bassiste Lorax, ne supportant pas d’être qualifiée de la sorte" id="return-note-3412-3" href="#note-3412-3"><sup>3</sup></a>. <strong>Et ils n&#8217;ont eu de cesse d’expérimenter et d’innover</strong>, en osant même des incursions fugaces du côté de la pop, du glam-rock, du doom, de l’électro ou encore du dark ambiant  <a class="simple-footnote" title="Voir leur excellent split album avec Lustmord : Pigs of the Roman Empire" id="return-note-3412-4" href="#note-3412-4"><sup>4</sup></a>.</p>
<p>Le jeu des sept différences :</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/FJu4Fgl58Bs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/FJu4Fgl58Bs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Melvins, 1984</em></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/khxJ1pxoSm0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/khxJ1pxoSm0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Melvins, 2011 (live intégral au Hellfest, veinards !)</em></p>
<p><em></em><em>Et un point de bonus pour qui reconnaitra celui qui se cache en backstage =)</em></p>
<p><strong>Le punk-rock est aussi une influence fondamentale, omniprésente</strong> (il a lui-même donné naissance au punk-hardcore). Citons à la volée une poignée de groupes qui ont marqué au fer rouge l’histoire de la musique du vingtième siècle : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Clash" target="_blank">The Clash</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramones" target="_blank">Ramones</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sex_Pistols" target="_blank">Sex Pistols</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stranglers" target="_blank">The Stranglers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Saints" target="_blank">The Saints</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Wipers" target="_blank">The Wipers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Ruts" target="_blank">The Ruts</a>, etc.</p>
<p>Au delà de l’influence musicale majeure de ces groupes sur le grunge et l’indie rock 90’s (qu’il est inutile de développer ici), je tiens à insister sur le modèle qu’ils ont incarné dans les nineties.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3xzVmrMWXUU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3xzVmrMWXUU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Psycho_(film)" target="_blank"> American Psycho</a><em> de Marry Harron, avec le tout jeune Christian Bale. Patrick Bateman, le héros, est un modèle du yuppie, pétri de la culture fric et superficielle des 80&#8242;s. </em></p>
<p><strong>Le coup de balai aux hippies et aux mastodontes du rock, instauré par les punks dans les 70’s, a été la voie à suivre pour les grunge vis-à-vis des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yuppie" target="_blank">yuppies</a> et de la pop commerciale institutionnalisée.</strong> C’est un lien étroit et intime qui unit ces deux générations. (<a href="http://centrifugue.fr/2011/grunge-le-son-de-la-generation-x-1985-1995-les-origines/" target="_blank">Voir la première partie</a>)</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x23oz2?width=560" frameborder="0" width="560" height="420"></iframe><br />
<em>Pour le plaisir&#8230; (coup de gong)</em><br />
<strong>Note de Gwen :</strong> <em>Oups, réflexe conditionné. Désolé, voila la bonne chanson !</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/AbDqXr6LbXo?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/AbDqXr6LbXo?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/47_qIoXE-Lw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/47_qIoXE-Lw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Les méséstimés Wipers, Return Of the Rat (1979) …plus tard repris par Nirvana</em></p>
<h2>Métal, glam</h2>
<p><strong>Des punks donc, mais pas que !</strong> Époque oblige, il transpire dans la musique grunge une forte odeur de metal à moitié assumée, crasseuse. Plus lourde, plus sale et plus criarde que celle de la transpiration d’un Steve Harris  <a class="simple-footnote" title="Bassiste d&#8217;Iron Maiden, pour les connaisseurs" id="return-note-3412-5" href="#note-3412-5"><sup>5</sup></a> à la sortie d’un concert.</p>
<p><strong>De forte influence sabbathienne, on l’évide de sa substance fun</strong> (looks hair metal à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%B6tley_Cr%C3%BCe" target="_blank">Mötley Crüe</a>, histoire rocambolesques, stades, groupies…) <strong>pour en conserver la lourdeur et la puissance</strong> (pas de solos ni de double grosse caisse à tout va, tempos ralentis, unissons,…) et l’on mélange cela à une fureur punk faite de sueur et de sang.</p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tad_(groupe)" target="_blank">Les débonnaires Tad</a> pourraient être de très bons représentants de cette musique.</strong> Mais les autres exemples ne manquent pas : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soundgarden" target="_blank">Soundgarden</a> qui exploite la lourdeur et le son cru en y accolant une influence rythmique très 70’s, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_In_Chains" target="_blank">Alice In Chains</a> et ses sons de guitare aux accents doux-acides de scie sauteuse ou encore <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Blood_Circus_(band)" target="_blank">Blood Circus</a>…</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M0l-Oqabipk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/M0l-Oqabipk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Besoin de cheveux, de graisse et de rock burné ? Tad est la réponse ! Grease Box, 1993</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zTuD8k3JvxQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/zTuD8k3JvxQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Alice In Chains, Them Bones &#8211; 1992. RIP Layne</em></p>
<p><strong>Pour l’anecdote, le groupe Nirvana écoutait en boucle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ace_of_Spades" target="_blank"><em>Ace Of Spades</em> de Motörhead</a> lors de sa tournée américaine de 1989. Mais ne s’en vantait pas,</strong> craignant ne pas être conforme à l’image « indé » qu’ils voulaient se donner. Metalleux refoulés, les idoles d’une génération ? Seul <del>Lemmy</del> Dieu le sait :)</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yJLDEQY_ml0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yJLDEQY_ml0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Motörhead &#8211; Bite the Bullet, 1980</em></p>
<p><strong>A son corps défendant, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%B6rhead" target="_blank">Motörhead</a> a toujours revendiqué une identité punk</strong>, et s’est défendu d’être un groupe de metal (“<em>We are Motörhead and we play rock’n’roll</em>”). Lemmy a entre autres appris la basse à Sid Vicious pour qu’il rejoigne les Pistols ou joué épisodiquement avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Damned_(groupe)" target="_blank">les Damned</a>. Et <em>Bite the Bullet</em> témoigne de cet héritage.</p>
<p><strong>Des connexions avec le glam rock existent aussi, étonnement (à priori le glam est l’opposé du grunge !).</strong> Pour preuve des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Malfunkshun" target="_blank">Malfunkshun</a>, mené par le regretté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Wood" target="_blank">Andrew Wood</a> (overdose d’héroïne en 1990), ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mother_Love_Bone" target="_blank">Mother Love Bone</a>, qui reprend à son compte la décadence de leurs ainés en y injectant de l’encre noire.</p>
<p><strong>Les shows de Malfunkshun étaient réputés pour leur grand-guignolesque,</strong> dû à la personnalité de leur leader qui, enveloppé de fumée malsaine, pouvait arrêter le show pour manger un bol de céréales. Ou serpenter dans la foule, armé de sa basse tel un spectre, maquillé et habillé en couleurs fluo. Le groupe ne sortira qu’un album (posthume) : <em>Return To Olympus,</em> en 1995.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2SInSS53PZk?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2SInSS53PZk?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Malfunkshun &#8211; Shotgun Wedding (A voir aussi, sur Youtube, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=a_3vs09mNpg" target="_blank">“The Andrew Wood Story”</a> qui retrace la carrière météoritique du chanteur)</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/k7CPIXnaeeQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/k7CPIXnaeeQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mother Love Bone &#8211; Maman aime les os ? Non, le second groupe d’Andrew Wood, avec les futurs membres de Pearl Jam, Jeff Ament et Stone Gossard. Stardog Champion, 1990</em></p>
<p><strong>Clin d’oeil au glam, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_River_(groupe)" target="_blank">Green River</a> reprendra <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Queen_Bitch" target="_blank"><em>Queen Bitch</em> de David Bowie</a></strong>, en enlevant le vernis pour faire apparaître sa carcasse de métal. Green River qui deviendra par la suite <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mudhoney" target="_blank">Mudhoney</a> (1988), combo majeur de la scène grunge.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/81qxQli4X04?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/81qxQli4X04?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Green River &#8211; Queen Bitch (1987)</em></p>
<h2>Garage et proto-punk</h2>
<p>Contribuant à la définition du « Son de Seattle » en enregistrant ses deux premiers albums chez <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sub_pop" target="_blank">Sub Pop</a>, sous la houlette de Jack Endino, <strong>Mudhoney se démarque par un son garage blues rèche, parfois psyché,</strong> où la pédale fuzz omniprésente est soutenue par la voix de chat écorché de Mark Arm (d’influence très stoogienne) et la batterie virevoltante de Dan Peters.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/S5gsq4SOuK8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/S5gsq4SOuK8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mudhoney, Suck You dry, 1992</em></p>
<p><strong>On s’écarte ici de la lourdeur metal de certains groupes contemporains pour privilégier une aggressivité crasse aux relents sixties.</strong> En revanche les textes sont alertes et cyniques. Désespérés pour certains. Et truffés d’autodérision (voir <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Xvk37hnxLX8" target="_blank">In My Finest Suit</a></em> : <em>I can&#8217;t remember The day I was born /But I can clearly see/The day I die(…) I got you / I got a lot to lose</em> ou l’hilarant <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JcMrkzSJgI8" target="_blank">(F.D.K.) Fearless Doctor Killer</a></em>, sur l’avortement : “<em>Save The Baby/Kill The Doctor</em>”)</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bNj7ZyZy7cw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bNj7ZyZy7cw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Le classique premier single de Mudhoney “Touch Me I’m Sick”, sorti chez Sub Pop en 1988</em></p>
<p><strong>Très influencés par les Stooges (on revient au punk), Mudhoney puisera aussi dans l’héritage garage punk 60’s</strong> de la scène régionale qui a vu éclore des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Sonics" target="_blank">les Sonics</a> (Tacoma, Etat de Washington) et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Kingsmen" target="_blank">les Kingsmen</a> (Portland, Etat de l&#8217;Oregon). <strong>Note de Gwen :</strong> Même si ce n&#8217;est pas le même coin, <a href="http://centrifugue.fr/2011/mc5-des-riffs-sous-le-capot/" target="_blank">n&#8217;oublions pas le MC5 </a>!</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/0WcgqXMncf4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/0WcgqXMncf4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Kingsmen, Louie Louie, 1963</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YXtuKsbORVY?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YXtuKsbORVY?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>The Sonics, Strychnine, 1965 : Hurlements, saxo fou et clavier martelé : Le chemin est balisé pour l’arrivée d’Iggy Pop. Un des meilleurs morceaux de garage de tous les temps (<strong>Note de Gwen :</strong> je confirme. Et quel organe !).</em></p>
<h2>Pop, folk, rock US</h2>
<p><strong>D’autres combos ont su, eux, se servir d’un héritage mainstream de la musique américaine (rock US, folk) pour sortir de l’anonymat underground. Notamment <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pearl_jam" target="_blank">Pearl Jam</a> </strong>qui, à partir de l’arrivée d’Eddie Vedder en 1991, développera un style mélangeant gros son, mid-tempos et paroles engagées, intimistes et autobiographiques.</p>
<p><strong>Les sonorités du groupe sont proches de celles du classic-rock, en un peu plus lourdes et sales</strong>, mais à mille lieues de la brutalité des Melvins ou du tranchant de Mudhoney. Ce qui amènera Kurt Cobain, de Nirvana, à traiter Pearl Jam de « <em>bande de carriéristes</em> » et à expliquer qu’ils ne sont « <em>qu’un groupe de rock conventionnel habillé en grunge</em> », avant qu’ils ne se réconcilient en 1992. Le suicide de ce dernier affectera d’ailleurs énormément Pearl Jam, qui annulera une tournée en 1994.</p>
