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	<title>Centrifugue</title>
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	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
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		<title>Le dessin du jour : La vie d&#8217;artiste</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 16:53:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le dessin du jour]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
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		<category><![CDATA[dessin]]></category>
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		<category><![CDATA[regart glisse]]></category>

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		<description><![CDATA[Mes amis, bonjour ! Et tout d’abord, au risque d’être redondant, mes confuses pour un rythme de parution erratique ces derniers temps. Un comportement professionnel indigne du journaliste total j’en conviens, mais quand on veut devenir également un artiste total, des sacrifices sont à prévoir au temple de Chronos. Aussi, histoire de réparer tout cela, autant vous faire un petit résumé de mes aventures picturales.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mes amis, bonjour !</strong> Et tout d’abord, au risque d’être redondant, mes confuses pour un rythme de parution erratique ces derniers temps. Un comportement professionnel indigne du journaliste total j’en conviens, mais quand on veut devenir également un artiste total, des sacrifices sont à prévoir au temple de Chronos. <strong>Aussi, histoire de réparer tout cela, autant vous faire un petit résumé de mes aventures picturales.</strong></p>
<p><strong>Devenir un artiste total, au début, c’est pas gagné.</strong> Car il faut faire savoir à un monde incrédule que vos petits mickeys sont une expression de votre moi profond, une vision incisive et révolutionnaire sur le monde et que, oui, ils iront super bien au dessus de votre cheminée. Et tout ceci alors que vous dessinez simplement parce que vous ne pouvez pas vous en empêcher.</p>
<p><strong>C’est là qu’intervient le book</strong>, <a href="http://centrifugue.fr/2011/le-dessin-du-jour-serious-business/" target="_blank">dont je vous avais conté la génèse il y a quelques temps</a>. Il va ainsi permettre d’affirmer avec assurance aux esthètes préalablement contactés que “Tout est lié !”. Ce qui évitera un appel à l’hopital psychiatrique le plus proche pour demander votre internement.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 458px"><img src="http://farm6.staticflickr.com/5090/5349271902_29131e3cc0_z.jpg" alt="" width="448" height="640" /><p class="wp-caption-text">&quot;Ici j&#39;ai voulu transmettre l&#39;éventail des émotions de l&#39;artiste total d&#39;une manière naïve. Les lignes de fractures interpellant le spectateur sur le trop plein de cases, de frontières qui ne font qu&#39;augmenter la violence de ses sentiments. C&#39;est l&#39;art vu comme un cri, un appel au secours devant l&#39;apocalypse qui nous guette.&quot; Ca ira comme ca ?</p></div>
<p><strong>Cependant l’autre écueil en vue est justement ce goût obsessionnel pour le dessin</strong>. Car un dessin en amène un autre et, à la fin de la semaine, fier du travail accompli, vous vous rendez compte que personne n’est au courant, si ce n’est les esprits éclairés qui visiteront <a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue" target="_blank">ma galerie Flickr</a>.</p>
<p><strong>Il convient alors d’admettre cette tendance autistique et de faire appel à quelqu’un qui connait son job.</strong> Parcourant les internets, je suis donc arrivé sur <a href="http://www.carolinehoudegalerie.com/fr/guguen_galerie.html" target="_blank">le site de l’agent artistique Caroline Houde</a> dont la mission périlleuse sera de convaincre l’amateur d’art que, oui, j’ai vraiment la prétention de lui vendre mes petits mickeys. Et le plus improbable là dedans c&#8217;est qu’elle y arrive en organisant, si tout va bien, une expo de votre serviteur dans la riante cité de Québec au printemps prochain. Mais nous verront ca en temps et en heure.</p>
<div class="mceTemp"></div>
<p><strong>Et puis des fois, au gré des missives envoyées, on a des réponses qui vous font dire qu’on est pas tout seul.</strong><br />
<strong>Comme celle d’un Briochin exilé à Paris</strong> qui vous propose de participer à un projet autour des sports de glisse, <a href="http://www.regart-glisse.com/" target="_blank">Reg&#8217;Art Glisse</a>. Ca motive évidemment à sortir de sa bulle créatrice et, avec un peu de patience, ca pourra déboucher sur quelque chose de joli.</p>
<div>
<dl id="">
<dt><img src="http://farm6.staticflickr.com/5315/7043168057_07612f9854_z.jpg" alt="" width="363" height="640" /></dt>
<dd></dd>
</dl>
</div>
<p><em>Ca arrive même qu&#8217;<a href="http://www.riptidemag.com.au/news/21-news/5470-art-or-no-art" target="_blank">un magazine spécialisé s&#8217;intéresse à votre boulot</a>.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 394px"><img class=" " src="http://farm8.staticflickr.com/7177/6904586063_66fed3cdc9_z.jpg" alt="" width="384" height="512" /><p class="wp-caption-text">Ainsi que des amateurs éclairés !</p></div>
<p><strong>Ou d&#8217;un Californien de Modesto,</strong> aussi amoureux que vous de la culture aztèque, <a href="http://mayaincaaztec.com/azartga.html" target="_blank">qui saura utiliser à bon escient vos restaurations</a> afin de pérpétuer la mémoire des dieux anciens dans les esprits d’enfants encore purs et innocents.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/sets/72157602471462698/" target="_blank"><img class="alignnone" src="http://farm6.staticflickr.com/5327/6902956154_38be78dfa9_z.jpg" alt="" width="640" height="443" /></a></p>
<p>Alors oui, c’est peu comme retours face à la qualité indéniable de mon travail qui fait de plus en plus d’ombre à Hokusaï, ca rapporte encore que dalle pour éviter de perdre sa vie à la gagner et ca me détourne provisoirement de mon autre destinée de journaliste total mais, par la malepeste, ca fait plaisir. Et ma foi c’est déja pas mal.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-XUBRF8gNcI?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-XUBRF8gNcI?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Et c’est ici que je vous fais mes adieux pour quelques semaines,</strong> chers lecteurs, car je vais bientôt emprunter un autre chemin, par delà les océans, dans une contrée peuplée de hippies, de nerds et de loutres de mer où <a href="http://lumberjaph.net/" target="_blank">le talentueux camarade Franck</a> a eu l’ingénieuse idée de s’installer. Mais ne vous inquiétez pas, Centrifugue reviendra plus beau et plus fort le mois prochain, et d’ici là, vous aurez tout loisir d’explorer articles édifiants et dessins chatoyants.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/bch1_Ep5M1s?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/bch1_Ep5M1s?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>En vous remerciant, et à plus tard !</p>
<p><strong>Gwen</strong></p>
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		<title>Exploited : Wattie, le vilain petit canard à crête</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 08:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Fin des années 70, la folie punk en Angleterre passe de mode. Radios, télé et journaux ont fait leurs choux gras des provocations des Sex Pistols et se tournent désormais vers des genres musicaux plus respectables (New wave, ska ou revival mod). Mais les graines estampillées "no future" et "do it yourself" sont plantées dans le pavé anglais. L'une d'entre elle, répondant au doux nom d'Exploited, deviendra ainsi le symbole d'une contestation qui n'en a pas fini de dépeindre un pays désossé par Thatcher et le libéralisme triomphant. Lumière donc sur ce groupe beaucoup moins connu (et reconnu) que les traditionnels Pistols et Clash, et en particulier sur son chanteur, Wattie Buchan, incarnation vivante de la rage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fin des années 70, la folie punk en Angleterre passe de mode.</strong> Radios, télé et journaux ont fait leurs choux gras des provocations des Sex Pistols et se tournent désormais vers des genres musicaux plus respectables (New wave, ska ou revival mod). Mais les graines estampillées &laquo;&nbsp;no future&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;do it yourself&nbsp;&raquo; sont plantées dans le pavé anglais. <strong>L&#8217;une d&#8217;entre elle, répondant au doux nom d&#8217;Exploited, deviendra ainsi le symbole d&#8217;une contestation qui n&#8217;en a pas fini de dépeindre un pays désossé par Thatcher et le libéralisme triomphant.</strong> Lumière donc sur ce groupe beaucoup moins connu (et reconnu) que les traditionnels Pistols et Clash, et en particulier sur son chanteur, Wattie Buchan, incarnation vivante de la rage. Et comme il disait si bien : E ! X ! P ! L ! O ! I ! T ! E ! D !</p>
<p><strong>Plus que leur musique, les Sex Pistols auront marqué le punk en prouvant que n&#8217;importe qui pouvait monter sur une scène, du moment qu&#8217;il était prêt à sortir ses tripes.</strong> Dans leur sillon, et à l&#8217;image de leurs <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">confrères américains</a>, des groupes se forment un peu partout dans les quartiers populaires du Royaume Uni, histoire d&#8217;occuper leur chômage. Et, même dans le fin fond de l&#8217;Ecosse, à East Kilbride, Exploited ne déroge pas à la règle. Walter &laquo;&nbsp;Wattie&nbsp;&raquo; Buchan se pose ainsi, aux débuts du groupe, comme un véritable clone de Johnny Rotten, vêtements, coupe et goût de la provocation compris.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/c1gcqRI9RLg?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/c1gcqRI9RLg?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /> </object></p>
<p><strong>Né en 1960 à Edimbourg, Wattie s&#8217;engage très tôt dans l&#8217;armée (l&#8217;un des rares moyens, quand on vient d&#8217;un milieu modeste, de quitter son trou). Ce qui lui permet de découvrir l&#8217;explosion du punk à Londres</strong>, à la fin de l&#8217;année 76. Ancien skinhead  <a class="simple-footnote" title="Il y aurait de quoi faire un article (ca viendra peut être&#8230;)  sur le malentendu toujours vivace autour du mot skinhead. Vous pouvez déjà y voir un peu plus clair avec cet article de Kazal mais retenez qu&#8217;il est employé ici sans connotation raciste." id="return-note-884-1" href="#note-884-1"><sup>1</sup></a>, l&#8217;écoute des Sex Pistols ou des Vibrators est une révélation. Il plaque tout et décide de faire partie d&#8217;un groupe. Ce sera Exploited, en 1979.</p>
<p><img class="alignnone" title="exploited1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/exploited1.jpg" alt="" width="560" height="377" /></p>
<p>Composé à l&#8217;origine d&#8217;Hay Boy à la guitare, Mark Patrizio à la basse et Dru Stix à la batterie (remplacés en 1980 par Big John Duncan à la guitare et Gary Mc Cormack à la basse), <strong>Exploited déclare très rapidement les hostilités. Le 4 mai 81 sort <em>Punk&#8217;s not Dead</em>, leur premier album studio.</strong> <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-SRilq_S4xk" target="_blank">Cop Car</a></em>, <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xQaMdGacMxE&amp;feature=related" target="_blank">I still believe in Anarchy</a></em>, <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TKhrQhdxjI8" target="_blank">Sex and Violence</a></em> ou, bien évidemment, le mythique <em><a href="http://youtu.be/jCKt2JGfHrQ" target="_blank">Punk&#8217;s not Dead</a></em><em> :</em> l&#8217;album est une bombe.</p>
<p><strong>Vendu à plus de 150 000 exemplaires, il se classe pendant 44 semaines dans le classement indépendant. Il atteint même la vingtième place du classement national et est couronné &laquo;&nbsp;premier album indépendant&nbsp;&raquo; par le magasine Sounds.</strong> Enfin, &laquo;&nbsp;<em>cherry on the cake</em>&nbsp;&raquo; : leur hommage à la fameuse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jRNOUz7uefA" target="_blank">interview des Sex Pistols</a> par Bill Grundy. Invité la même année à l&#8217;émission Top of the Pops pour interpréter leur single <em>Dead Cities</em>, Exploited provoque une pagaille générale. L&#8217;ardeur de Wattie à pourchasser les danseuses et à pogoter comme un damné pour perturber la prestation du groupe New Romantics n&#8217;est pas du goût de la BBC, qui interdit le groupe d&#8217;antenne.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iHuJUF9jIoQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/iHuJUF9jIoQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 316px"><a href="http://www.flickr.com/photos/10661825@N07/5434400190/" target="_blank"><img title="garymccormack" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2011/02/garymccormack.jpg" alt="" width="306" height="429" /></a><p class="wp-caption-text">&quot;On est une bande de jeunes, on s&#39;fend la gueule.&quot;</p></div>
<p><strong>Un geste suicidaire pour un groupe en quête de reconnaissance médiatique. Mais l&#8217;équivalent d&#8217;une profession de foi pour Exploited</strong>  <a class="simple-footnote" title="Le groupe fut plusieurs fois interdit au Canada, en Hollande ou au Mexique suite aux violences émaillant leurs concerts." id="return-note-884-2" href="#note-884-2"><sup>2</sup></a>. En brulant les ponts avec la société policée, le groupe ne devra sa carrière qu&#8217;à la fidélité du public. Or dans une Angleterre plombée par le chômage et une politique anti-sociale, leurs textes s&#8217;attaquant à l&#8217;armée, la police, Thatcher, Reagan et autres autorités trouvent un écho certain chez les jeunes des classes populaires. Une vague sur laquelle surfe le groupe avec l&#8217;apocalyptique <em>Troops of Tomorrow</em> en 1982, puis <em>Let&#8217;s start a War</em> l&#8217;année suivante qui donnera au groupe son célèbre étendard : le crâne surmonté d&#8217;une crête.</p>
<p><strong>Malheureusement le groupe n&#8217;échappe pas au grand coup de mou du rock </strong>entre le milieu des années 80 et le début des années 90. Ne comptant plus que Wattie comme membre originel, Exploited continue de sortir plusieurs albums, dont <em>War Now,</em> <em>Death Before Dishonour </em>et surtout<em> The Massacre, <span style="font-style: normal;">mais cela ne suffit pas à assurer sa pitance.</span></em> Wattie  se retrouve ainsi obligé de travailler comme roadie au début des années 90&#8230; et sa femme le quitte avec son enfant.</p>
