<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Centrifugue &#187; DC</title>
	<atom:link href="http://centrifugue.fr/tag/dc/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://centrifugue.fr</link>
	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Jan 2012 14:52:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 1/2</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2012/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2012/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 07:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[black flag]]></category>
		<category><![CDATA[centrifugue]]></category>
		<category><![CDATA[DC]]></category>
		<category><![CDATA[dischord]]></category>
		<category><![CDATA[hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[Ian Mackaye]]></category>
		<category><![CDATA[iron cross]]></category>
		<category><![CDATA[Mackaye]]></category>
		<category><![CDATA[minor threat]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[rollins]]></category>
		<category><![CDATA[SOA]]></category>
		<category><![CDATA[washington]]></category>
		<category><![CDATA[youth brigade]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=569</guid>
		<description><![CDATA[Témoin et accompagnateur de l'explosion de la scène hardcore de Washington au début des années 80 et de sa transformation durant les années 90 avec le emocore, le label  <a href="http://www.dischord.com/" target="_blank">Dischord</a> a fait cracher les enceintes avec les morceaux de Minor Threat, Fugazi, Youth Brigade ou Iron Cross. Et de révéler au grand public des musiciens comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brian_Baker_(musician)" target="_blank">Brian Baker</a>, guitariste du groupe punk Bad Religion, <a href="http://www.videodrom.org/article.php3?id_article=82/" target="_blank">Henry Rollins</a> (que l'on a pu voir dans la 2e saison de <a href="http://www.sonsofanarchyfrance.net/"><em>Sons of Anarchy</em></a>) ou un certain Dave Grohl, qui officiait dans Nirvana. Petit aperçu de ce label mythique en deux parties.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Témoin et accompagnateur de l&#8217;explosion de la scène hardcore de Washington au début des années 80</strong>, et de <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/05/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/" target="_blank">sa transformation durant les années 90 avec le emocore</a>, <strong>le label <a href="http://www.dischord.com/" target="_blank">Dischord</a> a fait cracher les enceintes </strong>avec les morceaux de Minor Threat, Fugazi, Youth Brigade ou Iron Cross. Et révélé au grand public des musiciens comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Brian_Baker_(musician)" target="_blank">Brian Baker</a>, guitariste du groupe punk Bad Religion, <a href="http://www.videodrom.org/article.php3?id_article=82/" target="_blank">Henry Rollins</a> (que l&#8217;on a pu voir dans la 2e saison de <a href="http://www.sonsofanarchyfrance.net/" target="_blank"><em>Sons of Anarchy</em></a>) ou un certain Dave Grohl, qui officiait dans Nirvana. Petit aperçu de ce label mythique en deux parties.</p>
<p><strong>Fin des années 70, le punk est mort selon les médias</strong>, avec la fin tragique de Johnny Rotten. Bonjour les années 80, où le cynisme, jadis vanté par les Pistols, deviendra la doxa des yuppies. Lessivé par ses excès de <em>fixes</em> et de lignes, il va pourtant se faire botter l&#8217;arrière-train par une armée de teenagers en shorts. Black Flag à Los Angeles, Dead Kennedies à San Francisco ou <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a> à Washington DC, les pionniers de la vague punk-hardcore entrainent dans leur sillage une nuée de gamins de 16 à 18 ans qui, s&#8217;ils sont trop jeunes pour s&#8217;approprier l&#8217;esprit de révolte des Clash, ont retenu l&#8217;essentiel du message punk : s&#8217;emparer d&#8217;un instrument, foncer sur scène et balancer toute son énergie.</p>
<p><strong>La capitale américaine va ainsi connaitre au début des années 80 une explosion du punk.</strong> Issus pour la plupart des classes moyennes ou supérieures blanches, ces teenagers créent des groupes à la longévité toute relative. Quelques mois, le temps d&#8217;une répétition et d&#8217;un concert dans la garage ou la cave d&#8217;un ami d&#8217;ami.</p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3</a><br />
<em> Draw Blank &#8211; State of Alert (SOA)</em><br />
(Pour les fans qui ne sont pas trop à cheval sur la qualité audio, vous pouvez voir un enregistrement live d&#8217;époque <a href="http://youtu.be/WFI6UAAtTaw" target="_blank">ici</a>)</p>
