Mème pas mal : Colette Magny

janvier 24th, 20112:26 @

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Mème pas mal : Colette Magny

Encore du nouveau sur Centrifugue avec la rubrique « Mème pas mal » ! 1 Son concept est simple : vous parler d’une périphérie rapidement. Intérêt pour moi : gagner du temps pour dessiner, approfondir d’autres sujets (dont le prochain n’est autre que Timothy Leary), justifier ma flemme ou éviter le déshonneur en vous montrant mon incompétence sur ces sujets. Intérêt pour vous : une plus grande régularité dans les posts du blog (plus d’attente insoutenable entre deux – prodigieux – articles), une ouverture d’esprit aux périphéries décuplée, plus de migraine à la lecture et, je l’espère, un rayon de soleil dans votre journée de dur labeur. Bref, ne me remerciez pas, c’est tout naturel. Et annonçons plutôt le sujet de ce “mème pas mal” d’aujourd’hui : la chanteuse Colette Magny.

Melocoton. Le titre qui surgit en premier quand on cite Colette Magny à un amateur éclairé de chanson française. La chanson qui lui apportera, dans les années 60 2, un succès aussi grand qu’éphémère.

Férue de littérature (elle adaptera en chanson Rimbaud, Artaud, Aragon ou Hugo), Colette Magny se rapproche beaucoup de Léo Ferré (Aragon, Verlaine ou Rimbaud pour sa part). Mais ce qui rend cette dame si originale, et donc à ce titre digne d’intérêt, c’est son talent à mêler cette tradition française de la chanson à texte avec la musique jazz et sa puissance d’improvisation.

Parmi les causes défendues par Colette Magny : le mouvement Black Panther dont elle reprendra l’hymne The Meeting (version d’Elaine Brown à écouter ici), sur l’album Chansons pour Titine (1983).

S’il est permis, et recommandé, d’apprécier son coffre et sa sensibilité dans le chant, il convient également de souligner son engagement. Une défense des opprimés (ouvriers, femmes, peuples colonisés, Afro-Américains) qui a servi de fil conducteur à sa carrière. Un parti pris qui la détournera du chemin du succès mais qui donne à son oeuvre une sincérité évidente. Que d’aucuns nommeront naïveté.

Quant aux autres, voici deux liens pour en savoir plus :
La chronique, sur le site Sefronia, de l’album Feu et rythme par Hanson. Une personne plus compétente que moi pour ce qui est de l’analyse musicale :)
Et un portrait de “l’éléphant en colère” sur Esprits Nomades.

En vous remerciant.

Texte et dessins (d’après les pochettes d’albums Feu et rythme et Repression) : Gwendal

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Notes:

  1. Copyright Bub
  2. La chanson sortira, pour être précis, en 1963