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	<title>Centrifugue</title>
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	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
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		<title>Va et regarde : Et n’en ressors pas indemne</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 14:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un petit article pour une énorme claque cinématographique. Retitré Requiem pour un massacre dans notre contrée, Id i smotri (Va et regarde) d'Elem Klimov (1) fait partie de ces expériences rares, qui vous laissent abasourdi plusieurs minutes après la fin du générique. Et vous grave des images à jamais dans la tête. En nous plongeant durant plus de deux heures aux cotés de Florya, gamin naïf qui rêve de lutter aux côtés des partisans russes, le réalisateur nous invite à ressentir l'horreur de la guerre. Et plus particulièrement l'un des épisodes peu connus de la Seconde guerre mondiale : la Shoah par balles. Eprouvant mais indispensable.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un petit article pour une énorme claque cinématographique. Retitré <em>Requiem pour un massacre</em> dans notre contrée, <em>Idi i smotri</em> (Va et regarde) d&#8217;Elem Klimov (1) fait partie de ces expériences rares, qui vous laissent abasourdi plusieurs minutes après la fin du générique. Et vous grave des images à jamais dans la tête. En nous plongeant durant plus de deux heures aux cotés de Florya, gamin naïf qui rêve de lutter aux côtés des partisans russes, le réalisateur nous invite à ressentir l&#8217;horreur de la guerre. Et plus particulièrement l&#8217;un des épisodes peu connus de la Seconde Guerre mondiale : la Shoah par balles. Eprouvant mais indispensable.</p>
<p>1943. Les troupes allemandes, après avoir subi un premier revers à Stalingrad en décembre 1942, sont définitivement stoppées en aout à Koursk.L&#8217;armée russe a beau être saignée à blanc depuis 1941, la Wehrmacht doit se replier. Et celle-ci organise une impitoyable politique de la terre brûlée. C&#8217;est dans ce contexte que le jeune Florya, malgré les supplications de sa mère, décide de rejoindre les partisans russes nanti de son sésame : un fusil déterré sur un champ de bataille.</p>
<p>Un rêve vite douché en raison de son inexpérience au combat, qui l&#8217;oblige à rester à l&#8217;arrière lors d&#8217;une offensive russe. Au coeur de la forêt, il fait cependant la rencontre de Glasha, jeune femme pleine de vie. Premiers troubles pour Florya dans son engagement, renforcés par le bombardement de leur base arrière qui les laisse seuls en pleine nature. Le couple improvisé décide alors de retourner au village de Florya. Le début d&#8217;un voyage en enfer qui les changera à jamais.</p>
<p>Votre serviteur ne poussera pas plus loin la description, au risque d&#8217;atténuer en partie la force d&#8217;une première vision. Mais il se doit de souligner le talent d&#8217;Elem Klimov. Déroutant dans ses premières minutes par le comique des scènes avec le jeune ami de Florya ou chez les partisans russes, le film nous happe par la justesse de son approche humaine. Toujours au plus près de ses sujets par son utilisation de la steadycam, de la vue subjective ou des gros plans fixes, Klimov nous retourne émotionnellement. Fasciné par la beauté et l&#8217;onirisme des séquences en forêt entre Glasha et Florya, le spectateur noue avec eux un lien indéfectible, quitte à devoir contempler l&#8217;abysse. Un abysse fait de boue et de sang.</p>
<p>Mais pas question ici de le regarder de loin. Klimov vous plonge la tête la première dedans. Une immersion renforcée par ses acteurs, tous amateurs (2), et d&#8217;une grande justesse, pour qui le tournage fut des plus éprouvants (3). Et un travail impressionnant sur le son (en particulier la séquence du marais dignes du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Drone_metal">drone metal</a>)  qui rappelle celui sur <em>Massacre à la tronconneuse</em> par sa capacité à mettre la sensibilité du spectateur à vif.</p>
<p>Injustement méconnu (4) <em>Idi i smotri</em> ne vous divertira pas. Mais il vous retournera comme peu de films peuvent le faire.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin</strong><br />
Pour ceux (mais pas seulement) qui seraient surpris par cette équipée nazie, je vous renvoie à cette <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crimes_de_guerre_nazis_en_Union_sovi%C3%A9tique">page</a> de Wikipedia  ou cet <a href="http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/article.php?ModuleId=6&amp;lang=fr">article</a> de l&#8217;Encyclopédie multimédia de la Shoah.<br />
Si l&#8217;épisode narré dans <em>Idi i smotri</em> se concentre, politique oblige (5), sur les persécutions sur la population russe par le 15e Einsatzkommando, il fait partie d&#8217;un plus grand ensemble. Ce que l&#8217;on nomme la Shoah par balle. Débutée en 1939 en Pologne, elle constitue la première étape de la Solution finale, avant le passage au fonctionnement industriel. Visant au départ Juifs, Tsiganes ou handicapés, elle s&#8217;attaquera ensuite, à partir de l&#8217;invasion allemande, en 1941, aux populations russes, aux partisans et aux cadres soviétiques.<br />
Ces missions d&#8217;extermination furent confiées aux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Einsatzgruppen">Einsatzgruppen</a> (&laquo;&nbsp;groupes d&#8217;intervention&nbsp;&raquo;) qui suivaient l&#8217;avancée des troupes. Pas assez &laquo;&nbsp;efficaces&nbsp;&raquo; <em>(Edit : et couteuses)</em>, elles seront donc remplacées par les camps de la mort à partir de 1941-1942.<br />
A ce sujet, je vous recommande <em>Einsatzgruppen : Les commandos de la mort</em>, un documentaire de Michael Prazan, diffusé en 2009 sur France 2 et disponible en <a href="http://www.amazon.fr/Einsatzgruppen-Commandos-Mort-Micha%C3%ABl-Prazan/dp/B001PJLMKW">DVD</a> (ou visible <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-goVMytg8X8">ici</a>). A consulter en ligne, le <a href="http://www.phdn.org/histgen/jaeger.html">rapport Jäger</a> sur le massacre de plus de 130000 personnes, en majorité juifs.</p>
<p>Même si ce livre ne concerne pas directement les einsatzgruppen, je vous conseille de lire<em> <a href="http://clio.revues.org/index537.html ">Des hommes ordinaires. Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne</a></em>. L&#8217;historien Christopher Browning se penche sur le quotidien de réservistes aux travers de leurs archives. Indispensable pour tenter de comprendre les mécanismes d&#8217;acceptation de l&#8217;horreur.</p>
<li>(1) basé sur la nouvelle d&#8217;Ales Adamovitch, le Récit de Khatyn. Le titre Va et regarde est une référence à un passage de l&#8217;Apocalypse selon Saint jean</li>
<li>(2) certains d&#8217;entre eux sont des survivants de cette histoire</li>
<li>(3) Les balles et obus utilisés ne sont pas à blanc. L&#8217;acteur principal, Alexey Kravchenko, a failli se noyer dans la scène du marais et a fait, sur le conseil du réalisateur, des séquences d&#8217;hypnose pour éviter de trop grands traumatismes.</li>
<li>(4) Je ne suis heureusement pas le premier à en avoir parlé, aussi je vous conseille cette chronique (en anglais) sur <a href="http://www.fright.com/edge/comeandsee.html">Fright.com</a> et celles (en français) de <a href="http://archive.filmdeculte.com/video/video.php?id=515">Danielle Chou</a> sur Film de culte, de <a href="http://www.excessif.com/dvd/actu-dvd/dossiers/coup-de-poing-requiem-pour-un-massacre-5012832-760.html">Romain Le Vern</a> sur Excessif.com et de <a href="http://www.horreur.com/critique-798-requiem%20pour%20un%20massacre%20%20va%20et%20regarde.html">Jérémie Marchetti</a> sur Horreur.com. Regardez quand même le film avant, les chroniques dévoilant pas mal d&#8217;élements de l&#8217;intrigue.</li>
<li>(5) Empêché de tourner son film pendant 7 ans, Elem Klimov pourra enfin sortir son film en 1985, à la faveur de la Glasnost, et à l&#8217;occasion des 40 ans de la victoire russe. Il recevra le Grand prix du festival de Moscou.</li>
<p><em> Requiem pour un massacre / Idi i smotri / Va et regarde</em>, d&#8217;Elem Klimov. <a href="http://www.amazon.fr/Requiem-pour-massacre-Kravtchenko-Alexei/dp/B000VX1QS6">DVD</a> français disponible chez l&#8217;éditeur Potemkine.<br />
<strong> Texte : Gwendal (et un grand merci à Stoner pour m&#8217;avoir fait découvrir ce film)</strong></p>
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		<title>Le petit guide du dubstep</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 23:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Electro]]></category>
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		<description><![CDATA[Les guitares ayant été mises à l'honneur récemment, soyons juste et tournons nous un peu les sonorités électroniques avec la dubstep. Plombée par des basses proche des expérimentations du drone, le genre réinvente l'aspect introspectif de la dub en y ajoutant un côté futuriste, à la Blade Runner. Un mélange intrigant qui, à ce titre, méritait un petit guide. C'est parti.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les guitares ayant été mises à l&#8217;honneur <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/06/exploited-wattie-le-vilain-petit-canard-a-crete/">récemment</a> <em>(oui, ca fait un mois, mais le temps est quelquechose de très relatif par ici)</em>, soyons juste et tournons nous cette fois vers les sonorités électroniques avec le dubstep. Plombé par des basses proche des expérimentations du drone,  le genre réinvente l&#8217;aspect introspectif de la dub en y ajoutant un côté futuriste, à la Blade Runner. Un mélange intrigant qui, à ce titre, méritait un petit guide. C&#8217;est parti.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/D6pTSGvp7T8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/D6pTSGvp7T8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em>Rien de tel pour se mettre dans l&#8217;ambiance avec l&#8217;un des morceaux phares de Skream </em></p>
<p><strong>Historique et définition</strong><br />
Né à l&#8217;aube du troisième millénaire (ca fait plus chic que l&#8217;an 2000) à Londres, et en particulier sa banlieue sud métissée, le dubstep est un courant récent. Si les pionniers débutent leurs expérimentations à la fin des années 90, le dubstep va décoller à partir de 2001 avec le label Ammunitions Promotions, qui produit les premiers disques dubstep et organise des soirées spéciales au club Forward&gt;&gt;.</p>
<p>Créé de manière underground, le dubstep se veut un genre propre à l&#8217;expérimentation. Et s&#8217;il s&#8217;inspire de scènes electro préexistantes (drum’n bass, techno, dub), chaque DJ cherche à casser les cloisons qui se sont érigées dans la scène anglaise. A ce titre, il est ardu d’en donner une définition précise mais, heureusement, il reste quelques constantes. A savoir une dimension avant tout instrumentale et des basses qui s&#8217;attaquent autant à vos oreilles qu&#8217;à votre corps tout entier. En découle une impression d&#8217;espace, similaire à l&#8217;écoute de la dub. Mais la sérénité cède la place ici au désenchantement ou au doute. Celui du citadin contemplant la jungle urbaine contemporaine.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2KDSbyC_MBE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/2KDSbyC_MBE&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em>Rappel des origines dub avec ce morceau de Digital Mystikz</em></p>
<p><strong>Archives/ressources</strong><br />
Pour ceux qui souhaitent en savoir un peu plus que cette introduction (et comme on n&#8217;est jamais aussi bien servi que par les autres), je vous renvoie logiquement à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dubstep">page Wikipedia</a> et surtout à l&#8217;<a href="http://www.lamediatheque.be/dec/genres_musicaux/parcours_dubstep/dubstep_genre_qui_n_existe_pas.php?reset=1&amp;secured=">article</a> bien troussé de Benoit Deuxant, publié sur La Médiathèque.</p>
<p>Les anglophones auront de quoi s&#8217;informer un peu plus via les articles de <a href="http://pitchfork.com/features/grime-dubstep/6614-grime-dubstep/">Martin Clark</a> dans le magazine Pitchfork  et de <a href="http://www.telegraph.co.uk/culture/music/3655896/Put-a-bit-of-dub-in-your-step.html">Gervase de Wilde</a> sur le site du Telegraph . Mais je ne saurais trop vous conseiller de lire celui de <a href="http://www.timeout.com/london/music/features/2083/1.html">Sharon O&#8217;Connell </a>sur Time Out London  qui fait vraiment le tour de la question. Et si vous avez encore 7 minutes 40 à perdre, un reportage de la BBC est visible à <a href="http://www.bbc.co.uk/dna/collective/A10695684">cette adresse</a>.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/CFW4LqsTPO0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/CFW4LqsTPO0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em> Autre qualité indéniable du dubstep, arriver à faire aimer de la pop à votre serviteur : la notion d&#8217;espace du dubstep rend justice à la très jolie voix de la chanteuse, alors que <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tXtATeQ7GKg">l&#8217;original</a></em><em> me rappelle les belles heures de </em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=V1vDQEIHT0E"><em>Message à caractère informatif</em></a><em>.</em></p>
<p><strong>Actualités et webzines</strong><br />
<a href="http://dubstep.fr/">Dubstep.fr.</a> Pas besoin d&#8217;aller chercher bien loin avec un site francophone très complet. Actu, chroniques, forum, le tout en français, largement de quoi vous rassasier. Plus généraliste, le site de l&#8217;association <a href="http://sucemonbeat.fr/">Suce mon beat</a> n&#8217;en offre pas moins son lot d&#8217;infos sur le dubstep, et si par bonheur vous êtes du côté de Montepellier, vous pourrez même profiter de leurs concerts.</p>
<p>Quelques sites en anglais à mentionner : le webzine <a href="http://www.getdarker.com/home/">Get Darker</a> et le blog <a href="http://www.weareie.com/">Weareie.com</a> qui, bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas eu de mise à jour depuis avril, contient de nombreux mixes et infos. Et enfin <a href="http://blackdownsoundboy.blogspot.com/">Blackdown</a>, blog dubstep-grime tenu par le journaliste Martin Clark, spécialiste de cette nouvelle scène.</p>
<p>Au niveau communautaire, direction à nouveau vers le sus-cité Dubstep.fr qui comprend <a href="http://dubstep.fr/forum/">un forum</a>, dont une section est dévolue aux artistes français. Mais <a href="http://www.dubstepforum.com/">Dubstepforum</a> et <a href="http://dubstepxclusive.ning.com/">Dubstepxclusive</a> constituent également des carrefours intéressants.</p>
<p><strong>Radios, mixes et streaming</strong><br />
Ecouter du dubstep est vraiment très facile. Entre <a href=" http://www.dubstepdownloads.com/">Dubstepdownloads</a>, la section dubstep de <a href="http://www.newmixes.com/category/dubstepmixes">Newmixes</a> et <a href="http://core.thomaslaupstad.com">Core News</a>,  vous avez de quoi faire (dans le lot je vous conseille <a href="http://core.thomaslaupstad.com/crazy-d-hatcha-on-kiss-100-2010-07-21-dubstep-show/">une des émissions</a> de Caspa et une de <a href="http://core.thomaslaupstad.com/mistajam-on-bbc-radio-1-2010-07-10-dubstep-special/">Mista Jam</a>).</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;un de ses aspects remarquables. Le genre a utilisé à plein les possibilités d&#8217;internet. Le pressage d&#8217;albums ne peut suivre le nombre de morceaux qui sont créés puis échangés, de facon dématérialisé, via les forums. Ce qui permet à des DJ d&#8217;acquérir en quelques heures tout le matériel sonore pour se lancer. Et échanger à leur tour des créations. Meilleur exemple à ce sujet, le site <a href="http://barefiles.com/">Barefiles.com</a>. Simple lieu d&#8217;échanges au départ, il a depuis évolué avec le magasin online <a href="http://baredubs.com/">Bare Dub Records</a>.</p>
<p>Si vous n&#8217;avez cependant pas le temps de trouver votre DJ préféré, podcasts et radios sont toujours la pour vous en proposer une sélection. Le plus simple pour cela est d&#8217;aller sur <a href="http://rinse.fm/">Rinse FM</a>, radio pirate londonienne qui fut la première à offrir l&#8217;antenne au dubstep. Mais comme nous pouvons toujours compter sur la BBC, l<a href="http://www.bbc.co.uk/programmes/b006wqb7">&#8216;émission de Mary Anne Hobbs</a> est également de très bonne qualité. DJ et journaliste (c&#8217;est elle qui signe le documentaire de la BBC cité plus haut), ce fut elle qui lança, en 2006, le dubstep auprès du grand public avec l&#8217;émission spéciale Dubstep Warz (trouvable <a href="http://www.tranquera.org/2010/01/12/bbc-radio-1-dubstep-warz-download/">ici</a>), qui regroupait les artistes les plus représentatifs de la scène dubstep.</p>
<p>Allez, je vous laisse avec quelques autres morceaux et bonne écoute !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IlEkvbRmfrA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/IlEkvbRmfrA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Je le reconnais, c&#8217;est un peu gnangnan mais, comme pour le titre de La Roux, la profondeur du dubstep apporte un supplément de sincérité qui emporte mon suffrage.</em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KenyfmC8KlQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/KenyfmC8KlQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>L&#8217;ami Cardopusher (dont j&#8217;avais oublié de parler </em><a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/bong-ra-drumcorps-les-chevelus-du-breakcore/"><em>ici</em></a><em>) nous démonte que le breakcore sait aussi se marier avec le dubstep. </em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WaU-pnassYM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/WaU-pnassYM&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Un morceau plus clinique de Kode 9 et Spaceape pour terminer, découvert grâce à <a href="http://musique.fluctuat.net/blog/26747-kode9-spaceape-bloody-bass-music-.html">un post</a> de Maxence sur Fluctuat.net</em></p>
<p><strong>Texte, dessin : Gwendal</strong></p>
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		<title>Flux RSS, Youtube, Delicious, etc : allez voir là bas si j&#8217;y suis</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 11:23:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Et ils y allèrent....