<p><strong> Le chemin de croix se termine enfin en 1996 </strong>avec le fulgurant <em>Beat the Bastards</em>, suivi de <em>Fuck the System</em> en 2001. Exploited reprend alors les tournées à travers le monde et 2011 devrait (enfin? <em>Edit : 2012, on attend toujours&#8230; :)</em> ) voir la venue d&#8217;un nouvel album.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IepxC4b00wk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/IepxC4b00wk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>1979-2010. Plus de trente de carrière si l&#8217;on fait les comptes. Un exploit pour un groupe de punk.</strong> Clé de cette réussite : assurement la constance. Une constance dans l&#8217;énervement. A la manière des Ramones, tout l&#8217;impact d&#8217;Exploited réside dans son approche basique de la musique, rentre dedans (ou &laquo;&nbsp;<em>in your face</em>&nbsp;&raquo; pour les anglophones). Couplet refrain, couplet refrain, couplet et un solo, ce n&#8217;est certes pas très subtil mais c&#8217;est une machine à tubes redoutable. Il en va de même pour les textes, bien loin des brûlots de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jello_Biafra" target="_blank">Jello Biaffra</a> ou des <em>spoken words</em> d&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/2012/meme-pas-mal-henry-rollins/" target="_blank">Henry Rollins</a>  <a class="simple-footnote" title="Les inimitiés sont profondes entre ces trois personnes, Wattie ayant d&#8217;ailleurs composé Fuck the USA et I Hate You &laquo;&nbsp;en l&#8217;honneur&nbsp;&raquo; du chanteur des Dead Kennedys." id="return-note-884-3" href="#note-884-3"><sup>3</sup></a>.  Caricature de cette absence de recherche stylistique, le morceau <a href="http://www.stlyrics.com/songs/e/exploited7443/sexandviolence270555.html" target="_blank">Sex and Violence</a>. Avantage cependant indéniable, il est facile de s&#8217;en souvenir, même bien allumé, et il est tout à fait possible (et recommandé) d&#8217;y ajouter quelques &laquo;&nbsp;Oï&nbsp;&raquo; bien sentis quand le coeur vous en dit.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ULYNDknBshw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ULYNDknBshw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Musique basique, paroles basiques. C&#8217;est un peu léger pour durer aussi longtemps. Quelles sont donc les ingrédients supplémentaires qui ont permis ce succès ?</strong> Raison la plus évidente, le contexte des années 80 comme nous en parlions plus haut. Le côté &laquo;&nbsp;prolo&nbsp;&raquo; d&#8217;Exploited parle à beaucoup de jeunes et la violence dégagée par le groupe, par leurs chansons ou leurs exploits destructeurs, fait écho à la violence qui secoue l&#8217;Angleterre (grèves des mineurs en 1984-1985, une des plus longues de son histoire, ou émeutes dans le quartier londonien de Brixton, de 1981 à 1985).</p>
<p><img class="alignleft" title="themassacre" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/themassacre.jpg" alt="" width="245" height="245" /></p>
<p><strong>Autre raison, son approche musicale. </strong> Morceaux courts (2mn en moyenne), batterie, guitare et basse au taquet,  la formule est sensiblement la même que dans le hardcore américain mais il s&#8217;y rajoute un côté beaucoup plus sombre. Une atmosphère morbide et apocalyptique que l&#8217;on retrouve dans l&#8217;iconographie (du crâne à la crête aux couvertures de <em>War Now</em>, <em>The Massacre</em> ou <em>Death Before Dishonour) </em>et qui inspirera nombre de groupes aux Etats-Unis, dont Anthrax ou Slayer  <a class="simple-footnote" title="Ce dernier fera d&#8217;ailleurs avec Ice T, sur la BO de Judgement Night (excellente au passage) un medley d&#8217;Exploited, regroupant War, UK 82 (rebaptise LA 92) et Disorder." id="return-note-884-4" href="#note-884-4"><sup>4</sup></a> (excusez du peu), avec la naissance du thrash metal.</p>
<p><strong>Mais le coeur d&#8217;Exploited, son réacteur nucléaire de rage, et sans doute la principale raison de sa longévité, réside dans un personnage (le terme n&#8217;est pas usurpé) : Wattie Buchan.</strong> Berzerker shooté au speed, à l&#8217;accent écossais à couper au couteau, il torture ses cordes vocales comme si c&#8217;était son dernier morceau. Drogues, tournées autant par nécessité (il faut bien manger) que par envie (il faut bien gueuler), résistance aux aléas de 30 ans de carrière (le groupe a du connaitre une trentaine de musiciens), tout concourt à lui donner l&#8217;aura de <strong>Lemmy Kilmister du punk</strong>. Un type qui vit pour la musique et par la musique, sans compromis, sans plan de carrière. Et parfois sans réfléchir.</p>
<p><img class="alignnone" title="exploited2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/exploited2.jpg" alt="" width="546" height="456" /></p>
<p><em>Conseil lors d&#8217;une pause photo : jeter un coup d&#8217;oeil derrière soi évite les oreilles de lapin et les mains tendues.</em></p>
<p><strong>C&#8217;est probablement sur ce point (sur lequel il diverge du lettré à rouflaquettes de Motorhead) qui l&#8217;empêche d&#8217;être, à 50 ans passés, une figure reconnue du rock</strong>. En cause, son attitude ambigue vis-à-vis de l&#8217;extrême droite qui, via le National Front, recruta à tour de bras dans les années 80 au sein de la communauté punk. Amitiés avec des membres de l&#8217;extrême droite (dont <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Stuart" target="_blank">Ian Stuart</a>, fondateur du mouvement Blood and Honour), tatouages aux symboles nazis qu&#8217;il s&#8217;était fait faire au début par provocation (mais sans les enlever depuis) ou présence de skinheads racistes à leurs concerts (particulièrement en <a href="http://www.novinite.com/view_news.php?id=82117" target="_blank">Europe de l&#8217;Est</a>), les faits sont incontestables  <a class="simple-footnote" title="Le site Pirate punk liste sur la première page de ce topic une série de casseroles accrochées au groupe" id="return-note-884-5" href="#note-884-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><strong>Il est certes possible de contrebalancer cela par les déclarations du groupe</strong>  <a class="simple-footnote" title="Lire à ce sujet le post de décembre 2008 sur leur Myspace ou cette affiche" id="return-note-884-6" href="#note-884-6"><sup>6</sup></a>, l&#8217;absence de chansons ouvertement racistes ou les nombreuses tournées avec des groupes classés à l&#8217;extrême gauche. Mais cette polémique devient au final caduque si l&#8217;on daigne se pencher sur la logique de Wattie. Ou son absence de logique.</p>
<p>Celle d&#8217;<strong>un apolitique qui, majeur en l&#8217;air, conteste toute forme d&#8217;autorité.</strong> Et c&#8217;est à peu près tout au niveau du message. Le qualifier d&#8217;anarchiste grâce à un titre comme <em>I still believe in Anarchy</em> est aller un peu loin, surtout quand on lit les paroles. Wattie est juste un chaos punk pas très éveillé (pour ne pas dire un peu con), prêt à faire la fête avec toute personne susceptible de lui offrir une bière. Ne rentrant dans aucune case, ce type semble fonctionner exclusivement à l&#8217;instinct, traçant sa route dans un immense foutoir (qu&#8217;il soit celui de la société normale ou du milieu punk) et canalisant sa fureur au travers de chansons depuis plus de 30 ans. A l&#8217;image d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/GG_Allin" target="_blank">GG Allin</a>, le personnage est fascinant et mérite, sans forcement l&#8217;admiration, un tant soit peu votre attention.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/US6fNnzDpdg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/US6fNnzDpdg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Texte, dessins : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Photos : </strong><a href="http://www.virginiaturbett.com/" target="_blank"><strong>Virginia Turbett</strong></a><strong> et Exploited</strong></p>
<p><strong>Liens</strong></p>
<p><a href="http://www.the-exploited.net/" target="_blank">Site officiel </a></p>
<p><a href="http://the-exploited.perso.sfr.fr" target="_blank">Un des sites francophones</a> les plus complets sur le groupe. Je vous conseille de jeter un coup d&#8217;oeil à leur <a href="http://the-exploited.perso.sfr.fr/interview6.htm" target="_blank">interview dans Punk Rawk</a>,  histoire de cerner un peu mieux le Wattie, ou cette <a href="http://the-exploited.perso.sfr.fr/interview8.htm" target="_blank">interview</a> (au format audio) lors de leur passage dans Tracks, sur Arte</p>
<p>Un autre texte sur Exploited à lire <a href="http://damoonindamoon.blogspot.com/2006/01/exploited.html" target="_blank">ici</a></p>
<p>Vous pouvez également vous rendre sur la page de <a href="http://homepages.nyu.edu/~cch223/uk/exploited_main.html" target="_blank">Kill from the Heart</a> (en anglais)</p>
<p>Concernant plus généralement le mouvement UK82, dont est issu Exploited, rendez vous sur <a href="http://uk82.150m.com/bands.html" target="_blank">ce site</a> qui regroupe de nombreuses discographies. Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les tensions politiques qui ont animé le mouvement punk c&#8217;est par <a href="http://www.punk77.co.uk/groups/punkandtheswastika.htm" target="_blank">ici</a>. Ou vous pouvez également vous faire une séance de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/This_Is_England" target="_blank">This is England</a></em> de Shane Meadows, rien que pour la bande originale, cela vaut le coup :)</p>
<p><strong>A regarder :</strong></p>
<p>Réalisé par Stuart Newman, du magazine Kontrol, le documentaire <em>Rock n Roll Outlaw</em> consacré à Exploited et visible sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9XgAy--FWPQ" target="_blank">Youtube</a> (ou vous pouvez le commander sur le site <a href="http://www.cherryred.co.uk/shopexd.asp?id=2645" target="_blank">Cherry Red</a>). Extrait de l&#8217;émission Top of the Pops, clips vidéos, interviews, de quoi avoir un bon aperçu du groupe si vous maitrisez un peu l&#8217;anglais.</p>
<p><strong>Bonus :</strong></p>
<p>Je ne pouvais pas faire un article sur Exploited sans y placer un de mes morceaux préférés, <em>Alternative<span style="font-style: normal;"> (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=JWWv8E_L1C8" target="_blank">re</a></span></em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JWWv8E_L1C8" target="_blank">prise</a> par le groupe <a href="http://centrifugue.fr/2011/tagada-jones-100-indes-100-enrages/" target="_blank">Tagada Jones</a> et l&#8217;ex chanteur de Mass Murderers<em>)</em>, et sa géniale introduction à la basse :</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-884-1">Il y aurait de quoi faire un article (ca viendra peut être&#8230;)  sur le malentendu toujours vivace autour du mot skinhead. Vous pouvez déjà y voir un peu plus clair avec <a href="http://stanislaskazal.canalblog.com/archives/le_mouvement_skinhead/index.html" target="_blank">cet article de Kazal</a> mais retenez qu&#8217;il est employé ici sans connotation raciste. <a href="#return-note-884-1">&#8617;</a></li><li id="note-884-2">Le groupe fut plusieurs fois interdit au Canada, en Hollande ou au Mexique suite aux violences émaillant leurs concerts. <a href="#return-note-884-2">&#8617;</a></li><li id="note-884-3">Les inimitiés sont profondes entre ces trois personnes, Wattie ayant d&#8217;ailleurs composé <em>Fuck the USA</em> et <em>I Hate You</em> &laquo;&nbsp;en l&#8217;honneur&nbsp;&raquo; du chanteur des Dead Kennedys. <a href="#return-note-884-3">&#8617;</a></li><li id="note-884-4">Ce dernier fera d&#8217;ailleurs avec Ice T, sur la BO de <a href="http://www.davduf.net/la-nuit-du-jugement-bande.html" target="_blank">Judgement Night</a> (excellente au passage) un medley d&#8217;Exploited, regroupant <em>War</em>, <em>UK 82</em> (rebaptise <em>LA 92</em>) et <em>Disorder</em>. <a href="#return-note-884-4">&#8617;</a></li><li id="note-884-5">Le site Pirate punk liste sur la première page de <a href="http://www.pirate-punk.net/message.php?t=7378" target="_blank">ce topic</a> une série de casseroles accrochées au groupe <a href="#return-note-884-5">&#8617;</a></li><li id="note-884-6">Lire à ce sujet le post de décembre 2008 sur leur <a href="http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.ListAll&amp;friendId=201234966&amp;page=2" target="_blank">Myspace</a> ou cette <a href="http://www.the-exploited.net/images/expstatement.jpg" target="_blank">affiche</a> <a href="#return-note-884-6">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Mème pas mal : Tac au tac</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 16:53:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Faire de ce blog l&#8217;antre du journalisme total est l&#8217;une des missions de votre humble serviteur. Explorer les contrées de l&#8217;imaginaire et, tel un Joseph Kessel, vous en proposer le récit poignant, édifiant et sans concession.</strong> Mais des fois cet imaginaire se heurte au réel le plus trivial, comme un truc froid et sans chute rigolote: la mort. Comme je sais que, cher lecteur, vous êtes des esprits éclairés, à même de vous rendre au kiosque le plus proche, d&#8217;allumer votre poste ou de cliquer sur un lien, vous voyez donc bien à qui je fais allusion : le maître de la BD Jean Giraud.</p>
<p><strong>Cependant j&#8217;étais bien en mal de réagir à cette nouvelle sinistre</strong> car, au risque de vous surprendre, à part un ou deux Blueberry et sa collaboration avec <a href="http://centrifugue.fr/2011/otomo-fils-rebelle-de-tezuka/" target="_blank">Katsuhiro Otomo</a> sur <em>Icare</em>, je n&#8217;ai quasiment rien lu du bonhomme.  Une ignorance qui ne ferait pas peur au premier journaliste venu mais impossible pour moi à dépasser. <strong>Que faire alors ? Et bien tout simplement se souvenir que Centrifugue se veut également un refuge accueillant pour les personnes de qualité.</strong> C&#8217;est ainsi que j&#8217;ai réussi à décharger ce fardeau sur les épaules de mes camarades. Je vous invite donc à lire séance tenante <a href="http://lachansondujourdemoyenman.blogspot.com/2012/03/interlude-special-hommage-jean-giraud.html" target="_blank">ce texte de l&#8217;érudit du groove et de la case dessinée, j&#8217;ai nommé Moyen Man</a>, ainsi que cette missive multimédia que je viens de recevoir de l&#8217;explorateur des confins de l&#8217;univers du verbe, le maestro de la phrase sans fin, l&#8217;honnête homme sans peur et sans préjugés &#8211; oui, vous l&#8217;aurez reconnu &#8211; : <strong>John Malback</strong>.  Et je lui rends l&#8217;antenne. A vous Cognac-Jay !</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Chers amis bonjour,</strong></p>
<p><strong>Samedi dernier disparaissait un grand, grand, très grand dessinateur : Jean Giraud, alias Gir, connu également sous le nom de Moebius.</strong> Pour les moins bédéphiles d’entre vous qui se complairaient dans l’ignorance et l&#8217;oisiveté, sachez qu&#8217;il est notamment l’auteur de la série des <em>Blueberry</em>, geste épique de l’Ouest sauvage n’ayant rien à envier aux plus grands westerns spaghettis en termes de classe, de crasse, de poussière, de paysages, de gueules, de flingues, d’alcool facile et de filles frelatées, et des mille codes du western maîtrisés par le sieur Gir. Un monument du genre vous dis-je. L’oeuvre de Moebius est plus fantastique, poétique, et se livre plus facilement à la contemplation surréaliste. Le trait est plus léger, plus pur aussi. Deux noms pour deux univers aux identités distinctes, mais un seul pinceau, taillé aux forges du journal Pilote (Mâtin, quel journal !) à la glorieuse époque des Gotlib, <a href="http://centrifugue.fr/2012/fred-voyage-a-travers-les-cases" target="_blank">Fred</a>, Druillet, Alexis et consorts.</p>
<p><strong>Afin de noyer mon chagrin</strong> de lecteur assidu des aventures du lieutenant nordiste bravache et indianophile au nez cassé, je furetais sur les interwebs comme c’est devenu mon habitude à la mort des gens que j&#8217;idolâtre, cherchant interviews et autres documentaires des temps passés me permettant de replonger un instant dans le travail de ces artistes admirés, critiqués, jalousés et trop vite disparus.</p>
<p><strong>Sur le site de l’INA que vous connaissez sans doute, on trouve notamment les archives d’une émission qu’on ne se lasse pas de (re)découvrir, le grandiose Tac au Tac de Jean Frappat.</strong> Et avec la bénédiction de Maitre Gwen <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : Parle sans crainte, mon fils" id="return-note-4084-1" href="#note-4084-1"><sup>1</sup></a>, j’aimerais partager avec vous mon admiration sans borne pour ce concept aussi simple que génial, une bulle de poésie et de beauté dans notre monde moderne cruel et aseptisé.</p>
