Le dessin du jour : La vie d’artiste

avril 12th, 20126:53 @

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Le dessin du jour : La vie d’artiste

Mes amis, bonjour ! Et tout d’abord, au risque d’être redondant, mes confuses pour un rythme de parution erratique ces derniers temps. Un comportement professionnel indigne du journaliste total j’en conviens, mais quand on veut devenir également un artiste total, des sacrifices sont à prévoir au temple de Chronos. Aussi, histoire de réparer tout cela, autant vous faire un petit résumé de mes aventures picturales.

Devenir un artiste total, au début, c’est pas gagné. Car il faut faire savoir à un monde incrédule que vos petits mickeys sont une expression de votre moi profond, une vision incisive et révolutionnaire sur le monde et que, oui, ils iront super bien au dessus de votre cheminée. Et tout ceci alors que vous dessinez simplement parce que vous ne pouvez pas vous en empêcher.

C’est là qu’intervient le book, dont je vous avais conté la génèse il y a quelques temps. Il va ainsi permettre d’affirmer avec assurance aux esthètes préalablement contactés que “Tout est lié !”. Ce qui évitera un appel à l’hopital psychiatrique le plus proche pour demander votre internement.

« Ici j’ai voulu transmettre l’éventail des émotions de l’artiste total d’une manière naïve. Les lignes de fractures interpellant le spectateur sur le trop plein de cases, de frontières qui ne font qu’augmenter la violence de ses sentiments. C’est l’art vu comme un cri, un appel au secours devant l’apocalypse qui nous guette. » Ca ira comme ca ?

Cependant l’autre écueil en vue est justement ce goût obsessionnel pour le dessin. Car un dessin en amène un autre et, à la fin de la semaine, fier du travail accompli, vous vous rendez compte que personne n’est au courant, si ce n’est les esprits éclairés qui visiteront ma galerie Flickr.

Ca arrive même qu’un magazine spécialisé s’intéresse à votre boulot.

 

Ainsi que des amateurs éclairés !

Ou d’un Californien de Modesto, aussi amoureux que vous de la culture aztèque, qui saura utiliser à bon escient vos restaurations afin de pérpétuer la mémoire des dieux anciens dans les esprits d’enfants encore purs et innocents.

Alors oui, c’est peu comme retours face à la qualité indéniable de mon travail qui fait de plus en plus d’ombre à Hokusaï, ca rapporte encore que dalle pour éviter de perdre sa vie à la gagner et ca me détourne provisoirement de mon autre destinée de journaliste total mais, par la malepeste, ca fait plaisir. Et ma foi c’est déja pas mal.

Et c’est ici que je vous fais mes adieux pour quelques semaines, chers lecteurs, car je vais bientôt emprunter un autre chemin, par delà les océans, dans une contrée peuplée de hippies, de nerds et de loutres de mer où le talentueux camarade Franck a eu l’ingénieuse idée de s’installer. Mais ne vous inquiétez pas, Centrifugue reviendra plus beau et plus fort le mois prochain, et d’ici là, vous aurez tout loisir d’explorer articles édifiants et dessins chatoyants.

En vous remerciant, et à plus tard !

Gwen

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