Trève de plaisanterie, votre serviteur se fend d'un petit billet dédié à tous ceux qui n'ont pas forcement le temps de s'attarder une heure entière pour lire certains de mes articles. Flux RSS, chaine Youtube, Delicious, galerie : voici donc quelques adresses utiles, et tout aussi intéressantes, qui se cachent malicieusement dans ce blog mais qui vous ont peut être échappé, éblouis que vous étiez par un article sur le breakcore ou le grind.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9ZJm000fMRk">Et ils y allèrent&#8230;.</a></em></p>
<p>Trève de plaisanterie, votre serviteur se fend d&#8217;un petit billet dédié à tous ceux qui n&#8217;ont pas forcement le temps de s&#8217;attarder une heure entière pour lire certains de mes articles (<em>Si, si, y en a, j&#8217;ai les noms !</em>).</p>
<p>Flux RSS, chaine Youtube, Delicious, galerie : voici donc quelques adresses utiles, et tout aussi intéressantes, qui se cachent malicieusement dans ce blog mais qui vous ont peut être échappé, éblouis que vous étiez par un article sur le breakcore ou le grind.</p>
<p>Oui, vous, là, qui passez sur ce blog chatoyant. Subjugués par tant d&#8217;informations essentielles, vous ne savez ou poser votre regard. Et par flemme ou découragement, vous mettez un terme à votre visite. La honte s&#8217;empare de vous.</p>
<p>Et bien sachez que vous n&#8217;êtes pas seul.</p>
<p>Certes vous méritez que l&#8217;on vous jette des pierres pour cette négligence. Mais, tel un Jésus de Nazareth revenu sur les internets, votre serviteur est décidé à vous montrer le chemin, ou plutôt les chemins, qui ménent à la révélation mystique. C&#8217;est parti.</p>
<p><strong>- Youtube</strong></p>
<p>Lire des articles sur la musique c&#8217;est très bien. Mais d&#8217;une cela prend de votre précieux temps, et de deux ca ne s&#8217;écoute pas. Ce qui est bien dommage vous en conviendrez.</p>
<p>Grâce à la magie du multimédia il est certes possible de combiner habilement les deux (comme vous l&#8217;aurez constaté en cliquant par inadvertance sur l&#8217;un des articles de ce blog). Mais rien ne vaut le plaisir de poser son séant et se concentrer pleinement sur les vibrations sonores et chromatiques que l&#8217;on appelle plus vulgairement &laquo;&nbsp;vidéoclips&nbsp;&raquo;.  Et pour cela, rien de plus simple : rendez vous sur <a href="http://www.youtube.com/user/bennnett#g/p">la chaine Youtube de Centrifugue</a> (en plus ca rime un peu). Metal, jungle, reggae ou punk, à vous d&#8217;enquiller les playlists selon votre humeur.</p>
<p><strong>- Flux RSS</strong></p>
<p>Parfois l&#8217;envie de se faire un café, se faire cuire des pâtes ou même sortir et voir des gens vous éloigne de votre ordinateur. Et vous ratez le dernier tir de missile nord coréen ou un nouveau <a href="http://knowyourmeme.com/">mème internet</a>. Vous pleurez à chaudes larmes, maudissant votre distraction.  Comment rattraper votre bourde, revenir dans le flux de l&#8217;actualité et arrêter ainsi les sarcasmes de vos collègues de travail ou de votre entourage ? Une seule solution : ajouter à votre lecteur de flux RSS cette <a href="http://www.google.com/reader/shared/boulsquad">simple page</a>. Amoureusement triée, analysée en fonction de sa pertinence, cette sélection d&#8217;informations piochées aux 36 000 coins du web vous procurera un sentiment intense de satisfaction intellectuelle. Désormais vous pourrez adresser à votre audience, d&#8217;un regard assuré et hautain, cette cinglante répartie : &laquo;&nbsp;grâce aux flux RSS de Centrifugue je le savais déjà depuis une semaine, banane !&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>- Compte Delicious</strong></p>
<p>Avouez le, retrouver ce site qui vous avait subjugué il y a quelques semaines, ou cet artiste entendu une fois chez un collègue, alors que vous vous gaviez de chipitos et de mauvais vin blanc, est devenu une tâche aussi insurmontable que de retrouver vos fiches de salaire pour une inscription à Pole Emploi. Bref, c&#8217;est le bordel. Vous pouvez bien essayer de taper quelques requêtes sur un célèbre moteur de recherche mais rien à faire. Séchez vos larmes, le <a href="http://delicious.com/centrifugue">Delicious de Centrifugue</a> est là. (À peu près) rangés en &laquo;&nbsp;tag bundles&nbsp;&raquo; (sur la colonne à droite), podcasts, webzines, sites d&#8217;artistes et autres merveilles vous y attendent.</p>
<p><strong>- Galerie Flickr</strong></p>
<p><em>Last but not least</em> (et pour ceux qui n&#8217;auraient pas remarqué en haut du blog l&#8217;onglet &laquo;&nbsp;galerie&nbsp;&raquo;), quand votre serviteur ne tape pas des phrases sans queue ni tête sur son interface Wordpress, il lui arrive de prendre sa tablette graphique pour tracer des traits et foutre de la couleur partout. Le résultat des ces expériences interdites se trouve <a href="http://www.flickr.com/photos/10661825@N07/">ici</a>. Certains visiteurs sont morts, certains sont en hôpital psychiatrique. D&#8217;autres furent aperçus pour la dernière fois en train de hurler, à poil, dans une forêt. Mais tous portaient sur leur visage le sourire de la félicité. Alors n&#8217;hésitez plus.</p>
<p>Allez en paix</p>
<p><strong>Texte, dessin : Gwendal</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Commando : punchlines, Bennett et testostérone</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 12:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Arnold Schwarzenegger]]></category>
		<category><![CDATA[bennett]]></category>
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		<description><![CDATA[Il arrive parfois que ton moral se casse. Pour ça, moi j'ai trouvé un remède efficace : la Commando attitude !

Littéralement dopé à la testostérone, farci de punchlines comme seules les années 80 pouvaient nous en procurer, et bénéficiant d'un des plus grands méchants du cinéma, Commando, de Mark L Lester, pousse jusqu'à ses limites le film d'action. A tel point que les portes du nanar ne sont jamais très loin. Petite ode à un film euphorisant.

Note : Cette chronique fut initialement publiée sur l'indispensable Nanarland. Je remercie encore ses créateurs pour m'avoir donné l'insigne honneur d'apporter ma modeste contribution à leur site.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: center;"><em>Il arrive parfois que ton moral se casse. Pour ça, moi j&#8217;ai trouvé un remède efficace : la Commando attitude !</em></div>
<div id="_mcePaste">Littéralement dopé à la testostérone, farci de punchlines comme seules les années 80 pouvaient nous en procurer, et bénéficiant d&#8217;un des plus grands méchants du cinéma, Commando, de Mark L Lester, pousse jusqu&#8217;à ses limites le film d&#8217;action. A tel point que les portes du nanar ne sont jamais très loin. Petite ode à un film euphorisant.</div>
<div id="_mcePaste"><em>Note : Cette chronique fut initialement publiée sur l&#8217;indispensable <a href="http://www.nanarland.com/">Nanarland</a>. Je remercie encore ses créateurs pour m&#8217;avoir donné l&#8217;insigne honneur d&#8217;apporter ma modeste contribution à leur site.</em></div>
<p>Le Colonel John Matrix (<a href="http://www.nanarland.com/acteurs/Main.php?id_acteur=arnoldschwarzeneger" target="_blank">Arnold Schwarzenegger</a>), ancien membre d’un commando d’élite et désormais retiré dans la montagne avec sa fille, Jenny (Alyssa Milano), voit ses anciens camarades mourir les uns après les autres. Mais tout ceci n’est qu’une ruse de son ancien coéquipier, Bennett (Vernon Wells), pour le retrouver et le forcer à remplir une dernière mission : tuer Velasquez, le président du San Carlos, et ainsi permettre au général Arius (Dan Hedaya) de reprendre le pouvoir.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando2.jpg" alt="" width="500" height="272" /></p>
<p><em>Profitez bien du générique, car ce seront les seuls moments de quiétude avant la fin du film.</em></p>
<p>La fille de Matrix est prise en otage et ce dernier, escorté par les sbires de Bennett, n’a désormais plus qu’une dizaine d’heures pour accomplir sa mission avant que Jenny ne soit exécutée. C’est cependant mal connaître Matrix, qui va tout faire pour récupérer sa fille, tout en abattant par grappes de dix les sbires qui oseront lui barrer la route.</p>
<p>Cas particulier que celui de <em>Commando</em> car le film ne peut, au premier abord, être véritablement considéré comme un nanar, c’est-à-dire, selon la définition généralement acceptée sur le site de référence Nanarland  : un « mauvais film sympathique ». Réalisé par Mark L. Lester, artisan d’honnêtes séries B (<em>Firestarter</em>, <em>Class of 1984</em> et <em>Class of 1999</em> notamment), produit par le célèbre Joel Silver (<em>Die hard</em>, <em>Predator</em>, <em>L’Arme fatale</em>, etc.),<em> Commando</em> bénéficie pour sa bande-son du tout aussi célèbre James Horner et d’un casting plus qu’honorable : Vernon Wells (<em>Mad Max 2</em>, <em>L’Aventure intérieure</em>, <em>Fortress</em>), Bill Duke (<em>Predator</em>) ou David Patrick Kelly (<em>Les Guerriers de la nuit</em>). Le film se suit sans aucune baisse de rythme et ne perd rien de son impact après plusieurs visionnages.</p>
<p>Cependant, en tant que film d’action qui assume jusqu’au bout son scénario rachitique (au prix de nombreuses invraisemblances), <em>Commando</em> provoque à sa vision le même sentiment d’absurde qu’un nanar et, à ce titre, mérite à coup sûr un visionnage entre amis.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando4" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando4.jpg" alt="" width="500" height="272" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando5" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando5.jpg" alt="" width="500" height="267" /></p>
<p><em>Le générique, un modèle de mise en valeur du héros.</em></p>
<p>Matrix, le personnage principal, nous est décrit dès le départ comme un soldat d’élite monolithique que rien, mais alors strictement rien, ne peut arrêter. Dévaler une pente à toute berzingue dans un 4&#215;4 sans frein, sauter du train d&#8217;atterissage d&#8217;un avion au décollage, briser des flics en deux ou démastiquer des sbires moustachus avec l’arsenal de la Garde nationale semble aussi naturel et facile pour lui que d’aller chercher une baguette de pain à la boulangerie du coin.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando6" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando6.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando7" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando7.jpg" alt="" width="500" height="269" /></p>
<p><em>Le dévouement des valeureux représentants de l&#8217;ordre : aussi inconscient qu&#8217;inutile face à John &laquo;&nbsp;en silence et en douceur&nbsp;&raquo; Matrix.</em></p>
<p>Sorti la même année que <em>Rambo 2</em> (1985), <em>Commando</em> joue la surenchère dans l’action et l’iconisation de son héros invincible. Mais la différence est qu’avec son rythme trépidant (conséquence du compte à rebours avant que sa fille ne soit tuée), il oblige le spectateur à accepter des exploits invraisemblables dont les punchlines, qui rythment ces péripéties, ne font que renforcer le côté <em>too much</em>. Pas question ici de craindre un quelconque échec de sa part (comme dans un <em>Die hard</em> par exemple) : avec la force tranquille d&#8217;un rouleau-compresseur, le héros va tracer son chemin jusqu’au combat final contre son ennemi juré Bennett, et le spectateur n’a dès lors plus qu’à se caler dans son fauteuil et admirer le travail d’un professionnel.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando8" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando8.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p><em>Un vendeur de voiture ? Où ça ?</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando9" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando9.jpg" alt="" width="500" height="272" /></em></p>
<p><img class="alignnone" title="commando10" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando10.jpg" alt="" width="500" height="274" /></p>
<p><em>Sully (David Patrick Kelly) : une certaine idée de la classe.</em></p>
<p>L’élément central du potentiel nanar du film réside en effet dans ce que l’on pourrait appeler la « commando attitude » des personnages, pour reprendre l’expression utilisée par un ancien Premier ministre français. Cela consiste à assumer pleinement son rôle et sa mission, sans jamais se départir de son assurance. Et malheur au pauvre hère qui aura l’idée incongrue de croiser le chemin d’un des personnages.</p>
<p>Un sbire de Bennett doit liquider quelqu’un ? Pas de problème ! Une punchline, une rafale et c’est réglé. Sully veut draguer une femme ? Une clope, un costume qui claque, un sourire de loverboy et c’est dans le sac (enfin presque). Cooke veut une voiture ? Il la prend, explose une vitrine, une voiture (grâce au « virage commando », voir plus bas) et un coéquipier de Matrix au passage. Un hydravion ne veut pas décoller ? Un bon coup-de-poing sur le tableau de bord et c’est parti. Voilà la « commando attitude » ! Même la frêle et sans défense Jenny (Alyssa Milano) a la « commando attitude », n’hésitant pas à envoyer valdinguer l’autorité, qu’elle vienne du supérieur de Matrix, le général Kirby (« <em>Vous avez un mandat ?</em> »), ou du général Arius (« <em>Ca sera encore plus chouette de le voir buter votre sale gueule !</em> »).</p>
<p><img class="alignnone" title="commando11" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando11.gif" alt="" width="350" height="188" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando12" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando12.gif" alt="" width="350" height="188" /></p>
<p><em>Le fameux &laquo;&nbsp;virage Commando&nbsp;&raquo;, que l&#8217;on peut reproduire à loisir sur Gran Turismo ou GTA.  En haut, Cooke et en bas, Matrix. Remarquez comme ils partent tous les deux volontairement en sous virage pour percuter la voiture du pauvre pékin arrivant en face et ainsi se remettre dans l&#8217;axe de la route sans la moindre perte de vitesse. Du grand art.</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando13" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando13.jpg" alt="" width="500" height="275" /></em></p>
<p><em>J&#8217;ai intenté un procès à mon costumier, et mon coiffeur a fait appel&#8230;</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando14" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando14.gif" alt="" width="350" height="188" /></em></p>
<p><em>Non, Henrique, ton sacrifice n&#8217;aura pas été vain car ta mort restera gravée dans les mémoires avec ce fabuleux &laquo;&nbsp;jeté de bras&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Mais ce qui fait que l’on se rappelle encore de <em>Commando</em> bien longtemps après, l’œil embué par des larmes de rire, c’est d’avoir un bad guy, que dis-je, LE bad guy à même d’en rajouter encore plus que Matrix dans les scènes barrées : Bennett.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando15.jpg" alt="" width="500" height="272" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando16" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando16.jpg" alt="" width="500" height="268" /></p>
<p><em>Bennett, sourire en coin et cotte de maille apparente. Enfin un homme qui aime son métier.</em></p>