<p>Dans les années 60-70, sévit en effet un curieux organisme a la RTF (Radiodiffusion-télévision française) : Le Service de la Recherche <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : dont j&#8217;avais un peu causé à l&#8217;occasion de l&#8217;article sur L&#8217;Oeil du Cyclone. Une émission avait été dédiée au service de la recherche mais, malheureusement, suite à la fermeture de la Caverne des Introuvables, celui-ci n&#8217;est plus visible. Monde de merde" id="return-note-4084-2" href="#note-4084-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p>Oui mesdames et messieurs, à l’époque révolue où votre maman avait des lunettes d&#8217;écaille et un Solex, au temps béni où votre papa arborait le combo moustache-favoris et portait des pulls en laine qui gratte sans rien dessous, <strong>on faisait de la recherche experimentale à la téloche, avec une audace et une originalité qui force le respect aujourd’hui encore.</strong> La mission de cet organisme : &laquo;&nbsp;<em>Promouvoir des études d’ensemble, plus précisément portant sur l’interdépendance des aspects technique, artistique et économique de la radio et de la télévision ; animer des centres expérimentaux dans certains domaines spécialisés où il apparaît que de nouvelles techniques conduisent à de nouveaux moyens d’expression ; entreprendre l’application des résultats à l’intérieur et à l’extérieur de la RTF</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Regards croisés sur le monde du spectacle, reflexions sur l’image, la musique, les arts, médiation et vulgarisation scientifique et philosophique, le Service de la Recherche promeut, diffuse et produit pour la télé d’Etat, dont le rôle est de subvenir au besoin d’édification intellectuelle et de divertissement du peuple francais.<strong> Il est par exemple derrière les cultissimes Shadoks</strong> (plus de 200 épisodes encore diffusés aujourd’hui), ces créatures hyperactives à tête d’oiseau, anarchistes crétins et méchants, qui pompent et pompent sans relâche sous le distingué commentaire off de l’inénarrable Claude Piéplu, dont le discours ne s’écoute pas mais se savoure tel un bon vin.</p>
<p><strong>Et donc, Tac au Tac</strong> <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : Bloup ! Blip ! Glonk ! Blok !" id="return-note-4084-3" href="#note-4084-3"><sup>3</sup></a><strong>.</strong></p>
<p><strong>Le principe est bête comme chou</strong> <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : Et doit coûter 2,50 € en matériel" id="return-note-4084-4" href="#note-4084-4"><sup>4</sup></a><strong> :</strong> faire venir une poignée de dessinateurs de presse ou de BD (genre littéraire alors en plein boom, la BD &laquo;&nbsp;adulte&nbsp;&raquo; se développe dans ces années-là et n’est plus un sous-genre reservé aux petits <a class="simple-footnote" title="Note de Gwen : en particulier avec Fluide Glacial et, un peu plus tard, Métal Hurlant" id="return-note-4084-5" href="#note-4084-5"><sup>5</sup></a>) et les faire s’affronter lors de joutes graphiques sur d’immenses panneaux blancs, armés de simples stylos. Mise en difficulté de personnages, cadavres exquis, impro sur des thèmes variés, seuls ou en équipes, le téléspectateur est convié à vingt minutes de calme et de volupté, de complicité amicale et de clopage intense.</p>
<p>Un générique minimaliste, pas d’applaudissements hystériques, pas de jingle, pas de public, pas de potiche en sili-conne, un commentaire d’une sobriété maladive, un peu de musique, bien souvent le silence ou le seul couinement du marqueur sur la feuille. Finalement c’est pas plus mal, on est à des kilomètres du blabla crétiniste lol actuel. Mais je conchierai abondament la télé moderne une autre fois.</p>
<p>On présente succintement les auteurs, en quelques mots. Pas toujours. <strong>Le rituel est rodé :</strong> un par un, ils s’élancent, placent quelques traits fins pour cerner leur sujet, puis avec la maestria que leur confère une vie de pratique, construisent habilement sous nos yeux leur dessin, par taches, traits, rayures, ratures, gribouillis, ces jeunes &#8211; et parfois moins jeunes &#8211; hommes en costard deviennent des enfants laissant exploser leur imaginaire. Je dis des hommes car à l’exception de Claire Bretecher (dont l’art de faire la gueule touche au divin), c’est visiblement un monde exclusivement masculin que celui des auteurs de comique-bouques.</p>
<p><strong>Cela parait tellement facile.</strong> Sur le jouissif cadavre exquis ci-dessous, où se rencontrent Gir (<em>Blueberry</em> donc) et Jijé (<em>Jerry Spring</em>), les talents de dessinateur, de cadreur, de metteur en scène des deux artistes s’expriment en direct sous nos yeux béats d’admiration : une fine esquisse et voici la silhouette d’un cheval, quelques ombres et voila son cavalier, quelques traits encore et le voici en haut d’une falaise, la ligne d’horizon épurée à l’extrême nous donne le décor, une bulle pour lier l’action et, cerise sur le gâteau, trois points et un bout de nuage : une troupe de cavaliers arrive dans la plaine en contrebas.</p>
<p>En cinq minutes, une vignette, un plan, Gir nous conte une histoire, notre imagination s’emballe : qui sont ces cavaliers ? Que doit empêcher le héros avant qu’il ne soit trop tard ? Voici un personnage immédiatement reconnaissable (le cowboy solitaire), un but, une échéance, un danger potentiel, des ennemis peut-être, un suspens, apparus sous nos yeux comme par enchantement. Et Jijé de répondre, la complicité s’installe, <em>damn</em> ! Nous voici captifs d’une histoire à deux voix, jusqu’à la chute finale, et, bordel, je sais pas pour vous mais moi, à ce moment-là, je suis juste un gosse emerveillé devant ces magiciens du stylo.</p>
<p><iframe src="http://www.ina.fr/video/embed/CPF86607633/1037063/d85a6218eabb36bec6dc0ecc2f961235/425/319/0" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="425" height="319"></iframe></p>
<p><strong>Plus on est de fous, plus on rit :</strong> destiné à un public très large, l’exercice se décline à l’envie, les auteurs s’amusent bien , et nous aussi : Roba (<em>Boule et Bill</em>), Peyo (<em>Les Schtroumpfs</em>), <a href="http://centrifugue.fr/2011/franquin-les-faces-un-peu-cachees-du-maitre-de-la-bd/" target="_blank">Franquin</a> (<em>Gaston, Spirou</em>) et Morris (<em>Lucky Luke</em>) nous offrent ainsi un magnifique cadavre exquis en se piégeant les uns les autres au fur et à mesure que le dessin progresse. C’est mignon comme tout, et si ca n’a pas donné à des générations entières de gamins l’envie de tâter du crayon je ne m’y connais pas.</p>
<p><iframe src="http://www.ina.fr/video/embed/CPF86638392/1037063/d85a6218eabb36bec6dc0ecc2f961235/425/319/0" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="425" height="319"></iframe></p>
<p><strong>C’est magique : ronds, traits, points, et le monde s’anime</strong> ; chaque épisode est une leçon de dessin, où l’on peut glaner quelques trucs sur lesquels les dessinateurs en herbe s’arrachent les cheveux : les proportions, les ombres, les trous, les fenêtres, les reflets, le mouvement, les plis des vêtements, et les pieds bon sang ! Vous savez dessiner un pied réaliste, vous ? Eux oui, en deux coups de cuillère à pot. Recopie, apprends. Le commentaire malicieux encourage le jeune téléspectateur :  &nbsp;&raquo;<em>Regardez l’expression du visage de Franquin&#8230; maintenant celle de son personnage ; c’est la même&#8230;&nbsp;&raquo;</em> Regardez-vous, copiez votre main, votre chat, votre soeur, regardez le monde, imaginez l’impossible déborder sur le réel. Et si des messieurs sérieux aux dégaines de profs le font de si bon coeur, vous le pouvez également. Fabulez, que diable !</p>
<p><strong>Certains épisodes atteignent une dimension proprement épique</strong>, et ce ne sont plus des p’tits mickeys mais de véritables fresques gravées avec hargne qui surgissent sur le papier. Dernier morceau choisi, ce titanesque battle à quatre mains (Druillet, Forest, Franquin, Gigi) :</p>
<p><iframe src="http://www.ina.fr/video/embed/CPF86638404/1037063/d85a6218eabb36bec6dc0ecc2f961235/425/319/0" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="425" height="319"></iframe></p>
<p><strong>Instant merveilleux et orgiaque de création pure sur le thème de l‘Invasion</strong>. On se place, on s’observe, on tâte et on goûte le terrain. Petits accrochages, escarmouches, encrages et pattes de mouche laissent petit a petit place à une joute d’une toute autre ampleur : la tension monte, les armées grondent, c’est l’escalade de la violence, une danse macabre, frénésie barbare, <em>Apocalypse Now</em>. Quatre auteurs en transe berserk se répandant sur le papier, on en prend plein la gueule, c’est <em>La Guerre des Mondes</em> sous nos yeux, fourmillant de détails qui font maudire la faible qualité de l’image d’époque, et puis l’orage passe, on respire, et lorsqu’ils se retirent finalement, vidés mais heureux, se grillant la tige du vainqueur ou de l’amant satisfait, nous voila exsangues, les yeux bouillonnants, l’imaginaire à vif, et des envies de gribouillage comme des fourmis dans les doigts.</p>
<p><strong>Ca fait 40 balais, mais merci messieurs pour ces petits moments précieux.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>R.I.P Gir.</p>
<p><strong>Texte : John Malback</strong></p>
<p><strong>Vous pouvez retrouver <a href="http://www.bdgest.com/forum/emission-tac-au-tac-de-jean-frappat-t46520.html" target="_blank">sur cette page</a> les liens vers les émissions de Tac au Tac disponibles sur le site de l&#8217;INA</strong></p>
<p><strong>Les connoisseurs se délecteront du Tac au Tac revu et corrigé par Saint Gotlib :</strong></p>
<p><img class="alignnone" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2012/03/RAB4_p14.jpg" alt="" width="532" height="717" /></p>
<p><img class="alignnone" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2012/03/RAB4_p15.jpg" alt="" width="542" height="701" /></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-4084-1">Note de Gwen : Parle sans crainte, mon fils <a href="#return-note-4084-1">&#8617;</a></li><li id="note-4084-2">Note de Gwen : dont j&#8217;avais un peu causé à l&#8217;occasion de <a href="http://centrifugue.fr/2011/loeil-du-cyclone-le-troisieme-oeil-cathodique/" target="_blank">l&#8217;article sur L&#8217;Oeil du Cyclone</a>. Une émission avait été dédiée au service de la recherche mais, malheureusement, suite à la fermeture de <a href="http://centrifugue.fr/2011/repack-les-aventuriers-des-films-perdus/" target="_blank">la Caverne des Introuvables</a>, celui-ci n&#8217;est plus visible. Monde de merde <a href="#return-note-4084-2">&#8617;</a></li><li id="note-4084-3">Note de Gwen : Bloup ! Blip ! Glonk ! Blok ! <a href="#return-note-4084-3">&#8617;</a></li><li id="note-4084-4">Note de Gwen : Et doit coûter 2,50 € en matériel <a href="#return-note-4084-4">&#8617;</a></li><li id="note-4084-5">Note de Gwen : en particulier avec Fluide Glacial et, un peu plus tard, Métal Hurlant <a href="#return-note-4084-5">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le dessin du jour : Mindmap contre-culture et informatique</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 10:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Emporté par mon rythme stakhanoviste de production graphique, j'en avais complètement oublié de vous parler d'un dessin qui fait ma fierté : une mindmap consacrée à l'émergence de l'informatique actuelle grâce aux bouleversements sociaux des années 60 aux Etats-Unis. Heureusement, ma mémoire revenant par intermittence, je profite de ce créneau de lucidité pour vous en causer un peu. Libre à vous ensuite de vous plonger dans cette mindmap et d'en ressortir métamorphosé à jamais. Mais avant cela, changeons de paragraphe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Emporté par mon rythme stakhanoviste de production graphique, j&#8217;en avais complètement oublié de vous parler d&#8217;un dessin qui fait ma fierté : une mindmap consacrée à l&#8217;émergence de l&#8217;informatique actuelle grâce aux bouleversements sociaux des années 60 aux Etats-Unis.</strong> Heureusement, ma mémoire revenant par intermittence, je profite de ce créneau de lucidité pour vous en causer un peu. Libre à vous ensuite de vous plonger dans cette mindmap et d&#8217;en ressortir métamorphosé à jamais. Mais avant cela, changeons de paragraphe.</p>
<p><strong>Voila donc plusieurs mois je m&#8217;entête à essayer de combiner dessin et journalisme dans une forme hybride : la mindmap, appelée par chez nous carte heuristique.</strong> L&#8217;idée est ainsi d&#8217;organiser des données de facon visuelle, souvent sous forme d&#8217;arborescence et de liens entre éléments, afin  de rendre plus compréhensible la complexité d&#8217;un sujet.</p>
<p><strong>Bien évidemment, faire un simple croquis avec des flèches et des bulles n&#8217;est pas un défi suffisant pour votre serviteur.</strong> D&#8217;où l&#8217;idée de s&#8217;inspirer de mes grands dessins pour donner à chacune des mindmaps une identité graphique propre. Après <a href="http://centrifugue.fr/2011/de-la-mutation-de-centrifugue-quater-le-dessin-article/" target="_blank">un test sur Bad Brains</a> foisonnant d&#8217;infos et un chouilla bordélique (mais c&#8217;est un peu l&#8217;esprit du punk dirais-je), j&#8217;ai tenté de structurer un peu plus <a href="http://centrifugue.fr/2012/discordianisme-article-graphique-le-retour-de-la-vengeance/" target="_blank">la suivante consacrée au discordianisme</a>.</p>
<p>Aussi, pour cette nouvelle mindmap, j&#8217;ai perséveré dans dans cette contradiction entre richesse de l&#8217;info et lisibilité. Et c&#8217;était pas de la tarte.</p>
<p>Je vous épargne le travail sur les portraits qui, par comparaison avec les précédentes, fut moins important mais, grand dieu, arriver à retenir les informations essentielles sur le sujet fut plus compliqué. Heureusement, j&#8217;ai bien été aidé par le livre de John Markoff, journaliste au New York Times, <em><a href="http://www.amazon.com/What-Dormouse-Said-Counterculture-Personal/dp/0670033820" target="_blank">What Dormouse Said: How Sixties Counterculture Shaped Personal Computer Industry</a></em>, qui m&#8217;a servi d&#8217;ossature principale.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 586px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6835627007/sizes/l/in/photostream/" target="_blank"><img class=" " title="pcmindmap" src="http://farm8.staticflickr.com/7175/6835627007_4890d49713_z.jpg" alt="" width="576" height="408" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquez sur l&#39;image pour la regarder en grand format</p></div>
<p><strong>Comment la contre-culture a t-elle influencé l&#8217;informatique telle que nous l&#8217;utilisons actuellement</strong> &#8211; à savoir un assistant personnel qui nous permet de partager avec le monde -, voilà donc le coeur du sujet. Qui vous permettra, je l&#8217;espère, de comprendre comment le Mac de Steve Jobs ou le Windows de Bill Gates, qui nous encerclent, n&#8217;auraient jamais pu voir le jour. Et vous donnera une image un peu plus humaine de ce peuple de scientifiques en blouse blanche et de nerds.</p>
<p>Je vous laisse donc jeter un coup d&#8217;oeil à cette mindmap dans toute sa splendeur, cela m&#8217;évitera de paraphraser. Et à bientôt pour un nouvel article et une prochaine mindmap qui, si j&#8217;arrive à me foutre assez de coups de pied au cul, devrait être consacrée à un de mes groupes préférés : Fugazi.</p>
<p>Allez en paix.</p>
<p><strong>Texte, dessin : Gwen</strong></p>
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		<title>Bloodhound Gang – Wolfpac : les chiens fous du white trash</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 10:26:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hip hop]]></category>