<p><strong>C’est l’émotion et la sincérité de Vedder qui touchera le grand public</strong> et donnera à son groupe une notoriété mondiale  <a class="simple-footnote" title="Et qui refera surface en 2007, avec la bande originale qu&#8217;il composera pour le film Into the Wild." id="return-note-3412-6" href="#note-3412-6"><sup>6</sup></a></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MS91knuzoOA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/MS91knuzoOA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pearl Jam &#8211; Jeremy, 1991</em></p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aDaOgu2CQtI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/aDaOgu2CQtI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pearl Jam &#8211; Do the Evolution, 1998 <strong>Note de Gwen :</strong> Un clip génial, réalisé par Kevin Altieri (qui a bossé sur l&#8217;excellentissime série animée Batman) et Todd McFarlane (créateur du personnage de comics Spawn)</em></p>
<p><strong>Dans cette veine, impossible non plus de faire l’impasse sur les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Screaming_Trees" target="_blank">Screaming Trees</a></strong> et leur leader à la voix sombre et rauque, Mark Lanegan. Jouissant d’un grand succès d’estime dès sa création, le groupe n’aura pourtant jamais l’aura commerciale des mastodontes du genre. Et passera totalement à côté de la “mode” grunge, à l’orée des années 1990.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PE5f561Y1x4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PE5f561Y1x4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Screaming Trees &#8211; Nearly Lost You, 1992</em></p>
<p>Après avoir recruté <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Josh_Homme" target="_blank">Josh Homme</a> en tant que guitariste additionnel pour les tournées des Screaming Trees entre 1996 et 1998, <strong>Mark Lanegan, en échange de bon procédé, intègrera les Queens Of The Stone Age dans un rôle d’ électron libre. Et connaîtra le succès mondial avec ce groupe de Palm Desert</strong>. Il poursuit en parallèle sa carrière solo et collabore à de nombreux projets.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CM05Sa_22zg?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/CM05Sa_22zg?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Lanegan, Homme, Grohl et Oliveri, QOTSA 2002. Les rois mages n’ont qu’à bien se tenir.</em></p>
<h2>Lo-fi, noisy pop</h2>
<p><strong>En parallèle à ses tendances “heavy”, le grunge a également su développer un côté fragile, mélodieux, pop.</strong> Puisant dans une veine <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lo-fi" target="_blank">lo-fi</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Noise_pop" target="_blank">noisy-pop</a> émergente depuis le début des années 1980, notamment en Angleterre et sur la Côte Est des Etats Unis. Plus qu’une influence directe, la noisy pop et le grunge, contemporains, ont tissé des liens et se sont nourris l’un l’autre.</p>
<p><strong>En Angleterre, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/C86_(album)" target="_blank">c’est la compile <em>C86</em></a>, sortie par le magazine rock NME en 1986, qui aura une influence considérable sur l’émergence de la musique indie</strong> (et par la suite sur la naissance du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shoegazing">shoegaze</a>). Elle révèle entre autre <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pastels_(band)" target="_blank">les Pastels</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wedding_Present" target="_blank">les Wedding Present</a>.</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Everett_True" target="_blank">Everett True</a>, à l’époque journaliste au Melody Maker, concurrent de NME &#8211; et qui sera peu amène sur la qualité de la compile <em>C86</em> -, sera par la suite mandaté par le label Sub Pop pour chroniquer la scène de Seattle et la faire connaître outre-Atlantique. Les ponts sont montés.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OJU0JZTtDLQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/OJU0JZTtDLQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Primal_Scream" target="_blank">Primal Scream</a>, Velocity Girl. Un morceau issu de la compile</em> C86</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/3m28x6aWfYc?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/3m28x6aWfYc?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>L’excellent groupe anglais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Television_Personalities" target="_blank">Television Personalities</a>, Silly Girl &#8211; 1990</em></p>
<p><strong>Le pendant américain de la scène indie pop anglaise prendra forme notamment dans les régions de Seattle (tiens, tiens) et d’Austin, Texas.  </strong>Sous la houlette de Calvin Johnson, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/K_Records" target="_blank">le label K Records</a> d’Olympia, dans l&#8217;Etat de Washington (ville d’origine, entre autres, des Melvins, de Nirvana, de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sleater-Kinney" target="_blank">Sleater-Kinney</a>, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beth_Ditto" target="_blank">Beth Ditto</a> ou de l’illustrateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Burns" target="_blank">Charles Burns</a>), véhiculera à merveille l’indie pop à la sauce américaine. En signant de nombreux groupes de cette veine, notamment <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Go!_Team" target="_blank">The Go! Team</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Beat_Happening" target="_blank">Beat Happening</a> (dont il est le leader),<strong> Calvin Johnson diffusera et, à son échelle, popularisera ce genre venu d’Angleterre.</strong></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/InkVxDNkris?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/InkVxDNkris?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Beat Happening &#8211; What&#8217;s Important + Bewitched, 1988</em></p>
<p><strong>Dans le même laps de temps, la scène du Texas était également en ébullition, avec pour fers de lance les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Butthole_Surfers" target="_blank">Butthole Surfers</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Johnston" target="_blank">Daniel Johnston</a> ou Jad Fair et son groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Half_Japanese" target="_blank">Half Japanese</a>.</strong> Tous issus du même courant indé, ces groupes privilégiaient (-ient) l’authenticité, la mélodie et le son lo-fi, avec des textes barrés. Acide oblige.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XSApX-ae3wQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XSApX-ae3wQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Half Japanese, 1,000,000,000 Kisses, 1988</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Dg-EAYkoLyU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Dg-EAYkoLyU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Daniel Johnston, Don’t Let the Sun Go Down on Your Greviance, 1983</em></p>
<h2>Noise et avant garde</h2>
<p><strong>Enfin, à l’instar de l’indie pop, le grunge a également grandi avec le courant bruitiste, noise.</strong> Avant-garde à l’identité punk DIY très forte, n’acceptant aucune concession.</p>
<p>Du coté de Chicago, c’est <strong>la “Chicago Noise”</strong> qui prend forme, avec des groupes comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Black" target="_blank">Big Black</a> et les combos de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Albini" target="_blank">Steve Albini</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapeman" target="_blank">Rapeman</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shellac" target="_blank">Shellac</a>) ou <a href="http://www.myspace.com/bignchicagonoise" target="_blank">Big’N</a>, … Puis <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jesus_Lizard" target="_blank">Jesus Lizard</a>, icône noise-rock par excellence, composé de membres de Scratch Acid (d’Austin, Texas) et de Rapeman.</p>
<p><strong>Sous cette impulsion, de nombreux groupes noise-rock émergeront aux Etats-Unis</strong>, restant confinés dans l’underground pour la plupart, conformément à une éthique DIY privilégiant les réseaux indépendants.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bfvu16weEcQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bfvu16weEcQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Big Black, El Dopa &#8211; 1987</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/PX7FCfsPqR0?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/PX7FCfsPqR0?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Jesus Lizard, Puss &#8211; 1992</em></p>
<p><strong>La côte Est, elle, héritière du New York avant-gardiste et expérimental du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Velvet_Underground" target="_blank">Velvet Underground</a>, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Factory" target="_blank">la Factory de Warhol</a></strong>, de la cold-wave et du post punk des bas-fonds, développera plus profondément une musique liée à l’art. Visuelle, conceptuelle, industrielle, bruitiste.</p>
<p><strong>Impossible de passer à côté de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sonic_Youth" target="_blank">Sonic Youth</a>, donc,</strong> qui officie depuis 1981, ou de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pussy_Galore_(groupe)" target="_blank">Pussy Galore</a>, de Washington DC.</p>
<p><object width="640" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9kx5rNw0rq4?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9kx5rNw0rq4?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Sonic Youth &#8211; Drunken Butterfly, 1992</em></p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Q0fikUrtTTQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Q0fikUrtTTQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Pussy Galore, Dick Johnson &#8211; 1987</em></p>
<p>Tous ces groupes, qui ont occupé l’espace musical rock des années 1980 et 1990, ont donc, à leur manière, été des composants du mouvement grunge. De part leur influence artistique, leurs interactions avec les groupes alternatifs du pays (tournées, split-singles, labels communs,&#8230;) ou leur éthique underground similaire.</p>
<p><strong>Mais la nuit tombe sur la ville,</strong> il est maintenant temps pour moi de remballer mes disques et de vous laisser méditer sur le bouillonnement rock de la fin du siècle dernier&#8230; En attendant de se retrouver pour une nouvelle partie, consacrée cette fois à l’impact grunge sur la société 90’s. Hurray !</p>
<p><strong>En vous remerciant, bonsoir !</strong></p>
<p><strong>Texte : Ston3r</strong></p>
<p><strong>Dessin : Gwendal</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3412-1">Hasard du calendrier, nous fêtons le 24 septembre les 20 ans de <em>Nevermind</em>, de Nirvana. Comme quoi, à force de ne pas suivre l&#8217;actualité, on y retombe parfois <a href="#return-note-3412-1">&#8617;</a></li><li id="note-3412-2">Le groupe avait collé un sticker « I vote Republican » à l’arrière de son van pour ne pas se faire arrêter par la police pendant les tournées <a href="#return-note-3412-2">&#8617;</a></li><li id="note-3412-3">Ce qui a provoqué le départ de leur bassiste Lorax, ne supportant pas d’être qualifiée de la sorte <a href="#return-note-3412-3">&#8617;</a></li><li id="note-3412-4">Voir leur excellent <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pigs_of_the_Roman_Empire" target="_blank">split album avec Lustmord : <em>Pigs of the Roman Empire</em></a> <a href="#return-note-3412-4">&#8617;</a></li><li id="note-3412-5">Bassiste d&#8217;Iron Maiden, pour les connaisseurs <a href="#return-note-3412-5">&#8617;</a></li><li id="note-3412-6">Et qui refera surface en 2007, avec la bande originale qu&#8217;il composera pour le film <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Into_the_Wild" target="_blank">Into the Wild</a></em>. <a href="#return-note-3412-6">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Mème pas mal : le BBQcore</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 13:17:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mème pas mal]]></category>
		<category><![CDATA[Metal]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[barbecue]]></category>
		<category><![CDATA[BBQ]]></category>
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		<description><![CDATA[Note de Gwen : non comptant d'être un codeur hors pair et un fin amateur de comics, l'ami Franck peut également se targuer d'être le roi du barbecue. Et dans son magnanimité, il a accepté de nous dévoiler son secret pour une soirée réussie : la playlist BBQcore. Let's burn !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Note de Gwen :</strong> <em>non comptant d&#8217;être un codeur hors pair et un fin amateur de comics, <a href="http://lumberjaph.net/" target="_blank">l&#8217;ami Franck</a> peut également se targuer d&#8217;être le roi du barbecue. Et dans son magnanimité, il a accepté de nous dévoiler son secret pour une soirée réussie : la playlist BBQcore. Let&#8217;s burn !</em></p>
<p><strong>C’est l’été, il fait beau, chaud</strong>  <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : ou on tente de s&#8217;en convaincre" id="return-note-3218-1" href="#note-3218-1"><sup>1</sup></a>, <strong>on réunit les potes et on sort le barbecue (alias BBQ pour les initiés).</strong> Comme vous êtes en bonne compagnie, c’est le moment de faire péter la playlist de saison, celle que vous avez préparée depuis des mois, la bien nommée &laquo;&nbsp;BBQCore&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Le quoi ?! le BBQcore !</strong> Vous savez, ce doux son qui mélange le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sludge_metal" target="_blank">sludge</a>, un peu de psyché par moment, ou alors de la pop, et le tout saupoudré de grindcore. Bref, un truc bien gras, couvert de sauce qui s’écoute à 35°C à l’ombre, avec des bières et une bonne côte de porc.</p>