<p>Vernon Wells doit cependant ronger son frein pendant une bonne partie du métrage niveau action. Obligé de se coltiner des soldats incapables et de faire la baby-sitter (c’est pas génial pour un soldat d’élite qui «<em> aime un peu trop donner la mort</em> »), il rétablit l’équilibre par ses répliques et son ironie. Sûr de lui, il n’hésite pas à remettre à sa place un troufion et le général Arius, qui pensent avoir une quelconque chance de survivre.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando17" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando17.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p>- Troufion : &laquo;&nbsp;<em>Une lame de couteau dans une gorge d&#8217;enfant, ça s&#8217;enfonce comme dans du beurre.</em>&nbsp;&raquo;<br />
- Bennett : &laquo;&nbsp;<em>Toi, tu me ranges ce couteau et tu fermes ta gueule.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Bennett sait que tout le monde va crever dans le palais, dans des gerbes de sang et des râles d’agonie. La seule question qui importe étant « quand ?». De plus, à l’instar d&#8217;un Clarence Boddicker (<em>Robocop</em>) ou d&#8217;un Richter (<em>Total Recall</em>), Bennett est un bad guy qui aime son boulot. Un artisan qui a gardé le goût des choses simples. Pas de prêchi-prêcha avec lui, voir les gens souffrir c’est sa came.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando18" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando18.jpg" alt="" width="500" height="267" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando19" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando19.gif" alt="" width="298" height="224" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando20" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando20.jpg" alt="" width="500" height="270" /></p>
<p><em>A ronger son frein pendant tout le film, Bennett est un tantinet sur les nerfs.</em></p>
<p>L’apothéose interviendra lors du duel Matrix-Bennett, où ce dernier en arrive à un tel niveau de jouissance à l’idée de planter son couteau dans le bide de son rival qu’on ne peut s’empêcher d’y voir quelques sous-entendus équivoques, la panoplie de Bennett aidant (bottes et pantalon en cuir, cotte de mailles et moustache achèvent d&#8217;en faire une sorte de sosie testostéroné du chanteur de Queen).</p>
<p>Enfin, de manière plus générale, <em>Commando</em> offre aussi l&#8217;occasion pour le nanardeur novice de pouvoir apprécier, au détour des scènes, de nombreux éléments qui font le charme du nanar véritable, avec son cortège chatoyant de mannequins en mousse, trampolines, figurants débiles et autres maquettes en balsa. Le site <a href="http://www.commandofans.com/" target="_blank">commandofans.com</a> en a d&#8217;ailleurs dressé une liste exhaustive. Ce qui a l’avantage de permettre un nombre important de visionnages avant de cerner la totalité de cette œuvre ultime qu’est <em>Commando</em>.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando21" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando21.jpg" alt="" width="500" height="271" /></p>
<p><em>Encore un suicide inexpliqué de mannequin en mousse (à noter également : le</em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RMkXY6MN96E"><em> fabuleux cri de Sully</em></a><em>, notamment dans la version originale et son GOULALALAAAAA inimitable).</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando22" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando22.jpg" alt="" width="406" height="224" /></em></p>
<p><em>LE plan nichon à ne pas rater dans le film. L&#8217;actrice, Ava Cadell, est depuis devenue sexologue et est intervenue dans de nombreux talk-shows aux Etats-Unis dans les années 90.</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando24" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando24.jpg" alt="" width="500" height="273" /></em></p>
<p><em>Branscombe Richmond, alias Bobby Sixkiller, paie les traites de sa voiture et nous offre au passage un hommage avant l&#8217;heure à Metal Gear Solid en se faisant expédier fissa dans un placard.</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando25" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando25.jpg" alt="" width="500" height="270" /></em></p>
<p><em>Une maquette filmée sous différents angles pour accentuer les ravages de Matrix. On notera la présence de jolies effigies de soldats en carton (et le fait que les bâtiments explosent de l&#8217;intérieur alors que les charges sont disposées à l&#8217;extérieur).</em></p>
<p><em><img class="alignnone" title="commando26" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando26.gif" alt="" width="416" height="224" /></em></p>
<p><img class="alignnone" title="commando27" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando27.jpg" alt="" width="500" height="266" /></p>
<p><img class="alignnone" title="commando28" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando28.jpg" alt="" width="500" height="266" /></p>
<p><em>Voltige, coordination, débilité profonde. Devenir chair à canon demande un entraînement de tous les instants.</em></p>
<p>Antichambre vers le nanar,  <em>Commando</em> a donc ceci d’exceptionnel qu’il combine à merveille bon film d’action, buddy-movie efficace (avec le duo Matrix-Cindy), jeux d’acteur jubilatoires et ce grain de folie que d’autres, avec des moyens et un talent moindres, ont cultivé à leur façon pour nous offrir des plantes beaucoup plus biscornues. On peut regretter que Mark Lester soit demeuré dans l’ornière de la série B, avec des machins comme <a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=pterodactyles" target="_blank"><em>Ptérodactyles</em></a> ; on n’est jamais prophète en son pays.</p>
<p><img class="alignnone" title="commando29" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/07/commando29.jpg" alt="" width="500" height="267" /></p>
<p><em>Les spectateurs qui seront conquis par l’atmosphère absurdo-parodique de « Commando » pourront en suite, sans hésiter, s&#8217;envoler vers des contrées plus étranges. En quête de l’ultime nanar.</em></p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
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		<title>Exploited : Wattie, le vilain petit canard à crête</title>
		<link>http://centrifugue.fr/index.php/2010/06/exploited-wattie-le-vilain-petit-canard-a-crete/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 10:25:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[buchan]]></category>
		<category><![CDATA[chaos]]></category>
		<category><![CDATA[exploited]]></category>
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		<category><![CDATA[UK82]]></category>
		<category><![CDATA[wattie]]></category>

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		<description><![CDATA[Fin des années 70, la folie punk en Angleterre prend fin. Radios, télé et journaux ont fait leurs choux gras des provocations des Sex Pistols et se tournent désormais vers des genres musicaux plus respectables (New wave, ska ou revival mod). Mais les graines estampillées "no future" et "do it yourself" sont plantées dans le pavé anglais. L'une d'entre elle, répondant au doux nom d'Exploited, deviendra ainsi le symbole d'une contestation qui n'en a pas fini de dépeindre un pays désossé par Thatcher et le libéralisme triomphant. Lumière donc sur ce groupe beaucoup moins connu (et reconnu) que les traditionnels Pistols et Clash, et en particulier sur son chanteur, Wattie Buchan, incarnation vivante de la rage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plus que leur musique, les Sex Pistols auront marqué le punk en prouvant que n&#8217;importe qui pouvait monter sur une scène, du moment qu&#8217;il était pret à sortir ses tripes. Dans leur sillon, et à l&#8217;image de leurs <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/">confrères américains</a>, des groupes se forment un peu partout dans les quartiers populaires du Royaume Uni, histoire d&#8217;occuper leur chômage. Et, même dans le fin fond de l&#8217;Ecosse, à East Kilbride, Exploited ne déroge pas à la règle. Walter &laquo;&nbsp;Wattie&nbsp;&raquo; Bucchan se pose ainsi, aux débuts du groupe, comme un véritable clone de Johnny Rotten, vêtements, coupe et goût de la provocation compris.</p>
<p><img class="alignnone" title="exploited1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/exploited1.jpg" alt="" width="560" height="377" /></p>
<p>Né en 1960 à Edimbourg,  Wattie s&#8217;engage très tôt dans l&#8217;armée (l&#8217;un des rares moyens, quand on vient d&#8217;un milieu modeste, de quitter son trou). Ce qui lui permet de découvrir l&#8217;explosion du punk à Londres, à la fin de l&#8217;année 76. Ancien skinhead (1), l&#8217;écoute des Sex Pistols ou des Vibrators est une révélation. Il plaque tout et décide de faire partie d&#8217;un groupe. Ce sera Exploited, en 1979.</p>
<p>Composé à l&#8217;origine d&#8217;Hay Boy à la guitare, Mark Patrizio à la basse et Dru Stix à la batterie (remplacés en 1980 par Big John Duncan à la guitare et Gary Mc Cormack à la basse), Exploited déclare très rapidement les hostilités. Le 4 mai 81 sort <em>Punk&#8217;s not Dead</em>, leur premier album studio. <em>Cop Car</em>, <em>I still believe in Anarchy</em>, <em>Sex and Violence</em> ou, bien évidemment, le mythique <em>Punk&#8217;s not Dead :</em> l&#8217;album est une bombe. Vendu à plus de 150 000 exemplaires, il se classe pendant 44 semaines dans le classement indépendant. Il atteint même la vingtième place du classement national et est couronné &laquo;&nbsp;premier album indépendant&nbsp;&raquo; par le magasine Sounds. Enfin, &laquo;&nbsp;<em>cherry on the cake</em>&nbsp;&raquo; : leur hommage à la fameuse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=jRNOUz7uefA">interview des Sex Pistols</a> par Bill Grundy. Invité la même année à l&#8217;émission Top of the Pops pour interpréter leur single <em>Dead Cities</em>, Exploited provoque une pagaille générale. L&#8217;ardeur de Wattie à pourchasser les danseuses et à pogoter comme un damné pour perturber la prestation du groupe New Romantics n&#8217;est pas du goût de la BBC, qui interdit le groupe d&#8217;antenne.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/iHuJUF9jIoQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/iHuJUF9jIoQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Un geste suicidaire pour un groupe en quête de reconnaissance médiatique. Mais l&#8217;équivalent d&#8217;une profession de foi pour Exploited (2). En brulant les ponts avec la société policée, le groupe ne devra sa carrière qu&#8217;à la fidélité du public. Or dans une Angleterre plombée par le chômage et une politique anti-sociale, leurs textes s&#8217;attaquant à l&#8217;armée, la police, Thatcher, Reagan et autres autorités trouvent un écho certain chez les jeunes des classes populaires. Une vague sur laquelle surfe le groupe avec l&#8217;apocalyptique <em>Troop of Tomorrow</em> en 1982, puis <em>Let&#8217;s start a War</em> l&#8217;année suivante qui donnera au groupe son célèbre étendard : le crâne surmonté d&#8217;une crête.</p>
<p><img class="alignleft" title="deathbefore" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/Deathbefore.jpg" alt="" width="188" height="250" /></p>
<p>Malheureusement le groupe n&#8217;échappe pas au grand coup de mou du rock entre le milieu des années 80 et le début des années 90.  Ne comptant plus que Wattie comme membre originel, Exploited continue de sortir plusieurs albums, dont <em>War Now,</em> <em>Death Before Dishonour </em>et surtout<em> The Massacre, <span style="font-style: normal;">mais cela ne suffit pas à assurer sa pitance.</span></em> Wattie  se retrouve ainsi obligé de travailler comme roadie au début des années 90&#8230; et sa femme le quitte avec son enfant. Le chemin de croix se termine enfin en 1996 avec le fulgurant <em>Beat the Bastards</em>, suivi de <em>Fuck the System</em> en 2001. Le groupe reprend alors les tournées à travers le monde  et 2011 devrait (enfin?) voir la venue d&#8217;un nouvel album.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IepxC4b00wk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/IepxC4b00wk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>1979-2010. Plus de trente de carrière si l&#8217;on fait les comptes. Un exploit pour un groupe de punk. Clé de cette réussite : assurement la constance. Une constance dans l&#8217;énervement. A la manière des Ramones, tout l&#8217;impact d&#8217;Exploited réside dans son approche basique de la musique, rentre dedans (ou &laquo;&nbsp;<em>in your face</em>&nbsp;&raquo; pour les anglophones). Couplet refrain, couplet refrain, couplet et un solo, ce n&#8217;est certes pas très subtil mais c&#8217;est une machine à tubes redoutable. Il en va de même pour les textes, bien loin des des brûlots de Jello Biaffra ou des <em>spoken words</em> d&#8217;Henry Rollins (3).  Caricature de cette absence de recherche stylistique, le morceau <a href="http://www.lyricsdownload.com/exploited-sex-and-violence-lyrics.html">Sex and Violence</a>. Avantage cependant indéniable, il est facile de s&#8217;en souvenir, même bien allumé, et il est tout à fait possible (et recommandé) d&#8217;y ajouter quelques &laquo;&nbsp;Oï&nbsp;&raquo; bien sentis quand le coeur vous en dit.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ULYNDknBshw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/ULYNDknBshw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Musique basique, paroles basiques. C&#8217;est un peu léger pour durer aussi longtemps. Quelles sont donc les ingrédients supplémentaires qui ont permis ce succès ? Raison la plus évidente, le contexte des années 80 comme nous en parlions plus haut. Le côté &laquo;&nbsp;prolo&nbsp;&raquo; d&#8217;Exploited parle à beaucoup de jeunes et la violence dégagée par le groupe, par leurs chansons ou leurs exploits destructeurs, fait écho à la violence qui secoue l&#8217;Angleterre (grèves des mineurs en 1984-1985, une des plus longues de son histoire, ou émeutes dans le quartier londonien de Brixton, de 1981 à 1985).</p>
<p><img class="alignleft" title="themassacre" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/themassacre.jpg" alt="" width="245" height="245" /></p>
<p>Autre raison, son approche musicale .  Morceaux courts (2mn en moyenne), batterie, guitare et basse au taquet,  la formule est sensiblement la même que dans le hardcore américain mais il s&#8217;y rajoute un côté beaucoup plus sombre. Une atmosphère morbide et apocalyptique que l&#8217;on retrouve dans l&#8217;iconographie (du crâne à la crête aux couvertures de <em>War Now</em>, <em>The Massacre</em> ou <em>Death Before Dishonour) </em>et qui inspirera nombre de groupes aux Etats-Unis, dont Anthrax ou Slayer (4) (excusez du peu), avec la naissance du thrash metal.</p>
<p>Mais le coeur d&#8217;Exploited, son réacteur nucléaire de rage, et sans doute la principale raison de sa longévité, réside dans un personnage (le terme n&#8217;est pas usurpé) : Wattie Bucchan. Berzerker shooté au speed, à l&#8217;accent écossais à couper au couteau, il  torture ses cordes vocales comme si c&#8217;était son dernier morceau. Drogues, tournées autant par nécessité (il faut bien manger) que par envie (il faut bien gueuler), résistance aux aléas de 30 ans de carrière (le groupe a du connaitre une trentaine de musiciens), tout concourt à lui donner l&#8217;aura de Lemmy Kilmister du punk. Un type qui vit pour la musique et par la musique, sans compromis, sans plan de carrière. Et parfois sans réfléchir.</p>