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		<description><![CDATA[White trash, "rebut blanc" littéralement. Un terme popularisé par le succès d'Eminem à la fin des années 90 qui regroupe de façon très large les visages pâles oubliés du rêve américain. Musique de la rue par excellence, et dont la popularité à dépassé son origine afro-américaine, le rap est devenu un vecteur évident pour rendre compte de cette réalité sociale. Mais est-il besoin de garder un air concerné-constipé pour balancer ses rimes ? Que nenni ! L'absurde et le bizarre peuvent être des armes tout aussi puissantes pour bouger votre popotin et, par résonance, votre cerveau. Illustration avec Bloodhound Gang et Wolfpac, deux groupes dans la pure tradition white trash, aux parcours antagonistes mais tout autant enthousiasmants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/White_trash" target="_blank">White trash</a>, &laquo;&nbsp;rebut blanc&nbsp;&raquo; littéralement. Un terme popularisé par le succès d&#8217;Eminem à la fin des années 90 qui regroupe de façon très large les visages pâles oubliés du rêve américain.</strong> Musique de la rue par excellence, et dont la popularité à dépassé son origine afro-américaine, le rap est devenu un vecteur évident pour rendre compte de cette réalité sociale. <strong>Mais est-il besoin de garder un air concerné-constipé pour balancer ses rimes ? Que nenni ! </strong>L&#8217;absurde et le bizarre peuvent être des armes tout aussi puissantes pour bouger votre popotin et, par résonance, votre cerveau. Illustration avec Bloodhound Gang et Wolfpac, deux groupes dans la pure tradition white trash, aux parcours antagonistes mais tout autant enthousiasmants.</p>
<p><img class="alignleft" title="Onefierce" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/onefierce.jpg" alt="" width="298" height="300" /><strong>Branleurs. Le terme est certes un peu vulgaire mais illustre à la perfection</strong>, à l&#8217;image de la couverture de leur deuxième album <em>One Fierce Beer Coaster</em> (<em>au passage un des premiers albums achetés par votre serviteur</em>), <strong>la profession de foi de Bloodhound Gang</strong>. Mélangeant rap, riffs metal et rythmiques pop estampillées 80&#8242;s, le tout additionné de paroles débiles ou graveleuses (mais toujours dans la bonne humeur), le groupe originaire de Collegeville en Pennsylvanie signe son premier album en 1995,<em> Use Your Fingers</em>, chez la major Columbia Records.</p>
<p>Un album, vendu à 200 000 exemplaires, qui leur ouvre les portes vers une tournée à travers les Etats-Unis. Mais <strong>c&#8217;est l&#8217;année suivante, avec la sortie de <em>One Fierce Beer Coaster</em>, que la popularité de Bloodhound Gang explose,</strong> grâce à leur reprise de <em>Fire Water Burn</em>. L&#8217;Europe leur ouvre les bras et la sortie en 2000 d&#8217;<em>Hooray for Boobies</em> confirme leurs espoirs. Les singles <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xat1GVnl8-k" target="_blank">The Bad Touch</a></em>, <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=v2NFl86LX3Q&amp;feature=channel" target="_blank">Mope</a></em> (samples de <em>Relax</em>, de Frankies Goes to Hollywood,  et <em>From Whom the Bell Tolls</em>, de Metallica,  le tout saupoudré d&#8217;un Pacman sous crack) et <em>Along Come Mary</em> se plaçant en tête des charts, notamment en Allemagne et dans les pays de l&#8217;Est.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TPdHMWVJoS8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/TPdHMWVJoS8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Un succès qui s&#8217;explique beaucoup par l&#8217;adéquation du groupe, mené par Jimmy Pop Ali (l&#8217;un des seuls survivants de la formation originelle), à <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/12/daria-ma-misanthrope-bien-aimee/" target="_blank">l&#8217;esprit &laquo;&nbsp;MTV&nbsp;&raquo;</a></strong>. Clips diffusés à foison et participation aux émissions façon Jackass du skaterboardeur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bam_Margera" target="_blank">Bam Margera</a> assurent au groupe une médiatisation certaine chez les jeunes branchés. Un mélange d&#8217;esprit alternatif et de pose plutôt casse-gueule, car il peut mener très vite au cynisme.</p>
<p><strong>C&#8217;est sous-estimer cependant le potentiel de débilité des membres de Bloodhound Gang</strong>. Que cela soit via leur site ou leurs interviews  <a class="simple-footnote" title="Vous pouvez regarder à ce sujet cette interview d&#8217;Evil Jared et Jimmy Pop sur Mania TV." id="return-note-870-1" href="#note-870-1"><sup>1</sup></a>, ces éternels ados semblent avoir pour seule ligne de conduite le plaisir de jouer, de voyager et de déconner (quitte à avoir le poil dans la main pour nous livrer le successeur d&#8217;<em>Hefty Fine</em>). <strong>Edit :</strong> Bloodhound Gang vient de se sortir (en partie) les doigts du c.. avec <a href="http://www.amazon.fr/Bloodhound-Gang-Show-Your-Hits/dp/B0049RJ0ZQ" target="_blank">un nouvel album : <em>Show Us Your Hits</em></a>. En partie car cet album est une compilation. Pas trop d’intérêt donc si vous avez déjà leurs autres albums, même si pour les plus mordus vous y trouverez un ou deux nouveaux morceaux.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RqCUlq_hSp0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/RqCUlq_hSp0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em>Un petit duo Jimmy Pop &#8211; Daddy Long Legs, tiré du premier album de Bloodhound Gang</em></p>
<p>Une manière de détourner le système, certes inoffensive, mais qui a le mérite de rappeler à certains le simple plaisir de la déconne. Et quand les morceaux sont bons, c&#8217;est du bonus.</p>
<p><img class="alignleft" title="wolfpac" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/wolfpac.jpg" alt="" width="323" height="427" /><strong>Passons maintenant au négatif photo de Bloodhound, son coté obscur : Wolfpac.</strong> Formé en 1997 à Red Hill (Pennsylvanie), le groupe entretient de nombreux liens. A commencer par son fondateur, Daddy Long Legs, qui débuta dans la première mouture de Bloodhound Gang, Bang Chamber 8, et assura le chant aux cotés de Jimmy Pop Ali sur <em>Use your Fingers</em>. Il quitte cependant l&#8217;aventure après un désaccord avec Columbia Records  <a class="simple-footnote" title="Les deux chanteurs restant quant à eux en bons termes, cf le morceau bonus sur Evil Is." id="return-note-870-2" href="#note-870-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p><strong>Question d&#8217;indépendance, qui se concrétisera par l&#8217;autoproduction (Suggar Daddy Productions) et l&#8217;aide d&#8217;une street team pour la promotion.</strong> Un fonctionnement similaire à <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Insane_Clown_Posse" target="_blank">Insane Clown Posse</a> et ses hordes de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jugalo" target="_blank">Juggalos</a>, toujours partant pour faire répandre la bonne parole ou pogoter aux concerts. Les deux groupes cultivent en effet le même univers horrifique et violent, tout droit issu des <em>Contes de la Crypte</em>, mâtiné de hip-hop.</p>
<p><strong>Baptisé du doux nom d&#8217;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Horrorcore" target="_blank">horrorcore</a>, ce mélange de violence, de sexe et d&#8217;esprit gangsta a tout pour faire se dresser les cheveux des parents américains moyens.</strong> Ca tombe bien, c&#8217;est le but, à l&#8217;instar du métal dans les années 80. Revers de la médaille, ce n&#8217;est pas toujours très fin  <a class="simple-footnote" title="A l&#8217;image de Daddy Long Legs qui a légèrement abusé des burgers depuis ses débuts :)" id="return-note-870-3" href="#note-870-3"><sup>3</sup></a>. Prédilection pour les armes à feu, concerts qui virent par moments à du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Backyard_wrestling" target="_blank">backyard wrestling</a>, galeries et merchandising sexy-porno (via les <a href="http://www.girlsofwolfpac.com/" target="_blank">Girls of Wolfpac</a>), goût de la pose &laquo;&nbsp;bad boy&nbsp;&raquo;, etc. Tout cela a un peu un goût de MTV dégénéré.</p>
<p><object width="420" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/xTVTkWbjOzM?version=3&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/xTVTkWbjOzM?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Alors pourquoi s&#8217;intéresser à ces rebuts de la société ? Pour la musique pardi !</strong> Car Wolfpac arrive à sortir des compos plus chiadées que leurs amis de la galaxie Insane Clow Posse  <a class="simple-footnote" title="Pour les amateurs, cependant, vous pouvez vous tournez vers Necro, Tech N9ne ou Twiztid. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le mouvement Juggalo, rendez-vous ici ou consultez la série d&#8217;articles sur Boing Boing" id="return-note-870-4" href="#note-870-4"><sup>4</sup></a>. Guitares tronçonneuses façon <a href="http://www.youtube.com/watch?v=lgSLz5FeXUg" target="_blank">Misfits</a>, beat bien lourd que n&#8217;aurait pas renié Public Enemy, Wolfpac sait également manier les samples pour donner à ses albums une ambiance poisseuse et inquiétante. Et, tel à un clin d&#8217;oeil au Bloodhound Gang des débuts, le groupe n&#8217;hésite pas à utiliser des choeurs oï, propres à satisfaire l&#8217;envie de chanter des auditeurs les plus chargés à la bière. Que demande le peuple ? Encore du son ? C&#8217;est parti :</p>
<p><strong>Texte : Gwendal<br />
Photo-albums : Wolfpac / Bloodhound Gang</strong></p>
<p><strong>Discographie :</strong><br />
Concernant Bloodhound Gang, tous leurs albums valent le coup mais si vous êtes plus sensibles au mélange rap-metal, commencez par <em>One Fierce Beer Coaster</em>. Promo MTV aidant, ils sont relativement simples à trouver en magasin. Pour Wolfpac, deux albums sont disponibles, sur iTunes ou en commande sur leur site, <em>Somthin Wicked This Way Comes</em> et <em>Evil is</em>. Tournez vous vers ce dernier, il comporte en effet, en plus des pistes de Somthin, sept autres morceaux.</p>
<p><strong>Sites :</strong><br />
<a href="http://www.wolfpac.com/enter.htm" target="_blank">Wolfpac</a><br />
<a href="http://www.bloodhoundgang.com/" target="_blank">Bloodhound Gang</a></p>
<p><strong>Bonus :</strong><br />
Bloodhoung Gang sait aussi animer les maisons de retraites<br />
<object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Adgx9wt63NY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Adgx9wt63NY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-870-1">Vous pouvez regarder à ce sujet cette <a href="http://www.youtube.com/watch?v=IEb3sLky48s" target="_blank">interview</a> d&#8217;Evil Jared et Jimmy Pop sur Mania TV. <a href="#return-note-870-1">&#8617;</a></li><li id="note-870-2">Les deux chanteurs restant quant à eux en bons termes, cf le morceau bonus sur <em>Evil Is</em>. <a href="#return-note-870-2">&#8617;</a></li><li id="note-870-3">A l&#8217;image de Daddy Long Legs qui a légèrement abusé des burgers depuis ses débuts :) <a href="#return-note-870-3">&#8617;</a></li><li id="note-870-4">Pour les amateurs, cependant, vous pouvez vous tournez vers <a href="http://www.necrohiphop.com/" target="_blank">Necro</a>, <a href="http://www.therealtechn9ne.com/" target="_blank">Tech N9ne</a> ou <a href="http://twiztid.psychopathicrecords.com/twiztid/" target="_blank">Twiztid</a>. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le mouvement Juggalo, rendez-vous <a href="http://blogs.westword.com/backbeat/2010/07/the_gathering_of_the_juggalos.php" target="_blank">ici</a> ou consultez la série d&#8217;articles sur <a href="http://boingboing.net/2010/07/16/cognitive-dissonance-1.html" target="_blank">Boing Boing</a> <a href="#return-note-870-4">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Frank Zappa : le petit guide internet</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 13:55:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir débuté d'une manière illogique, suivons cette fois la façon la plus logique pour tenter de cerner le sieur Frank Zappa : le guide.  Pour ce qui est de sa vie et de son oeuvre, point par point, vous savez déjà où vous rendre. Aussi je m'attacherai ici à vous présenter une liste de sites et autres blogs sélectionnés, avec amour, en fonction de leur intérêt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir débuté d&#8217;une <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/200-motels-le-foirage-magnifique-de-zappa/" target="_blank">manière illogique</a>, suivons cette fois la façon la plus logique pour tenter de cerner le sieur Frank Zappa : le guide</strong>.  Pour ce qui est de sa vie et de son oeuvre, point par point, vous savez déjà <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Zappa" target="_blank">où vous rendre</a>. Aussi je m&#8217;attacherai ici à vous présenter une liste de sites et autres blogs sélectionnés, avec amour, en fonction de leur intérêt.</p>
<p><strong>Zappa en gros</strong></p>
<p><span style="font-weight: normal;"><strong>Commençons par la référence anglophone avec <a href="http://www.killuglyradio.com/" target="_blank">Kill Ugly Radio</a>.</strong></span><span style="font-weight: normal;"> Articles, galerie Flickr, discographie, liste des bootlegs, vous avez de quoi faire. Je vous conseille d&#8217;ailleurs de jeter un coup d&#8217;oreille sur la section mix qui propose des dizaines de morceaux et, pour les plus passionnés, faites un tour sur le wiki du site :<a href="http://wiki.killuglyradio.com/index.php/Main_Page" target="_blank"> Zappa Wiki Jawaka</a>. Une vraie mine d&#8217;or.</span></p>
<p>Parmi les sites généralistes sur Zappa, vous pouvez bien sûr vous rendre sur le <a href="http://www.zappa.com/whatsnew/index.html" target="_blank">site officiel</a> ou sur <a href="http://www.planetzappa.com/index.php" target="_blank">Planet Zappa</a>. Un blog également à mentionner : <a href="http://frankzappasrevenge.blogspot.com/" target="_blank">Frank Zappa&#8217;s Revenge</a>, avec son lot de chroniques.</p>
<p><strong>Que les anglophobes se rassurent, de très bon sites en français existent.</strong> Coup de coeur personnel, la <a href="http://www.djouls.com/frankzappa/index.html" target="_blank">page de Djouls sur Zappa</a> est très bien faite et vous permettra de choisir au mieux vos premiers albums. Mais faites également un tour sur le site <a href="http://zapinfrance.free.fr/index.html" target="_blank">Frank Zappa in France</a> ou celui de <a href="http://www.fredunzel.com/" target="_blank">Fred Unzel</a> qui offrent de nombreux articles, interviews, photos et vidéos.<br />
<object width="420" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/-Jh6wnmRbvQ?version=3&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/-Jh6wnmRbvQ?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Pour les fanas</strong><br />
<strong> Les plus fondus du moustachu peuvent se rendre sur la page de <a href="http://www.united-mutations.com/z/frank_zappa.htm" target="_blank">United Mutations</a></strong> qui, malgré son aspect rigide, s&#8217;avère très riche. Tout comme <a href="http://globalia.net/donlope/fz/" target="_blank">cette page</a>, aussi laide que complète pour celui qui recherche des informations sur sa discographie, les musiciens de Zappa ou les paroles de ses chansons.</p>
<p><strong>Si vous souhaitez vous pencher sur son univers décalé, rendez vous sur <a href="http://www.zappa-analysis.com/ " target="_blank">Zappa Analysis</a></strong> qui propose des  explications détaillées sur les paroles et les nombreuses références qui s&#8217;entrecroisent dans les albums.</p>
<p><strong>Autre angle d&#8217;attaque, plutot original : la philosophie</strong>, et en particulier celle de Gilles Deleuze. Trois articles sont lisibles sur <a href="http://zcommezappa.free.fr/principale.html" target="_blank">Z comme Zappa</a>. Etonnant, et un peu ardu, mais passionnant.</p>
<p><strong>Rencontrer des adorateurs</strong><br />
Pour partager votre amour de Zappa, le site officiel propose un <a href="http://www.zappa.com/messageboard/" target="_blank">forum</a> mais <a href="http://www.zappateers.com/bb/index.php" target="_blank">Zappateers</a> offre plus de sections de discussions, notamment sur les ressources audio et vidéo.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/W9Io_H2un9c?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/W9Io_H2un9c?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Lire</strong><br />