<p><strong>Le groupe qui représente le mieux ce style n’est autre que <a href="http://www.tortugarecordings.com/scissorfight/" target="_blank">Scissorfight</a></strong>. Groupe signé chez <a href="http://www.tortugarecordings.com/news/031500.htm" target="_blank">Tortuga Records</a>, un label lié à <a href="http://www.hydrahead.com/" target="_blank">HydraHead</a> (et donc sous la coupe d’Aaron Turner, monsieur Isis, Greymachine, Jodis, House of Low Culture, etc.).</p>
<p><strong>Et pour découvrir le style, quoi de mieux qu’une bonne playlist ?</strong></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/hmg7_LtRdms?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/hmg7_LtRdms?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Scissorfight &#8211; Acid for Blood</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Rg-Fd5KuXaU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Rg-Fd5KuXaU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Big Business &#8211; Easter Romantic</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/zj9IAvv32wE?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/zj9IAvv32wE?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Sleep &#8211; Dragonaut</em></p>
<p><object width="640" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KVm8G0ipETc?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/KVm8G0ipETc?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Kyuss &#8211; El Rodeo</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7rvNmVuGf84?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/7rvNmVuGf84?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Note de Gwen : Oups, non, pas ca en fait.</em></p>
<p><object width="640" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dtTod-Nc6lg?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/dtTod-Nc6lg?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Graveyard BBQ &#8211; BBQ nation</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/V0r0SNB3hFA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/V0r0SNB3hFA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Zoroaster &#8211; Spirit Molecule</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/e4Q-4ETKS-s?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/e4Q-4ETKS-s?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Buzzov-En &#8211; Shove</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/HuaUC0OSYC8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/HuaUC0OSYC8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Thrones &#8211; Django</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Q72na528kLo?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Q72na528kLo?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Mogwai &#8211; Sweet Leaf</em></p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9cXcLiRj31c?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9cXcLiRj31c?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Master Musicians of Bukkake &#8211; People Of The Drifting Houses</em></p>
<p><strong>Et comme disait le sage : &laquo;&nbsp;<em>Tant qu&#8217;y a d&#8217;la braise, c&#8217;est pas fini</em>&laquo;&nbsp;.</strong> Aussi, vous pouvez également adjoindre ces quelques épices pour terminer la soirée :</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/fswPiyXorzw?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/fswPiyXorzw?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Howl &#8211; Heavenless</em></p>
<p><object width="640" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/sVCxkjZ2cQQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="640" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/sVCxkjZ2cQQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Black Tusk &#8211; Red Eyes, Black Skies</em></p>
<p><strong>Texte : Franck</strong></p>
<p>Dessin : Gwendal</p>
<p><strong>Note de Gwen :</strong> Et toute l&#8217;équipe de Centrifugue et de Tirnanog se joint à moi pour souhaiter un bon voyage à l&#8217;ami Franck qui part sur les traces d&#8217;Hunter S. Thompson. Nul doute qu&#8217;il découvrira à cette occasion d&#8217;autres techniques pour améliorer encore son art du BBQ. <em>Kenavo ar wech all !</em></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-3218-1">Note de Gwen : ou on tente de s&#8217;en convaincre <a href="#return-note-3218-1">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Skindred : le métal dans le sang et les dreads au vent</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2011/skindred-le-metal-dans-le-sang-et-les-dreads-au-vent/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 16:06:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Skindred, ou l'union improbable entre reggae et métal. Un mariage qui a pourtant l'intérêt de provoquer des étincelles de créativité. A l'instar de Soulfly ou System Of A Down, le groupe gallois est une bouffée d'air frais dans le genre très codifié du métal.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Skindred, ou l&#8217;union improbable entre reggae et métal.</strong> Un mariage qui a pourtant l&#8217;intérêt de provoquer des étincelles de créativité. A l&#8217;instar de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soulfly" target="_blank">Soulfly</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/System_of_a_Down" target="_blank">System of a Down</a>, le groupe gallois est une bouffée d&#8217;air frais dans le genre très codifié du métal.</p>
<p>Skindred est né en 1998 des cendres de Dubwar, formation rock-reggae du chanteur Benji Webbe. Une dissolution forcée suite à une mauvaise entente avec leur label, Earache. Benji Webbe recrute alors de nouveau musiciens, Mikey Dee à la guitare, Daniel Pugsley à la basse et &laquo;&nbsp;Dirty&nbsp;&raquo; Arya Goggin à la batterie.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="327" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x18ta5?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="327" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x18ta5?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Vous rêviez de voir ce que pouvait donner en clip </em>Smells Like Teen Spirit<em> mélangé aux chorégraphies endiablées du dancehall ? Voici votre voeu exaucé avec </em>Nobody<em>, tiré de l’album </em>Babylon.</p>
<p><strong>En 2002 sort leur premier album, <em>Babylon</em>, qui ne se fera vraiment connaître qu&#8217;en 2004, à l&#8217;occasion d&#8217;une ressortie sur le label Lava Records.</strong> Le groupe se classe alors premier des ventes aux États-Unis dans la catégorie reggae et leur single <em>Nobody</em> culmine à la 14e place du classement Mainstream Rock Tracks. Le groupe a depuis sorti un nouvel album, <em>Roots Rock Riot</em> en 2007, sur le label Bielier Bros Records. <strong>Edit :</strong> <em>Auxquels on peut désormais ajouter </em>Shark Bites and Dogs Fights<em> en 2009 et </em>Union Black<em> cette année</em></p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-187" title="skindred-logo" src="http://gwen.tirnan0g.org/decrire/wp-content/uploads/2010/01/skindred-logo1-255x300.jpg" alt="" width="255" height="300" /></p>
<p><strong>Punk, <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/licensed-to-thrash/" target="_blank">thrash</a>, <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/ragga-jungle-et-raggacore-le-reggae-sous-amphetamines/" target="_blank">dancehall</a>, ska et reggae, les influences peuvent paraître contradictoires mais Skindred ne fait que réaffirmer les liens qui existent depuis leurs débuts entre ces genres musicaux.</strong> Le parallèle avec <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a> est tentant. Cependant, musicalement, les différences sont trop grandes.</p>
<p>Première opposition, et de taille, les voix des chanteurs. Si l&#8217;énergie déployée par HR est on ne peut plus communicative, difficile cependant de lui reconnaître des qualités objectives de chant, si l&#8217;on excepte les morceaux purement reggae de Bad brains. <strong>Benji n&#8217;a rien à lui envier en termes de puissance, mais à l&#8217;écoute des morceaux de Skindred, il est impossible de ne pas remarquer sa facilité à varier son chant.</strong> Voix rauque, flow typiquement ragga ou timbre clair propice aux ballades, les modulations au sein d&#8217;un même morceau se font avec aisance et efficacité.</p>
<p><strong>La fossé se creuse également au point de vue musical</strong> car si Bad Brains a apporté les variations du jazz dans le punk-hardcore et revendiquait la rébellion du reggae et du punk, il n&#8217;a jamais joué à proprement parler une fusion de ces deux genres. La démarche musicale de Skindred est en ce sens plus aboutie : les compositions alternent des plans typiques des différents styles pour donner un tout cohérent. Petit plus et non des moindres, l&#8217;apport du métal dans les morceaux, apportant un surcroît de puissance indéniable.</p>
<p><strong>Benji volant littéralement la vedette en tant que frontman, ce n&#8217;est qu&#8217;après plusieurs écoutes que l&#8217;on se rend compte de cet énorme travail.</strong> D&#8217;une précision pourtant redoutable, bassiste, guitariste et batteur se mettent tout entier au service du chanteur. Pas de guitar hero ou de concours de double pédale.</p>
<p><strong>Un &laquo;&nbsp;sacrifice&nbsp;&raquo; payant car à l&#8217;écoute de Skindred il est impossible de ne pas se déhancher comme un damné.</strong> Et, après les excès des fêtes, cela vaut bien toutes les séances de Wii Fit du monde.<br />
<strong>Dessin, texte : Gwendal </strong><br />
<strong>Photo : Skindred</strong></p>
<p><strong> </strong><br />
<strong>Liens :</strong><br />
<a title="Site Myspace" href="http://www.myspace.com/skindred" target="_blank">Site Myspace</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/skindred" target="_blank">Site classique</a> (dates de concert, merchandising)<br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x18ta5_skindred-nobody_music"></a><br />
Parce que ma bonté me perdra (et par pur plaisir personnel également), un deuxième bonus avec <em>Ratrace</em>, tiré de l&#8217;album <em>Roots Rock Riot</em><br />
<a href="http://fr.youtube.com/watch?v=h-kmLkfFrtU"> <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.youtube.com/v/h-kmLkfFrtU&amp;hl=en&amp;fs=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/h-kmLkfFrtU&amp;hl=en&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/h-kmLkfFrtU&amp;hl=en&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" data="http://www.youtube.com/v/h-kmLkfFrtU&amp;hl=en&amp;fs=1"></embed></object> </a></p>
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		<title>Interview : Killers, les flibustiers du metal français</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2010/interview-killers-les-flibustiers-du-metal-francais/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 11:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Metal]]></category>
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		<category><![CDATA[Bruno Dolheguy]]></category>
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		<description><![CDATA[Tâche ardue pour moi que de vous présenter Killers, l’un (si ce n’est le) plus ancien groupe de metal français en activité. Je ne pourrai en effet vous narrer mes souvenirs adolescents où, vêtu d’un t-shirt Iron Maiden, je secouais ma crinière de feu au son du groupe de Bruno Dolheguy. Non, moi à l’époque j’étais un punk à roulettes (ou plutot à palmes de bodyboard) et le metal ca me passait au-dessus de la tete. Bien heureusement j’ai suivi depuis une rééducation musicale prodiguée par mes camarades et le metal est devenu mon ami. J’allume depuis une bougie chaque soir en l’honneur de Saint Lemmy mais au fond de moi je rageais de ne pas trouver une pareille icône en cette douce France.

Et la lumière vint, il y a de cela quelques années, de mon camarade et estimé metaleux Youen qui me prêta Habemus Metal de Killers. Festival de guitares virtuoses et agressives, batterie nerveuse comme dans le punk, un côté épique et des paroles en français aussi bien troussées que celles de Reuno de Lofofora : j’étais converti.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tâche ardue pour moi que de vous présenter <a href="http://killers.perso.sfr.fr/" target="_blank">Killers</a>, l’un (si ce n’est le) plus ancien groupe de metal français en activité (bientôt 30 ans aux compteurs !).</p>
<p>Je ne pourrai en effet vous narrer mes souvenirs adolescents où, vêtu d’un t-shirt Iron Maiden, je secouais ma crinière de feu au son du groupe de Bruno Dolheguy.  Non, moi à l’époque j’étais un punk à roulettes (ou plutot à palmes de bodyboard) et le metal ca me passait au-dessus de la tete. Bien heureusement j’ai suivi depuis une rééducation musicale prodiguée par mes camarades et le metal est devenu mon ami. J’allume depuis une bougie chaque soir en l’honneur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lemmy_Kilmister" target="_blank">Saint Lemmy</a> mais au fond de moi je rageais de ne pas trouver une pareille icône en cette douce France.</p>
<p>Et la lumière vint, il y a de cela quelques années, de mon camarade et estimé metaleux <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/licensed-to-thrash/" target="_blank">Youen</a> qui me prêta <em>Habemus Metal</em> de Killers. Festival de guitares virtuoses et agressives, batterie nerveuse comme dans le punk, un côté épique et des paroles en français aussi bien troussées que celles de Reuno de Lofofora : j’étais converti.</p>