<p><img class="alignnone" title="exploited2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/exploited2.jpg" alt="" width="546" height="456" /></p>
<p><em>Conseil lors d&#8217;une pause photo : jeter un coup d&#8217;oeil derrière soi évite les oreilles de lapin et les mains tendues.</em></p>
<p>C&#8217;est probablement sur ce point (sur lequel il diverge du lettré à rouflaquettes de Motorhead) qui l&#8217;empêche d&#8217;être, à 50 ans passés, une figure reconnue du rock. En cause, son attitude ambigue vis-à-vis de l&#8217;extrême droite qui, via le National Front, recruta à tour de bras dans les années 80 au sein de la communauté punk. Amitiés avec des membres de l&#8217;extrême droite (dont <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Stuart">Ian Stuart</a>, fondateur du mouvement Blood and Honour), tatouages aux symboles nazis qu&#8217;il s&#8217;était fait faire au début par provocation (mais sans les enlever depuis) ou présence de skinheads racistes à leurs concerts  (particulièrement en <a href="http://www.novinite.com/view_news.php?id=82117">Europe de l&#8217;est</a>), les faits sont incontestables (5).</p>
<p>Il est certes possible de contrebalancer cela par les déclarations du groupe (6), l&#8217;absence de chansons ouvertement racistes ou les nombreuses tournées avec des groupes classés à l&#8217;extrême gauche. Mais cette polémique devient au final caduque si l&#8217;on daigne se pencher sur la logique de Wattie. Ou son absence de logique.</p>
<p>Celle d&#8217;un apolitique qui, majeur en l&#8217;air, conteste toute forme d&#8217;autorité. Et c&#8217;est à peu près tout au niveau du message. Le qualifier d&#8217;anarchiste grâce à un titre comme <em>I still believe in Anarchy</em> est aller un peu loin, surtout quand on lit les paroles. Wattie est juste un chaos punk pas très éveillé (pour ne pas dire un peu con), prêt à faire la fête avec toute personne susceptible de lui offrir une bière. Ne rentrant dans aucune case, ce type semble fonctionner exclusivement à l&#8217;instinct, traçant sa route dans un immense foutoir (qu&#8217;il soit celui de la société normale ou du milieu punk) et canalisant sa fureur au travers de chansons depuis plus de 30 ans. A l&#8217;image d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/GG_Allin">GG Allin</a>, le personnage est fascinant et mérite, sans forcement l&#8217;admiration, un tant soit peu votre attention.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/US6fNnzDpdg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/US6fNnzDpdg&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<li>(1) Il y aurait de quoi faire un article (ca viendra peut être&#8230;)  sur le malentendu toujours vivace autour du mot skinhead. Vous pouvez déjà y voir un peu plus clair avec <a href="http://stanislaskazal.canalblog.com/archives/le_mouvement_skinhead/index.html">cet article de Kazal</a> mais retenez qu&#8217;il est employé ici sans connotation raciste.</li>
<li>(2) Le groupe fut plusieurs fois interdit au Canada, en Hollande ou au Mexique suite aux violences émaillant leurs concerts.</li>
<li>(3) Les inimitiés sont profondes entre ces trois personnes, Wattie ayant d&#8217;ailleurs composé <em>Fuck the USA</em> et <em>I Hate You</em> &laquo;&nbsp;en l&#8217;honneur&nbsp;&raquo; du chanteur des Dead Kennedys.</li>
<li>(4). Ce dernier fera d&#8217;ailleurs avec Ice T, sur la BO de <a href="http://www.davduf.net/la-nuit-du-jugement-bande.html">Judgement Night</a> (excellente au passage) un medley d&#8217;Exploited, regroupant <em>War</em>, <em>UK 82</em> (rebaptise <em>LA 92</em>) et <em>Disorder</em>.</li>
<li>(5) Le site pirate punk liste sur la première page de <a href="http://www.pirate-punk.net/message.php?t=7378">ce topic</a> une série de casseroles accrochées au groupe</li>
<li>(6) Lire à ce sujet le post de décembre 2008 sur leur <a href="http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.ListAll&amp;friendId=201234966&amp;page=2">Myspace</a> ou cette <a href="http://www.the-exploited.net/images/expstatement.jpg">affiche</a></li>
<p><strong>Texte, dessins : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Photos : </strong><a href="http://www.virginiaturbett.com/"><strong>Virginia Turbett</strong></a><strong> et Exploited</strong></p>
<p><strong>Liens</strong></p>
<p><a href="www.the-exploited.net">Site officiel </a></p>
<p><a href="http://the-exploited.perso.sfr.fr">Un des sites francophones</a> les plus complets sur le groupe. Je vous conseille de jeter un coup d&#8217;oeil à leur <a href="http://the-exploited.perso.sfr.fr/interview6.htm">interview dans Punk Rawk</a>,  histoire de cerner un peu mieux le Wattie, ou cette <a href="http://the-exploited.perso.sfr.fr/interview8.htm">interview</a> (au format audio) lors de leur passage dans Tracks, sur Arte</p>
<p>Un autre texte sur Exploited à lire <a href="http://damoonindamoon.blogspot.com/2006/01/exploited.html">ici</a></p>
<p>Vous pouvez également vous rendre sur la page de <a href="http://homepages.nyu.edu/~cch223/uk/exploited_main.html">Kill from the Heart</a> (en anglais)</p>
<p>Concernant plus généralement le mouvement UK82, dont est issu Exploited, rendez vous sur <a href="http://uk82.150m.com/bands.html">ce site</a> qui regroupe de nombreuses discographies. Et si vous voulez en savoir un peu plus sur les tensions politiques qui ont animé le mouvement punk c&#8217;est par <a href="http://www.punk77.co.uk/groups/punkandtheswastika.htm">ici</a>. Ou vous pouvez également vous faire une séance de <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/This_Is_England">This is England</a></em> de Shane Meadows, rien que pour la bande originale, cela vaut le coup :)</p>
<p><strong>A regarder :</strong></p>
<p>Réalisé par Stuart Newman, du magazine Kontrol, le documentaire <em>Rock n Roll Outlaw</em> consacré à Exploited et visible sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=9XgAy--FWPQ">Youtube</a> (ou vous pouvez le commander sur le site <a href="http://www.cherryred.co.uk/dvd/product.php?display=exploited">Cherry Red</a>). Extrait de l&#8217;émission Top of the Pops, clips vidéos, interviews, de quoi avoir un bon aperçu du groupe si vous maitrisez un peu l&#8217;anglais.</p>
<p><strong>Bonus :</strong></p>
<p>Je ne pouvais pas faire un article sur Exploited sans y placer un de mes morceaux préférés, <em>Alternative<span style="font-style: normal;"> (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=JWWv8E_L1C8">re</a></span></em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JWWv8E_L1C8">prise</a> par le groupe Tagada Jones et l&#8217;ex chanteur de Mass Murderers<em>)</em>, et sa géniale introduction à la basse :</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bloodhound Gang – Wolfpac : les chiens fous du white trash</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 12:26:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hip hop]]></category>
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		<description><![CDATA[White trash, "rebut blanc" littéralement. Un terme popularisé par le succès d'Eminem à la fin des années 90 qui regroupe de façon très large les visages pâles oubliés du rêve américain. Musique de la rue par excellence, et dont la popularité à dépassé son origine afro-américaine, le rap est devenu un vecteur évident pour rendre compte de cette réalité sociale. Mais est-il besoin de garder un air concerné-constipé pour balancer ses rimes ? Que nenni ! L'absurde et le bizarre peuvent être des armes tout aussi puissantes pour bouger votre popotin et, par résonance, votre cerveau. Illustration avec Bloodhound Gang et Wolfpac, deux groupes dans la pure tradition white trash, aux parcours antagonistes mais tout autant enthousiasmants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/White_trash">White trash</a>, &laquo;&nbsp;rebut blanc&nbsp;&raquo; littéralement. Un terme popularisé par le succès d&#8217;Eminem à la fin des années 90 qui regroupe de façon très large les visages pâles oubliés du rêve américain. Musique de la rue par excellence, et dont la popularité à dépassé son origine afro-américaine, le rap est devenu un vecteur évident pour rendre compte de cette réalité sociale. Mais est-il besoin de garder un air concerné-constipé pour balancer ses rimes ? Que nenni ! L&#8217;absurde et le bizarre peuvent être des armes tout aussi puissantes pour bouger votre popotin et, par résonance, votre cerveau. Illustration avec Bloodhound Gang et Wolfpac, deux groupes dans la pure tradition white trash, aux parcours antagonistes mais tout autant enthousiasmants.</p>
<p><img class="alignleft" title="Onefierce" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/onefierce.jpg" alt="" width="298" height="300" />Branleurs. Le terme est certes un peu vulgaire mais illustre à la perfection, à l&#8217;image de la couverture de leur deuxième album <em>One Fierce Beer Coaster</em> (<em>au passage un des premiers albums achetés par votre serviteur</em>), la profession de foi de Bloodhound Gang. Mélangeant rap, riffs metal et rythmiques pop estampillées 80&#8217;s, le tout additionné de paroles débiles ou graveleuses (mais toujours dans la bonne humeur), le groupe originaire de Collegeville en Pennsylvanie signe son premier album en 1995,<em> Use Your Fingers</em>, chez la major Columbia Records.</p>
<p>Un album, vendu à 200 000 exemplaires, qui leur ouvre les portes vers une tournée à travers les Etats-Unis. Mais c&#8217;est l&#8217;année suivante, avec la sortie de <em>One Fierce Beer Coaster</em>, que la popularité de Bloodhound Gang explose, grâce à leur reprise de <em>Fire Water Burn</em>. L&#8217;Europe leur ouvre les bras et la sortie en 2000 d&#8217;<em>Hooray for Boobies</em> confirme leurs espoirs. Les singles <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=xat1GVnl8-k">The Bad Touch</a></em>, <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=v2NFl86LX3Q&amp;feature=channel">Mope</a></em> (samples de <em>Relax</em>, de Frankies Goes to Hollywood,  et From Whom the Bells tolls, de Metallica,  le tout saupoudré d&#8217;un Pacman sous crack) et <em>Along Come Mary</em> se plaçant en tête des charts, notamment en Allemagne et dans les pays de l&#8217;Est.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TPdHMWVJoS8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/TPdHMWVJoS8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Un succès qui s&#8217;explique beaucoup par l&#8217;adéquation du groupe, mené par Jimmy Pop Ali (l&#8217;un des seuls survivants de la formation originelle), à l&#8217;esprit &laquo;&nbsp;MTV&nbsp;&raquo;. Clips diffusés à foison et participation aux émissions façon Jackass du skaterboardeur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bam_Margera">Bam Margera</a> assurent au groupe une médiatisation certaine chez les jeunes branchés. Un mélange d&#8217;esprit alternatif et de pose plutôt casse-gueule, car il peut mener très vite au cynisme.</p>
<p>C&#8217;est sous-estimer cependant le potentiel de débilité des membres de Bloodhound Gang. Que cela soit via leur site ou leurs interviews (1), ces éternels ados semblent avoir pour seule ligne de conduite le plaisir de jouer, de voyager et de déconner (quitte à avoir le poil dans la main pour nous livrer le successeur d&#8217;<em>Hefty Fine</em>).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RqCUlq_hSp0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/RqCUlq_hSp0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<em>Un petit duo Jimmy Pop &#8211; Daddy Long Legs, tiré du premier album de Bloodhound Gang</em></p>
<p>Une manière de détourner le système, certes inoffensive, mais qui a le mérite de rappeler à certains le simple plaisir de la déconne. Et quand les morceaux sont bons, c&#8217;est du bonus.</p>
<p><img class="alignleft" title="wolfpac" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/06/wolfpac.jpg" alt="" width="323" height="427" />Passons maintenant au négatif photo de Bloodhound, son coté obscur : Wolfpac. Formé en 1997 à Red Hill (Pennsylvanie), le groupe entretient de nombreux liens. A commencer par son fondateur, Daddy Long Legs, qui débuta dans la première mouture de Bloodhound Gang, Bang Chamber 8, et assura le chant aux cotés de Jimmy Pop Ali sur <em>Use your Fingers</em>. Il quitte cependant l&#8217;aventure après un désaccord avec Columbia Records (2).</p>
<p>Question d&#8217;indépendance, qui se concrétisera par l&#8217;autoproduction (Suggar Daddy Productions) et l&#8217;aide d&#8217;une street team pour la promotion. Un fonctionnement similaire à <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Insane_Clown_Posse">Insane Clown Posse</a> et ses hordes de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jugalo">Juggalos</a>, toujours partant pour faire répandre la bonne parole ou pogoter aux concerts. Les deux groupes cultivent en effet le même univers horrifique et violent, tout droit issu des <em>Contes de la Crypte</em>, mâtiné de hip-hop.</p>
<p>Baptisé du doux nom d&#8217;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Horrorcore">horrorcore</a>, ce mélange de violence, de sexe et d&#8217;esprit gangsta a tout pour faire ses dresser les cheveux des parents américains moyens. Ca tombe bien, c&#8217;est le but, à l&#8217;instar du métal dans les années 80. Revers de la médaille, ce n&#8217;est pas toujours très fin (3). Prédilection pour les armes à feu, concerts qui virent par moments à du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Backyard_wrestling">backyard wrestling</a>, galeries et merchandising sexy-porno (via les <a href="www.girlsofwolfpac.com">Girls of Wolfpac</a>), goût de la pose &laquo;&nbsp;bad boy&nbsp;&raquo;, etc. Tout cela a un peu un goût de MTV dégénéré.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/rP66z-gIcco&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/rP66z-gIcco&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Alors pourquoi s&#8217;intéresser à ces rebuts de la société ? Pour la musique pardi ! Car Wolfpac arrive à sortir des compos plus chiadées que leurs amis de la galaxie Insane Clow Posse (4). Guitares tronçonneuses façon <a href="http://www.youtube.com/watch?v=lgSLz5FeXUg">Misfits</a>, beat bien lourd que n&#8217;aurait pas renié Public Enemy, Wolfpac sait également manier les samples pour donner à ses albums une ambiance poisseuse et inquiétante. Et, tel à un clin d&#8217;oeil au Bloodhound Gang des débuts, le groupe n&#8217;hésite pas à utiliser des choeurs oï, propres à satisfaire l&#8217;envie de chanter des auditeurs les plus chargés à la bière. Que demande le peuple ? Encore du son ? C&#8217;est parti :</p>
<p><strong>Texte : Gwendal<br />
Photo-albums : Wolfpac / Bloodhound Gang</strong></p>
<p><strong>Discographie :</strong><br />
Concernant Bloodhound Gang, tous leurs albums valent le coup mais si vous êtes plus sensibles au mélange rap-métal, commencez par <em>One Fierce Beer Coaster</em>. Promo MTV aidant, ils sont relativement simples à trouver en magasin. Pour Wolfpac, deux albums sont disponibles, sur iTunes ou en commande sur leur site, <em>Somthin Wicked This Way Comes</em> et <em>Evil is</em>. Tournez vous vers ce dernier, il comporte en effet, en plus des pistes de Somthin, sept autres morceaux.</p>