<strong> L&#8217;autobiographie <em><a href="http://www.amazon.fr/Zappa-par-Frank/dp/2841877159/ref=sr_1_10?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1269953636&amp;sr=1-10" target="_blank">Zappa par Zappa</a></em> est disponible en français</strong> et elle reste le moyen le plus abordable pour apprécier le talent et l&#8217;humour du bonhomme. Mais vous pouvez également vous tourner vers les ouvrages de deux spécialistes français, Guy Darol (et son très bon <a href="http://www.guydarol.fr/search/zappa" target="_blank">site</a>) et <a href="http://christophe.delbrouck.online.fr/menu.htm" target="_blank">Christophe Delbrouk</a> : <em>Frank Zappa de Z à A</em> et <em>Frank Zappa et l&#8217;Amérique parfaite</em>  <a class="simple-footnote" title="Vous pouvez retrouver leurs autres ouvrages ici et là" id="return-note-720-1" href="#note-720-1"><sup>1</sup></a>.</p>
<p><strong>A conseiller sinon sur la Toile</strong>, un <a href="http://www.radio-canada.ca/culture/biographies/frankzappa.html" target="_blank">article</a> de Jean-Sébastien Marsan sur Radio Canada et le blog <a href="http://frankzappa.canalblog.com/" target="_blank">Zappa, les mots bruyants</a> qui, bien qu&#8217;inactif depuis 2008, propose de nombreux extraits et citations. Pour les anglophones, je vous conseille également d&#8217;écouter quelques <a href="http://www.killuglyradio.com/2010/02/18/frank-zappa-cynic-satirist-social-anthropologist/" target="_blank">interviews audio</a> sur Kill Ugly Radio.</p>
<p><strong>Ecouter</strong><br />
<strong> Si l&#8217;on excepte <a href="http://www.youtube.com/results?search_query=zappa&amp;search_type=&amp;aq=f" target="_blank">Youtube</a> et autres <a href="http://www.lastfm.fr/music/Frank+Zappa" target="_blank">Lastfm</a>, il y a bizaremment peu de choses à se mettre sous la dent.</strong> Quelques morceaux grâce au blog <a href="http://beardo1.libsyn.com/?search_string=zappa&amp;Submit=Search&amp;search=1" target="_blank">Bandana Blues</a>, mais c&#8217;est peu. Reste heureusement un podcast, déniché sur le site du magasin Reserve, spécialisé dans la musique et la culture populaire, et consacré aux premiers travaux de Zappa, de 59 à 69. Une perle à écouter <a href="http://reservela.net/2008/12/vinyl-meltdown-no-6/">ici</a>. Pour le reste, il faudra se rendre chez votre disquaire le plus proche.</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Illustration : fresque chronologique de <a href="http://www.wardshelley.com/" target="_blank">Ward Shelley</a> (à voir en grand <a href="http://www.wardshelley.com/paintings/pages/fullpics/Frankzappav-1%20copy.jpg" target="_blank">ici</a>)</strong></p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-720-1">Vous pouvez retrouver leurs autres ouvrages <a href=" http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?_encoding=UTF8&amp;search-type=ss&amp;index=books-fr&amp;field-author=Christophe%20Delbrouck">ici</a> et <a href="http://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=guy+darol&amp;category=book&amp;bl=rera&amp;AID=&amp;submitbtn=Ok">là</a> <a href="#return-note-720-1">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le dessin du jour : de A à Z</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 16:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le dessin du jour]]></category>
		<category><![CDATA[a]]></category>
		<category><![CDATA[alphabet]]></category>
		<category><![CDATA[de a à z]]></category>
		<category><![CDATA[dessin]]></category>
		<category><![CDATA[hum]]></category>
		<category><![CDATA[le fond de l'air est frais]]></category>
		<category><![CDATA[visages]]></category>
		<category><![CDATA[yau de poele]]></category>
		<category><![CDATA[z]]></category>

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		<description><![CDATA[Mes enfants, bonjour. Encore une fois je ne puis que vous adresser de minables excuses pour la parution erratique sur ce blog. Mais tout ceci n’est que la conséquence de l’effervescence créative qui m'habite depuis un trip à Rennes et dont je vous avais parlé ici. Après avoir pulvérisé dans un cri rageurs les limites de la représentation visuelle avec le pixel-face art, ce n’est rien moins qu’à l’écriture que votre serviteur s’est attaqué durant une semaine d’efforts titanesques. Et le monde ne sera plus jamais le même.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mes enfants, bonjour.</strong> Encore une fois je ne puis que vous adresser de minables excuses pour la parution erratique sur ce blog. Mais tout ceci n’est que la conséquence de l’effervescence créative qui m&#8217;habite depuis un trip à Rennes et <a href="http://centrifugue.fr/2012/le-dessin-du-jour-this-is-madness/" target="_blank">dont je vous avais parlé ici</a>. Après avoir pulvérisé dans un cri rageurs les limites de la représentation visuelle avec le pixel-face art, <strong>ce n’est rien moins qu’à l’écriture que votre serviteur s’est attaqué</strong> durant une semaine d’efforts titanesques. Et le monde ne sera plus jamais le même.</p>
<p><strong>Tout commença avec un E tracé à la va-vite</strong>, et le réflexe irrépressible de dessiner des têtes à l’intérieur de cet espace :</p>
<p><img class="alignnone" title="Ealphabetheads" src="http://farm8.staticflickr.com/7203/6792434662_9d3b236d6c.jpg" alt="" width="293" height="500" /></p>
<p><strong>Le destin était alors scellé.</strong> Car après la mise au propre de ce E, et son impact visuel évident, je ne pouvais laisser cette lettre seule et isolée.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 290px"><img title="Efinalalphabetheads" src="http://farm8.staticflickr.com/7063/6918261857_eb947f83a5.jpg" alt="" width="280" height="500" /><p class="wp-caption-text">&quot;Ne me laissez pas toute seule !&quot;, supplia t-elle</p></div>
<p>Et de</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 451px"><img title="alphabetheadsA" src="http://farm8.staticflickr.com/7059/6922868087_681ab70701.jpg" alt="" width="441" height="500" /><p class="wp-caption-text">&quot;Je suis l&#39;Alpha !&quot;</p></div>
<p>Jusqu’à</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 485px"><img title="alphabetheadsZ" src="http://farm8.staticflickr.com/7042/6786048538_08272f4cf9.jpg" alt="" width="475" height="500" /><p class="wp-caption-text">&quot;Et moi l&#39;Omega ! Oh, wait...&quot;</p></div>
<p>Journée après journée, s’est constitué un alphabet</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 474px"><img title="alphabetheads" src="http://farm8.staticflickr.com/7210/6935047017_db2eb9b410.jpg" alt="" width="464" height="500" /><p class="wp-caption-text">&quot;On ne bouge plus !&quot;</p></div>
<p>Des possibilités innombrables s’ouvraient désormais à moi. Mais je devais faire un premier test. Trouver une phrase à même d’évoquer toute la puissance sommeillant dans ces lettres interdites. Et ce fut la révélation :</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><img title="yaudepoele" src="http://farm8.staticflickr.com/7062/6932173733_09810922ff_z.jpg" alt="" width="640" height="230" /><p class="wp-caption-text">Humour glacé et sophistiqué</p></div>
<p>Puis la suivante :</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 650px"><a href="http://centrifugue.fr/2012/fred-voyage-a-travers-les-cases/" target="_blank"><img title="fonddelair" src="http://farm8.staticflickr.com/7187/6788935690_56409f50e0_z.jpg" alt="" width="640" height="393" /></a><p class="wp-caption-text">Hum</p></div>
<p>Je résiste encore à l’heure actuelle à l’ajout d’une ponctuation complète. Mais la boite de Pandore s’est ouverte et les idées les plus folles s’en échappent. <strong>Tout n’est plus qu’une question de temps&#8230;</strong></p>
<p><img class="alignnone" title="asuivre" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2012/02/asuivrecentri.jpg" alt="" width="703" height="155" /></p>
<p><strong>Texte, dessins : Gwen</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mème pas mal : 50 Watts</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 11:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mème pas mal]]></category>
		<category><![CDATA[50 watts]]></category>
		<category><![CDATA[50watts]]></category>
		<category><![CDATA[a journey around my skull]]></category>
		<category><![CDATA[book]]></category>
		<category><![CDATA[couverture]]></category>
		<category><![CDATA[dessin]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Will Schofield]]></category>

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		<description><![CDATA["Mais où va t-il chercher tout ca ?", se demande le visiteur explorant ma galerie Flickr. Pour cela, comme je fais bien les choses, le visiteur n'a bien souvent qu'à regarder la note relative au dessin juste en bas. Mais que voulez-vous, cela arrive d'être distrait. Aussi, toujours prompt à aider mon prochain, et continuant dans ma lancée, après Toypedia ou Comically Vintage, ne pouvais je qu'enfin vous présenter d'un superbe site dédié aux amoureux de l'illustration : 50 Watts. Electrisant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;<em>Mais où va t-il chercher tout ca ?</em>&laquo;&nbsp;, se demande le visiteur explorant <a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/" target="_blank">ma galerie Flickr</a>. Pour cela, comme je fais bien les choses, le visiteur n&#8217;a bien souvent qu&#8217;à regarder la note relative au dessin juste en bas. Mais que voulez-vous, cela arrive d&#8217;être distrait. Aussi, toujours prompt à aider mon prochain, et continuant dans ma lancée, après <a href="http://centrifugue.fr/2011/meme-pas-mal-toypedia/" target="_blank">Toypedia</a> ou <a href="http://centrifugue.fr/2012/meme-pas-mal-comically-vintage/" target="_blank">Comically Vintage</a>, ne pouvais je qu&#8217;enfin vous présenter d&#8217;un superbe site dédié aux amoureux de l&#8217;illustration : <a href="http://50watts.com/" target="_blank">50 Watts</a>. Electrisant.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 359px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/5710373872/" target="_blank"><img src="http://farm3.staticflickr.com/2128/5710373872_de85754b8b.jpg" alt="" width="349" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Détail d&#39;une couverture de Der Orchideengarten, l&#39;un des premiers magazines consacré au fantastique</p></div>
<p>Créé en août 2007 par Will Schofield, <strong>50 Watts est un véritable paradis pour les amoureux des livres.</strong> Mais ici pas de critiques littéraires sur le contenu, et place plûtot à la beauté des objets, et notamment la première chose qui nous décidera à le saisir entre nos mains : sa couverture.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 384px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6284333698/" target="_blank"><img src="http://farm7.staticflickr.com/6060/6284333698_dfa0dc98cf_z.jpg" alt="" width="374" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture du livre Planeedi Avarusse (alias &quot;Spacious Enrolloed Planet&quot;) d&#39;A. Palei. 1971. Artiste inconnu</p></div>
<p><strong>Avec désormais plus centaines (voire milliers) de couvertures, d&#8217;illustrations, de gravures ou d&#8217;ex libris,</strong> 50 Watts est devenu un véritable musée dédié à la culture populaire. Et il offre ainsi l&#8217;occasion d&#8217;admirer le travail remarquable d&#8217;illustrateurs dont votre serviteur n&#8217;aurait jamais entendu parler autrement.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 438px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/5825208593" target="_blank"><img src="http://farm6.staticflickr.com/5263/5825208593_21ddc23c7b_z.jpg" alt="" width="428" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Couverture du livre Murder on the Palisades d&#39;Arthur Hawkins Jr</p></div>
<p><strong>Pour en savoir plus</strong>, je vous conseille la lecture de <a href="http://www.theatlantic.com/health/archive/2011/05/design-blogs-the-new-museums/239157/" target="_blank">cet article de Steven Heller sur The Atlantic</a>. Et n&#8217;hésitez pas à vous aventurer également sur l&#8217;autre blog de Will Schofield <a href="http://ajourneyroundmyskull.blogspot.com/" target="_blank">A Journey Around My Skull </a>ainsi que sur <a href="http://www.flickr.com/photos/ajourneyroundmyskull/" target="_blank">sa galerie Flickr</a> (ainsi que <a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/sets/72157629442771325/" target="_blank">la collection de mes restaurations</a>).</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 519px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gwendalcentrifugue/6684422103/" target="_blank"><img src="http://farm8.staticflickr.com/7141/6684422103_fdf32e6a5a_z.jpg" alt="" width="509" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">Gravure de Frans Masereel. 1952</p></div>
<p>Sur ce, je vous dit à bientôt, en espérant me remettre à des articles plus consistants :)</p>
<p><strong>Dessins, texte : Gwen </strong></p>
<p><strong>Illustration de début d&#8217;article d&#8217;après la couverture de De sju visslarna (Alias &laquo;&nbsp;Mystery Mile&nbsp;&raquo;) de Margery Allingham. 1966. Réalisée par Per Åhlin</strong></p>
<p><strong>Site :</strong> <a href="http://50watts.com/" target="_blank">50Watts</a></p>
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		<title>Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 2/2</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2012/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 12:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
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		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[rites of spring]]></category>
		<category><![CDATA[washington]]></category>
		<category><![CDATA[youth of today]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième partie (tardive -oui je sais, c'est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l'emocore (1). Aujourd'hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d'air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l'enthousiasme des premières années faisait place au doute.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deuxième partie </strong>(tardive -<em>oui je sais, c&#8217;est mal mais on verra quand vous devrez faire un transfert de connexion chez Orange&#8230;</em>-)<strong> de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emo" target="_blank">emocore</a></strong>  <a class="simple-footnote" title=". Un terme à prendre, y compris sur la période dont nous parlons, avec des pincettes. La plupart des fondateurs du mouvement trouvent en effet le terme emocore ridicule ou réducteur, à commencer par Picciotto (cf interview de Mark Prindle) et Mc Kaye (cf cette vidéo)." id="return-note-738-1" href="#note-738-1"><sup>1</sup></a>. Aujourd&#8217;hui synonyme de musiciens adeptes du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (<a href="http://images.ebaumsworld.com/2007/09/emofag3er.jpg" target="_blank">Ca</a> pour résumer), le emocore fut pourtant une énorme bouffée d&#8217;air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l&#8217;enthousiasme des premières années faisait place au doute.</p>
<p><strong>Après l&#8217;explosion de début 80, la scène hardcore marque le pas.</strong> Minor Threat et <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a>, deux des groupes phare, s&#8217;arrêtent (respectivement 1983 et 1984) mais, plus pernicieux, la violence jusqu&#8217;ici canalisée par la musique déborde. Les codes (vestimentaires, musicaux) et les termes de respect, d&#8217;honneur ou de puissance liés au concept de scène ont tendance à cloisonner les esprits. Symbole de ce changement, la présence de plus en plus grande aux concerts de skinheads nationalistes et/ou racistes  <a class="simple-footnote" title="Lire à ce sujet l&#8217;article de Felix Von Havoc dans Maximum Rock n&#8217;Roll." id="return-note-738-2" href="#note-738-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/99Oix0nLngc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/99Oix0nLngc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Note : attention, Youth of Today n&#8217;est pas du tout un groupe facho, mais cette vidéo vous donne un aperçu de l&#8217;engagement physique des teenagers de l&#8217;époque (et des débordements possibles).</em></p>