<p>Depuis <a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/11/killerstshirt.jpg" target="_blank">j’arbore fièrement mon t-shirt Killers en société</a> et n’ai de cesse de louer ce groupe qui prouve que l’on peut faire du metal en France (et en français). Même si cela doit se faire envers et contre tous, et que le talent n’est pas proportionnel à la reconnaissance médiatique.</p>
<p>Centrifugue se devait donc d’en parler et c’est désormais chose faite avec cette interview du fondateur de Killers, Bruno Dolheguy, dont la disponibilité et la gentillesse se devaient être soulignées. Rencontre.</p>
<p><img class="alignnone" title="killersband" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/11/killers-2010.JPG" alt="" width="522" height="346" /></p>
<p><strong>- Pourriez-vous nous expliquer ce qui a donné naissance au groupe ? Les influences musicales, la façon dont vous avez découvert le metal, vos premières répétitions et concerts ? </strong></p>
<p>Nous avons débuté en 1981 en faisant du bal, sous le nom de Genocide, durant une période d&#8217;environ deux ans, avec un répertoire essentiellement basé sur des groupes comme Status Quo, Deep Purple, Rory Gallagher, Ted Nugent, Van Halen, AC/DC, Trust, Saxon, Iron Maiden, Scorpions, Judas Priest, Krokus, Téléphone, Jacques Dutronc, Jean-Patrick Capdevielle, Francis Cabrel ou les Rolling Stones.</p>
<p>Nous avons inclus ensuite des compositions personnelles à notre répertoire, changé de nom pour Killers, et puis, de fil en aiguille, nous avons décidé de laisser tomber les bals pour tenter notre chance dans un tremplin rock qui s&#8217;est déroulé en 1984 à Bayonne. Nous avons remporté ce tremplin rock et, à partir de là, nous sommes décidés à sortir notre premier album.</p>
<p><strong>Accept, Judas Priest et Metallica</strong></p>
<p>Au niveau des influences communes à l&#8217;ensemble du groupe, on retrouvait <a href="http://www.youtube.com/watch?v=_RzBp6sGju4" target="_blank">Accept</a>, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=iTwXtHWOK-I&amp;ob=av2n" target="_blank">Judas Priest</a> et Metallica. Même si chacun avait bien sûr beaucoup plus d&#8217;influences musicales qui tournaient surtout autour des nombreux groupes de l&#8217;époque.  Pour ma part, j&#8217;avais déjà un long passé musical rock en tant qu&#8217;auditeur passionné, puisque je suis tombé totalement accro en 1970, à l&#8217;âge de 7 ans. Je n&#8217;ai essayé de jouer un peu de guitare qu&#8217;en 1979. D&#8217;entrée, j&#8217;ai commencé avec des potes en faisant tourner des passages issus de morceaux que nos niveaux musicaux limités nous permettaient de jouer.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6leg_msvUOk?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/6leg_msvUOk?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>- Avec le recul, savez-vous ce qui a permis à Killers d&#8217;être toujours là ? Est-ce la seule passion de la musique ?</strong><br />
La passion de la musique a toujours été un élément prépondérant pour tous ceux qui ont permis à Killers d&#8217;être. Mais je pense que, pour une part non négligeable, c’est un certain esprit qui a globalement perduré.</p>
<p>Je suis responsable, dans tous les sens du terme, de certaines choses mais cela ne s&#8217;est jamais manifesté par une mise en avant de ma personne. J&#8217;ai toujours essayé de tout mettre en oeuvre pour que le groupe prédomine. Je pense qu&#8217;on était ensemble parce que nous partagions tous la même passion de la musique. Mais, au delà de ça, nous nous appréciions mutuellement, au point que nous aurions pu tout aussi bien nous retrouver autour d’une passion différente.</p>
<p><strong>- Quels sont vos projets actuels ? Et qu&#8217;en est-il du projet de DVD à partir de vidéos d&#8217;archive sur les débuts du groupe  <a class="simple-footnote" title="Killers n’étant pas radin quand il s’agit d’interviews, vous pouvez en retrouvez de nombreuses sur le net, dont une grande partie sont lisibles sur leur site officiel. Parmi celles-ci vous pouvez lire l’interview de Fabien Maréchal et Manu Dassonville sur Annu-Art qui revient sur notamment sur le projet de DVD du groupe." id="return-note-1472-1" href="#note-1472-1"><sup>1</sup></a> ?</strong></p>
<p>Les documents ne sont pas si nombreux mais il en existe quelques-uns. J&#8217;en ai pas mal en ma possession mais il en manque. J&#8217;ai contacté à plusieurs reprises l&#8217;INA pour des recherches précises mais ils n&#8217;ont jamais daigné répondre (<strong>Edit :</strong> <em>si un lecteur qui bosse à l&#8217;INA nous écoute&#8230; :)</em> ). Je réessayerai encore mais, pour l&#8217;heure, ce n&#8217;est pas d&#8217;actualité. C&#8217;est dommage car je souhaitais commencer chronologiquement et, forcément, cela bloque tout ce qui a suivi.</p>
<p><strong>Un nouveau batteur</strong></p>
<p>Concernant notre situation actuelle, après 15 années de présence auprès de Killers, dont presque neuf en tant que batteur, Florent Pouey ne pouvait plus consacrer autant de temps qu&#8217;il le voulait et le fallait au groupe. Nous avons décidé en début d&#8217;année, d&#8217;un commun accord et toujours en excellents termes, de profiter de cette période sans concert pour rechercher un successeur.</p>
<p>Carlo Di Matteo nous a donc officiellement rejoint fin mars 2010. Nous avons immédiatement commencé à mettre en place un répertoire pour retrouver la scène au plus vite. Début juillet, nous nous sommes lancés en participant à la quinzième édition du plus gros festival se déroulant en Pays Basque nord mais on a dû interrompre notre concert, car une très grosse tempête a contraint les organisateurs à annuler la soirée du vendredi que nous avions inaugurée.</p>
<p>Nous sommes donc partis en fixant notre première date au 23 octobre à Montereau, en région parisienne (<strong>Edit :</strong> <em>pardon d’avance à nos amis de Montereau pour la mise en ligne un peu tardive</em>). Deuxième date prévue le 13 novembre à Torreilles, en terre catalane, puis dans la foulée nous jouerons le 27 novembre à Vouziers, dans les Ardennes, pour le vingtième anniversaire de <a href="http://festivaldevouziers.pagesperso-orange.fr/" target="_blank">ce festival historique</a> auquel nous avons déjà participé et pour lequel nous gardons d&#8217;excellents souvenirs (<strong>Edit :</strong> <em>là en revanche vous n&#8217;avez plus d&#8217;excuses :) </em>).</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pas question donc de fonctionner à l&#8217;arrache&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Comme tu le vois donc, nous avons choisi de procéder selon une logique qui nous rend d&#8217;abord disponibles pour retrouver la scène au plus vite. Cela nous permet de faire plus ample connaissance, en n&#8217;ayant pas à plonger directement dans la composition de nouveaux morceaux. On en sera à ce stade en fin d&#8217;année et on pourra donc s&#8217;y lancer plus concrètement avec déjà un certain vécu derrière nous.</p>
<p>Il n&#8217;y a absolument rien de prévu en terme d&#8217;échéance car on ne veut se mettre aucune pression. Je tiens absolument à présenter un nouvel album avec des morceaux assumés à quatre. Pour cela, nous prendrons notre temps et, compte-tenu du fait que  la musique n&#8217;est pas notre seule activité, il nous faut faire selon ce paramètre important.</p>
<p>Avec la baisse des ventes effectives constatée ces derniers temps, je ne peux, par exemple, malheureusement pas consacrer autant de temps que je le pouvais à la musique. Il n&#8217;y a pas de solution miracle et je préfère que l&#8217;on prenne un peu plus de temps pour arriver à se mettre correctement en condition, et fonctionner d&#8217;une manière plus efficace avec le soucis d&#8217;être, à moyen terme, plus prolifique au regard du temps que nous pouvons consacrer au groupe. Pas question donc de fonctionner à l&#8217;arrache. Je compte bien arriver à tout mettre en oeuvre pour que l&#8217;on gagne en confort et je sais que cela nous sera bénéfique au final.</p>
<p><img class="alignleft" title="ombresvautours" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/11/vautours.jpg" alt="" width="400" height="400" /></p>
<p><strong>- Vous organisez un festival à Bidache, au pays Basque, depuis 2003, le </strong><strong><a href=" http://bidachemetal.perso.sfr.fr/" target="_blank">Bidachemetal</a></strong><strong>. Pouvez vous nous expliquer comment cela s’est mis en place, et de quelle façon ? Des concerts sont-ils encore prévus ?</strong></p>
<p>Nous nous sommes tout simplement dit qu&#8217;il serait bien que l&#8217;on se bouge pour faire jouer des groupes qui le méritent. Par la même occasion, cela nous permettait de pouvoir jouer aussi. Nous n’en avons pas, pour autant, profité pour essayer de se mettre en avant.</p>
<p>A partir du moment où les disponibilités de la salle se sont réduites, conjointement à une « affluence » pas suffisamment élevée, nous avons essayé de susciter une dynamique autre, sur un principe d&#8217;échange d&#8217;organisation sur des bases bien précises. Voyant que cela ne suscitait pas assez d&#8217;adhésion, nous avons laissé tomber pour s&#8217;occuper un peu plus de nous. On y reviendra peut-être un jour mais cela sera beaucoup plus recentré sur des remerciements éventuels que nous souhaiterions concrétiser.</p>
<p><strong>- Vous travaillez depuis longtemps avec le label </strong><strong><a href="http://www.brennus-music.com/" target="_blank">Brennus</a>.</strong><strong> En quoi consiste leur travail avec vous ? Qu’est ce qui vous motive à travailler avec une structure relativement modeste et pas avec une major par exemple ? Cela a t-il des avantages pour vous en terme de création (temps de composition, travail en studio) ?</strong></p>
<p>En terme de création, cela n&#8217;a aucune incidence puisque nous sommes libres de toutes ces considérations, préférant nous occuper de tout ça nous même. Cela n&#8217;a jamais fait partie des choses que nous étions éventuellement prêts à sous-traiter.</p>
<p>On y gagnerait sûrement sur certains aspects mais on y perdrait trop de choses qui pourraient nous mettre en danger d&#8217;indépendance. Dans cette optique, nous nous chargeons aussi de la fabrication de nos albums. On sait donc exactement où nous en sommes et nous n&#8217;avons pas à nous poser des questions à ce niveau. Brennus a donc plutôt, en ce qui nous concerne, un travail de distribution à assurer.</p>
<p><strong>- Les albums et le merchandising du groupe <a href="http://bdolheguy.free.fr/merchandising/merchandising.htm" target="_blank">sont disponibles sur votre site</a> à des prix très abordables par rapport à ce que l’on trouve d’habitude en magasin (entre 8 et 12 euros l’album, 10 euros le t-shirt). Cela vous permet il de vivre de votre musique ? </strong></p>
<p>Non, absolument pas. Quand bien même les prix se situeraient sur une fourchette « moins abordable », nous ne pourrions pas pour autant en vivre. Autant s&#8217;en faire une raison et apprécier de ne pas avoir à faire des courbettes pour essayer d&#8217;atteindre des paliers improbables. Ce faisant, on s&#8217;évite aussi pas mal de prises de têtes éventuelles puisque nous n&#8217;en faisons pas un objectif.</p>
<p><img class="alignnone" title="killers2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/11/killers2010logo.jpg" alt="" width="591" height="292" /></p>
<p><strong>- J’ai lu également dans de précédentes interviews que vous continuez tous de travailler à coté. Est ce une envie de “garder les pieds sur terre” ou est-ce le seul moyen de continuer à jouer ? </strong></p>
<p>Si la possibilité de ne pas travailler à côté était envisageable, il est bien évident que nous en serions les premiers enchantés. Ce serait un pied énorme et il est clair que notre création s&#8217;en retrouverait métamorphosée. Le fait d&#8217;avoir à continuer à travailler à côté n&#8217;est ni une envie, ni un moyen : c&#8217;est une obligation qui nous est faite pour pouvoir continuer notre chemin avec sérénité et perspectives.</p>
<p><strong>- Toujours à ce propos, mon estimé collègue Youen avait lu que vos prix étaient trop bas pour que les magasins les distribuent. Qu’en est-il ? </strong></p>
<p>Nous pratiquions effectivement des prix assez bas sur nos ventes directes. Pour que la distribution et les magasins puissent en faire de même, nous avons proposé des tarifs adaptés, en leur permettant bien sûr de maintenir une marge correcte. Ils n&#8217;ont pas voulu suivre cette direction et nous avons donc demandé à ce que nos albums soient déréférencés. On a proposé une voie plus directe qui n&#8217;a pas, à ce jour, trouvé beaucoup de candidats.</p>
<p>Je pense que la grande majorité des magasins n&#8217;a pas envie de se bouger un tant soit peu sur ce type d&#8217;initiative quand elle provient d&#8217;une seule source. Quelques rares unités ont répondu plus ou moins concrètement mais cela reste très marginal. Le bilan est donc globalement plutôt nul. Qu&#8217;ils continuent à crever le cul vissé sur leur conformisme, ça ne nous empêchera pas de continuer à penser qu&#8217;une partie importante du problème se situe au niveau des prix de ventes pratiqués.</p>
<p><strong>- Question tarte à la crème mais pourquoi (à l’exception de l’album <em>Killing Games</em> je crois) avoir choisi de chanter en français ? Est-ce difficile d’arriver à ménager musique (mise très en avant dans le metal) et texte (pour qu’il reste compréhensible) ? Revendiquez vous des influences dans la tradition française de la chanson à texte (j’ai vu que vous aviez repris par exemple <a href="http://webkillers.free.fr/audio/aiglenoir.mp3" target="_blank">L’Aigle noir de Barbara</a>) ?</strong></p>