<p><strong>Sites :</strong><br />
<a href="www.wolfpac.com">Wolfpac</a><br />
<a href="www.bloodhoundgang.com">Bloodhound Gang</a></p>
<li>(1) Vous pouvez regarder à ce sujet cette <a href="http://www.youtube.com/watch?v=IEb3sLky48s">interview</a> d&#8217;Evil Jared et Jimmy Pop sur Mania TV.</li>
<li>(2) Les deux chanteurs restant quant à eux en bons termes, cf le morceau bonus sur <em>Evil Is</em>.</li>
<li>(3) A l&#8217;image de Daddy Long Legs qui a légèrement abusé des burgers depuis ses débuts :)</li>
<li>(4) Pour les amateurs, cependant, vous pouvez vous tournez vers <a href="http://www.necrohiphop.com/">Necro</a>, <a href="http://www.therealtechn9ne.com/">Tech N9ne</a> ou <a href="www.twiztid.com">Twiztid</a>. Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le mouvement Juggalo, rendez-vous <a href="http://blogs.westword.com/backbeat/2010/07/the_gathering_of_the_juggalos.php">ici</a> ou consultez la série d&#8217;articles sur <a href="http://boingboing.net/2010/07/16/cognitive-dissonance-1.html">Boing Boing</a>.</li>
<p><strong>Bonus :</strong><br />
Bloodhoung Gang sait aussi animer les maisons de retraites<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Adgx9wt63NY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/Adgx9wt63NY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 2/2</title>
		<link>http://centrifugue.fr/index.php/2010/05/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/index.php/2010/05/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 May 2010 14:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
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		<description><![CDATA[Deuxième partie (tardive -oui je sais, c'est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l'emocore (1). Aujourd'hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d'air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l'enthousiasme des premières années faisait place au doute.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième partie (tardive -<em>oui je sais, c&#8217;est mal mais on verra quand vous devrez faire un transfert de connexion chez Orange&#8230;</em>-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emo">emocore</a> (1). Aujourd&#8217;hui synonyme de musiciens adeptes du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (<a href="http://images.ebaumsworld.com/2007/09/emofag3er.jpg">Ca</a> pour résumer), le emocore fut pourtant une énorme bouffée d&#8217;air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l&#8217;enthousiasme des premières années faisait place au doute.</p>
<p>Après l&#8217;explosion de début 80, la scène hardcore marque le pas. Minor Threat et <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/">Bad Brains</a>, deux des groupes phare, s&#8217;arrêtent (respectivement 1983 et 1984) mais, plus pernicieux, la violence jusqu&#8217;ici canalisée par la musique déborde. Les codes (vestimentaires, musicaux) et les termes de respect, d&#8217;honneur ou de puissance liés au concept de scène ont tendance à cloisonner les esprits. Symbole de ce changement, la présence de plus en plus grande aux concerts de skinheads nationalistes et/ou racistes (2).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/99Oix0nLngc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/99Oix0nLngc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Note : attention, Youth of Today n&#8217;est pas du tout un groupe facho, mais cette vidéo vous donne un aperçu de l&#8217;engagement physique des teenagers de l&#8217;époque (et des débordements possibles).</em></p>
<p>Les réactions à cette situation seront multiples pour le hardcore : passage vers le mainstream (comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/7_Seconds">7 Seconds</a>), fusion avec le metal (à Boston et New York notamment), radicalisation politique ou &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; (<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/">grindcore, crust,</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge">straightedge</a>),&#8230;  Mais DC va prendre son public à rebrousse-poil avec le emocore.</p>
<p>Pas de changement fondamental dans l&#8217;esprit, avec toujours cette culture <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself">DIY</a> et ce besoin d&#8217;indépendance, mais un questionnement sur l&#8217;énergie qui caractérise le hardcore. Jouer le plus vite et le plus fort, la formule avait créé de vraies pépites au début des années 80. Mais également des frustrations. Le genre devenait de plus en plus codifié (et donc limité) et la rage et la colère qui s&#8217;en dégageaient ne pouvaient résumer à elles seules tout le spectre des émotions, ses nuances, qui habitaient les musiciens.</p>
<p>Ce virage va s&#8217;opérer dès 1984 à Annapolis (près de Washington DC) avec le groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%BCsker_D%C3%BC">Husker Du</a> mais c&#8217;est à DC que le emocore va décoller. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gray_Matter_%28band%29">Gray Matter</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Soulside">Soulside</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dag_Nasty">Dag Nasty</a> (déja présent au commencement), <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Shudder_To_Think">Shudder to Think</a>&#8230; autant de groupes à l&#8217;origine du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Revolution_Summer">Revolution Summer</a>. Le rythme se pose, les guitares gagnent en importance, le chant devient plus fragile (mais toujours contrebalancé par des accès de violence). Le changement est radical pour le public habitué au mosh, et l&#8217;incompréhension n&#8217;est jamais loin (ne vire t-on pas vers la pop honnie ?). Mais ces expérimentations permettent de déployer un univers gigantesque.</p>
<p><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/05/embrace.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-756" title="embrace" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/05/embrace.jpg" alt="" width="252" height="249" /></a>Deux groupes vont d&#8217;ailleurs en être les meilleurs représentants : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Embrace_%28American_band%29">Embrace</a> (3)  et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Rites_of_Spring">Rites of Spring</a>. Le premier d&#8217;entre eux n&#8217;est autre que la nouvelle formation de Ian Mc Kaye. Avec son frère Alec,  accompagné des anciens membres de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Faith">The Faith</a>, le groupe ne sortira qu&#8217;un album éponyme mais fondateur. Rien de pourtant définitif dans leur musique, mais la voix de Mc Kaye, ses intonations, et les sujets qu&#8217;il aborde (le deuil, le doute, le rejet de la violence) emportent les suffrages.</p>
<p>Rites of Spring  (4) ne bénéficiait pas quant à lui de l&#8217;aura du &laquo;&nbsp;pape du hardcore&nbsp;&raquo; Mc Kaye. Composé d&#8217;inconnus, le groupe va cependant frapper les esprits. Plus que la sortie d&#8217;un unique album (lui aussi éponyme), ce sont les prestations scéniques qui retiennent l&#8217;attention. Instruments fracassés, fleurs jetés dans le public, chanteur (un dénommé Guy Picciotto) à la sensibilité extrême, au chant torturé et chargé comme une pile sur scène : l&#8217;esprit du hardcore, celui qui vous remue les tripes, renait.<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ge8ucvLYLRc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/Ge8ucvLYLRc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Si le public est au départ décontenancé, de plus en plus de groupes vont s&#8217;approprier cette approche &laquo;&nbsp;emo&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le cas du groupe <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Hated">Hated</a>, également à Annapolis, et surtout de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Moss_Icon">Moss Icon</a> qui accentue le rôle des guitares. Moss Icon lève également le pied au niveau rythmique mais, ce qui pourrait rebuter a priori l&#8217;amateur de hardcore, renforce d&#8217;autant plus les passages agressifs. La formule développée par Moss Icon va finalement lui permettre d&#8217;aligner les concerts. Au point de devenir pour les puristes le véritable iniateur du mouvement emo.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZAf6P4obmLI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/ZAf6P4obmLI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Cependant, cette révolution sonique va connaitre son apogée avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fugazi">Fugazi</a>. Ce groupe fut d&#8217;abord une claque similaire à celle assenée par les Beastie Boys à votre humble rédacteur, mais surtout il pourrait résumer à lui seul l&#8217;identité de la scène de DC. Element le plus visible de cette assertion, la présence de l&#8217;inévitable Mc Kaye. Un label AOC qui rassure certes l&#8217;auditeur mais il faut surtout y voir la fin d&#8217;une quête pour lui (même si le bonhomme reprendra la route plus tard avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Evens">The Evens</a>).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jtXTUA763o4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/jtXTUA763o4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>The Word &#8211; demo version (1987) ou comment calmer son monde avec un premier morceau</em></p>
<p>Toujours accompagné du batteur Brendan Canty, il trouve enfin l&#8217;alchimie avec le bassiste Joe Lally et un deuxième chanteur-guitariste, le susmentionné Guy Picciotto. Le coté sentencieux de Mc Kaye décrié par certains trouve dans Fugazi un magnifique contrepoint avec Picciotto, vipérin, torturé. Un peu comme si Chuck D de Public Enemy avait trouvé enfin son Flavor Flav (5).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZsKPFHg5NkA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/ZsKPFHg5NkA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><em>Fugazi &#8211; Long Division</em> (extrait du documentaire <em>Instrument</em> de Jem Cohen, où vous pourrez voir le superbe enchainement sur le morceau <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1JIwnYnSXL4">Runaway Return</a>)</p>
<p>Autre changement radical, Fugazi n&#8217;est plus la énième formation de Mc Kaye, son nouveau bébé. Le groupe se veut le plus démocratique, le plus libre possible. A commencer par les compositions. Comme l&#8217;explique Picciotto dans une <a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm">interview de Mark Prindle</a>, les premiers morceaux furent composés par Mc Kaye mais &laquo;&nbsp;<em>après, de plus en plus de membres se sont impliqués dans l&#8217;écriture. J&#8217;ai d&#8217;abord commencé puis ce fut le tour de Joe et maintenant nous écrivons tous</em>&laquo;&nbsp;. Et que l&#8217;on n&#8217;oublie pas Brendan Canty qui n&#8217;hésite pas à quitter ses futs pour s&#8217;attacher aux partitions de guitare et de basse.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/SGJFWirQ3ks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/SGJFWirQ3ks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Un processus qui se manifeste également sur scène (6) comme le détaille Picciotto dans une<a href="http://graneroperro.com/drawcamp/addict98.htm"> interview de Chris Nelson</a>. &nbsp;&raquo; <em>Nous n&#8217;utilisons pas de set list. Nous nous accordons sur la première chanson et à partir d&#8217;elle nous la produisont. Il y existe un schéma de base, dans le sens où nous alternons les voix. Celui dont c&#8217;est le tour de choisir la nouvelle chanson incorpore au morceau un indice qui va permettre la transition. Tu essaies alors de regarder les autres et d&#8217;attraper leur regard. A tout moment, chaque membre peut démarrer une chanson de notre répertoire. Il est très important que chacun soit au point sur chaque album et chaque morceau. Cela devient un jeu : vous essayez d&#8217;en choisir une que vous n&#8217;avez pas jouée depuis 4 ou 5 concerts, juste pour voir si tout le monde la connait sur le bout des doigts.</em>&nbsp;&raquo; Une règle qui entraine une maitrise de leur instrument incomparable, pour notre plus grand bonheur&#8230; et qui oblige le fan transi à dénicher sans cesse de nouveaux enregistrement live.</p>
<p>Mais pour le public de l&#8217;époque, ceci renforce également le lien avec le groupe. Il devient le témoin d&#8217;une représentation unique qui ne doit pas être gachée par quelques types sans cervelle (écouter à ce propos les morceau <em>Rend it</em> et <em>Bad mouth</em> sur le live au Crystal Ballroom, où le groupe n&#8217;hésite pas à s&#8217;arrêter de jouer pour calmer certains d&#8217;entre eux). A ce titre, Mc Kaye répugne à jouer sans voir le public : &laquo;&nbsp;<em>Je veux jouer pour des gens. Je veux essayer d&#8217;interagir avec eux, et pas seulement en leur criant dessus. Je veux qu&#8217;ils sachent que je suis dans la salle avec eux. Et je souhaite qu&#8217;ils soient dans la salle avec moi</em>&laquo;&nbsp;.  Etre une personne, un individu. Et pas un type dans le noir qui se prend un mauvais coup de ranger dans la tête.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ClURiR1cesk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/ClURiR1cesk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Que l&#8217;on se rassure, il est malgré tout encore possible d&#8217;apprécier Fugazi sans avoir à emprunter une De Lorean (ou arpenter le site <a href="http://www.archive.org/details/Fugazi">Archive.org</a>). C&#8217;est l&#8217;avantage de l&#8217;album et, cela tombe bien, le groupe en est conscient. Finis donc les enregistrements à l&#8217;arrache des débuts du hardcore et place à un vrai travail de studio dont <em>Red Medicine</em> est le symbole. Un album, selon une <a href="http://www.diskant.net/interviews/guyfugazi2.htm">interview de Chris Summerlin</a> sur Diskant, pensé comme &laquo;&nbsp;<em>un effort pour arrêter de traiter le studio comme un rendez-vous chez le docteur : désagréable mais nécessaire. Cette fois nous avons décidé de le produire nous même et d&#8217;étendre un peu notre palette en incorporant des exercices sur bande ou des démos 8 pistes, comme autant de strates. Nous avons également enregistré chaque chanson séparement de façon à ce qu&#8217;elles sonnent chacune d&#8217;une manière particulière.</em>&nbsp;&raquo; Un travail expérimental qui aboutira à des perles comme <em>End Hits</em> ou <em>The Argument</em><em>.</em></p>
<p>Enfin, ce qui donne à Fugazi toute son aura, près de 10 ans après leurs adieux, est l&#8217;intégrité qui a conditionné toute leur carrière. Autoproduits, gérant eux-mêmes l&#8217;organisation des concerts (du booking aux lumières), jouant dans toutes les salles (de la salle de YMCA à la maison d&#8217;un particulier) et toutes les villes, même la plus petite, à des tarifs abordables (jamais plus de 5$), apportant leur soutien via des concerts à des associations (Emmaus Services for the aged, Latin American Youth center), Fugazi démontre qu&#8217;il est possible de combiner succès (plus d&#8217;un million d&#8217;albums vendus à leur actif) et fidélité à l&#8217;esprit underground (7).</p>