<p><strong>Les réactions à cette situation seront multiples pour le hardcore </strong>: passage vers le mainstream (comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/7_Seconds" target="_blank">7 Seconds</a>), fusion avec le metal (à Boston et New York notamment), radicalisation politique ou &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; (<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore, crust,</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straightedge</a>),&#8230;  Mais DC va prendre son public à rebrousse-poil avec le emocore.</p>
<p><strong>Pas de changement fondamental dans l&#8217;esprit, avec toujours cette culture <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself" target="_blank">DIY</a> et ce besoin d&#8217;indépendance, mais un questionnement sur l&#8217;énergie qui caractérise le hardcore.</strong> Jouer le plus vite et le plus fort, la formule avait créé de vraies pépites au début des années 80. Mais également des frustrations. Le genre devenait de plus en plus codifié (et donc limité) et la rage et la colère qui s&#8217;en dégageaient ne pouvaient résumer à elles seules tout le spectre des émotions, ses nuances, qui habitaient les musiciens.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/UewZlBu2-44?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/UewZlBu2-44?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Ce virage va s&#8217;opérer dès 1984</strong> à Annapolis (près de Washington DC) avec le groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%BCsker_D%C3%BC" target="_blank">Husker Du</a> mais c&#8217;est à DC que le emocore va décoller. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gray_Matter_%28band%29" target="_blank">Gray Matter</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Soulside" target="_blank">Soulside</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dag_Nasty" target="_blank">Dag Nasty</a> (déja présent au commencement), <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Shudder_To_Think" target="_blank">Shudder to Think</a>&#8230; autant de groupes à l&#8217;origine du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Revolution_Summer" target="_blank">Revolution Summer</a>. Le rythme se pose, les guitares gagnent en importance, le chant devient plus fragile (mais toujours contrebalancé par des accès de violence). Le changement est radical pour le public habitué au mosh, et l&#8217;incompréhension n&#8217;est jamais loin (ne vire t-on pas vers la pop honnie ?). Mais ces expérimentations permettent de déployer un univers gigantesque.</p>
<p><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/05/embrace.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-756" title="embrace" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/05/embrace.jpg" alt="" width="252" height="249" /></a><strong>Deux groupes vont d&#8217;ailleurs en être les meilleurs représentants : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Embrace_%28American_band%29" target="_blank">Embrace</a></strong>  <a class="simple-footnote" title="A propos d&#8217;Embrace, vous pouvez vous rendre sur Sputnik Music pour une chronique de leur album ou sur le site de Mark Prindle." id="return-note-738-3" href="#note-738-3"><sup>3</sup></a> <strong>et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Rites_of_Spring" target="_blank">Rites of Spring</a></strong>. Le premier d&#8217;entre eux n&#8217;est autre que la nouvelle formation de Ian McKaye. Avec son frère Alec,  accompagné des anciens membres de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Faith" target="_blank">The Faith</a>, le groupe ne sortira qu&#8217;un album éponyme mais fondateur. Rien de pourtant définitif dans leur musique, mais la voix de McKaye, ses intonations, et les sujets qu&#8217;il aborde (le deuil, le doute, le rejet de la violence) emportent les suffrages.</p>
<p><strong>Rites of Spring</strong>  <a class="simple-footnote" title="A lire, une chronique sur Metalorgie et un article sur The Old Punks blog." id="return-note-738-4" href="#note-738-4"><sup>4</sup></a> <strong>ne bénéficiait pas quant à lui de l&#8217;aura du &laquo;&nbsp;pape du hardcore&nbsp;&raquo; McKaye</strong>. Composé d&#8217;inconnus, le groupe va cependant frapper les esprits. Plus que la sortie d&#8217;un unique album (lui aussi éponyme), ce sont les prestations scéniques qui retiennent l&#8217;attention. Instruments fracassés, fleurs jetés dans le public, chanteur (un dénommé Guy Picciotto) à la sensibilité extrême, au chant torturé et chargé comme une pile sur scène : l&#8217;esprit du hardcore, celui qui vous remue les tripes, renait.<br />
<object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ge8ucvLYLRc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Ge8ucvLYLRc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Si le public est au départ décontenancé, de plus en plus de groupes vont s&#8217;approprier cette approche &laquo;&nbsp;emo&nbsp;&raquo;.</strong> C&#8217;est le cas du groupe <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Hated" target="_blank">Hated</a>, également à Annapolis, et surtout de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Moss_Icon" target="_blank">Moss Icon</a> qui accentue le rôle des guitares. Moss Icon lève également le pied au niveau rythmique mais, ce qui pourrait rebuter a priori l&#8217;amateur de hardcore, renforce d&#8217;autant plus les passages agressifs. La formule développée par Moss Icon va finalement lui permettre d&#8217;aligner les concerts. Au point de devenir pour les puristes le véritable iniateur du mouvement emo.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZAf6P4obmLI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ZAf6P4obmLI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Cependant, cette révolution sonique va connaitre son apogée avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fugazi" target="_blank">Fugazi</a>.</strong> Ce groupe fut d&#8217;abord une claque similaire à celle assenée par les <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/balade-dans-la-galaxie-beastie-boys-14/" target="_blank">Beastie Boys</a> à votre humble rédacteur, mais surtout il pourrait résumer à lui seul l&#8217;identité de la scène de DC. Element le plus visible de cette assertion, la présence de l&#8217;inévitable McKaye. Un label AOC qui rassure certes l&#8217;auditeur mais il faut surtout y voir la fin d&#8217;une quête pour lui (même si le bonhomme reprendra la route plus tard avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Evens" target="_blank">The Evens</a>).</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IMmE3CPWhDA?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/IMmE3CPWhDA?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>The Word &#8211; demo version (1987) ou comment calmer son monde avec un premier morceau</em></p>
<p><strong>Toujours accompagné du batteur Brendan Canty, il trouve enfin l&#8217;alchimie avec le bassiste Joe Lally et un deuxième chanteur-guitariste, le susmentionné Guy Picciotto. </strong>Le coté sentencieux de McKaye décrié par certains trouve dans Fugazi un magnifique contrepoint avec Picciotto, vipérin, torturé. Un peu comme si Chuck D de Public Enemy avait trouvé enfin son Flavor Flav  <a class="simple-footnote" title="Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto (ici pour être précis)" id="return-note-738-5" href="#note-738-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZsKPFHg5NkA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ZsKPFHg5NkA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Fugazi &#8211; Long Division</em> (extrait du documentaire <em>Instrument</em> de Jem Cohen, où vous pourrez voir le superbe enchainement sur le morceau <a href="http://youtu.be/7xYvchzUm20" target="_blank">Runaway Return</a>)</p>
<p><strong>Autre changement radical, Fugazi n&#8217;est plus la énième formation de McKaye, son nouveau bébé. Le groupe se veut le plus démocratique, le plus libre possible.</strong> A commencer par les compositions. Comme l&#8217;explique Picciotto dans une <a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm" target="_blank">interview de Mark Prindle</a>, les premiers morceaux furent composés par McKaye mais &laquo;&nbsp;<em>après, de plus en plus de membres se sont impliqués dans l&#8217;écriture. J&#8217;ai d&#8217;abord commencé puis ce fut le tour de Joe et maintenant nous écrivons tous</em>&laquo;&nbsp;. Et que l&#8217;on n&#8217;oublie pas Brendan Canty qui n&#8217;hésite pas à quitter ses futs pour s&#8217;attacher aux partitions de guitare et de basse.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/SGJFWirQ3ks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/SGJFWirQ3ks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Un processus qui se manifeste également sur scène</strong>  <a class="simple-footnote" title="Deux documents indispensables à ce propos : le livre de Glenn Friedman, Keep your Eyes open, (déja mentionné ici) ainsi que le sublime documentaire de Jem Cohen Instrument (diffusée en son temps au Museum of Modern Art de New York, excusez du peu)" id="return-note-738-6" href="#note-738-6"><sup>6</sup></a> comme le détaille Picciotto dans une<a href="http://graneroperro.com/drawcamp/addict98.htm" target="_blank"> interview de Chris Nelson</a>. &nbsp;&raquo; <em>Nous n&#8217;utilisons pas de set list. Nous nous accordons sur la première chanson et à partir d&#8217;elle nous la produisont. Il y existe un schéma de base, dans le sens où nous alternons les voix. Celui dont c&#8217;est le tour de choisir la nouvelle chanson incorpore au morceau un indice qui va permettre la transition. Tu essaies alors de regarder les autres et d&#8217;attraper leur regard. A tout moment, chaque membre peut démarrer une chanson de notre répertoire. Il est très important que chacun soit au point sur chaque album et chaque morceau. Cela devient un jeu : vous essayez d&#8217;en choisir une que vous n&#8217;avez pas jouée depuis 4 ou 5 concerts, juste pour voir si tout le monde la connait sur le bout des doigts.</em>&nbsp;&raquo; Une règle qui entraine une maitrise de leur instrument incomparable, pour notre plus grand bonheur&#8230; et qui oblige le fan transi à dénicher sans cesse de nouveaux enregistrement live.</p>
<p><strong>Mais pour le public de l&#8217;époque, ceci renforce également le lien avec le groupe. Il devient le témoin d&#8217;une représentation unique</strong> qui ne doit pas être gachée par quelques types sans cervelle (écouter à ce propos les morceau <em>Rend it</em> et <em>Bad mouth</em> sur le live au Crystal Ballroom, où le groupe n&#8217;hésite pas à s&#8217;arrêter de jouer pour calmer certains d&#8217;entre eux). A ce titre, McKaye répugne à jouer sans voir le public : &laquo;&nbsp;<em>Je veux jouer pour des gens. Je veux essayer d&#8217;interagir avec eux, et pas seulement en leur criant dessus. Je veux qu&#8217;ils sachent que je suis dans la salle avec eux. Et je souhaite qu&#8217;ils soient dans la salle avec moi</em>&laquo;&nbsp;. Etre une personne, un individu. Et pas un type dans le noir qui se prend un mauvais coup de ranger dans la tête.</p>
<p><object width="420" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/dxeI3APNAEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="420" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/dxeI3APNAEQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Que l&#8217;on se rassure, il est malgré tout encore possible d&#8217;apprécier Fugazi sans avoir à emprunter une De Lorean</strong> (ou arpenter le site <a href="http://www.archive.org/details/Fugazi" target="_blank">Archive.org</a>). C&#8217;est l&#8217;avantage de l&#8217;album et, cela tombe bien, le groupe en est conscient. Finis donc les enregistrements à l&#8217;arrache des débuts du hardcore et place à un vrai travail de studio dont <em>Red Medicine</em> est le symbole. Un album, selon une <a href="http://www.diskant.net/features/fugazi-guy-picciotto/" target="_blank" class="broken_link">interview de Chris Summerlin</a> sur Diskant, pensé comme &laquo;&nbsp;<em>un effort pour arrêter de traiter le studio comme un rendez-vous chez le docteur : désagréable mais nécessaire. Cette fois nous avons décidé de le produire nous même et d&#8217;étendre un peu notre palette en incorporant des exercices sur bande ou des démos 8 pistes, comme autant de strates. Nous avons également enregistré chaque chanson séparement de façon à ce qu&#8217;elles sonnent chacune d&#8217;une manière particulière.</em>&nbsp;&raquo; Un travail expérimental qui aboutira à des perles comme <em>End Hits</em> ou <em>The Argument</em><em>.</em></p>
<p><strong>Enfin, ce qui donne à Fugazi toute son aura, près de 10 ans après leurs adieux, est l&#8217;intégrité qui a conditionné toute leur carrière</strong>. Autoproduits, gérant eux-mêmes l&#8217;organisation des concerts (du booking aux lumières), jouant dans toutes les salles (de la salle de YMCA à la maison d&#8217;un particulier) et toutes les villes, même la plus petite, à des tarifs abordables (jamais plus de 5$), apportant leur soutien via des concerts à des associations (Emmaus Services for the aged, Latin American Youth center), Fugazi démontre qu&#8217;il est possible de combiner succès (plus d&#8217;un million d&#8217;albums vendus à leur actif) et fidélité à l&#8217;esprit underground  <a class="simple-footnote" title="Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le papier de Jason Farell à propos de l&#8217;album In on the Kill Taker, le témoignage de Craig Sharp, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence ou le texte de Mark Greif, publié dans le livre What You&#8217;ve Done to my World." id="return-note-738-7" href="#note-738-7"><sup>7</sup></a>.</p>
<p><strong>La flemme, le manque de connaissances et de groupes marquants (ainsi que la peur de dépasser les 20 000 signes) m&#8217;empêchent de pousser plus en avant notre aperçu de la scène de DC dans les années 90-2000. </strong> Mais vous pouvez toujours dénicher les nouveaux talents sur le site de Dischord ou jeter un oeil sur le genre qui lui succédera : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Screamo" target="_blank">screamo</a>. Cependant, en guise de compensation, et en gage de respect envers les groupes dont je n&#8217;ai pas pu parler, voici une playlist qui vous changera de la oï ou du crust :</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Liens</span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;">Si vous voulez en savoir plus sur le emocore, je vous conseille de vous rendre sur la page d&#8217;<a href="http://www.fourfa.com/" target="_blank">Andy Radin</a> qui offre un très bon résumé. Sinon, comme pour la <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">première partie de cet article</a>, faites un tour sur le site de <a href="http://www.dischord.com" target="_blank">Dischord Records</a>.</span></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Pas de livres à ma connaissance en français, il faudra donc se tourner vers <em>Dance of Days</em> de Mark Anderson et Mark Jenkins (quelques pages sont visibles sur <a href="http://books.google.fr/books?id=CU1jKq0TlvQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Dance+of+Days+by+Mark+Anderson+and+Mark+Jenkins&amp;source=bl&amp;ots=1iyWCKtK6y&amp;sig=imUdLrZYvAcYLDM1G948QnDjYKY&amp;hl=fr&amp;ei=FmbxS7bRMsaB_QbL2pTmBg&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CBUQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false" target="_blank">Googlebooks</a>), <em><a href="http://www.amazon.com/American-Hardcore-History-Steven-Blush/dp/0922915717" target="_blank">American Hardcore</a></em> de Steven Blush (interview de l&#8217;auteur <a href="http://www.juicemagazine.com/AMERICANHARDCORE.html" target="_blank" class="broken_link">ici</a>) et <a href="http://www.culturevulture.net/Books/OurBand.htm" target="_blank">Our Band Could Be Your Life</a> de Michael Azerrad (une chronique en français du bouquin est lisible sur le blog <a href="http://www.wonderflu.com/blog/2010/01/our-band-could-be-your-life/" target="_blank">Wonderflu</a>). <strong>Edit :</strong> un très bon documentaire à voir également, <em><a href="http://www.sonyclassics.com/americanhardcore/" target="_blank">American Hardcore, the History of American Punk-rock</a></em> par Paul Rachman et Steven Blush.</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">euxième partie (tardive -oui je sais, c&#8217;est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l&#8217;emocore. Aujourd&#8217;hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer : </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://images.ebaumsworld.com/2007/09/emofag3er.jpg</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> ) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d&#8217;air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l&#8217;enthousiasme des premières années faisait place au doute.</span></span></p>