<p><strong>Une curiosité pour cette ville entièrement tournée vers les instances politiques</strong>. Contrairement à Los Angeles, New York ou San Francisco, DC ne dispose pas du réseau de salles ou de producteurs propres à faire connaitre ces groupes. Ni d&#8217;une grande tradition musicale (si l&#8217;on excepte des pépites comme Marvin Gaye ou Duke Ellington). Ignorés par les médias et coincés dans leur &laquo;&nbsp;trou&nbsp;&raquo;, il ne leur reste qu&#8217;une solution: se débrouiller tout seul. Trouver un endroit pour répéter ou se produire, passe encore. Mais sortir des disques, c&#8217;est une autre paire de manches. Une tâche qui n&#8217;effraie pourtant pas Ian Mc Kaye et Jeff Nelson, ex membres du groupe <a href="http://www.dischord.com/band/teen-idles" target="_blank">Teen Idles</a>.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/19M7yUFeHoQ?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/19M7yUFeHoQ?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Get up and go &#8211; Teen Idles</em></p>
<p><strong>Déçus de ne pas avoir pu garder une trace du groupe, ils décident, à seulement 18 ans, de lancer leur propre label : Dischord. </strong>Avec l&#8217;argent mis de coté grâce à leurs concerts (et en cumulant les petits boulots), ils sortent en décembre 80 un premier LP de Teen Idles : <em>Minor Disturbance</em>.</p>
<p><strong>Un album dont la fabrication constitue la meilleure illustration de leur philosophie</strong>. Artwork, pressage (1000 exemplaires, le minimum possible) : tout est réalisé par eux, de A à Z. Y compris les pochettes, comme le rapporte Alec Bourgeois, porte-parole de Dischord, dans un article de <a href="http://joelfrancis.com/2009/07/31/dischord-finds-harmony-in-d-c-hardcore-scene/" target="_blank">Joel Francis</a>. Avec une pochette d&#8217;album dépliée en guise de modèle et un stock de carton, chaque album est fait main. La magie du &laquo;&nbsp;Do it yourself&nbsp;&raquo;.</p>
<p><img class="alignleft" title="dischordsleeves" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/dischord1.jpg" alt="" width="352" height="NaN" /><strong>Les disques se vendent par le bouche-à-oreille et ce premier essai permet à Dischord d&#8217;enchainer les productions. </strong>Géré par des musiciens, eux-mêmes impliqués dans la scène locale, le label attire les groupes locaux, heureux de pouvoir sortir leur album. Et ceci avec une liberté incomparable : chaque groupe peut partir quand bon lui semble. Car le but du label n&#8217;est pas d&#8217;enchainer des &laquo;&nbsp;coups&nbsp;&raquo; ou de trouver le groupe star qui permettra de leur assurer une retraite paisible.</p>
<p><strong>Il s&#8217;agit plutôt de rendre compte, documenter, témoigner de la vitalité de la scène locale.</strong> &laquo;&nbsp;<a href="http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=4813825" target="_blank"><em>Placer DC sur la carte</em></a>&laquo;&nbsp;, comme le rapporte Christopher Johnson sur NPR Music. Un objectif rapidement atteint, tant les talents en présence sont nombreux. En témoigne la compilation <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Flex_Your_Head" target="_blank">Flex your Head</a>, sortie en 82 et symbole du &laquo;&nbsp;son DC&nbsp;&raquo;. <a href="http://www.dischord.com/band/iron-cross" target="_blank">Iron Cross</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/youth-brigade" target="_blank">Youth Brigade</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/government-issue" target="_blank">Government Issue</a>, <a href="http://www.dischord.com/band/state-of-alert" target="_blank">State of Alert</a> : la scène a largement de quoi se défendre.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ueOjDqlMW-U?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ueOjDqlMW-U?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Rock n roll bullshit &#8211; Government Issue</em></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/9p6cecxpl5c?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em> Live for Now &#8211; Iron Cross</em></p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3</a><br />
<em> Youth Brigade &#8211; Barbed Wire</em></p>
<p><strong>Car la concurrence avec New York, sa voisine, est réelle</strong>. Ne pouvant plus jouer à Washington (les portes des salles de concerts leur étant fermées), Bad Brains explose au CBGB, poussant d&#8217;autres gamins vers le hardcore (Parmi eux, les futurs <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/balade-dans-la-galaxie-beastie-boys-14/" target="_blank">Beastie Boys</a>). Et Big Apple de répondre avec la compilation <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/New_York_Thrash" target="_blank">New York Thrash</a> chez ROIR la même année.</p>