<p>Je revendique totalement des influences dans la tradition française de la chanson à texte. Je n&#8217;aurai pas la prétention de me sentir à la hauteur de celles que je vénère mais suivre ce sillon à mon modeste niveau me convient. Le chant d&#8217;expression française correspond à mes seules capacités d&#8217;écriture. Il n&#8217;y a jamais eu de postulat décrétant que c&#8217;était la seule voie envisageable. Il n&#8217;y a jamais eu non plus de désir particulier qui aille à l&#8217;encontre de cela.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Ce n&#8217;est pas toujours très facile avec la langue française mais je pense que c&#8217;est toujours faisable&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>A partir de là, on peut considérer que ce qui était naturel s&#8217;est imposé de fait chez nous. Dans la même logique, je n&#8217;ai jamais ressenti de problème particulier et insurmontable pour arriver à placer un texte sur notre musique. Le résultat vaut ce qu&#8217;il vaut, certains vont apprécier, d&#8217;autres non : on en est déjà à l&#8217;étape suivante qui relève des goûts de tout un chacun. Sans aller jusque là, j&#8217;en reste juste à assumer et assurer que ce qui est présenté ne pose aucun problème particulier de cohabitation forcée. Ce n&#8217;est pas toujours très facile avec la langue française mais je pense que c&#8217;est toujours faisable.</p>
<p><strong>- Vous avez également composé des chansons en basque (cf extrait ci-dessus). D&#8217;où vous est venue cette envie ? Est-ce que cette langue apporte un “plus” dans vos morceaux par rapport au français ou à l’anglais ?</strong><br />
Je vis depuis toujours en Pays Basque nord, sur une zone linguistique frontalière proche du Béarn. Mon père était bascophone et ma mère ne l&#8217;était pas. J&#8217;ai donc commencé à apprendre le Basque sur le tard. Je n&#8217;ai pas une maîtrise suffisante pour pouvoir en faire une langue d&#8217;écrit qui puisse me permettre de rivaliser avec le Français mais j&#8217;en ai une assez grande connaissance depuis plus de 30 ans que je la vis. Il était donc naturel qu&#8217;elle trouve une place dans Killers.</p>
<p>Cette place se serait même avérée être primordiale si je l&#8217;avais originellement maîtrisée mais ce ne fut pas le cas. Je considère donc que, viscéralement, c&#8217;est un « plus ». L&#8217;Anglais serait un « plus » en terme d&#8217;audience mais cela ne me correspondrait pas en terme d&#8217;identité. Il n&#8217;y a aucune critique envers ceux qui le font, c&#8217;est juste que cela ne m&#8217;a jamais vraiment inspiré.</p>
<p><strong>- Est-il possible de faire un parallèle avec région à l’identité marquée et dynamisme de scènes metal et punk ? (Je pense par exemple à la Bretagne, où je réside, avec <a href="http://www.enrageprod.com/" target="_blank">Enragés Prod</a> et <a href="http://www.massprod.com/" target="_blank">Mass Prod</a>. Avez vous des liens avec eux pour organiser des concerts d’ailleurs ?) </strong></p>
<p>Il y a eu une période où c&#8217;était totalement le cas. Maintenant, ça se vérifie un peu moins. C&#8217;est dommage car l&#8217;énergie de ces courants était vraiment très intéressante. Pour ce qui concerne les liens que tu évoques, ils n&#8217;existent pas. Je connais, salue et respecte leur dynamisme mais je pense qu&#8217;on doit être trop « étiquetés » metal pour qu&#8217;ils puissent penser que nos musiques puissent converger d&#8217;une façon plus concrète.</p>
<p><strong>- Musicalement vous vous situez dans la catégorie metal, mais que cela soit dans le chant (le timbre me rappelle celui de Nico de <a href="http://www.tagadajones.com/" target="_blank">Tagada Jones</a>), les paroles (<em>No Future </em>dans <em>A l’ombre des vautours</em> par exemple), le coté Do It Yourself ou une personnalité forte qui trace sa route (<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">comme Ian McKaye ou Henri Rollins</a>),  cela me fait beaucoup penser à du punk. Est ce que vous revendiquez cette influence (musicale ou culturelle) ? <em>(Ou est-ce moi qui veut tout rattacher au punk-hardcore ? :) )</em></strong></p>
<p>Je revendique totalement cette influence. Pas d&#8217;un point de vue d&#8217;appartenance directe, car cela n&#8217;a jamais été affirmé en tant que tel, mais en tant qu&#8217;attitude assumée, le parcours le confirme. J&#8217;ai franchi le pas en ayant envie de devenir acteur, en plus d&#8217;auditeur, en 1979 en partie sur le modèle des groupes punk qui se foutaient des considérations instrumentales purement techniques. L&#8217;énergie primait et exister était déjà une victoire.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="357" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x3ycv?additionalInfos=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="357" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x3ycv?additionalInfos=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em> Depuis la fin de Nulle Part Ailleurs, il faut s&#8217;accrocher pour écouter du metal en live à la télévision. Reste quelques exceptions comme ce passage, en 2003 si je ne m&#8217;abuse, du groupe Lofofora à l&#8217;émission Top of The Pop sur France 2.</em></p>
<p><strong>- Le metal a plus de 40 ans d’existence mais le genre reste toujours un marché de niche en France. En dehors de Trust, je n’arrive pas à voir de groupes connus du grand public (même des groupes comme <a href="http://www.lofofora.com/" target="_blank">Lofofora</a> ou <a href="http://www.gojira-music.com/" target="_blank">Gojira</a>, très connus chez les amateurs, n’arrivent pas à sortir de leur sphère). Est-ce que, “du haut de votre statut de plus ancien groupe français” (<em>un peu pompeux mais bon :) </em>), vous arrivez à expliquer les raisons de ce blocage ? Est-ce du seulement à l’aspect brutal de cette musique ou y a t-il d’autres raisons ?</strong></p>
<p>Il y a plein de raisons qui sont tout simplement liées au traitement qui est fait en France de pas mal de styles musicaux. Sans existence médiatique significative d&#8217;ampleur, tu ne peux prétendre à dépasser le cercle restreint des amateurs.</p>
<p>Je connais assez bien l&#8217;Espagne  <a class="simple-footnote" title="Une ouverture d’esprit en Espagne qui se retrouve également dans le cinéma d’horreur et fantastique, le film Les Autres d’Alexandro Amenabar ayant par exemple raflé sept Goyas (l’équivalent de nos Césars) en 2002. Mais, comme nous ne sommes pas à un paradoxe près, beaucoup de réalisateurs espagnols envient en retour notre liberté de ton dans le cinéma de genre :)
Bref, si vous voulez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez regarder Viande d’origine française de Xavier Sayanoff et Tristan Schulmann (itw des auteurs ici) ou cette émission sur le même sujet, diffusée si je ne m’abuse sur Ciné Cinéma." id="return-note-1472-2" href="#note-1472-2"><sup>2</sup></a> depuis plusieurs décennies et j&#8217;ai pu observer que les groupes ont pu bénéficier de beaucoup plus d&#8217;exposition médiatique. Dès que cela s&#8217;est fait, le cercle des amateurs que tu évoques s&#8217;est élargi et, de ce fait, les groupes ont toujours plus ou moins conservé cette exposition médiatique.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Personne n&#8217;a jamais pu bénéficier du centième d&#8217;exposition médiatique liée à Trust ou Téléphone&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>En France, il y a eu nos périodes lycées avec Trust et Téléphone qui faisaient partie des têtes de gondole EMI ou CBS. A part cette période et situation particulière, personne n&#8217;a jamais pu bénéficier du centième d&#8217;exposition médiatique liée à ces deux groupes.</p>
<p>Quand je dis centième, je pourrai même dire millième voir dix millième. En disant cela, je ne rentre absolument pas dans des considérations de valeur artistique. Un groupe dix fois moins « bon », bénéficiant de cent fois moins d&#8217;exposition médiatique que  ces groupes « phares », vendra dix fois plus que ses ventes actuelles. Sur ce simple fait, tu décuples tes ventes et ton audience, ce n&#8217;est quand même pas rien !</p>
<p><strong>- Vous taclez dans une chanson (<em>Habemus Metal,</em> sur <em>A l’ombre des vautours, </em>cf au-dessus) ceux qui piratent les albums. Mais vous ne faites pourtant pas partie du camp des Majors. Pouvez vous expliquer votre position dans ce débat, alors que les premiers e-mails d’Hadopi sont envoyés ? Et que pensez-vous d’un blog comme <a href="http://80sfrenchmetal.blogspot.com/" target="_blank">80&#8242;s French Heavy Metal</a> qui met à disposition des albums ? Cela ne permet il pas de faire connaître ces groupes, même s’ils peuvent également les léser ? </strong></p>
<p>Concernant ce blog, cela ne peut pas léser les groupes à partir du moment où ils n&#8217;ont plus d&#8217;existence commerciale. D&#8217;un autre côté, ils ne pourront jamais s&#8217;appuyer sur un éventuel minime potentiel passé puisqu&#8217;ils sont, de fait, tombés par ce biais dans le domaine public. La contradiction est là mais il faut quand même reconnaître qu&#8217;elle n&#8217;a pas assassinée beaucoup de candidats à un retour potentiel.</p>
<p><strong>Un soutien qui a besoin de se concrétiser</strong></p>
<p>Il reste quand même que les habitudes de gratuité totale enlèvent des notions de conscience de soutien et d&#8217;appréciation affective qui sont extrêmement précieuses aux groupes en activité. Cela ne concerne pas tout le monde mais cela concerne de plus en plus de monde.</p>
<p>La réponse à cette situation précise ne se situe pas au niveau d&#8217;Hadopi, elle se situe au niveau de la prise de conscience que les groupes ont besoin d&#8217;un soutien important, concrétisé par des ventes effectives. Ces ventes doivent pouvoir exister sur des bases de prix raisonnables.</p>
<p>Si cette logique avait devancé la situation actuelle, les dégâts seraient assurément moindres. Les circuits de distribution ont commencé par se tirer une balle dans le pied et, finalement, la tête ne s&#8217;est pas avérée très éloignée. Concernant les groupes, il est bien évident que la majorité continuera en produisant X fois moins de choses s&#8217;ils vendent X fois moins : simple logique commerciale qui influe sur l&#8217;artistique potentiel.</p>
<p><strong>-  Des groupes issus de la scène metal française vous ont marqué récemment ?</strong><br />
Je ne vois pas de groupe pour lequel je pourrais utiliser le terme « marqué ». Après, il faut quand même que je t&#8217;avoue, qu&#8217;en dehors de Killers, je n&#8217;ai pas beaucoup de temps pour écouter autre chose. Il ne s&#8217;agit absolument pas d&#8217;un nombrilisme mal placé, c&#8217;est juste que je n&#8217;ai déjà pas assez de temps pour pouvoir me consacrer autant que je le voudrais à nous, donc il est clair que j&#8217;en ai encore moins pour écouter d&#8217;autres groupes.</p>
<p><strong>- Auriez vous quelque chose à rajouter pour conclure cette interview : un aspect du groupe qui m&#8217;a échappé, une info de dernière minute ou un mot aux (<em>encore peu nombreux :)</em> ) lecteurs de Centrifugue ?</strong><br />
Merci pour ton interview, j&#8217;espère que nous aurons l&#8217;occasion de nous recroiser à l&#8217;avenir. Bonne continuation et félicitations très sincères pour votre passion et votre éclectisme éclairé ;o)</p>
<p><strong>Propos recueillis par Gwendal</strong></p>
<p><strong> Dessin : Gwendal, d’après une illustration du talentueux dessinateur et compositeur <a href="http://graphikdesigns.free.fr/" target="_blank">Xavier Lorente</a>, complice de Killers depuis de nombreuses années.</strong></p>
<p><a href="http://bdolheguy.free.fr/" target="_blank">Site officiel de Killers</a></p>
<p>Leur discographie abondante étant disponible sur <a href="http://bdolheguy.free.fr/discographie/discographie.htm" target="_blank">cette page</a></p>
<p><strong>Liens</strong></p>
<p>- Killers n’étant pas radin quand il s’agit d’interviews, vous pouvez en retrouvez de nombreuses sur le net, dont une grande partie sont <a href="http://bdolheguy.free.fr/interviews/interviews.htm" target="_blank">lisibles sur le site officiel de Killers</a>. Parmi celles-ci vous pouvez lire l’<a href="http://annu-art.perso.neuf.fr/annu-art/musique/killers-interview.htm" target="_blank">interview de Fabien Maréchal et Manu Dassonville sur Annu-Art</a> qui revient sur notamment sur le projet de DVD du groupe, ainsi qu’au passage <a href="http://annu-art.perso.neuf.fr/annu-art/musique/killers-ombre-vautours.htm" target="_blank">la chronique de Fabien Maréchal de l’album A l’ombre des vautours</a>, leur dernier album studio. A écouter également, <a href="http://webkillers.free.fr/audio/interview08062001.mp3" target="_blank">une interview audio de 2001</a>, histoire d’apprécier leurs accents chantants :)<br />
- A lire également, <a href="http://www.metal-impact.com/index.php?name=Interviews&amp;req=showcontent&amp;id=279" target="_blank">une interview par Christophe Drumming</a>, datée de 2007, sur le site Metal Impact  ainsi qu’<a href="http://habemusmetal.ifrance.com/interview%20de%20bruno.htm" target="_blank">une autre</a>, réalisée en 2002, par Didier et Fred, sur le fansite Habemus Metal.<br />