<p>Après l&#8217;explosion de début 80, la scène hardcore marque le pas. Minor Threat et Bad Brains, deux des groupes phare, s&#8217;arretent (respectivement 1983 et 1984) mais, plus pernicieux, la violence jusqu&#8217;ici canalisée par la musique déborde. Les codes (vestimentaires, musicaux) et les termes de<br />
de respect, honneur ou de puissance liés au concept de scène cloissonent les esprits. Symbole de ce changement, la présence de plus en plus grande aux concerts de skinheads nationalistes (2) (lire à ce sujet <span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.havocrex.com/press/article/1/57</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> l&#8217;article de </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: verdana,arial,helvetica,sans,sans-serif;"><span lang="fr-FR">F</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: verdana,arial,helvetica,sans,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">elix Von Havoc dans Maximum Rock n&#8217;roll)</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">.</span></span></p>
<p>Les réactions seront multiples : passage vers le mainstream (comme 7 seconds), fusion avec le metal (à Boston et New York notamment), radicalisation politique ou &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; (grindcore, crust, straightedge),&#8230;  Mais DC va prendre son public à rebrousse poil avec le emocore.</p>
<p>Pas de changement fondamental dans l&#8217;esprit, avec toujours cette culture DIY et ce besoin d&#8217;indépendance, mais un questionnement sur l&#8217;energie qui caractérise le hardcore. Jouer le plus vite et le plus fort, la formule a créé de vraies pépites. Mais également des frustrations. Musicalement, le genre devenait de plus en plus codifié (et donc limité) et la rage et la colère qui s&#8217;en dégageaient ne pouvaient résumer à elles seules tout le spectre des émotions, ses nuances.</p>
<p>Ce virage va s&#8217;opérer dès 1984 à Annapolis (près de Washington DC) avec le groupe Husker Du mais c&#8217;est à DC que le emocore va décoller. Gray Matter, Soulside, Dag Nasty (déja présent au commencement), Shudder to Think&#8230; autant de groupes à l&#8217;origine du Revolution Summer (<span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://en.wikipedia.org/wiki/Revolution_Summer</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">). Le rythme se pose, les guitares gagnent en importance, le chant devient plus fragile (mais toujours contrebalancé par des accès de violence). Le changement est radical pour le public habitué au mosh, et l&#8217;incompréhension n&#8217;est jamais loin (ne vire t-on pas vers la pop honnie ?), mais ces expérimentations permettent de déployer un univers gigantesque.</span></span></p>
<p>Deux groupes vont d&#8217;ailleurs en être les meilleurs représentants : Embrace ( http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=14575 et http://www.markprindle.com/embrace.htm ) et Rites of Spring. Le premier d&#8217;entre eux n&#8217;est autre que la nouvelle formation de Ian Mckaye. Avec son frère Alec,  accompagné des anciens membres de Faith, le groupe ne sortira qu&#8217;un album éponyme mais fondateur. Rien de pourtant défintif dans leur musique, mais la voix de Mc Kaye, ses intonations, et les sujets qu&#8217;il aborde (le deuil, le doute, le rejet de la violence) emportent les suffrages.</p>
<p>Rites of Spring  (http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=2114<br />
et http://oldpunks.blogspot.com/2006/03/review-rites-of-spring-end-on-end.html) ne bénéficiait pas quant à lui de l&#8217;aura du &laquo;&nbsp;pape du hardcore&nbsp;&raquo; Mc Kaye. Composé d&#8217;inconnus, le groupe va cependant frapper les esprits. Plus que la sortie d&#8217;un unique album (lui aussi éponyme et à la qualité indéniable), ce sont les prestations scéniques qui retiennent l&#8217;attention. Instruments fracassés, fleurs jetés dans le public, chanteur (un dénommé Guy Picciotto) à la sensibilité extrême, au chant torturé et chargé comme une pile sur scène : l&#8217;esprit du hardcore, celui qui vous remue les tripes, renait.</p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.youtube.com/watch?v=Ge8ucvLYLRc</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Rites of Spring For want of</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Si le public est au départ décontenancé (ne virerait on pas vers la pop honnie ?), de plus en plus de groupes vont s&#8217;approprier cette approche &laquo;&nbsp;emo&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le cas du groupe Hated, également à Annapolis, et surtout de Moss Icon qui accentue le role des guitares. Moss Icon lève également le pied au niveau rythmique mais, ce qui pourrait rebuter a priori l&#8217;amateur de hardcore, renforce d&#8217;autant plus les passages agressifs. La formule développée par Moss Icon va finalement lui permettre d&#8217;aligner les concerts. Au point de devenir pour les puristes le véritable iniateur du mouvement emo. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Cependant, cette révolution sonique va connaitre son apogée avec Fugazi. Ce groupe fut d&#8217;abord une claque similaire à celle assenée par les Beastie Boys à votre humble rédacteur, mais surtout il pourrait résumer à lui seul l&#8217;identité de la scène de DC. Element le plus visible de cette assertion, la présence de l&#8217;inévitable Mc Kaye. Un label AOC qui rassure certes l&#8217;auditeur mais il faut surtout y voir la fin d&#8217;une quête pour lui (même si le bonhomme reprendra la route plus tard avec The Evens). </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>http://www.youtube.com/watch?v=jtXTUA763o4 06 &#8211; The word &#8211; Fugazi first demo tape (1987)</strong></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> ou comment calmer son monde avec un premier morceau</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Toujours accompagné du batteur Brendan Canty, il trouve enfin l&#8217;alchimie avec le bassiste Joe Lally et un deuxième chanteur-guitariste, le susmentionné Guy Picciotto. Le coté sentencieux de Mc Kaye décrié par certains trouve dans Fugazi un magnifique contrepoint avec Picciotto, vipérin, torturé. Un peu comme si Chuck D de Public Enemy avait trouvé enfin son Flavour Flav (3).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">raaaah, y a break aussi </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=qRpTf27WtTM</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=kLD-2o5fkSo (terrible avec la nana)</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=ZsKPFHg5NkA long division fugazi</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=apuLs_ayKRM shut the door putain de montée expérience sonique</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">upper waiting room des peels sessions plus version live </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=SGJFWirQ3ks</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">arpeggiator</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Autre changement radical, Fugazi n&#8217;est plus la énième formation de Mc Kaye, son nouveau bébé. Le groupe se veut le plus démocratique, le plus libre possible. A commencer par les compositions. Comme l&#8217;explique Picciotto dans une interview de Mark Prindle, les premiers morceaux furent composés par Mc Kaye mais &laquo;&nbsp;après, de plus en plus de membres se sont impliqués dans l&#8217;écriture. J&#8217;ai d&#8217;abord commencé puis ce fut le tour de Joe et maintenant nous écrivons tous&nbsp;&raquo;. Et que l&#8217;on n&#8217;oublie pas Brendan Canty qui n&#8217;hésite pas à quitter ses futs pour s&#8217;attacher aux partitions de guitare et de basse. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Un processus qui se manifeste également sur scène (4). &nbsp;&raquo; Nous n&#8217;utilisons pas de set list. Nous nous accordons sur la première chanson et à partir d&#8217;elle nous la produisont. Il y existe un schéma de base, dans le sens où nous alternons les voix. Celui dont c&#8217;est le tour de choisir la nouvelle chanson reprend la main et y incorpore un indice qui va permettre la transition. Tu essaies alors de regarder les autres et d&#8217;attraper leur regard. A tout moment, chaque membre peut démarrer une chanson de notre repertoire. Il est très important que chacun soit au point sur chaque album et chaque morceau. Cela devient un jeu : vous essayez d&#8217;en choisir une que vous n&#8217;avez pas jouée depuis 4 ou 5 concerts, juste pour voir si tout le monde la connait sur le bout des doigts.&nbsp;&raquo; Une règle qui entraine une maitrise de leur instrument incomparable, pour notre plus grand bonheur&#8230; et qui oblige le fan transi à dénicher sans cesse de nouveaux enregistrement live. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Mais pour le public de l&#8217;époque, ceci renforce également le lien avec le groupe. Il devient le témoin d&#8217;une représentation unique qui ne doit pas être gachée par quelques types sans cervelle (écouter à ce propos les morceau Rend it et Bad mouth sur le live au Crystal Ballroom, où le groupe n&#8217;hésite pas à s&#8217;arreter de jouer pour calmer certains d&#8217;entre eux). A ce titre, il répugne ainsi à jouer sans voir le public : &laquo;&nbsp;Je veux jouer pour des gens. Je veux essayer d&#8217;interagir avec eux, et pas seulement en leur criant dessus. Je veux qu&#8217;ils sachent que je suis dans la salle avec eux. Et je souhaite qu&#8217;ils soient dans la salle avec moi&nbsp;&raquo;. Etre une personne, un individu. Et pas un type dans le noir qui se prend un mauvais coup de ranger dans la tete. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Que l&#8217;on se rassure, il est malgré tout encore possible d&#8217;apprécier Fugazi sans avoir à emprunter une De Lorean ou arpenter le site Archive.org (</span></span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.archive.org/details/Fugazi</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"> ). C&#8217;est l&#8217;avantage de l&#8217;album et, cela tombe bien, le groupe en est conscient. Finis donc les enregistrements à l&#8217;arrache des débuts du hardcore et place à un vrai travail de studio dont Red Medicine est le symbole. Un album qui pensé comme &laquo;&nbsp;un effort pour arreter de traiter le studio comme un rendez-vous chez le docteur : désagréable mais nécessaire. Cette fois nous avons décidé de le produire nous meme et d&#8217;étendre un peu notre palette en incorporant des exercices sur bande ou des démos 8 pistes, comme autant de strates. Nous avons également enregistré chaque chanson séparemment de facon à ce qu&#8217;elles sonnent chacune d&#8217;une manière particulière.&nbsp;&raquo; Un travail expérimental qui aboutira à des perles comme End hits ou On the kill taker. </span></span></span></p>
<p>Enfin, ce qui donne à Fugazi toute son aura, près de 15 ans après leurs adieux, est l&#8217;intégrité qui a conditionné toute leur carrière. Autoproduits, gérant eux-memes l&#8217;organisation des concerts (du booking aux lumières), jouant dans toutes les salles (de la salle de YMCA à la maison d&#8217;un particulier) et toutes les villes, meme la plus petite, à des tarifs abordables (jamais plus de 5$), apportant leur soutien via des concerts à des associations (Emmaus Services for the aged, Latin American Youth center), Fugazi démontre qu&#8217;il est possible de combiner succès (plus d&#8217;un millions d&#8217;albums vendus à leur actif) et fidélité à l&#8217;esprit underground (5).</p>
<p>La flemme, le manque de connaissances et de groupes marquants (ainsi que la peur de dépasser les 20 000 signes) m&#8217;empechent de pousser plus en avant notre aperçu de la scène de DC dans les années 90-2000. N&#8217;étant pas mesquin, je vous conseille cependant de vous tourner vers Armor for sleep, Underoath, Shudder to Think ou Jawbox si vous souhaitez vous faire une idée. Quant aux productions les plus récentes, direction le site de Dischord qui continue de dénicher les nouveaux talents made in DC. Et, en guise de compensation, et gage de respect envers les groupes dont je n&#8217;ai pas pu parler, voici une playlist qui vous changera de la oï ou du crust.</p>
<p>2E PARTIE</p>
<p>(3) Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto (http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm<br />
4) Deux documents indispensables à ce propos : http://www.fugazibook.com/ livre de Friedman (déja mentionné ici) ainsi que la sublime vidéo Instrument (diffusée en son temps au Moma, excusez du peu)<br />
(5) Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le papier de Jason Farell à propos de l&#8217;album In on the kill Taker http://www.aquariumdrunkard.com/2009/02/25/scratch-the-surface-in-on-the-kill-taker/, le témoignage de Craig Sharp, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence http://artrocker.tv/features/article/fanbase-3-ice-sea-dead-people-on-fugazi, ou de vous rendre sur ce site qui regroupe une vingtaine d&#8217;interviews et de chroniques http://www.geocities.com/drawcamp/addict98.htm<br />
http://www.nplusonemag.com/what-youve-done-my-world texte tiré de Heavy Rotation: Twenty Writers on the Albums That Changed Their Lives de Peter Terzian<br />
LIENS<br />
Sites :</p>
<p>http://www.mesaverde.co.uk/mp3/</p>
<p>http://www.fourfa.com/</p>
<p>Dance of Days by Mark Anderson and Mark Jenkins, a history of punk rock in Washington DC, American Hardcore by Steven Blush, a history of the early &#8217;80&#8242;s hardcore scene as told by folks who were there, and Our Band Could Be Your Lifeby Michael Azerrad, which takes a look noted independent rock acts like Minor Threat, Black Flag the Minutemen, Mission Of Burma, Fugazi, and others.</p>