<p><strong>Il n&#8217;est alors pas rare d&#8217;assister à des affrontements entre les deux scènes</strong> lors de concerts où <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mosh" target="_blank"><em>mosh</em></a> et <em>stage diving</em> sont la règle. Henry Rollins, de State of Alert et futur chanteur de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Black_Flag_(band)" target="_blank">Black Flag</a>, et Ian Mc Kaye ne sont d&#8217;ailleurs pas les derniers à s&#8217;y adonner. Mais 83 annonce un tournant pour DC. Minor Threat, le nouveau groupe de Mc Kaye et Nelson, termine son aventure. Formé en 1980 sur les cendres des Teen Idles, il a enchainé les morceaux ravageurs, devenant l&#8217;un des groupes phare du punk-hardcore. Et deux de leurs chansons auront un impact indéniable sur l&#8217;évolution de la scène : <em>Out of Step</em> et <em>Straightedge</em>.</p>
<p><iframe width="500" height="375" src="http://www.youtube.com/embed/Qm1870K22lc?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em> Minor Threat &#8211; Out of Step</em></p>
<p><!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3</a><br />
<em> Minor Threat &#8211; Straightedge</em></p>
<p><img class="alignleft" title="minorthreat" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/dischord2.jpg" alt="" width="233" height="343" /><em>Don&#8217;t smoke/Don&#8217;t drink/Don&#8217;t fuck/At least I can fucking think</em> (Out of Step).</p>
<p><em>I&#8217;m a person just like you/But I&#8217;ve got better things to do/Than sit around and smoke dope</em> (Straightedge).</p>
<p><strong>Des textes qui se placent dans la même logique que pour Dischord.</strong> Oui, il y a des choses plus intéressantes à faire que de se droguer : jouer, ou gérer un label. <strong>Faire quelque chose de sa vie. C&#8217;est ca être punk pour Mc Kaye.</strong> Et pas terminer la soirée la tête dans son vomi.</p>
<p><strong>Mais ce qui n&#8217;était qu&#8217;une morale personnelle</strong> devient, avec le succès des morceaux et leur écho dans le public, un mouvement philosophique et musical : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straightedge</a>. Une réponse au &laquo;&nbsp;<em>sex, drugs and rock n&#8217;roll</em>&nbsp;&raquo; qui a foutu en l&#8217;air une bonne partie de leurs ainés punks.</p>
<p><strong>La position est inconfortable pour Mc Kaye :</strong> il devient le père d&#8217;un mouvement dont il n&#8217;a jamais voulu être le guide. Jouer pour des individus c&#8217;est sa drogue. Pas pour une foule qui se doit de suivre une mode, avec merchandising à l&#8217;appui, quelle qu&#8217;elle soit.</p>
<p><object width="480" height="390" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ukqm91gz7hs?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="390" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ukqm91gz7hs?version=3&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<em> Void &#8211; Dehumanized</em></p>
<p><strong>Cette limite à &laquo;&nbsp;l&#8217;esprit de scène&nbsp;&raquo;, qui lorgne de plus en plus vers l&#8217;esprit de chapelle, va s&#8217;aggraver à partir de 1984</strong>. La plupart des groupes phares de DC se sont séparés, et l&#8217;énergie des concerts se transforme en violence. Point positif au niveau musical, le hardcore va se teinter de métal, faisant la réputation d&#8217;une ville comme New York. Mais c&#8217;est aussi l&#8217;époque où les skinheads d&#8217;extrême droite viennent pourrir l&#8217;ambiance.</p>
<p><strong>La scène de DC tournait en rond, à l&#8217;image d&#8217;un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Circle_pit" target="_blank">circle pit</a>. </strong>Il était temps de la réveiller avec un nouveau style, dont Embrace, et surtout Fugazi, autres créations de Mc Kaye, seront les précurseurs : le emocore. Mais nous verrons cela <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">une prochaine fois</a>.</p>
<p><strong>Texte, illustration (à partir de l&#8217;album <em>Bad Brains</em>) : Gwendal<br />
Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/clintjcl/" target="_blank">Clint JCL</a></strong></p>
<p><strong>Discographie sélective </strong><br />
- Un incontournable sorti en 2002, la compilation en 3CD <em>20 Years of Dischord</em>. Je vous recommande de passer par <a href="http://www.dischord.com/release/125" target="_blank">Dischord</a> pour vous l&#8217;acheter. A 16 $ contre plus de 30 sur Amazon, c&#8217;est une vraie affaire.</p>
<p>- Une autre compilation à avoir pour les amateurs de hardcore oldschool, <a href="http://www.dischord.com/release/014/the-year-in-7-s" target="_blank"><em>The Year in 7&#8243;s</em></a> qui regroupe les premiers albums de State of Alert, Teen Idles, Government Issue et Youth Brigade. A noter que la version CD comporte en plus des morceaux de Minor Threat. 10 $ le CD, 11 le vinyle.</p>
<p>- La compilation <em>Flex Your Head</em> mentionnée plus haut. 32 morceaux pour 10 $ environ.</p>
<p>- <a href="http://www.dischord.com/release/040/complete-discography" target="_blank"><em>Minor Threat Complete Discography</em></a> qui regoupe 26 morceaux. Pas de grosse différence de prix ici, comptez entre 12 et 13 $.</p>
<p><strong>Liens</strong><br />
- <a href="http://www.dischord.com" target="_blank">Le site officiel</a> de Dischord et <a href="http://www.guardian.co.uk/music/2009/feb/16/label-love-dischord-records" target="_blank">un article</a> (en anglais) de Ben Meyer sur le label dans le Guardian.</p>