- Mentionnons enfin <a href="http://lesfilsdumetal.free.fr/accueil/interviews/2001/interview-killers3.htm" target="_blank">une interview de Taranis</a> sur le site Les Fils du metal, qui revient sur la mort tragique en 2001 de Nicko Andrieux, ancien batteur du groupe.</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-1472-1">Killers n’étant pas radin quand il s’agit d’interviews, vous pouvez en retrouvez de nombreuses sur le net, dont une grande partie sont <a href="http://bdolheguy.free.fr/interviews/interviews.htm" target="_blank">lisibles sur leur site officiel</a>. Parmi celles-ci vous pouvez lire <a href="http://annu-art.perso.neuf.fr/annu-art/musique/killers-interview.htm" target="_blank">l’interview de Fabien Maréchal et Manu Dassonville</a> sur Annu-Art qui revient sur notamment sur le projet de DVD du groupe.  <a href="#return-note-1472-1">&#8617;</a></li><li id="note-1472-2">Une ouverture d’esprit en Espagne qui se retrouve également dans le cinéma d’horreur et fantastique, le film <em>Les Autres </em>d’Alexandro Amenabar ayant par exemple raflé sept Goyas (l’équivalent de nos Césars) en 2002. Mais, comme nous ne sommes pas à un paradoxe près, beaucoup de réalisateurs espagnols envient en retour notre liberté de ton dans le cinéma de genre :)<br />
Bref, si vous voulez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez regarder <em>Viande d’origine française</em> de Xavier Sayanoff et Tristan Schulmann (itw des auteurs <a href="http://www.yozone.fr/spip.php?article9416" target="_blank">ici</a>) ou <a href="http://www.dailymotion.com/video/x9i8vb_yannick-dahan-cinema-de-genre-en-fr_shortfilms" target="_blank">cette émission</a> sur le même sujet, diffusée si je ne m’abuse sur Ciné Cinéma. <a href="#return-note-1472-2">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Bizaarcore&#160;&#187;, vous avez dit &#171;&#160;Bizaarcore&#160;&#187; ? Comme c&#8217;est étrange&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 15:31:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bizarcore (ou Bizaaaarcore c'est selon). Un néologisme dont l’intéret principal (outre de pouvoir clamer qu’il est de mon invention personnelle) est d’englober les quelques groupes dont je m’apprète à vous causer. Six and Violence, Ludichrist, Scatterbrain ou Mucky Pup, des noms peu connus mais qui ont tous en commun l’amour du gros son, la fusion des syles et l’humour, aussi absurde et régressif soit-il. Une bouffée d’air frais dans le milieu hardcore-metal, trop souvent limité à son aspect revendicatif ou sombre. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Bizaarcore&nbsp;&raquo;.</strong> Un néologisme dont l’intéret principal (outre de pouvoir clamer qu’il est de mon invention personnelle) est d’englober les quelques groupes dont je m’apprète à vous causer. Six and Violence, Ludichrist, Scatterbrain ou Mucky Pup, des noms peu connus mais qui ont tous en commun l’amour du gros son, la fusion des syles et l’humour, aussi absurde et régressif soit-il. Une bouffée d’air frais dans le milieu hardcore-metal, trop souvent limité à son aspect revendicatif ou sombre.</p>
<p><strong>Six and Violence</strong></p>
<p><strong> </strong><img class="alignnone" title="sixandviolence" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/10/sixandviolence.jpg" alt="" width="324" height="276" /><br />
<strong> Débutons cette visite de l’asile par les patients les plus gravement touchés, à savoir <a href="http://www.myspace.com/sixandviolence" target="_blank">Six and Violence</a></strong>. Fondé dans le Queens, à New York, en 1985, en plein boom hardcore, le groupe n’a jamais réussi à obtenir de succès médiatique  <a class="simple-footnote" title="Tellement peu connus, y compris dans le milieu hardcore, qu’il existe, après recherches sur le web, assez peu d’informations ou de documents d’époque. What a shame." id="return-note-1191-1" href="#note-1191-1"><sup>1</sup></a>. Mais il est devenu une légende dans le milieu underground par son approche totalement “autre” de la musique, et notamment ses délires scéniques. Un bric-a-brac total facon <a href="http://www.flickr.com/photos/10661825@N07/3642357750/in/set-72157623293177849/" target="_blank">gigadessin</a>, voila Six and Violence pour résumer.</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jT0e6TDukXw?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jT0e6TDukXw?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Le son étant malheureusement pourri comme pas permis, je vous conseille de regarder la vidéo sans le son et de lancer le morceau juste ici :</em></p>
<p><strong>Groupe de hardcore à l’origine, il s’écarte pourtant des canons du genre.</strong> Foin de guitariste-chanteur, bassiste, batteur ici. Chez Six and violence vous avez droit à deux chanteurs (le chevelu en djellabah Kurt Stenzel et Paul Gazarra -décédé en 2005- avec son look à la Michael Douglas dans <em>Chute libre</em>) et deux batteurs (le percusionniste <a href="http://www.davemiranda.com/" target="_blank">Dave Miranda</a> et les cymbalistes Kenneth Kim puis Glenn ”Free” Wilcox). Une formation qui mérite déja le détour. Mais vous pourrez également compter sur du kazoo  <a class="simple-footnote" title="C’est Boulet qui devrait être content." id="return-note-1191-2" href="#note-1191-2"><sup>2</sup></a> du tuba et même le flutiau de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Anderson_(musicien)">Ian Anderson</a>, de Jethro Tull.</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/tx2NqiBqFx4?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/tx2NqiBqFx4?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>A trop être génereux, vos oreilles ne sont pourtant pas loin de l’overdose lors dès premières écoutes.</strong> Ce brouhaha cède pourtant vite la place à l’euphorie, face à la créativité débordante qui caractérise Six and Violence. Des effets cartoonesques dignes de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bYrv-kBUh3Y&amp;feature=related">Spike Jones</a> aux plans alambiqués à la batterie de Dave Miranda, de leur fascination pour la <em>Planète de Singes</em> ou le groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Devo">Devo</a> à l’humour qui traverse leurs paroles (<em>Fascist Icecream</em>, <em>All My Best Friends are Turning into Their Dads</em>), l’univers du groupe est un concentré de culture populaire et bis.</p>
<p>La seule déception avec Six and Violence reste de ne pouvoir qu’entrapercevoir, via quelques rares vidéos, sa véritable folie lors de ses prestations live. Entre balles de golf, hamburgers et bananes qui volent dans le public, nonnes go-go danceuses et gorille sur scène ou destruction d’instruments à la tronconneuse, le spectacle devait être assuré !</p>
<p><strong>Mais séchons nos larmes</strong>, le label <a href="http://www.dignifiedbastard.com/home.html" target="_blank">Dignified Bastard</a> a sorti, en 2007, un double album qui comprend leur discographie complète, avec des rares et inédits ainsi qu’un livret très fourni sur le groupe. Et tout ca pour un prix abordable (26 dollars port compris). Bref, achetez le  <a class="simple-footnote" title="Tant qu&#8217;à faire, prenez aussi l&#8217;album de No Redeeming Social Values, bon groupe de hardcore teinté de oï, accessoirement potes à Six and Violence, et inventeurs du &laquo;&nbsp;pianocore&nbsp;&raquo; :" id="return-note-1191-3" href="#note-1191-3"><sup>3</sup></a>.<br />
<strong>Ludichrist</strong></p>
<p><strong><img class="alignnone" title="ludichrist" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/10/ludichrist.jpg" alt="" width="400" height="272" /></strong></p>
<p><strong>Autre formation new yorkaise, née en 1984, <a href="http://www.myspace.com/mostpeoplearedicks " target="_blank">Ludichrist</a> débute lui aussi dans la mouvance hardcore</strong>. Mais dès leur deuxième album, <em>Immaculate Deception</em> (1987), ils se tournent vers des sonorités plus metal. Malgré une tournée en Europe avec des groupes comme Bad Brains ou Suicidal Tendancies, Ludichrist ne connut jamais le succès et se séparera deux ans après.</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/hM4oCejOqSM?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/hM4oCejOqSM?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Trop en avance, c’est probablement une des raisons de cet échec.</strong> Avec leur maitrise technique, leur humour, leur inventivité (comme la reprise de <a href="http://youtu.be/GND7sPNwWko" target="_blank">Rock Box</a> de RUN DMC sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=p1PFx80j0rY" target="_blank">Green Eggs and Jam</a>) et leur groove, Ludichrist a ouvert la voie à la fusion au début des années 90, qui consacrera des groupes comme Rage Against the Machine, Red Hot Chili Peppers ou Faith No more. A ce titre, l’album <em><a href="http://www.amazon.fr/Powertrip-Ludichrist/dp/B00000HZH9" target="_blank">Powertrip</a></em>, leur dernier album en date, est un achat chaudement recommandé.</p>
<p><strong>Scatterbrain</strong></p>
<p><strong> </strong><img class="alignnone" title="scatterbrain" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/10/Scatterbrain.jpg" alt="" width="397" height="325" /><br />
<strong> Restons dans la Grosse Pomme avec <a href="http://www.myspace.com/scatterbraindudes" target="_blank">Scatterbrain</a>, qui aurait pu s’appeler Ludichrist 2</strong>. Il a en effet été formé en 1989 par le chanteur et le guitariste de Ludichrist, Tommy Christ et Glen Cummings. Continuant dans leur mix improbable, allant de Motörhead au<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Doo-wop" target="_blank"> doo-wop</a> en passant par Mozart  <a class="simple-footnote" title="Les démonstrations de virtuosité, via la reprise des morceaux classiques, est une constante amusante dans les groupes “bizarcore”. J’aurais d’ailleurs pu ajouter à ce papier le groupe anglais Toy Dolls, avec sa reprise de la Toccata. Mais cataloguant ce groupe plutot dans le punk classique, ca aurait foutu par terre mon fabuleux néologisme. Ce qui est fâcheux vous en conviendrez. Je me contenterai donc d’ajouter ce morceau qui s’intégrera parfaitement avec l’ambiance doux dingue de ce papier :" id="return-note-1191-4" href="#note-1191-4"><sup>4</sup></a> le groupe obtiendra son petit succès avec le titre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3pwgv_Rbm34&amp;feature=related" target="_blank">Don’t Call me Dude</a> en 1990. Mais l’aventure s’arrêtera à peine quatre ans plus tard. Tout comme Ludichrist, le groupe s’est reformé il y a peu, en 2007, pour une série de concerts. Il n’est pas sûr cependant que ce projet débouche sur un autre album.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XL9bypJWcvA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XL9bypJWcvA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Au niveau musical, Scatterbrain continue dans la fusion mais pousse plus loin le coté léger-groovy</strong>, avec l’ajout de cuivres par exemple. Cela se fait au détriment du coté thrash-metal mais les plus bourrins d’entre vous pourront toujours se rabattre sur Ludichrist. Niveau discographie vous ne serez pas très embêtés car il n’y a que trois albums disponibles (plus un EP avec trois titres live). Commencez déja par <em><a href="http://www.amazon.com/Scamboogery-Scatterbrain/dp/B000008KG7" target="_blank">Scamboogery</a></em> qui a l’avantage, comme <em>Powertrip</em> de Ludichrist, d’avoir une pochette signée par le peintre psyché <a href="http://www.robtwilliamsstudio.com/" target="_blank">Robert William</a>.</p>
<p>Terminons ce papier avec deux groupes moins fondamentaux mais tout de même sympathiques. Et poussons un peu plus au sud, vers le New Jersey.</p>
<p><strong>Adrenalin OD</strong></p>
<p><img class="alignnone" title="adrenaline" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/10/aod.jpg" alt="" width="400" height="277" /></p>
<p><strong>Premier d’entre eux, <a href="http://www.myspace.com/adrenalinod" target="_blank">Adrenalin OD</a></strong>, formé en 1981, a eu l’honneur de livrer un morceau sur la mythique compilation <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/New_York_Thrash" target="_blank">New York Thrash</a> (sur le label ROIR, en 1982) aux cotés de Bad Brains et des <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/balade-dans-la-galaxie-beastie-boys-14/" target="_blank">Beastie Boys</a>. Et ca se comprend quand on écoute leurs premiers morceaux sur <em>HumungousFungousAmongus</em>, qui n’ont rien à envier en vitesse et en agressivité avec les groupes conseillés par <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/licensed-to-thrash/" target="_blank">mon collègue Youen</a>. Le groupe adoucira ensuite sa musique, tout en gardant son esprit caustique (notamment avec l’album <em>Cruising with Elvis in Bigfoot UFO</em>), et sera unes des influences du label Fat Wreck Chords, créé par Fat Mike, chanteur du célèbre groupe de punk NOFX  <a class="simple-footnote" title="Un morceau du groupe est d’ailleurs écoutable sur la compilation Short Music for Short People. Compilation ô combien originale qui regroupe des morceaux punk de 30s maximum (et qui colle parfaitement avec l’esprit d’Adrenalin OD : n’ayant eu droit qu’à 15mn d’enregistrement pour son premier album, le groupe joua le maximum de morceaux à toute vitesse)" id="return-note-1191-5" href="#note-1191-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/kyp8LiW7Ok8?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/kyp8LiW7Ok8?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consultez <a href="http://www.besound.com/aod/" target="_blank">ce site</a> ou vous rendre sur <a href="http://paynomorethan.blogspot.com/2008/04/adrenalin-od-lets-barbeque-ep-83-buy.html" target="_blank">Pay No More Than</a>, un très bon blog sur le punk-hardcore. A conseiller également, un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tguFqlelTF0" target="_blank">live au CBGG en 1895</a>, en deux parties sur Youtube. La qualité d&#8217;image n&#8217;est pas géniale mais le son est nickel.</p>