<p>La flemme, le manque de connaissances et de groupes marquants (ainsi que la peur de dépasser les 20 000 signes) m&#8217;empêchent de pousser plus en avant notre aperçu de la scène de DC dans les années 90-2000.  Mais vous pouvez toujours dénicher les nouveaux talents sur le site de Dischord ou jeter un oeil sur le genre qui lui succédera : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Screamo">screamo</a>. Cependant, en guise de compensation, et en gage de respect envers les groupes dont je n&#8217;ai pas pu parler, voici une playlist qui vous changera de la oï ou du crust :</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<li>(1) Un terme à prendre, y compris sur la période dont nous parlons, avec des pincettes. La plupart des fondateurs du mouvement trouvent en effet le terme emocore ridicule ou réducteur, à commencer par Picciotto (cf <a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm">interview de Mark Prindle</a>) et Mc Kaye (cf <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mbdh0Qm_5A0&amp;feature=related">cette vidéo</a>).</li>
<li>(2) Lire  à ce sujet <a href="http://www.havocrex.com/press/article/1/57">l&#8217;article de </a><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"><a href="http://www.havocrex.com/press/article/1/57">Felix Von Havoc</a> dans Maximum Rock n&#8217;Roll</span></span><span style="color: #000000;">.</span></li>
<li>(3) A propos d&#8217;Embrace, vous pouvez vous rendre sur <a href="http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=14575">Sputnik Music</a> pour une chronique de leur album ou sur le site de <a href="http://www.markprindle.com/embrace.htm">Mark Prindle.</a></li>
<li>(4) A lire, une chronique sur <a href="http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=2114">Metalorgie</a> et un article sur <a href="http://oldpunks.blogspot.com/2006/03/review-rites-of-spring-end-on-end.html">The Old Punks blog.</a></li>
<li>(5) Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto  (<a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm">ici</a> pour être précis)</li>
<li>(6) Deux documents indispensables à ce propos : le livre de Glenn Friedman, <a href="http://www.fugazibook.com">Keep your Eyes open,</a> <span style="color: #000000;">(déja mentionné <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/glenn-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/">ici</a>) ainsi que le sublime documentaire de Jem Cohen <a href="http://www.interpunk.com/item.cfm?Item=78607&amp;">Instrument</a></span><span style="color: #000000;"> (diffusée en son temps au Museum of Modern Art de New York, excusez du peu)</span></li>
<li>(7) Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le <a href="http://www.aquariumdrunkard.com/2009/02/25/scratch-the-surface-in-on-the-kill-taker/">papier de Jason Farell</a> à propos de l&#8217;album <em>In on the Kill Taker</em><span style="color: #000000;">, le <a href="http://artrocker.tv/features/article/fanbase-3-ice-sea-dead-people-on-fugazi">témoignage de Craig Sharp</a>, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence, le <a href="http://www.nplusonemag.com/what-youve-done-my-world">texte de Mark Greif</a>, publié dans le livre <em>What You&#8217;ve Done to my World</em> </span><span style="color: #000000;">ou de vous rendre sur <a href="http://www.geocities.com/drawcamp/addict98.htm">ce site</a> qui regroupe une vingtaine d&#8217;interviews et de chroniques.</span></li>
<p><strong><span style="color: #000000;">Liens</span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;">Si vous voulez en savoir plus sur le emocore, je vous conseille de vous rendre sur <a href="http://www.mesaverde.co.uk/mp3/">cette page</a> du site du groupe Mesa Verde ou sur la page d&#8217;<a href="http://www.fourfa.com/">Andy Radin</a> qui offrent de très bons résumés. Sinon, comme, comme pour la <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/">première partie de cet article</a>, faites un tour sur le site de <a href="http://www.dischord.com">Dischord Records</a>.</span></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Pas de livres à ma connaissance en français, il faudra donc se tourner vers <em>Dance of Days</em> de Mark Anderson et Mark Jenkins (quelques pages sont visibles sur <a href="http://books.google.fr/books?id=CU1jKq0TlvQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Dance+of+Days+by+Mark+Anderson+and+Mark+Jenkins&amp;source=bl&amp;ots=1iyWCKtK6y&amp;sig=imUdLrZYvAcYLDM1G948QnDjYKY&amp;hl=fr&amp;ei=FmbxS7bRMsaB_QbL2pTmBg&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CBUQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false">Googlebooks</a>), <em><a href="http://www.amazon.com/American-Hardcore-History-Steven-Blush/dp/0922915717">American Hardcore</a></em> de Steven Blush (interview de l&#8217;auteur <a href="http://www.juicemagazine.com/AMERICANHARDCORE.html">ici</a>) et <a href="http://www.culturevulture.net/Books/OurBand.htm">Our Band Could Be Your Life</a> de Michael Azerrad (une chronique en français du bouquin est lisible sur le blog <a href="http://www.wonderflu.com/blog/2010/01/our-band-could-be-your-life/">Wonderflu</a>).</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">euxième partie (tardive -oui je sais, c&#8217;est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l&#8217;emocore. Aujourd&#8217;hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer : </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://images.ebaumsworld.com/2007/09/emofag3er.jpg</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> ) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d&#8217;air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l&#8217;enthousiasme des premières années faisait place au doute.</span></span></p>
<p>Après l&#8217;explosion de début 80, la scène hardcore marque le pas. Minor Threat et Bad Brains, deux des groupes phare, s&#8217;arretent (respectivement 1983 et 1984) mais, plus pernicieux, la violence jusqu&#8217;ici canalisée par la musique déborde. Les codes (vestimentaires, musicaux) et les termes de<br />
de respect, honneur ou de puissance liés au concept de scène cloissonent les esprits. Symbole de ce changement, la présence de plus en plus grande aux concerts de skinheads nationalistes (2) (lire à ce sujet <span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.havocrex.com/press/article/1/57</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> l&#8217;article de </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: verdana,arial,helvetica,sans,sans-serif;"><span lang="fr-FR">F</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: verdana,arial,helvetica,sans,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">elix Von Havoc dans Maximum Rock n&#8217;roll)</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">.</span></span></p>
<p>Les réactions seront multiples : passage vers le mainstream (comme 7 seconds), fusion avec le metal (à Boston et New York notamment), radicalisation politique ou &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; (grindcore, crust, straightedge),&#8230;  Mais DC va prendre son public à rebrousse poil avec le emocore.</p>
<p>Pas de changement fondamental dans l&#8217;esprit, avec toujours cette culture DIY et ce besoin d&#8217;indépendance, mais un questionnement sur l&#8217;energie qui caractérise le hardcore. Jouer le plus vite et le plus fort, la formule a créé de vraies pépites. Mais également des frustrations. Musicalement, le genre devenait de plus en plus codifié (et donc limité) et la rage et la colère qui s&#8217;en dégageaient ne pouvaient résumer à elles seules tout le spectre des émotions, ses nuances.</p>
<p>Ce virage va s&#8217;opérer dès 1984 à Annapolis (près de Washington DC) avec le groupe Husker Du mais c&#8217;est à DC que le emocore va décoller. Gray Matter, Soulside, Dag Nasty (déja présent au commencement), Shudder to Think&#8230; autant de groupes à l&#8217;origine du Revolution Summer (<span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://en.wikipedia.org/wiki/Revolution_Summer</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">). Le rythme se pose, les guitares gagnent en importance, le chant devient plus fragile (mais toujours contrebalancé par des accès de violence). Le changement est radical pour le public habitué au mosh, et l&#8217;incompréhension n&#8217;est jamais loin (ne vire t-on pas vers la pop honnie ?), mais ces expérimentations permettent de déployer un univers gigantesque.</span></span></p>
<p>Deux groupes vont d&#8217;ailleurs en être les meilleurs représentants : Embrace ( http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=14575 et http://www.markprindle.com/embrace.htm ) et Rites of Spring. Le premier d&#8217;entre eux n&#8217;est autre que la nouvelle formation de Ian Mckaye. Avec son frère Alec,  accompagné des anciens membres de Faith, le groupe ne sortira qu&#8217;un album éponyme mais fondateur. Rien de pourtant défintif dans leur musique, mais la voix de Mc Kaye, ses intonations, et les sujets qu&#8217;il aborde (le deuil, le doute, le rejet de la violence) emportent les suffrages.</p>
<p>Rites of Spring  (http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=2114<br />
et http://oldpunks.blogspot.com/2006/03/review-rites-of-spring-end-on-end.html) ne bénéficiait pas quant à lui de l&#8217;aura du &laquo;&nbsp;pape du hardcore&nbsp;&raquo; Mc Kaye. Composé d&#8217;inconnus, le groupe va cependant frapper les esprits. Plus que la sortie d&#8217;un unique album (lui aussi éponyme et à la qualité indéniable), ce sont les prestations scéniques qui retiennent l&#8217;attention. Instruments fracassés, fleurs jetés dans le public, chanteur (un dénommé Guy Picciotto) à la sensibilité extrême, au chant torturé et chargé comme une pile sur scène : l&#8217;esprit du hardcore, celui qui vous remue les tripes, renait.</p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.youtube.com/watch?v=Ge8ucvLYLRc</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Rites of Spring For want of</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Si le public est au départ décontenancé (ne virerait on pas vers la pop honnie ?), de plus en plus de groupes vont s&#8217;approprier cette approche &laquo;&nbsp;emo&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le cas du groupe Hated, également à Annapolis, et surtout de Moss Icon qui accentue le role des guitares. Moss Icon lève également le pied au niveau rythmique mais, ce qui pourrait rebuter a priori l&#8217;amateur de hardcore, renforce d&#8217;autant plus les passages agressifs. La formule développée par Moss Icon va finalement lui permettre d&#8217;aligner les concerts. Au point de devenir pour les puristes le véritable iniateur du mouvement emo. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Cependant, cette révolution sonique va connaitre son apogée avec Fugazi. Ce groupe fut d&#8217;abord une claque similaire à celle assenée par les Beastie Boys à votre humble rédacteur, mais surtout il pourrait résumer à lui seul l&#8217;identité de la scène de DC. Element le plus visible de cette assertion, la présence de l&#8217;inévitable Mc Kaye. Un label AOC qui rassure certes l&#8217;auditeur mais il faut surtout y voir la fin d&#8217;une quête pour lui (même si le bonhomme reprendra la route plus tard avec The Evens). </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>http://www.youtube.com/watch?v=jtXTUA763o4 06 &#8211; The word &#8211; Fugazi first demo tape (1987)</strong></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> ou comment calmer son monde avec un premier morceau</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Toujours accompagné du batteur Brendan Canty, il trouve enfin l&#8217;alchimie avec le bassiste Joe Lally et un deuxième chanteur-guitariste, le susmentionné Guy Picciotto. Le coté sentencieux de Mc Kaye décrié par certains trouve dans Fugazi un magnifique contrepoint avec Picciotto, vipérin, torturé. Un peu comme si Chuck D de Public Enemy avait trouvé enfin son Flavour Flav (3).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">raaaah, y a break aussi </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=qRpTf27WtTM</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=kLD-2o5fkSo (terrible avec la nana)</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=ZsKPFHg5NkA long division fugazi</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=apuLs_ayKRM shut the door putain de montée expérience sonique</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">upper waiting room des peels sessions plus version live </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=SGJFWirQ3ks</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">arpeggiator</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Autre changement radical, Fugazi n&#8217;est plus la énième formation de Mc Kaye, son nouveau bébé. Le groupe se veut le plus démocratique, le plus libre possible. A commencer par les compositions. Comme l&#8217;explique Picciotto dans une interview de Mark Prindle, les premiers morceaux furent composés par Mc Kaye mais &laquo;&nbsp;après, de plus en plus de membres se sont impliqués dans l&#8217;écriture. J&#8217;ai d&#8217;abord commencé puis ce fut le tour de Joe et maintenant nous écrivons tous&nbsp;&raquo;. Et que l&#8217;on n&#8217;oublie pas Brendan Canty qui n&#8217;hésite pas à quitter ses futs pour s&#8217;attacher aux partitions de guitare et de basse. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Un processus qui se manifeste également sur scène (4). &nbsp;&raquo; Nous n&#8217;utilisons pas de set list. Nous nous accordons sur la première chanson et à partir d&#8217;elle nous la produisont. Il y existe un schéma de base, dans le sens où nous alternons les voix. Celui dont c&#8217;est le tour de choisir la nouvelle chanson reprend la main et y incorpore un indice qui va permettre la transition. Tu essaies alors de regarder les autres et d&#8217;attraper leur regard. A tout moment, chaque membre peut démarrer une chanson de notre repertoire. Il est très important que chacun soit au point sur chaque album et chaque morceau. Cela devient un jeu : vous essayez d&#8217;en choisir une que vous n&#8217;avez pas jouée depuis 4 ou 5 concerts, juste pour voir si tout le monde la connait sur le bout des doigts.&nbsp;&raquo; Une règle qui entraine une maitrise de leur instrument incomparable, pour notre plus grand bonheur&#8230; et qui oblige le fan transi à dénicher sans cesse de nouveaux enregistrement live. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Mais pour le public de l&#8217;époque, ceci renforce également le lien avec le groupe. Il devient le témoin d&#8217;une représentation unique qui ne doit pas être gachée par quelques types sans cervelle (écouter à ce propos les morceau Rend it et Bad mouth sur le live au Crystal Ballroom, où le groupe n&#8217;hésite pas à s&#8217;arreter de jouer pour calmer certains d&#8217;entre eux). A ce titre, il répugne ainsi à jouer sans voir le public : &laquo;&nbsp;Je veux jouer pour des gens. Je veux essayer d&#8217;interagir avec eux, et pas seulement en leur criant dessus. Je veux qu&#8217;ils sachent que je suis dans la salle avec eux. Et je souhaite qu&#8217;ils soient dans la salle avec moi&nbsp;&raquo;.  Etre une personne, un individu. Et pas un type dans le noir qui se prend un mauvais coup de ranger dans la tete. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Que l&#8217;on se rassure, il est malgré tout encore possible d&#8217;apprécier Fugazi sans avoir à emprunter une De Lorean ou arpenter le site Archive.org (</span></span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.archive.org/details/Fugazi</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"> ). C&#8217;est l&#8217;avantage de l&#8217;album et, cela tombe bien, le groupe en est conscient. Finis donc les enregistrements à l&#8217;arrache des débuts du hardcore et place à un vrai travail de studio dont Red Medicine est le symbole. Un album qui pensé comme &laquo;&nbsp;un effort pour arreter de traiter le studio comme un rendez-vous chez le docteur : désagréable mais nécessaire. Cette fois nous avons décidé de le produire nous meme et d&#8217;étendre un peu notre palette en incorporant des exercices sur bande ou des démos 8 pistes, comme autant de strates. Nous avons également enregistré chaque chanson séparemment de facon à ce qu&#8217;elles sonnent chacune d&#8217;une manière particulière.&nbsp;&raquo; Un travail expérimental qui aboutira à des perles comme End hits ou On the kill taker. </span></span></span></p>