<p>- <a href="http://homepages.nyu.edu/~cch223/usa/minorthreat_main.html" target="_blank">Un site</a> très complet sur Minor Threat et deux interviews de Ian Mc Kaye : un <a href="http://www.avclub.com/articles/ian-mackaye,14062/" target="_blank">papier</a> de Kyle Rian sur le site AV Club et une <a href="http://www.vbs.tv/watch/soft-focus/ian-mackaye" target="_blank">vidéo</a> de Ian Svenonius pour l&#8217;émission Soft Focus.</p>
<p>- Sur la scène hardcore de Washington DC, vous pouvez vous rendre sur <a href="http://www.bannedindc.com/" target="_blank">Banned in DC</a> qui propose vidéos, interviews, flyers et infos sur les groupes. Et foncez regarder <a href="http://yellowarrow.net/capitolofpunk/index.html" target="_blank">Capitol of Punk</a>,  un &laquo;&nbsp;documentaire cartographique&nbsp;&raquo; réalisé par Christopher Allen, Kara Oehler, Jesse Shapins, Geoffrey Guinta, Nathan Phillips et Brian House.</p>
<p><strong>Bonus</strong><br />
Deux morceaux par pur plaisir personnel : un inédit dub de Minor Threat (et dispo sur <em>20 Years of Dischord</em>) et du State of Alert, parce que c&#8217;est Henry Rollins au chant et que les paroles ne sont pas sans rappeler un bon vieux <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/06/exploited-wattie-le-vilain-petit-canard-a-crete/" target="_blank">Exploited</a>.<br />
<!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3</a><br />
<em>Minor Threat &#8211; Asshole Dub</em><br />
<!-- Dewplayer Begin--><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" width="200" height="20"><param name="bgcolor" value="FFFFFF" /><param name="movie" value="http://centrifugue.fr/wp-content/plugins/dewplayer-flash-mp3-player/dewplayer.swf?mp3=http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3&amp;bgcolor=FFFFFF" /></object><!-- Dewplayer End--><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3">http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3</a><br />
<em>State of Alert &#8211; Public Defender</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2012/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
<enclosure url="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/YB_barbed.mp3" length="3053656" type="audio/mpeg" />
<enclosure url="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Straightedge.mp3" length="731136" type="audio/mpeg" />
<enclosure url="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/DrawBlank.mp3" length="1051834" type="audio/mpeg" />
<enclosure url="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Minor_Threat-Asshole_Dub.mp3" length="3420160" type="audio/mpeg" />
<enclosure url="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/Public_Defender.mp3" length="1918896" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Dischord Records : le noyau dur de Washington DC 2/2</title>
		<link>http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/</link>
		<comments>http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 May 2010 14:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Guide]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Punk-hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[Thématique]]></category>
		<category><![CDATA[centrifugue]]></category>
		<category><![CDATA[dag nasty]]></category>
		<category><![CDATA[DC]]></category>
		<category><![CDATA[embrace]]></category>
		<category><![CDATA[emo]]></category>
		<category><![CDATA[emocore]]></category>
		<category><![CDATA[fugazi]]></category>
		<category><![CDATA[hardcore]]></category>
		<category><![CDATA[husker du]]></category>
		<category><![CDATA[mckaye]]></category>
		<category><![CDATA[picciotto]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[rites of spring]]></category>
		<category><![CDATA[washington]]></category>
		<category><![CDATA[youth of today]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://centrifugue.fr/?p=738</guid>
		<description><![CDATA[Deuxième partie (tardive -oui je sais, c'est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l'emocore (1). Aujourd'hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d'air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l'enthousiasme des premières années faisait place au doute.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Deuxième partie </strong>(tardive -<em>oui je sais, c&#8217;est mal mais on verra quand vous devrez faire un transfert de connexion chez Orange&#8230;</em>-)<strong> de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Emo" target="_blank">emocore</a></strong>  <a class="simple-footnote" title=". Un terme à prendre, y compris sur la période dont nous parlons, avec des pincettes. La plupart des fondateurs du mouvement trouvent en effet le terme emocore ridicule ou réducteur, à commencer par Picciotto (cf interview de Mark Prindle) et Mc Kaye (cf cette vidéo)." id="return-note-738-1" href="#note-738-1"><sup>1</sup></a>. Aujourd&#8217;hui synonyme de musiciens adeptes du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (<a href="http://images.ebaumsworld.com/2007/09/emofag3er.jpg" target="_blank">Ca</a> pour résumer), le emocore fut pourtant une énorme bouffée d&#8217;air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l&#8217;enthousiasme des premières années faisait place au doute.</p>