<p><strong>Mucky Pup</strong></p>
<p><img class="alignnone" title="muckypup" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/10/muckypup.jpg" alt="" width="320" height="322" /></p>
<p><em>Je crois qu&#8217;ils remportent la palme du style vestimentaire :D</em></p>
<p><a href="http://www.muckypup.com/" target="_blank">Mucky Pup</a> se forme quant à lui en 1985 et connait le succès dans des circonstances pour le moins originales. Ils remportent en effet un concours de la meilleure adaptation d’une chanson de Billy and The Boingers, groupe imaginaire tiré du comic strip <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bloom_County" target="_blank">Bloom County</a></em>.</p>
<p><strong>Le groupe livre un mélange hardcore et de chant hip-hop</strong> (mention spéciale pour le très bon morceau <em><a href="http://www.thismeanswar.net/coregasm/mp3/muckypup-02-baby.mp3" target="_blank">Baby</a></em>) qui les liera d’amitié avec l’un des grands noms du hardcore new yorkais, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biohazard_(groupe)" target="_blank">Biohazard</a> (les chanteurs Billy Graziadei et Evan Seinfeld poussent ainsi la chansonnette sur <em>Three Dead Gophers</em>). On retrouvera ensuite des membres de Mucky Pup dans <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dog_Eat_Dog_(band)" target="_blank">Dog Eat Dog</a>, qui eut son petit succès au début des années 90 en rajoutant à la formule une pointe de ska.</p>
<p><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Zq-wwkPKlJU?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Zq-wwkPKlJU?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Pour en savoir un peu plus, vous pouvez lire ce petit article sur le site <a href="http://coregasm.blogspot.com/2005/11/mucky-pup-now.html" target="_blank">Coregasm</a>. A titre personnel, Mucky Pup vieillit moins bien que les autres groupes susmentionnés (pour preuve ce magnifique <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Dl5yJoeFLiQ" target="_blank">clip</a>) mais leurs morceaux sont encore parfaitement adaptés pour une virée en bagnole. Ce qui est déja pas mal.</p>
<p>Sur ce, je pense que vous avez de quoi remplir vos oreilles pour un temps. Quant aux plus gourmands, vous pouvez toujours réviser <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/licensed-to-thrash/" target="_blank">vos classiques du thrash</a> ou découvrir les beautés que la débilité a également engendré dans la <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/06/bloodhound-gang-%E2%80%93-wolfpac-les-chiens-fous-du-white-trash/" target="_blank">musique hip hop</a>.</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-1191-1">Tellement peu connus, y compris dans le milieu hardcore, qu’il existe, après recherches sur le web, assez peu d’informations ou de documents d’époque. <em>What a shame</em>. <a href="#return-note-1191-1">&#8617;</a></li><li id="note-1191-2">C’est <a href="http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20060404" target="_blank">Boulet</a> qui devrait être content. <a href="#return-note-1191-2">&#8617;</a></li><li id="note-1191-3"> Tant qu&#8217;à faire, prenez aussi l&#8217;album de <a href="www.nrsv.com" target="_blank">No Redeeming Social Values</a>, bon groupe de hardcore teinté de oï, accessoirement potes à Six and Violence, et inventeurs du &laquo;&nbsp;pianocore&nbsp;&raquo; :</p>
<p> <a href="#return-note-1191-3">&#8617;</a></li><li id="note-1191-4">Les démonstrations de virtuosité, via la reprise des morceaux classiques, est une constante amusante dans les groupes “bizarcore”. J’aurais d’ailleurs pu ajouter à ce papier le groupe anglais <a href="http://www.thetoydolls.com/" target="_blank">Toy Dolls</a>, avec sa reprise de la<a href="http://www.youtube.com/watch?v=S1j4K_D3ZQo" target="_blank"> Toccata</a>. Mais cataloguant ce groupe plutot dans le punk classique, ca aurait foutu par terre mon fabuleux néologisme. Ce qui est fâcheux vous en conviendrez. Je me contenterai donc d’ajouter ce morceau qui s’intégrera parfaitement avec l’ambiance doux dingue de ce papier :<br />
<object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bpwO0lbJPF4?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bpwO0lbJPF4?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object> <a href="#return-note-1191-4">&#8617;</a></li><li id="note-1191-5"><a name="_ftn5"></a> Un morceau du groupe est d’ailleurs écoutable sur la compilation <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Short_Music_for_Short_People" target="_blank">Short Music for Short People</a></em>. Compilation ô combien originale qui regroupe des morceaux punk de 30s maximum (et qui colle parfaitement avec l’esprit d’Adrenalin OD : n’ayant eu droit qu’à 15mn d’enregistrement pour son premier album, le groupe joua le maximum de morceaux à toute vitesse) <a href="#return-note-1191-5">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Licensed to thrash ! &#8211; le thrash metal en 10 leçons</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 12:29:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Note de l&#8217;auteur : Comme Gwen le taulier a laissé traîner les clefs du camion, votre dévoué en profite donc pour partir faire un tour avec. Et d&#8217;embarquer par la même occasion quelques autostoppeurs-lecteurs (qui a dit otages?) vers d’autres contrées aux paysages verdoyants, au ciel d’azur, à l’eau tempérée, aux descriptions superflues et aux phrases bien trop longues.</em></p>
<p>Vous aurez remarqué, amis lecteurs, que Centrifugue.fr (mâtin, quel blog !) aime bien vous entretenir de pittoresques coutumes musicales&#8230; Ce sublime billet d’humeur n’échappe pas à cette règle et l’auteur de ces lignes vous entretiendra ce jour d’un joyeux foutoir musical, né dans les années 80 : le thrash. En voiture, Simone !</p>
<h1><strong>Une brève histoire du thrash</strong></h1>
<p><strong>Merveille des merveilles, incarnation éternelle du juvénile boucan qui insupporte les voisins</strong>, cette délicieuse entité bruyante a vu le jour vers 1982, en Californie, d’une modification jusqu’au boutiste de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/New_Wave_of_British_Heavy_Metal" target="_blank">NWOBHM</a> (New Wave Of British Heavy Metal). <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%B6rhead" target="_blank">Motörhead</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saxon_(groupe)" target="_blank">Saxon</a> et autres étaient à cette époque ce qui se faisait de plus metal, alors que les punks avaient poussé la rage et la férocité vers <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">d’autres directions</a>.</p>
<p><strong>Il n’a pas fallu longtemps pour que quelques musiciens essaient de mélanger le tout</strong>, obtenant une tambouille pas forcément très digeste, mais sacrément savoureuse : le thrash. C’était nouveau, c’était goûtu, personne n’avait jamais fait ça et, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tape_trading" target="_blank">tape trading</a> aidant, l’enthousiasme s’est vite répandu, en particulier vers l’Allemagne.</p>
<p><img class="alignnone" title="thrashzone-DRI" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/09/thrashzone.jpg" alt="" width="368" height="368" /></p>
<p><em>La pochette de Thrashzone, des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dirty_Rotten_Imbeciles" target="_blank">Dirty Rotten Imbeciles</a></em><em>, chaînon manquant entre thrash et hardcore.</em></p>
<p><strong>Il faudra presque dix ans pour que les musiciens arrivent à boucler à peu près toutes les possibilités offertes par le genre</strong>. Mais les délires techniques des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shred" target="_blank">shredders</a> lassent l&#8217;auditoire et 1992 fut l’année de la fin. Même si certains firent le choix de continuer malgré tout, avec plus ou moins de bonheur.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Metallica" target="_blank">Metallica</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Megadeth" target="_blank">Megadeth</a> ont ainsi fait le choix de ralentir le tempo, de simplifier la musique, de devenir mainstream. Pari plus que gagné pour les <em>Four Horsemen</em>, même si ça leur a valu la désaffection de nombre de fans.</p>
<p><strong>Ceux qui choisirent de rester extrêmes ont quand même du s’adapter pour survivre :</strong> pousser vers le <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/" target="_blank">death metal</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Testament_(groupe)" target="_blank">Testament</a>), le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nu_metal" target="_blank">Nü Métal</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slayer" target="_blank">Slayer</a>) et dans une moindre mesure le death metal et le grunge. Ou plus simplement remonter de nouveaux groupes. Robb Flynn, estimé leader de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_Head_(groupe)" target="_blank">Machine Head</a>, fut ainsi guitariste dans deux fomations thrash : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Vio-lence" target="_blank">Vio-Lence</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forbidden_(groupe_metal)" target="_blank">Forbidden</a>.</p>
<p>1993 fut l’année de fondation de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Korn" target="_blank">Korn</a>, et le metal ne fut à nouveau plus jamais pareil. Mais ça, c’est un autre histoire&#8230;</p>
<h1><strong>La playlist pour briller en société</strong></h1>
<p><strong>Afin d’illustrer ce sublime papier, votre Monsieur Loyal vous a préparé une playlist aux petits oignons</strong>, le meilleur moyen de vous faire découvrir ce style. Mais pas de méga stars ici, pas de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Four_of_Thrash" target="_blank">Big Four of Thrash</a>. Rien que des groupes pas ou peu connus. Et c’est bien plus intéressant comme ca !</p>
<p><strong>- Morbid Saint &#8211;  Assassin</strong> (<em>Spectrum of Death</em>, Avanzada Metalica, 1989)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YFWw7djtS68?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/YFWw7djtS68?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Morbid_Saint" target="_blank">Morbid Saint</a>, le meilleur du thrash underground !</strong> Voila un groupe qui aura eu une durée de vie et une production limitées (3 LP dont deux démos, entre 1986 et 1994) mais dont l’écoute aura retourné tous les bienheureux qui auront pu mettre l’oreille dessus. En particulier sur leur grand fait d’armes, <em>Spectrum of Death</em>.</p>
<p><strong>Enregistré avec des moyens sûrement limités,</strong> cet album est un bloc de férocité à peine contenu, exécuté avec une maîtrise qui peut faire rêver bien des groupes professionnels. Surtout si l’on se rappelle qu’en 1988 Protools n’existait pas. Les musiciens sont au top, les compositions super bien pensées, l’énergie est solide tellement elle est palpable. <em>Reign in Blood</em> de Slayer, meilleur album thrash de tous les temps ? Ca, c’est loin d’être certain !</p>
<p><strong>Et réjouissez vous, le groupe s’est reformé en 2009</strong>, un peu pour fêter ça. Leurs précédents efforts ont déjà été ressortis dans le passé sur différents labels et le groupe a réenregistré <em>Spectrum of Death</em>, augmenté de deux nouveaux morceaux. Si cette version est <a href="http://www.amazon.com/Spectrum-Death-Morbid-Saint/dp/B000001DCX" target="_blank">aussi bien distribuée</a> que les premières, ce groupe n’a cependant pas fini d’être légendaire&#8230;</p>
<p><strong>- Sacred Reich &#8211; Surf Nicaragua</strong> (<em>Surf Nicaragua</em>, Metal Blade, 1988)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Rp6HF7mxTlo?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Rp6HF7mxTlo?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Je vous arrête tout de suite : pas question ici de la peste nazie. Loin de là.</strong> Groupe politisé et quelque peu provocateur, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacred_Reich" target="_blank">Sacred Reich</a> donne d’abord sur cet EP l’impression de légèreté idiote et de bourrinage décomplexé avec le morceau titre. Mais ca ne dure pas et on se rend vite compte qu’en fait ce disque n’est pas très drôle du tout. Il est même assez désespéré. Totalement antimilitariste, très bien composé et impeccablement joué, ce disque nous offre également une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=yM7G4acHfLI" target="_blank">savoureuse reprise</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Sabbath" target="_blank">Black Sabbath</a>, <em>War Pigs</em>.</p>
<p><strong>Dommage que la production ait vieilli, mais pour 1988 ca reste très honnête.</strong> Ce qui est marrant, c’est que <em>War Pigs</em> (qui date de 1970, sur l’album <em>Paranoid</em>) dispose du coup d’une production paradoxalement moderne, qui fait furieusement penser aux délires doom de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cathedral" target="_blank">Cathedral</a> sur l’album <em>The Ethereal Mirror</em>. A ceci près que Lee Dorian, ancien chanteur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Napalm_death" target="_blank">Napalm Death</a>, a sorti ses pattes d’eph’ 5 ans plus tard!</p>