<p>Enfin, ce qui donne à Fugazi toute son aura, près de 15 ans après leurs adieux, est l&#8217;intégrité qui a conditionné toute leur carrière. Autoproduits, gérant eux-memes l&#8217;organisation des concerts (du booking aux lumières), jouant dans toutes les salles (de la salle de YMCA à la maison d&#8217;un particulier) et toutes les villes, meme la plus petite, à des tarifs abordables (jamais plus de 5$), apportant leur soutien via des concerts à des associations (Emmaus Services for the aged, Latin American Youth center), Fugazi démontre qu&#8217;il est possible de combiner succès (plus d&#8217;un millions d&#8217;albums vendus à leur actif) et fidélité à l&#8217;esprit underground (5).</p>
<p>La flemme, le manque de connaissances et de groupes marquants (ainsi que la peur de dépasser les 20 000 signes) m&#8217;empechent de pousser plus en avant notre aperçu de la scène de DC dans les années 90-2000. N&#8217;étant pas mesquin, je vous conseille cependant de vous tourner vers Armor for sleep, Underoath, Shudder to Think ou Jawbox si vous souhaitez vous faire une idée. Quant aux productions les plus récentes, direction le site de Dischord qui continue de dénicher les nouveaux talents made in DC. Et, en guise de compensation, et gage de respect envers les groupes dont je n&#8217;ai pas pu parler, voici une playlist qui vous changera de la oï ou du crust.</p>
<p>2E PARTIE</p>
<p>(3) Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto  (http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm<br />
4) Deux documents indispensables à ce propos : http://www.fugazibook.com/ livre de Friedman (déja mentionné ici) ainsi que la sublime vidéo Instrument (diffusée en son temps au Moma, excusez du peu)<br />
(5) Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le papier de Jason Farell à propos de l&#8217;album In on the kill Taker http://www.aquariumdrunkard.com/2009/02/25/scratch-the-surface-in-on-the-kill-taker/, le témoignage de Craig Sharp, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence http://artrocker.tv/features/article/fanbase-3-ice-sea-dead-people-on-fugazi, ou de vous rendre sur ce site qui regroupe une vingtaine d&#8217;interviews et de chroniques http://www.geocities.com/drawcamp/addict98.htm<br />
http://www.nplusonemag.com/what-youve-done-my-world texte tiré de Heavy Rotation: Twenty Writers on the Albums That Changed Their Lives de Peter Terzian<br />
LIENS<br />
Sites :</p>
<p>http://www.mesaverde.co.uk/mp3/</p>
<p>http://www.fourfa.com/</p>
<p>Dance of Days by Mark Anderson and Mark Jenkins, a history of punk rock in Washington DC, American Hardcore by Steven Blush, a history of the early &#8217;80&#8217;s hardcore scene as told by folks who were there, and Our Band Could Be Your Lifeby Michael Azerrad, which takes a look noted independent rock acts like Minor Threat, Black Flag the Minutemen, Mission Of Burma, Fugazi, and others.</p>
</div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Frank Zappa : le petit guide internet</title>
		<link>http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/frank-zappa-le-petit-guide-internet/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/frank-zappa-le-petit-guide-internet/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 15:55:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<category><![CDATA[zappa]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir débuté d'une manière illogique, suivons cette fois la façon la plus logique pour tenter de cerner le sieur Frank Zappa : le guide.  Pour ce qui est de sa vie et de son oeuvre, point par point, vous savez déjà où vous rendre. Aussi je m'attacherai ici à vous présenter une liste de sites et autres blogs sélectionnés, avec amour, en fonction de leur intérêt.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir débuté d&#8217;une <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/03/200-motels-le-foirage-magnifique-de-zappa/">manière illogique</a>, suivons cette fois la façon la plus logique pour tenter de cerner le sieur Frank Zappa : le guide.  Pour ce qui est de sa vie et de son oeuvre, point par point, vous savez déjà <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Zappa">où vous rendre</a>. Aussi je m&#8217;attacherai ici à vous présenter une liste de sites et autres blogs sélectionnés, avec amour, en fonction de leur intérêt.</p>
<p><strong>Zappa en gros</strong></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">Commençons par la référence anglophone avec <a href="http://www.killuglyradio.com/">Kill Ugly Radio</a> . Articles, galerie Flickr, discographie, liste des bootlegs, vous avez de quoi faire. Je vous conseille d&#8217;ailleurs de jeter un coup d&#8217;oreille sur la section mix qui propose des dizaines de morceaux et, pour les plus passionnés, faites un tour sur le wiki du site :<a href="http://wiki.killuglyradio.com/index.php/Main_Page"> Zappa Wiki Jawaka</a>. Une vraie mine d&#8217;or.</span></strong></p>
<p>Parmi les sites généralistes sur Zappa, vous pouvez bien sûr vous rendre sur le <a href="http://www.zappa.com/whatsnew/index.html">site officiel</a> ou sur <a href="http://www.planetzappa.com/index.php">Planet Zappa</a>. Un blog également à mentionner : <a href="http://frankzappasrevenge.blogspot.com/">Frank Zappa&#8217;s Revenge</a>, avec  son lot de chroniques.</p>
<p>Que les anglophobes se rassurent, de très bon sites en français existent. Coup de coeur personnel, la <a href="http://www.djouls.com/frankzappa/index.html">page de Djouls sur Zappa</a> est très bien faite et vous permettra de choisir au mieux vos premiers albums. Mais faites également un tour sur le site <a href="http://zapinfrance.free.fr/index.html">Frank Zappa in France</a> ou celui de <a href="http://www.fredunzel.com/">Fred Unzel</a> qui offrent de nombreux articles, interviews, photos et vidéos.<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aFIMWRXWY90&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/aFIMWRXWY90&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Pour les fanas</strong><br />
Les plus fondus du moustachu peuvent se rendre sur la page de <a href="http://www.united-mutations.com/z/frank_zappa.htm">United Mutations</a> qui, malgré son aspect rigide, s&#8217;avère très riche. Tout comme <a href="http://globalia.net/donlope/fz/">cette page</a>, aussi laide que complète pour celui qui recherche des informations sur sa discographie, les musiciens de Zappa ou les paroles de ses chansons.<br />
Si vous souhaitez vous pencher sur son univers décalé, rendez vous sur <a href="http://www.zappa-analysis.com/ ">Zappa Analysis</a> qui propose des  explications détaillées sur les paroles et les nombreuses références qui s&#8217;entrecroisent dans les albums.<br />
Autre angle d&#8217;attaque, plutot original : la philosophie, et en particulier celle de Gilles Deleuze. Trois articles sont lisibles sur <a href="http://zcommezappa.free.fr/principale.html">Z comme Zappa</a>. Etonnant, et un peu ardu, mais passionnant.</p>
<p><strong>Rencontrer des adorateurs</strong><br />
Pour partager votre amour de Zappa, le site officiel propose un <a href="http://www.zappa.com/messageboard/">forum</a> mais <a href="http://www.zappateers.com/bb/index.php">Zappateers</a> offre plus de sections de discussions, notamment sur les ressources audio et vidéo.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WHWnZtfgFys&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/WHWnZtfgFys&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Lire</strong><br />
L&#8217;autobiographie <em><a href="http://www.amazon.fr/Zappa-par-Frank/dp/2841877159/ref=sr_1_10?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1269953636&amp;sr=1-10">Zappa par Zappa</a></em> est disponible en français et elle reste le moyen le plus abordable pour apprécier le talent et l&#8217;humour du bonhomme. Mais vous pouvez également vous tourner vers les ouvrages de deux spécialistes français, Guy Darol (et son très bon <a href="http://www.guydarol.fr/search/zappa">site</a>) et <a href="http://christophe.delbrouck.online.fr/menu.htm">Christophe Delbrouk</a> : <em>Frank Zappa de Z à A</em> et <em>Frank Zappa et l&#8217;Amérique parfaite</em> (1).<br />
A conseiller sinon sur la Toile, un <a href="http://www.radio-canada.ca/culture/biographies/frankzappa.html">article</a> de Jean-Sébastien Marsan sur Radio Canada et le blog <a href="http://frankzappa.canalblog.com/">Zappa, les mots bruyants</a> qui, bien qu&#8217;inactif depuis 2008, propose de nombreux extraits et citations. Pour les anglophones, je vous conseille également d&#8217;écouter quelques <a href="http://www.killuglyradio.com/2010/02/18/frank-zappa-cynic-satirist-social-anthropologist/">interviews audio</a> sur Kill Ugly Radio.</p>
<p><strong>Ecouter</strong><br />
Si l&#8217;on excepte <a href="http://www.youtube.com/results?search_query=zappa&amp;search_type=&amp;aq=f">Youtube</a> et autres <a href="http://www.lastfm.fr/music/Frank+Zappa">Lastfm</a>, il y a bizaremment peu de choses à se mettre sous la dent. Quelques morceaux grâce au blog <a href="http://beardo1.libsyn.com/?search_string=zappa&amp;Submit=Search&amp;search=1">Bandana Blues</a> ou sur <a href="http://planetjupiter.libsyn.com/?search_string=zappa&amp;Submit=Search&amp;search=1">Planet Jupiter</a>, spécialisé dans le psychédélique, mais c&#8217;est peu. Reste heureusement un podcast, déniché sur le site du magasin Reserve, spécialisé dans la musique et la culture populaire, et consacré aux premiers travaux de Zappa, de 59 à 69. Une perle à écouter <a href="http://reservela.net/2008/12/vinyl-meltdown-no-6/">ici</a>. Pour le reste, il faudra se rendre chez votre disquaire le plus proche.</p>
<p><a href="http:///home/www/centrifugue.fr/blog/wp-content/uploads/2010/05/TheHighBackChairs-Summer.mp3">The High Back Chairs &#8211; Summer</a></p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Illustration : fresque chronologique de <a href="http://www.wardshelley.com/">Ward Shelley</a> (à voir en grand <a href="http://www.wardshelley.com/paintings/pages/fullpics/Frankzappav-1%20copy.jpg">ici</a>)</strong></p>
<li> (1) Vous pouvez retrouver leurs autres ouvrages <a href=" http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?_encoding=UTF8&amp;search-type=ss&amp;index=books-fr&amp;field-author=Christophe%20Delbrouck">ici</a> et <a href="http://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=guy+darol&amp;category=book&amp;bl=rera&amp;AID=&amp;submitbtn=Ok">là</a></li>
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		<title>200 Motels : le foirage magnifique de Zappa</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 14:02:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct... Il n'y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J'ai nommé Frank Zappa.  Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d'un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, 200 Motels n'est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d'un Eaux sauvages, est l'occasion d'effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct&#8230; Il n&#8217;y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J&#8217;ai nommé Frank Zappa.  Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d&#8217;un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, <em>200 Motels</em> n&#8217;est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d&#8217;un <a href="http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=eauxsauvages"><em>Eaux sauvages</em></a>, est l&#8217;occasion d&#8217;effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YHxWXeK4KJA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/YHxWXeK4KJA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Non content de jouer et de composer de la musique, Zappa souhaitait depuis plusieurs années approcher la caméra. En 1962, il avait déja pu le faire d&#8217;une manière indirecte en composant la bande originale de <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_World's_Greatest_Sinner">The World&#8217;s Greatest Sinner</a></em> (1) de Timothy Carey. Mais c&#8217;est en 1967, avec le tournage d&#8217;<em>Uncle Meat</em>, que l&#8217;idée de marier musique et image s&#8217;affirme. Manque de chance, et surtout manque d&#8217;argent, seul un double-album sera commercialisé en 1969 (2).</p>
<p>Deuxième chance en 1971 avec le projet <em>200 Motels</em>, dont la ligne directrice pourrait être &laquo;&nbsp;<em>Touring can make you crazy</em>&nbsp;&raquo; (les tournées peuvent vous rendre dingue). Soit les aventures des Mothers (3), venus jouer à Centerville, petite bourgade où l&#8217;on voit d&#8217;un mauvais oeil l&#8217;arrivée de ces énergumènes. Ces derniers devront de plus lutter contre les tentations (pacte faustien proposé par l&#8217;acteur <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Theodore_Bikel">Theodore Bikel</a>, désirs de carrière solo, course aux groupies, etc.)</p>
<p><img class="alignnone" title="200motels2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/200motelsB.jpg" alt="" width="605" height="378" /><br />
<em>Keith Moon déguisé en nonne et en plein bad trip. Heureusement que les (ravissantes) groupies sont là pour le soutenir dans cette dure épreuve.</em></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;C&#8217;était vraiment pas l&#8217;année pour arrêter de sniffer de la colle&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Voila pour le canevas général, déja bien halluciné. Mais le tournage ne va faire qu&#8217;amplifier cette étrangeté, ce caractère bancal. Avec un petit budget financé par la United Artists et la MGM, le film est mis en boite en une semaine en Angleterre. Les idées fourmillent dans la tête de Zappa, qui n&#8217;hésite pas à engager dans son aventure le Royal Philarmonic Orchestra, la mezzo soprano Janet Ferguson (4) et le Classical Guitar Ensemble de John Williams. Mais il se heurte rapidement aux réalités du cinéma. En particulier le script.</p>
<p>Reconnu pour ses collaborations avec les Beatles ou Hendrix, le co-réalisateur Tony Palmer arrive  sur le projet sans fil directeur. Rien de tel pour gaspiller le temps. Comme <a href="http://www.frankzappa200motelsdvd.com/">il le raconte</a>, la moitié des scènes prévues à l&#8217;origine ne peuvent ainsi être tournées en temps et en heure, nuisant à la continuité du film. Ceci a pour conséquence le départ de Tony Palmer, auquel se joindront d&#8217;autres acteurs et même le musicien  Jeff Simmons (5).</p>