</div>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-738-1">. Un terme à prendre, y compris sur la période dont nous parlons, avec des pincettes. La plupart des fondateurs du mouvement trouvent en effet le terme emocore ridicule ou réducteur, à commencer par Picciotto (cf <a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm" target="_blank">interview de Mark Prindle</a>) et Mc Kaye (cf <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mbdh0Qm_5A0&amp;feature=related" target="_blank">cette vidéo</a>). <a href="#return-note-738-1">&#8617;</a></li><li id="note-738-2">Lire à ce sujet <a href="http://www.havocrex.com/press/article/1/57" target="_blank">l&#8217;article de </a><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"><a href="http://www.havocrex.com/press/article/1/57">Felix Von Havoc</a> dans Maximum Rock n&#8217;Roll</span></span><span style="color: #000000;">.</span> <a href="#return-note-738-2">&#8617;</a></li><li id="note-738-3">A propos d&#8217;Embrace, vous pouvez vous rendre sur <a href="http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=14575" target="_blank">Sputnik Music</a> pour une chronique de leur album ou sur le site de <a href="http://www.markprindle.com/embrace.htm" target="_blank">Mark Prindle.</a> <a href="#return-note-738-3">&#8617;</a></li><li id="note-738-4">A lire, une chronique sur <a href="http://www.metalorgie.com/groupe/Rites-Of-Spring" target="_blank">Metalorgie</a> et un article sur <a href="http://oldpunks.blogspot.com/2006/03/review-rites-of-spring-end-on-end.html" target="_blank">The Old Punks blog.</a> <a href="#return-note-738-4">&#8617;</a></li><li id="note-738-5">Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto (<a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm">ici</a> pour être précis) <a href="#return-note-738-5">&#8617;</a></li><li id="note-738-6">Deux documents indispensables à ce propos : le livre de Glenn Friedman, <a href="http://www.fugazibook.com" target="_blank">Keep your Eyes open,</a> <span style="color: #000000;">(déja mentionné <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/glenn-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/" target="_blank">ici</a>) ainsi que le sublime documentaire de Jem Cohen <a href="http://www.interpunk.com/item.cfm?Item=78607&amp;" target="_blank">Instrument</a></span><span style="color: #000000;"> (diffusée en son temps au Museum of Modern Art de New York, excusez du peu)</span> <a href="#return-note-738-6">&#8617;</a></li><li id="note-738-7">Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le <a href="http://www.aquariumdrunkard.com/2009/02/25/scratch-the-surface-in-on-the-kill-taker/" target="_blank">papier de Jason Farell</a> à propos de l&#8217;album <em>In on the Kill Taker</em><span style="color: #000000;">, le <a href="http://artrocker.tv/features/article/fanbase-3-ice-sea-dead-people-on-fugazi" target="_blank">témoignage de Craig Sharp</a>, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence ou le <a href="http://www.nplusonemag.com/what-youve-done-my-world" target="_blank">texte de Mark Greif</a>, publié dans le livre <em>What You&#8217;ve Done to my World</em></span><span style="color: #000000;">.</span> <a href="#return-note-738-7">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>200 Motels : le foirage magnifique de Zappa</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 12:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct... Il n'y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J'ai nommé Frank Zappa.  Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d'un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, 200 Motels n'est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d'un Eaux sauvages, est l'occasion d'effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct&#8230; Il n&#8217;y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J&#8217;ai nommé <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/frank-zappa-le-petit-guide-internet/" target="_blank">Frank Zappa</a></strong>.  Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d&#8217;un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, <em>200 Motels</em> n&#8217;est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d&#8217;un <a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=eauxsauvages" target="_blank"><em>Eaux sauvages</em></a>, est l&#8217;occasion d&#8217;effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YHxWXeK4KJA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/YHxWXeK4KJA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Non content de jouer et de composer de la musique, Zappa souhaitait depuis plusieurs années approcher la caméra.</strong> En 1962, il avait déja pu le faire d&#8217;une manière indirecte en composant la bande originale de <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_World's_Greatest_Sinner" target="_blank">The World&#8217;s Greatest Sinner</a></em>  <a class="simple-footnote" title="Je n&#8217;ai pas encore eu le plaisir de le regarder, mais Scorcese le classe parmi les meilleurs films sur le rock n&#8217;roll. Ecoutez donc le maitre." id="return-note-683-1" href="#note-683-1"><sup>1</sup></a> de Timothy Carey. Mais c&#8217;est en 1967, avec le tournage d&#8217;<em>Uncle Meat</em>, que l&#8217;idée de marier musique et image s&#8217;affirme. Manque de chance, et surtout manque d&#8217;argent, seul un double-album sera commercialisé en 1969  <a class="simple-footnote" title="Une VHS sortira finalement en 1987. Avis aux dénicheurs de curiosités." id="return-note-683-2" href="#note-683-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p><strong>Deuxième chance en 1971 avec le projet <em>200 Motels</em>, dont la ligne directrice pourrait être &laquo;&nbsp;<em>Touring can make you crazy</em>&nbsp;&raquo; </strong>(les tournées peuvent vous rendre dingue). Soit les aventures des Mothers  <a class="simple-footnote" title="Le groupe qui fit connaitre Zappa avec le génial Freak out! Soit Jimmy Carl Black, Don Preston, Jim &laquo;&nbsp;Motorhead&nbsp;&raquo; Sherwood, Aynsley Dunbar, Ian Underwood, et les chanteurs Flo &amp; Eddie." id="return-note-683-3" href="#note-683-3"><sup>3</sup></a>, venus jouer à Centerville, petite bourgade où l&#8217;on voit d&#8217;un mauvais oeil l&#8217;arrivée de ces énergumènes. Ces derniers devront de plus lutter contre les tentations (pacte faustien proposé par l&#8217;acteur <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Theodore_Bikel" target="_blank">Theodore Bikel</a>, désirs de carrière solo, course aux groupies, etc.)</p>
<p><img class="alignnone" title="200motels2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/200motelsB.jpg" alt="" width="605" height="378" /><br />
<em>Keith Moon déguisé en nonne et en plein bad trip. Heureusement que les (ravissantes) groupies sont là pour le soutenir dans cette dure épreuve.</em></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;C&#8217;était vraiment pas l&#8217;année pour arrêter de sniffer de la colle&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong>Voila pour le canevas général, déja bien halluciné. Mais le tournage ne va faire qu&#8217;amplifier cette étrangeté, ce caractère bancal</strong>. Avec un petit budget financé par la United Artists et la MGM, le film est mis en boite en une semaine en Angleterre. Les idées fourmillent dans la tête de Zappa, qui n&#8217;hésite pas à engager dans son aventure le Royal Philarmonic Orchestra, la mezzo soprano Janet Ferguson  <a class="simple-footnote" title="Elle participera également aux albums Burnt Weeny Sandwich, Waka/Jawaka, and The Grand Wazoo." id="return-note-683-4" href="#note-683-4"><sup>4</sup></a> et le Classical Guitar Ensemble de John Williams. Mais il se heurte rapidement aux réalités du cinéma. En particulier le script.</p>
<p><strong>Reconnu pour ses collaborations avec les Beatles ou Hendrix, le co-réalisateur Tony Palmer arrive sur le projet sans fil directeur.</strong> Rien de tel pour gaspiller le temps. Comme <a href="http://www.frankzappa200motelsdvd.com/" target="_blank">il le raconte</a>, la moitié des scènes prévues à l&#8217;origine ne peuvent ainsi être tournées en temps et en heure, nuisant à la continuité du film. Ceci a pour conséquence le départ de Tony Palmer, auquel se joindront d&#8217;autres acteurs et même le musicien Jeff Simmons  <a class="simple-footnote" title="Il sera remplacé au pied levé par Martin Lickert, chauffeur de Ringo Starr." id="return-note-683-5" href="#note-683-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><strong>Pour couronner le tout, le film sera un bide à sa sortie.</strong> La même année, Zappa sera grièvement blessé lors d&#8217;un concert, poussé hors de la scène par un spectateur, et le matériel des Mothers partira en fumée lors d&#8217;un concert à Montreux (inspirant<em> Smoke on the Water</em> de Deep Purple). Bref, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=v46plhmxXU4" target="_blank">&laquo;&nbsp;<em>c&#8217;était vraiment pas l&#8217;année pour arreter de sniffer de la colle</em>&laquo;&nbsp;</a>.</p>
<p><strong>A quoi peut donc ressembler le bébé <em>200 Motels</em> après un accouchement si douloureux ? Plus à une expérience sensorielle qu&#8217;à un véritable film, c&#8217;est certain.</strong> Montage épileptique, travail sur les bruitages conférant une ambiance cartoon, surimpressions (mains glissant sur les touches de piano et partitions mélées), fumées sortant de liquides étranges, le tout réhaussé par les couleurs de la vidéo  <a class="simple-footnote" title="Le film fut l&#8217;un des premiers à être tourné au formart vidéo PAL puis converti en 35mm pour son exploitation au cinéma." id="return-note-683-6" href="#note-683-6"><sup>6</sup></a> : Zappa n&#8217;a jamais été le porte étendard des drogues mais avec ce film, on a vraiment des doutes.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2H_SsrNE8eI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2H_SsrNE8eI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Cet happening déglingué et psychédélique emporte finalement le spectateur par son coté doux-dingue.</strong> Que ce soient Ringo Starr, déguisé en Zappa ou en nain (<em>?!</em>), Keith Moon en nonne adepte des drogues dures (<em>?! bis</em>) ou le duo Flo et Eddie  <a class="simple-footnote" title="Mark Volman et Howard Kaylan chantaient auparavant dans le groupe de pop The Turtles. Cela ne vous dit rien mais ce morceau vous l&#8217;avez surement entendu." id="return-note-683-7" href="#note-683-7"><sup>7</sup></a> en roue libre, la bonne humeur est communicative.</p>
<p><strong>Zappa aux manettes, le film contient bien évidemment son lot de chansons.</strong> Mêlant expérimentations pop et parties orchestrales, elles ne sont pas forcement les plus intéressantes composées par Zappa. Mais des morceaux comme <em>Magic Fingers</em>, <em>Tuna Fish Promenade</em>, <em>Penis Dimension</em> ou le final <a href="http://www.youtube.com/watch?v=pogYsekE-IQ" target="_blank"><em>Strictly Gentee</em></a><em>l</em> sont loin d&#8217;être déshonorantes.</p>
<p><img class="alignnone" title="200motels1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/200motels13.jpg" alt="" width="400" height="306" /><br />
<strong>&laquo;&nbsp;Nothing really matters&nbsp;&raquo;</strong><br />
<strong> Cependant, ce que l&#8217;on retient après ce tourbillon de 91 mn, ce sont des séquences ou vous agitez les bras d&#8217;incompréhension face aux aventures des Mothers.</strong> Jim Motorhead Sherwood tombe amoureux d&#8217;un aspirateur géant au doux nom de Gypsy Mutant Vacuum Cleaner tandis que Jimmy Carl Black dégomme du hippie à coup de mitrailleuse dans un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-eN-ScHMdC0" target="_blank">bar de rednecks</a>. Et l&#8217;orchestre de se voir parqué dans un camp de rééducation, tandis que des hommes à tête de lézard se baladent dans ses rangs. Autant de moments &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; qui rappellent furieusement le sketch <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1Uvt83YWWWY" target="_blank">Find a Fish</a> dans <em>Le sens de la vie</em> des Monty Pythons. Une impression encore renforcée par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tPoAWN09Uy8" target="_blank">Dental Hygiene Dilemna</a> de Charles Swenson, séquence animée mêlant prises de vue réelles, à l&#8217;image des travaux de Gilliam.</p>
<p><strong>Certes, cela ne tient pas la comparaison au point de vue comique (qui le pourrait face aux Pythons d&#8217;ailleurs ?) mais <em>200 Motels</em> réussit son pari de nous faire voyager à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa. </strong>A l&#8217;image de sa présence dans le film  <a class="simple-footnote" title="Zappa hante le film et n&#8217;est jamais présent directement : on l&#8217;aperçoit jouer de la batterie ou de la guitare, conduire la musique tel un chef d&#8217;orchestre à la fin, mais le personnage &laquo;&nbsp;Frank Zappa&nbsp;&raquo; n&#8217;apparait que sous les traits de Ringo Star ou en poupée géante, démembrée par une horde de journalistes. Autre symbole de voyage à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa, des plans en insert de son oeil à la fin du film." id="return-note-683-8" href="#note-683-8"><sup>8</sup></a>, la rencontre avec son univers reste fugace, chaotique, brouillonne. Mais <em>200 Motels</em> s&#8217;avère suffisamment délirant au final pour baisser un instant son niveau d&#8217;exigence cinématographique et l&#8217;apprécier pour ce qu&#8217;il est : un joyeux bordel qui vous ne laissera pas indifférent.</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Liens</strong></p>
<ul>
<li>Vous pouvez également lire deux chroniques de l&#8217;album <em>200 Motels</em>, une d&#8217;Oncle Viande sur <a href=" http://fp.nightfall.fr/index_1371_zappa-frank-200.html" target="_blank">Forces parallèles</a> et l&#8217;autre, par Sytizen, sur <a href="http://www.xsilence.net/disque-6534.htm" target="_blank">Xsilence.net</a></li>
<li>Si vous souhaitez regarder quelques extraits vidéos, vous pouvez consulter cette page sur <a href="http://www.metafilter.com/88728/200-Motels" target="_blank">Metafilter</a></li>
<li>A voir, un <a href="http://www.yaah.tv/view/1550/frank-zappa-the-making-of-200-motels-part-1-of-3/" target="_blank" class="broken_link">documentaire</a> sur le making of de <em>200 Motels</em> (en 3 parties) sur Youtube</li>
<li>Vous pouvez enfin retrouver quelques photos d&#8217;exploitation du film sur<a href="http://cinematic.de/200-motels-frank-zappa/" target="_blank"> Cinematic</a></li>
</ul>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-683-1">Je n&#8217;ai pas encore eu le plaisir de le regarder, mais Scorcese le classe parmi les meilleurs films sur le rock n&#8217;roll. Ecoutez donc le maitre. <a href="#return-note-683-1">&#8617;</a></li><li id="note-683-2">Une VHS sortira finalement en 1987. Avis aux dénicheurs de curiosités. <a href="#return-note-683-2">&#8617;</a></li><li id="note-683-3">Le groupe qui fit connaitre Zappa avec le génial <em>Freak out!</em> Soit Jimmy Carl Black, Don Preston, Jim &laquo;&nbsp;Motorhead&nbsp;&raquo; Sherwood, Aynsley Dunbar, Ian Underwood, et les chanteurs Flo &amp; Eddie. <a href="#return-note-683-3">&#8617;</a></li><li id="note-683-4">Elle participera également aux albums <em>Burnt Weeny Sandwich</em>, <em>Waka/Jawaka</em>, and <em>The Grand Wazoo</em>. <a href="#return-note-683-4">&#8617;</a></li><li id="note-683-5">Il sera remplacé au pied levé par <a href="http://radiodupree.blogspot.com/2006/03/rip-martin-lickert.html" target="_blank">Martin Lickert</a>, chauffeur de Ringo Starr. <a href="#return-note-683-5">&#8617;</a></li><li id="note-683-6">Le film fut l&#8217;un des premiers à être tourné au formart vidéo PAL puis converti en 35mm pour son exploitation au cinéma. <a href="#return-note-683-6">&#8617;</a></li><li id="note-683-7">Mark Volman et Howard Kaylan chantaient auparavant dans le groupe de pop The Turtles. Cela ne vous dit rien mais <a href="http://youtu.be/MFlNxDGPlvA" target="_blank">ce morceau</a> vous l&#8217;avez surement entendu. <a href="#return-note-683-7">&#8617;</a></li><li id="note-683-8">Zappa hante le film et n&#8217;est jamais présent directement : on l&#8217;aperçoit jouer de la batterie ou de la guitare, conduire la musique tel un chef d&#8217;orchestre à la fin, mais le personnage &laquo;&nbsp;Frank Zappa&nbsp;&raquo; n&#8217;apparait que sous les traits de Ringo Star ou en poupée géante, démembrée par une horde de journalistes. Autre symbole de voyage à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa, des plans en insert de son oeil à la fin du film. <a href="#return-note-683-8">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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