<p><strong>Tankard &#8211; Need Money for Beer</strong> (<em>B-Day</em>, AFM Records, 2002)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/p5tbtjYh7Bs?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/p5tbtjYh7Bs?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>L’Allemagne, l’autre pays du thrash !</strong> Les deux écoles, américaine et allemande, sont assez différentes. Les Allemands ayant fait le pari d’un style plus agressif, avec des voix plus sèches. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sodom" target="_blank">Sodom</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_(groupe)" target="_blank">Destruction</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kreator" target="_blank">Kreator</a> en sont les plus parfaits exemples. Mais les citer aurait été trop facile ! Aussi, posons l’oreille sur les moins connus <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tankard" target="_blank">Tankard</a>, groupe fort sympathique et tout à fait débonnaire.</p>
<p><img class="alignnone" title="tankard" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/09/tankard.jpg" alt="" width="420" height="275" /></p>
<p><em>Classe, beauté : ça, c’est du <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/07/commando-punchlines-bennett-et-testosterone/" target="_blank">travail amé</a>&#8230; heu, allemand!</em></p>
<p><strong>Tankard aime l’alcool, et ca se sait</strong> (La preuve avec leur nom, qui veut dire chope en anglais). A peu de choses près, ils ne chantent que sur ce sujet depuis 1982. Détail assez intéressant dans le sens où, au niveau de l’ancienneté, ils sont antérieurs à bien des pointures du style, Metallica en tête.</p>
<p><strong>Tankard a aussi la particularité de ne jouer presque exclusivement que dans les festivals estivaux.</strong> Et rarement hors de l’Allemagne. Il faut dire qu’ils ne sont pas professionnels et qu’ils ont tous des boulots pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ou ça mène, l’amour de la biture&#8230;. 28 ans de carrière, ça vous pose plus qu’un homme. Ca vous pose aussi ses packs.</p>
<p><strong>- Sadus &#8211; Through The Eyes Of Greed </strong>(<em>A Vision of Misery</em>, Roadrunner, 1992)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/FyRX_cIA3wE?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/FyRX_cIA3wE?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sadus" target="_blank">Sadus</a> est le groupe qui aura permis à Steve Di Giorgio (basse) de commencer à se faire remarquer.</strong> Suffisamment pour que <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/" target="_blank">Chuck Schuldiner</a>, fondateur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death" target="_blank">Death</a>, l’embauche pour jouer sur le mythique album <em>Human</em>. Paradoxalement, même si Sadus marchait pas mal dans le milieu underground, c’est ce travail avec “Evil Chuck” qui aura réellement permis à ce groupe de se faire connaître et d’enregistrer <em>A Vision of Misery</em>, ainsi que ses albums suivants. La carrière de Di Giorgio s’est également faite grâce à ça : lui et sa basse Fretless (et son “boiiiiing” si caractéristique) sont depuis des mercenaires musicaux fort recherchés.</p>
<p>Quoiqu’il en soit et malgré cette histoire personnelle un peu inhabituelle, Sadus est un excellent groupe, qui mérite de voir son univers exploré plus avant.</p>
<p><strong>- Attomica &#8211; Deathraiser</strong> (<em>Disturbing the Noise</em>, Cogumelo Records, 1991)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/uBVLYunMKbM?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/uBVLYunMKbM?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Lier Brésil et thrash est facile. Le faire sans citer <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sepultura" target="_blank">Sepultura</a> l’est beaucoup moins !</strong> <a href="http://www.metal-archives.com/band.php?id=7469" target="_blank">Attomica</a> existe pourtant depuis 1985 et, un peu à la façon des inusables Basques de <a href="http://bdolheguy.free.fr/" target="_blank">Killers</a> (<em>Note de Gwen : on y reviendra bientôt j&#8217;espère. <strong>Edit :</strong> <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/11/interview-killers-les-flibustiers-du-metal-francais/" target="_blank">c&#8217;est fait !</a></em>), ça tient envers et contre tous. Sur six albums et une demo, quatre disques l’ont été en auto production, ce qui représente une remarquable intégrité. Hélas, votre serviteur ne parlant pas le portugais couramment, il lui a été difficile d’en savoir plus.</p>
<p><strong>- Xentrix &#8211; No compromise</strong> (<em>Shattered Existence</em>, Roadrunner, 1989)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/juUXmZUAJ6E?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/juUXmZUAJ6E?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Représentant de la très méconnue scène thrash britannique</strong>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Xentrix" target="_blank">Xentrix</a> a probablement souffert de son éloignement des principales localisations thrashy américano-teutonnes de l’époque, d’une identité musicale à la Testament-en-moins-bien et de la focalisation de l’époque sur la scène extrême du Royaume Uni. Rappelons que cette année là -1989- Carcass sortait <em>Symphonies of Sickness</em> et posait son assise sur le monstre <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore</a> qui balbutiait encore.</p>
<p>Demandez à un amateur de metal de vous donner le nom d’un groupe de thrash anglais, pour voir. Vous risquez d’attendre longtemps!</p>
<p>Anecdote amusante, la présence sur cet album de <a href="http://" target="_blank">la reprise métallisée de Ghostbusters</a>.  Oui, LE morceau que tout le monde connait. <em>Who you gonna call ?</em></p>
<p><strong>- Channel Zero &#8211; No Light (At the End of Their Tunnel)</strong> (<em>Channel Zero</em>, Shark Records, 1992)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CaNbGFMtd6g?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/CaNbGFMtd6g?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Excellentissime mais éminemment malchanceux groupe bruxellois</strong>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Channel_Zero" target="_blank">Channel Zero</a> débute son premier album par ce morceau puissant et technique. Malgré des soutiens de taille (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Body_Count_(groupe)" target="_blank">Body Count</a> et le finaud producteur belge André Gielen &#8211; <em>Peuh !</em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lofofora" target="_blank">Lofofora</a> &#8211; pour ne pas les nommer), de jolies premières parties en ouverture de poids lourds de l’underground du calibre de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Biohazard_(band)" target="_blank">Biohazard</a> ou d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Obituary_(band)" target="_blank">Obituary</a> et une impressionnante montée en puissance du potentiel, leurs ventes n’ont jamais vraiment décollé&#8230; Ce fut d’autant plus décevant que les espoirs étaient élevés. Channel Zero a splitté en 1997, passablement écoeuré.</p>
<p>Le groupe s’est reformé récemment pour rejouer un peu et faire des concerts, tous sold out. 12.000 places vendues pour 5-6 concerts, en quelques jours, en Belgique, on appelle ça un retour gagnant.</p>
<p><strong>- Defiance &#8211; Killing Floor</strong> (<em>Beyond Recognition</em>, Roadrunner Records- 1992)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/LwZOgzokHjo?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/LwZOgzokHjo?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Formé en 1985 autour d’un très solide noyau technique, en pleine euphorie thrash</strong>, le combo californien a connu les mêmes galères et espoirs que tous les autres groupes plus ou moins méritants qui essayaient de récolter les quelques miettes laissées par les célébrités du genre.</p>
<p><strong>Après un premier album pourtant mis en boîte par le très célèbre Jeff Waters d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Annihilator_(band)" target="_blank">Annihilator</a>, le groupe est déçu par le résultat final.</strong> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Defiance_(band)" target="_blank">Defiance</a> a réussi malgré tout à sortir son épingle du jeu. Probablement grâce au développement d’une réelle identité musicale ainsi que par l’embauche d’un nouveau chanteur, Steev Esquivel. S’ensuivirent un deuxième album mieux produit (le producteur de Satriani sur <em>Surfing with the Alie</em>n, John Cuniberti, expliquant peut être cela), des concerts et la mise en rayons d’un troisième effort, le très intéressant <em>Beyond Recognition</em> duquel est prélevé ce savoureux extrait.</p>
<p><strong>Une chose est sure, en 1992, Defiance est un groupe mature, en pleine capacité</strong>, doué d’une indéniable personnalité. Sans doute conscients que le thrash agonisait cette année là sous les coups de boutoir du grunge, la bande a opté pour une approche très moderne, alliant leurs racines à des influences jazz fusion, autre style très populaire chez les musiciens à cette époque. Tout ceci a contribué à faire naître cette pépite de technicité et d’inventivité. Mention spéciale à Matt Van Der Ende (batterie) vraiment au top ! <em>(Note de Gwen : et c&#8217;est un batteur qui vous le dit)</em></p>
<p>Hélas, sans doute la faute à une désaffection du public pour le style, leur label (Roadrunner) les a quelque peu mis au placard, jusqu’à leur disparition dans les années 90. Le groupe s’est remis au travail en 2006, ressortant ses anciens disques et travaillant sur du nouveau matériel, apparemment dans la lignée de <em>Beyond Recognition</em>.</p>
<p>Pour ceux qui aimeraient la voix du crooner Esquivel, celui ci a poussé (suite à Defiance, soit à partir de 1994) la chansonnette pour <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Skinlab" target="_blank">Skinlab</a>, sympathique combo dans la lignée de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_Head_(groupe)" target="_blank">Machine Head</a>.</p>
<p><strong>- Whiplash &#8211; Burning of Atlanta</strong> (<em>Ticket to Mayhem</em>, Roadrunner Records, 1987)</p>
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<p><strong>La preuve que le style n’est pas cantonné à la Californie ou à l’Allemagne</strong>. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Whiplash_(groupe_Metal)" target="_blank">Whiplash</a> nous vient du New Jersey et offre une performance de haute volée sur son deuxième album, <em>Ticket to Mayhem</em>. Le groupe des trois Tony (Scaglione- batterie, Bono &#8211; basse, Portaro &#8211; guitare, chant) impressionne par sa maîtrise et sa facilité. La preuve, Scaglione fut le remplacant temporaire de Dave Lombardo dans les rangs de Slayer en 1986, lorsque celui-ci partit pour des raisons financières, peu de temps après <em>Reign in Blood</em> (Pour mieux revenir ensuite, mais ça n’est pas le propos).</p>
<p>Quoiqu’il en soit, <em>Burning of Atlanta</em> est un excellent morceau, qui fait un peu penser à <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mvlkw32qW8M" target="_blank">Rattlehead</a></em> de Megadeth, en moins enragé mais plus tragique.</p>
<p><strong>- Coroner &#8211; Masked Jackal</strong> (<em>Punishment for Decadence</em>, Noise Records, 1988)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/rTlBua7mfao?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/rTlBua7mfao?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Coroner_(band)" target="_blank">Coroner</a>. Le groupe que tous les autres citent comme influence majeure, mais que le métalleux moyen ne connaît pas, ou presque&#8230; </strong>Pourtant, sans les Zurichois, il n’y aurait sans doute pas eu <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atheist" target="_blank">Atheist</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carcariass" target="_blank">Carcariass</a> ainsi que d’autres groupes ultra techniques. Les Suisses sont l’exemple type du groupe en avance sur tous les autres. Ainsi que celui du groupe qui a souffert d’un manque flagrant de soutien de la part de son label. Celui-ci allant même jusqu’à les pousser à se saborder en désespoir de cause.</p>
<p>Leur ultime tournée eut lieu en 1996 et ils restèrent très longtemps sourds aux demandes de reformation. Le Hellfest a pourtant réussi à les refaire remonter sur scène. Concert prévu pour 2011. Si l’éventualité d’un nouvel album est à ce jour exclue, ils cherchent des dates dans des festivals. Avis aux amateurs.</p>
<p>Anecdote savoureuse : après Coroner, Tommy Vetterli (guitare) a tenu le même poste pour Stéphan Eicher. Gageons que sa femme a souvent du lui demander si elle pouvait, si il le permettait, déjeuner en paix.</p>
<p>Enfin en paix!</p>
<p>Et voila les enfants, c’est tout pour aujourd’hui !</p>
<p><strong>Edit : </strong>En dépit de la culture encyclopédique de mon estimé camarade Youen, je me rends compte qu&#8217;il manque au moins cette chanson du groupe brésilien Violator, qui résume à merveille l&#8217;essence du thrash.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/93WwV1fOTAE?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/93WwV1fOTAE?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Et de vous conseiller également l&#8217;écoute du <a href="http://agns.libsyn.com/show_80" target="_blank">podcast special thrash</a> diffusé un temps sur All Go No Slow ! (dont vous pouvez retrouvez l&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/all-go-no-slow-la-voix-des-fans/" target="_blank">interview du taulier Mike sur ce blog</a>)</p>
<p><strong>Dessin : Gwendal<br />
Texte : Youen</strong></p>
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