<p>Pour couronner le tout, le film sera un bide à sa sortie. La même année, Zappa sera grièvement blessé lors d&#8217;un concert, poussé hors de la scène par un spectateur, et le matériel des Mothers partira en fumée lors d&#8217;un concert à Montreux (inspirant<em> Smoke on the Water</em> de Deep Purple). Bref, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=v46plhmxXU4">&laquo;&nbsp;<em>c&#8217;était vraiment pas l&#8217;année pour arreter de sniffer de la colle</em>&laquo;&nbsp;</a>.</p>
<p>A quoi peut donc ressembler le bébé <em>200 Motels</em> après un accouchement si douloureux ? Plus à une expérience sensorielle qu&#8217;à un véritable film, c&#8217;est certain. Montage épileptique, travail sur les bruitages conférant une ambiance cartoon, surimpressions (mains glissant sur les touches de piano et partitions mélées), fumées sortant de liquides étranges, le tout réhaussé par les couleurs de la vidéo (6) : Zappa n&#8217;a jamais été le porte étendard des drogues mais avec ce film, on a vraiment des doutes.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2H_SsrNE8eI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/2H_SsrNE8eI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Cet happening déglingué et psychédélique emporte finalement le spectateur par son coté doux-dingue. Que ce soient Ringo Starr, déguisé en Zappa ou en nain (<em>?!</em>), Keith Moon en nonne adepte des drogues dures (<em>?! bis</em>) ou le duo Flo et Eddie (7) en roue libre, la bonne humeur est communicative.</p>
<p>Zappa aux manettes, le film contient bien évidemment son lot de chansons. Mêlant expérimentations pop et parties orchestrales, elles ne sont pas forcement les plus intéressantes composées par Zappa. Mais des morceaux comme <em>Magic Fingers</em>, <em>Tuna Fish Promenade</em>, <em>Penis Dimension</em> ou le final <a href="http://www.youtube.com/watch?v=pogYsekE-IQ"><em>Strictly Gentee</em></a><em>l</em> sont loin d&#8217;être déshonorantes.</p>
<p><img class="alignnone" title="200motels1" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/200motels13.jpg" alt="" width="400" height="306" /><br />
<strong>&laquo;&nbsp;Nothing really matters&nbsp;&raquo;</strong><br />
Cependant, ce que l&#8217;on retient après ce tourbillon de 91 mn, ce sont des séquences ou vous agitez les bras d&#8217;incompréhension face aux aventures des Mothers. Jim Motorhead Sherwood tombe amoureux d&#8217;un aspirateur géant au doux nom de Gypsy Mutant Vacuum Cleaner tandis que Jimmy Carl Black dégomme du hippie à coup de mitrailleuse dans un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-eN-ScHMdC0">bar de rednecks</a>. Et l&#8217;orchestre de se voir parqué dans un camp de rééducation, tandis que des hommes à tête de lézard se baladent dans ses rangs. Autant de moments &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; qui rappellent furieusement le sketch <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1Uvt83YWWWY">Find a Fish</a> dans <em>Le sens de la vie</em> des Monty Pythons. Une impression encore renforcée par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=tPoAWN09Uy8">Dental Hygiene Dilemna</a> de Charles Swenson, séquence animée mêlant prises de vue réelles, à l&#8217;image des travaux de Gilliam.</p>
<p>Certes, cela ne tient pas la comparaison au point de vue comique (qui le pourrait face aux Pythons d&#8217;ailleurs ?) mais <em>200 Motels</em> réussit son pari de nous faire voyager à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa. A l&#8217;image de sa présence dans le film (8), la rencontre avec son univers reste fugace, chaotique, brouillonne. Mais <em>200 Motels</em> s&#8217;avère suffisamment délirant au final pour baisser un instant son niveau d&#8217;exigence cinématographique et l&#8217;apprécier pour ce qu&#8217;il est : un joyeux bordel qui vous ne laissera pas indifférent.</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Liens</strong></p>
<ul>
<li>Vous pouvez également lire deux chroniques de l&#8217;album <em>200 Motels</em>, une d&#8217;Oncle Viande sur <a href=" http://fp.nightfall.fr/index_1371_zappa-frank-200.html">Forces parallèles</a> et l&#8217;autre, par Sytizen, sur <a href="http://www.xsilence.net/disque-6534.htm">Xsilence.net</a></li>
<li>Si vous souhaitez regarder quelques extraits vidéos, vous pouvez consulter cette page sur <a href="http://www.metafilter.com/88728/200-Motels">Metafilter</a></li>
<li>A voir, un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XAeDFjJZckI">documentaire</a> sur le making of de <em>200 Motels</em> (en 3 parties) sur Youtube</li>
<li>Vous pouvez enfin retrouver quelques photos d&#8217;exploitation du film sur<a href="http://cinematic.de/en/0-9/200-motels/"> Cinematic</a></li>
</ul>
<p><strong>Notes</strong></p>
<ol>
<li>Je n&#8217;ai pas encore eu le plaisir de le regarder, mais Scorcese le classe parmi les meilleurs films sur le rock n&#8217;roll. Ecoutez donc le maitre.</li>
<li>Une VHS sortira finalement en 1987. Avis aux dénicheurs de curiosités.</li>
<li>Le groupe qui fit connaitre Zappa avec le génial <em>Freak out!</em> Soit Jimmy Carl Black, Don Preston, Jim &laquo;&nbsp;Motorhead&nbsp;&raquo; Sherwood, Aynsley Dunbar, Ian Underwood, et les chanteurs Flo &amp; Eddie.</li>
<li>Elle participera également aux albums <em>Burnt Weeny Sandwich</em>, <em>Waka/Jawaka</em>, and <em>The Grand Wazoo</em>.</li>
<li>Il sera remplacé au pied levé par <a href="http://radiodupree.blogspot.com/2006/03/rip-martin-lickert.html">Martin Lickert</a>, chauffeur de Ringo Starr.</li>
<li>Le film fut l&#8217;un des premiers à être tourné au formart vidéo PAL puis converti en 35mm pour son exploitation au cinéma.</li>
<li>Mark Volman et Howard Kaylan chantaient auparavant dans le groupe de pop The Turtles. Cela ne vous dit rien mais <a href="http://www.youtube.com/watch?v=H5LtKwOD8GU">ce morceau</a> vous l&#8217;avez surement entendu.</li>
<li>Zappa hante le film et n&#8217;est jamais présent directement : on l&#8217;aperçoit jouer de la batterie ou de la guitare, conduire la musique tel un chef d&#8217;orchestre à la fin, mais le personnage &laquo;&nbsp;Frank Zappa&nbsp;&raquo; n&#8217;apparait que sous les traits de Ringo Star ou en poupée géante, démembrée par une horde de journalistes. Autre symbole de voyage à l&#8217;intérieur du cerveau de Zappa, des plans en insert de son oeil à la fin du film.</li>
</ol>
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		<title>Fred : voyage à travers les cases</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 16:08:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Prendre l'imaginaire au sérieux. Et pointer l'absurde dans les choses sérieuses. Le lot des grands reveurs. Et le dessinateur Fred, compagnon de première heure de Hara Kiri puis repéré par Goscinny, en est un merveilleux spécimen. Petite plongée dans l'univers psychédélique, naïf et grinçant d'un grand monsieur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Prendre l&#8217;imaginaire au sérieux. Et pointer l&#8217;absurde dans les choses sérieuses. Le lot des grands rêveurs. Et le dessinateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_(auteur)">Fred</a>, compagnon de première heure de Hara-Kiri puis repéré par Goscinny, en est un merveilleux spécimen. Petite plongée dans l&#8217;univers psychédélique, naïf et grinçant d&#8217;un grand monsieur.</p>
<p><img class="alignleft" title="fredharakiri" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/fredharakiri.jpg" alt="" width="115" height="151" />Comme nombre de dessinateurs dans les années 50, Fred (Fred Othon Aristidès de son vrai nom) court les journaux pour publier ses dessins. Ce qui favorise les rencontres avec ses semblables. Et en particulier Cavanna, pour qui il publie en 1954 ses dessins, dans le numéro 2 de la revue <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9ro_(journal)">Zéro</a>, père du fameux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hara-Kiri_(journal)">Hara-Kiri</a> (1). Il devient en 1960, aux côtés des dessinateurs Gébé, Cabu, Topor, Wolinski ou Reiser, et du professeur Chroron, l&#8217;un des piliers du journal bête et méchant, signant d&#8217;ailleurs la couverture du premier numéro, puis devenant directeur artistique.</p>
<p><img class="alignnone" title="fredpendu" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/fredpendu.jpg" alt="" width="393" height="511" /></p>
<p>A la suite d&#8217;une deuxième interdiction en 1966, Fred doit chercher un autre journal. Et trouve refuge chez <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pilote_(p%C3%A9riodique)">Pilote</a>. Une institution du magazine jeunesse qui, avec <em>Spirou</em>, donnera ses lettres de noblesse à la BD franco-belge. Mais le plus de Pilote, c&#8217;est un homme : Goscinny. Rédacteur en chef du magazine, Goscinny est bien évidemment connu pour son travail sur <em>Astérix</em>, mais il va également mettre le pied à l&#8217;étrier à des dizaines de dessinateurs (dont Gotlib, Cabu, Mandryka, Brétecher, F&#8217;mur&#8230; excusez du peu).</p>
<p><img class="alignleft" title="fredpilote" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/fredpilote.jpg" alt="" width="160" height="156" />Tout le talent de Goscinny est de leur laisser une liberté de création. Et du temps, si le succès n&#8217;est pas au rendez-vous immédiatement. C&#8217;est le cas de Fred, dont la première histoire publiée, <em>Le mystère de la clairière des trois hiboux</em> (que l&#8217;on trouve dans l&#8217;album <em>Philémon avant la lettre</em>), est peu appréciée par les jeunes lecteurs. Que cela soit le trait, trop rude, ou l&#8217;histoire, trop étrange. Il se contente alors de signer des scénarios pour d&#8217;autres (dont <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_(auteur)">Alexis</a>). Un intermède qui lui donne le temps de revenir vers Goscinny avec une idée de génie, qu&#8217;il développera sur 15 tomes : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Phil%C3%A9mon_(bande_dessin%C3%A9e)">Philémon</a>.</p>
<p>Plus que le personnage découvert dans la première aventure, un jeune homme accompagné de son âne penseur et amateur de chardons (quand il ne les confond pas avec des hérissons), la révélation pour Fred est de faire voyager son personnages sur les lettres de l&#8217;Océan Atlantique (mais oui, celles que l&#8217;on voit flotter sur les cartes géographiques !).</p>
<p><img class="alignnone" title="fredhibou" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/fredhibou.jpg" alt="" width="416" height="535" /></p>
<p>Bateau-théâtre à la merci des torpilles des criticakouatiques, phare-hibou, baleine-galère, règle-à-calculs-pour-faire-rire-les-polytechniciens-à-roulettes, etc : Fred joue à merveille avec les mots et l&#8217;absurde. Et nous, lecteurs, de tenter, comme Philémon, d&#8217;appréhender cet univers parallèle. Un monde d&#8217;une poésie indéniable, mais dont les habitants obéissent à des règles on ne peut plus sérieuses, quand elles ne sont pas arbitraires.</p>
<p>La puissance de l&#8217;imaginaire de Fred est telle qu&#8217;elle contamine son support. Le jeu avec la case de BD est une constante dans les albums de Philémon. Elles se répondent, se combinent pour créer de nouvelles images, servent de passage secret pour le héros, composent des labyrinthes aux perspectives et angles impossibles. L&#8217;influence d&#8217;<a href="http://www.mcescher.com/">Escher</a> n&#8217;est jamais loin.</p>
<p><img class="alignnone" title="fredcases" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/03/fredcases.jpg" alt="" width="508" height="682" /></p>
<p>Tout comme l&#8217;imagerie d&#8217;Epinal. Car non content d&#8217;avoir une sacré coup de pinceau, Fred incorpore dans ses dessins ces estampes au charme surrané. Et ce contraste entre l&#8217;image originale, empreinte de gravité, et son détournement (phylactères, interactions avec l&#8217;univers et les personnages) de renforcer notre sentiment d&#8217;étrangeté. (2)</p>
<p>L&#8217;aventure Philémon se termine en 1987(3), mais la porte vers le monde de lettres ne se referme pas. Elle change seulement de forme. Histoires courtes ou dessins d&#8217;humour (<em>Hum</em> ou <em>Le fond de l&#8217;air est frais</em>), histoires complètes (<em>L&#8217;histoire du corbac aux baskets</em> ou <em>L&#8217;histoire du compteur électrique</em>), chansons (4) ou scénarios, l&#8217;imaginaire de Fred est assez vaste pour ne pas se contenter d&#8217;un personnage.</p>
<p>Et c&#8217;est bien ceci qui rend dangereux ce moustachu pince-sans-rire, que je croisais enfant dans les pages de Gotlib. L&#8217;air de rien, Fred vous embarque dans son monde, tel Sally dans la montgolfière du baron de Münchhausen chez Terry Gilliam (5). Plus moyen de faire machine arrière, l&#8217;aventure doit continuer. Et elle continuera tant qu&#8217;elle aura assez de ce carburant si précieux : votre imaginaire. Soyez donc prévenus quand vous poserez la main sur un album de Fred, une vingtaine d&#8217;autres pourraient suivre.</p>
<p><strong>Texte : Gwendal<br />
Dessins : Gotlib et Fred</strong></p>
<p><cite>(1) Vous pouvez lire à ce sujet l&#8217;<a href="http://www.caricaturesetcaricature.com/article-6334838.html">article</a> de Stéphane Mazurier sur le site caricaturesetcaricature.com</cite></p>
<p><cite>(2) Une technique exploitée à merveille dans <em>La dernière cigarette de Victor Baltimore</em> (dans l&#8217;album <em>Ca va ça vient</em>). Fred publiera également <em>La Magique lanterne magique</em>, en puisant dans l&#8217;iconographie des éditions Pellerin, qui publient ces images d&#8217;Epinal.</cite></p>
<p><cite>(3) Un nouvel album a été annoncé en 2007, mais il semble depuis en suspens</cite></p>
<p><cite>(4) Il écrit notamment pour Jacques Dutronc la chanson <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=uCZXYXv49pk">Le fond de l&#8217;air est frais</a></em> ainsi que deux livres disques pour enfants : <em>La voiture du clair de Lune</em> et <em>Le Sceptre</em>, dont on peut voir la &laquo;&nbsp;génèse&nbsp;&raquo; dans <em><a href="http://www.amazon.fr/Gotlib-In%C3%A9dits-Marcel/dp/2205055917">Les Inédits</a></em> de Gotlib.</cite></p>
<p><cite>(5) Fred redigera un scenario de BD pour Gilliam, <em>Les Ramoneurs</em>, publié par Goscinny dans <em>Pilote</em>. Un rendez-vous raté, après le succès de Gilliam au cinéma, empêchera cependant d&#8217;autres projets en commun.<br />
</cite></p>
<p><strong>Liens :</strong></p>
<li><a href="www.batbad.com">Batbad.com</a>, le site d&#8217;Emmanuel Papillon et son adaptation originale au format web de l&#8217;univers de Philémon</li>
<li>Une <a href="http://leweyr.chez.com/bd/bdfantasy/fred/accphil.html">page</a> consacrée à  Philémon sur le site Le Weyr du dragon</li>
<li>Une <a href="http://pagesperso-orange.fr/jjblain/cbfiches/a36fred/fred.htm">autre</a> sur le webzine Les coinceurs de bulles</li>
<p><strong>Vidéos</strong></p>
<li>Un très bon <a href="http://www.arte.tv/fr/comix/Tous-les-dessinateurs/741698,CmC=741686.html">documentaire</a> de Jérôme de Missolz consacré à Fred et diffusé sur Arte</li>
<li>Un autre en 4 parties sur <a href="http://www.tv5.org/TV5Site/publication/galerie-135-1-BD12_Fred.htm">TV5 Monde</a></li>
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