Les Petites scènes déménagent : Au théâtre ce soir dans ton living room

novembre 8th, 20123:01 @

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Les Petites scènes déménagent : Au théâtre ce soir dans ton living room

Fidèles lecteurs, bonjour ! C’est un week-end pas banal que nous venons de passer avec mes chers colocataires : notre modeste logis a été en effet envahi pour une soirée par un groupe de saltimbanques talentueux, la Compagnie La Parole de, et ceci à l’initiative d’une sympathique association locale, Les Petits Scènes déménagent. L’occasion pour votre serviteur de laisser place à l’artiste total qui sommeille en lui le temps de quelques heures.

Avant toute chose, il convient de faire une nouvelle confession : le théâtre et moi ca n’a jamais été une passion folle. Comme tout rat de bibliothèque, j’ai eu l’occasion de m’enquiller un certain nombre de pièces de théâtre et j’en ai apprécié certaines. Mais, à l’instar du monde des arts plastiques, le théâtre a cette aura sérieuse qui a tendance à m’ennuyer au plus haut point. “Attention, ici on fait de l’Art, ca déconne pas”. Un peu comme ça finalement :

Aussi, quand l’association Les Petites scène déménagent est passée par chez nous, et nous a proposé d’accueillir une représentation de L’Effet papillon, de la Compagnie La Parole de, je dois bien avouer que j’étais un peu circonspect, et craignait de me retrouver envahi par des théâtreux, espèce si bien décrite ici.

Heureusement, la bonne humeur et la simplicité des membres de l’association, ainsi que la possibilité pour votre serviteur de gribouiller pendant la soirée sur son ordinateur ont tôt fait d’abattre mes barrières faites de préjugés.

Femme oiseau

C’est ainsi que, samedi dernier, nous avons vu notre living room se métamorphoser en salle de théâtre, avec bancs pour le public, scène, régie et tout le toutim. Et, debout, le dos en vrac et le nez collé à un écran de portable, j’ai tenté de m’inspirer de la pièce pour faire quelques illustrations. En une heure c’était mission impossible pour terminer ce que j’avais en tête mais, en empiétant sérieusement sur mes heures de sommeil, j’ai pu terminer 4 visuels et les présenter le lendemain, dans le joli cadre du château de Kerouartz.

Ce qui m’a permis au passage d’apprécier le jeu des comédiens. Chose qui m’était impossible la veille, absorbé que j’étais par l’écran d’ordinateur.


Pas sûr que ca rende justice à la pièce car avec le recul on est jamais très loin de la vidéo plus haut, mais elle est jouée par chez vous, n’hésitez pas à aller au-delà de vos références robindesbois-esques :)

Béotien en matière de théâtre, je suis bien en peine de vous faire ici une critique en bonne et due forme. Mais j’ai particulièrement apprécié la musique (qui lorgnait parfois, comme l’a judicieusement souligné mon camarade Xis, du côté de Nostromo version acoustique – cf plus haut) et la classe des actrices (avec mention spéciale à la méchante reine).

Et surtout, la pièce ne pouvait que me toucher car, pour paraphraser le grand Emmett Brown, elle se penchait sur l’autre grand mystère de l’univers après le voyage dans le temps : la femme.

Femme louve

Un chouette week-end au final, qui a permis à l’autiste que je suis d’échanger avec un paquet de gens (dont, à cause de ma mémoire défaillante, j’ai du oublier les ¾ des noms… Qu’il me soit pardonné pour cette faute) et de me donner l’occasion de jouer graphiquement avec certaines de mes obsessions, comme la culture Haida ou le féminisme. Mon frêle organisme ne me permettra pas je pense de renouveler l’opération tous les week-ends, mais ce fut un des ces moments magiques qu’on a plaisir à vivre. Et c’est peut-être à ca que sert simplement l’art.

Sur ce, le pixel art m’appelle, et je vous fais mes adieux provisoires. D’ici là, portez vous bien et à très bientôt pour de nouvelles explorations en tous genres !

Texte, dessins : Gwen (Les illustrations sont consultables sur ma galerie Flickr)

Bonus : ca n’a strictement rien à voir mais ca m’fait plaisir

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