De la subsistance de l’artiste total en milieu hostile

novembre 16th, 20126:00 @

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De la subsistance de l’artiste total en milieu hostile

Fidèles et nombreux lecteurs de Centrifugue, bonjour ! Après une époustouflante démonstration de journalisme total collaboratif la semaine dernière, revenons aujourd’hui à des considérations tout aussi essentielles et qui constituent le fil rouge depuis ce début d’année, à savoir mes pérégrinations hallucinées dans le monde de l’Art, en quête de reconnaissance (sonnante et trébuchante si possible). Je vous laisse le temps de reprendre votre souffle après cette phrase et on se retrouve au paragraphe suivant.

Mes amis me disent souvent :Gwen, j’ai un problème : les murs blancs de mon appartement me rappellent chaque jour le vide existentiel qui plane au dessus de ma carcasse. J’ai besoin de joie, de spontanéité et de couleurs criardes. Et si le tout pouvait s’adapter aux dimensions des cadres que je viens d’acheter chez Ikea, ca serait parfait.

Toujours partant quand il s’agit d’aider son prochain, je leur réponds alors, un main amicalement posée sur l’épaule : “Ne t’en fais pas, j’ai la solution à tes problèmes ».

C’est alors que je leur parle d’une boutique par ici ou d’une autre par là, ou les invite à visiter ma galerie Flickr et m’indiquer le dessin qui saura rendre un sens à leur vie. Rasséréné, l’ami en question s’en retourne vers sa destinée. En ayant déjà oublié les adresses en question.

Dans le meilleurs des cas, il passera un quart d’heure sur Centrifugue à essayer de retrouver ma galerie Flickr 1 puis, arrivé à bon port, il sera enseveli sous les milliers de dessins stockés d’une manière semblable à la documentation de chez Spirou. Il finira enfin, dépité, par retourner chez Ikea pour s’acheter un poster de Bob Marley, une vue de New York ou de la Pointe du Raz.

Vous valez mieux que ça !

Ses murs enfin recouverts des symboles de la liberté, fier d’avoir rayé un élément de sa todo list sur le tableau velleda de la cuisine, il reprendra finalement le cours normal de sa vie. Mais, chaque soir, au moment de s’endormir, il ne pourra s’empêcher de sentir le même vide au dessus de lui.

Et la je dis stop ! Hors de question de voir de si belles personnes gâcher leur existence de cette manière ! Fouillant parmi les rouleaux épars de mon bureau, ou me rendant d’un pas déterminé chez l’artisan photocopieur le plus proche, je trouve enfin de quoi redonner un sens à leur vie sous la forme d’un joli dessin où les couleurs débordent pas.  Dessin qui leur sera offert d’un coeur léger et le sourire aux lèvres.

Enfin soulagé d’avoir pu soigner leur tourment, je ne peux pourtant constater que, encore une fois, cet élan de générosité s’est fait à mon dépend. Et qu’il faudra malheureusement se rationner les semaines prochaines sur le coca et les chipitos afin de rétablir un équilibre financier. Rude.

Parce que le catch sans chipitos ca reste toujours chouette, mais il manque un truc.

C’est pour cela que, en attendant de refondre enfin l’apparence de Centrifugue et rendre sa navigation limpide, j’ai le bonheur et la joie de vous annoncer que des solutions justes et profitables à chacune des deux parties, existent !

Je vous invite donc à visiter ma nouvelle boutique en ligne sur Red Bubble, où vous trouverez une sélection de mes dessins. A vous ensuite de commander celui qui s’adaptera le mieux à votre salon, ou constituera un présent de choix pour votre tante Jacqueline à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Ou pourquoi pas un Goldorak en pixelart pour votre petit neveu Kevin !

Et si vous avez l’âme d’un mécène, ruez vous sur ma page dédiée sur le site All for art. Votre obole, outre d’assurer ma visibilité sur les internets, vous apportera mon estime éternelle ainsi que des reproductions de mes oeuvres à prix réduits.

Enfin, bien sûr, si vous souhaitez apporter à votre logis la touche d’originalité qui saura prouver à vos convives que vous êtes une personne d’exception, n’hésitez pas à me contacter (via le formulaire). Illustration originale, format incongru ou couleurs particulières, tout est envisageable pour mon cerveau dément !

Sur ce, chers lecteurs, je vous souhaite un bon week-end et vous dis à une prochaine fois ! Et si la solitude est trop pesante d’ici là, allez faire un tour sur Klaatu Magazine et Tryangle. Dites leur que vous venez de ma part et vous serez reçus aussi chaleureusement qu’ici.

En vous remerciant, bonsoir.

Dessin, texte : Gwen

 

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Notes:

  1. C’est sur la colonne de droite pourtant. Là, juste en haut. Non, plus bas. Oui, là !