Le dessin du jour : Vous avez un motif ?

mars 7th, 20136:06 @

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Le dessin du jour : Vous avez un motif ?

Superbes lecteurs de Centrifugue, bonjour à vous ! Toujours plus ou moins la panne sèche niveau journalisme total (même si je n’irais pas encore à dire, comme Steven, que c’est totalement con) mais, comme je suis une personne à l’éthique irréprochable, je me décide à pianoter cet après-midi, histoire de vous donner des nouvelles. Car l’apathie apparente de ce site cache en effet l’ébullition de ma galerie Flickr, bien planquée dans la colonne de droite. Je continue en effet de faire mumuse et d’appuyer sur tous les boutons d’Illustrator. Et, il y a quelques semaines de cela, j’ai même découvert de fantabuleuses possibilités pour satisfaire mon dessin compulsif. Mais je détaillerai tout ca dans le prochain paragraphe !

Dents, langues, mains, yeux : ma bibliothèque de motifs est finalement assez frustre. Mais cela fait des années que je les combine dans tous les sens sans que cela m’ait encore lassé (étonnant, non?). En revanche, si je peux avoir certaines tendances masochistes en restant dessiner des heures devant mon écran, je goûte peu de devoir refaire 100 fois la même manipulation à base de ctrl c+ctrl v.

Et c’est là que la fonction “motif” dans Illustrator – découverte en fouillant des tutoriels sur les interwebs – m’a ouvert de nouveaux mondes. Des années que je passais à côté en ouvrant le logiciel, et soudain elle était là devant moi, les bras chargés d’espoirs fous. Cependant, avant de m’enflammer de façon incompréhensible, à la consternation générale de mes amis (comme à l’écoute de ce morceau), il serait bon d’expliciter le concept de motif.

Quand on dit motif, on aurait plutôt en tête du papier peint, avec une illustration qui se répète et/ou s’imbrique. Je vous conseille à ce sujet de vous plonger dans Les Galettes de Pont-Aven, avec ses papiers peints so 70’s, pour avoir une idée de ce que ca donne. C’est possible de s’amuser à en faire sur Illustrator, grâce à la fonction “swatch” (motif en français, je crois). Et pensez bien que j’ai testé ce machin dès que j’ai compris comment ca marchait :

A droite le motif, à gauche une surface où celui-ci est appliqué

Un autre exemple, parfait pour des coques d’Iphone ou d’Ipad (ca tombe bien, ca existe !). Ceci était une promotion éhontée de ma boutique Red Bubble, désolé pour la gêne occasionnée.

Il y a pourtant plus subtil : on peut ainsi créer des pinceaux (ou “brushes”) personnalisés. C’est-à-dire, grosso modo, que le long du trait que vous allez tracer, va se plaquer un motif. Mais une image sera plus parlante :

Quelques exemples de la fonction “pinceau” : le premier trait est le trait normal (avec un contour blanc). Le deuxième est un exemple de pinceau déjà disponible sur Illustrator et qui permet, par exemple, de donner un rendu proche d’un pinceau ou d’une craie. Le troisième est un trait fait maison, où le motif de la dent est répété le long du trait (sachant qu’on peut faire varier grandeur du motif et espace entre deux motifs). Le quatrième est également un trait fait maison mais cette fois il s’étire entre les deux extrémités du trait.

Si je reprend alors mon troisième trait, je peux alors l’utiliser à volonté le long de tout trait du dessin :

Finie la corvée de dessiner une dent après l’autre ! Ô joie, ô bonheur suprême ! Même si le perfectionniste en moi ira ensuite rebidouiller à la main quelques dents un peu trop pointues à mon goût…

Mais il y a encore mieux : le méta-pinceau !

Un dessin dans le dessin c’est la surpuissance ! Et le moi de l’année dernière l’avait bien compris lors de son exploration du pixel-art, avec ses fameux pixel faces. J’ai toujours le sentiment de n’avoir fait qu’effleurer ses possibilités, mais voici déjà quelques exemples de ce que j’arrive à en tirer :

A droite mon trait maison et à gauche des lignes brisées et parallèles où le motif est appliqué

En haut mes trois traits personnalisés, et en bas des traits enchevêtrés où les motifs sont appliqués

Fort de ces nouveaux pouvoirs jedi, je passe depuis encore plus de temps à dessiner (ou redessiner, comme vous le verrez bientôt), et la potentielle baisse de charge de travail entraperçue un temps a eu tôt fait de se transformer en nouvelles idées démentes et germantes. Il est donc encore difficile à dire si le journaliste total renaîtra de ses cendres, mais, comme l’autre le disait si bien :

Journaliste total, si tu tombes,
Un dessinateur total sort de l’ombre

Et c’est sur ses belles paroles que je vous fait mes adieux provisoires. En vous remerciant, bonsoir.

Texte, dessins : Gwen

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