Le dessin du jour n° 6 : contemplation

septembre 6th, 201111:49 @

0


Le dessin du jour n° 6 : contemplation

Quelle ironie mes amis ! Voila un peu plus de trois mois je lançais, avec l’enthousiasme juvénile qui caractérise votre serviteur, cette nouvelle rubrique : le dessin du jour. Et voila que j’atteins péniblement le sixième épisode. Soit quand même assez loin du nombre de jours effectifs qui nous séparent du premier post de cette rubrique. Serait-ce donc lié à un problème avec les mathématiques (ce qui n’est pas à exclure) ou une durée personnelle des journées légèrement supérieure à 24 h ?

Non, fidèles lecteurs, la vérité est encore plus étonnante : me voici tellement occupé à faire un dessin par jour (suivant en cela l’exemple d’un de mes maitres, Hokusai) que je n’ai du coup pas le temps nécessaire pour ensuite en parler sur ce blog. Aussi est il temps d’y remédier. Mais pour cela passons au prochain paragraphe.

Un dessin par jour disais-je. Un objectif comme un autre que je m’étais fixé il y a quelques mois. Une manière de vous montrer ce qui pouvait me tenir trop souvent à l’écart de ce fantastique blog, ce qui m’empêchait de vous fournir plus régulièrement ces articles époustouflants dont j’ai le secret. Un habile stratagème afin que vous me pardonniez pour mon inconstance.

Comme je vous en avais déjà causé au mois de mai, mon obsession du gribouillage s’est quelque peu détournée de ma « production originale ». Rassurez-vous, d’autres crobards amoureusement fournis en mâchoires et corps déformés patientent en ce moment au fond de mon sac à dos. Et j’ai encore des projets mégalomaniaques qui sauront, à coup sur, prendre le chou de mes amis lorsqu’ils devront trouver une place suffisante chez eux pour les accrocher aux murs.

Ma fascination pour l’image se tourne donc en ce moment vers des pépites injustement oubliées de l’art. Qu’il soit populaire, éloigné ou oublié. Chaque jour, via la magie de mon lecteur de flux RSS, je ratisse donc les internets pour collecter ces images dignes d’être sauvées.

Le seul souci c’est qu’elles s’empilent, s’ajoutent, se superposent. Jusqu’à composer un amas de courriers en retard que n’aurait pas renié Gaston Lagaffe. A la seule différence qu’il s’agit de mon propre courrier, et pas celui de Monsieur Dupuis. Et qu’il n’y aura donc pas de Fantasio ou de Prunelle pour s’en occuper lors de ma sieste.

Tel le saumon j’ai donc décidé de remonter le courant, de m’atteler à la restauration de ces images afin que cette pile disparaisse de ma vue. Et que je puisse enfin voir se dessiner derrière d’autre piles de courriers en retard, composées de dessins-articles, de stickers, de sujets d’articles et de book propre à être présenté à un amateur d’art éclairé.

Mais là, c’est l’accident. Une tablette graphique qui rend l’âme. Les nageoires brisées, voila que le courant m’emporte, que la pile de courriers se remet à croitre. Tout juste ai-je le temps de dériver jusqu’à un rocher, et de me mettre à l’abri des rapides.  Pouvant souffler enfin, bien qu’un peu dépité, voila que je tourne la tête vers l’aval. Et je me rends alors compte de la distance qui me sépare de mon océan originel.

Et c’est vachement loin ! 286 km. Ou 286 dessins, si j’abandonne enfin ma métaphore salmonidée. 286. Pas loin de 300 (ou plus près de 250 si j’enlève les brouillons).

C’est peu et beaucoup à la fois. Et, en images, cela donne ca :

Avec ces 286 dessins balancés d’un coup, je devrais avoir rééquilibré drastiquement ma moyenne pour cette rubrique. Et même dégagé quelques journées de libre.

Ce qui me donnera le temps de m’attaquer à d’autres piles de courriers. De remonter d’autres courants.

Et me dire que je fais quelque chose de ma vie.

En vous remerciant

Texte, dessins : Gwendal

 

Pendant que vous y êtes, lisez aussi :