<p><strong>Après l&#8217;explosion de début 80, la scène hardcore marque le pas.</strong> Minor Threat et <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/01/bad-brains-la-fureur-du-rastapunk/" target="_blank">Bad Brains</a>, deux des groupes phare, s&#8217;arrêtent (respectivement 1983 et 1984) mais, plus pernicieux, la violence jusqu&#8217;ici canalisée par la musique déborde. Les codes (vestimentaires, musicaux) et les termes de respect, d&#8217;honneur ou de puissance liés au concept de scène ont tendance à cloisonner les esprits. Symbole de ce changement, la présence de plus en plus grande aux concerts de skinheads nationalistes et/ou racistes  <a class="simple-footnote" title="Lire à ce sujet l&#8217;article de Felix Von Havoc dans Maximum Rock n&#8217;Roll." id="return-note-738-2" href="#note-738-2"><sup>2</sup></a>.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/99Oix0nLngc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/99Oix0nLngc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Note : attention, Youth of Today n&#8217;est pas du tout un groupe facho, mais cette vidéo vous donne un aperçu de l&#8217;engagement physique des teenagers de l&#8217;époque (et des débordements possibles).</em></p>
<p><strong>Les réactions à cette situation seront multiples pour le hardcore </strong>: passage vers le mainstream (comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/7_Seconds" target="_blank">7 Seconds</a>), fusion avec le metal (à Boston et New York notamment), radicalisation politique ou &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; (<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore, crust,</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Straight_edge" target="_blank">straightedge</a>),&#8230;  Mais DC va prendre son public à rebrousse-poil avec le emocore.</p>
<p><strong>Pas de changement fondamental dans l&#8217;esprit, avec toujours cette culture <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself" target="_blank">DIY</a> et ce besoin d&#8217;indépendance, mais un questionnement sur l&#8217;énergie qui caractérise le hardcore.</strong> Jouer le plus vite et le plus fort, la formule avait créé de vraies pépites au début des années 80. Mais également des frustrations. Le genre devenait de plus en plus codifié (et donc limité) et la rage et la colère qui s&#8217;en dégageaient ne pouvaient résumer à elles seules tout le spectre des émotions, ses nuances, qui habitaient les musiciens.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_Mm6KgHSOv4?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/_Mm6KgHSOv4?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Ce virage va s&#8217;opérer dès 1984</strong> à Annapolis (près de Washington DC) avec le groupe <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%BCsker_D%C3%BC" target="_blank">Husker Du</a> mais c&#8217;est à DC que le emocore va décoller. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gray_Matter_%28band%29" target="_blank">Gray Matter</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Soulside" target="_blank">Soulside</a>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dag_Nasty" target="_blank">Dag Nasty</a> (déja présent au commencement), <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Shudder_To_Think" target="_blank">Shudder to Think</a>&#8230; autant de groupes à l&#8217;origine du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Revolution_Summer" target="_blank">Revolution Summer</a>. Le rythme se pose, les guitares gagnent en importance, le chant devient plus fragile (mais toujours contrebalancé par des accès de violence). Le changement est radical pour le public habitué au mosh, et l&#8217;incompréhension n&#8217;est jamais loin (ne vire t-on pas vers la pop honnie ?). Mais ces expérimentations permettent de déployer un univers gigantesque.</p>
<p><a href="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/05/embrace.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-756" title="embrace" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/05/embrace.jpg" alt="" width="252" height="249" /></a><strong>Deux groupes vont d&#8217;ailleurs en être les meilleurs représentants : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Embrace_%28American_band%29" target="_blank">Embrace</a></strong>  <a class="simple-footnote" title="A propos d&#8217;Embrace, vous pouvez vous rendre sur Sputnik Music pour une chronique de leur album ou sur le site de Mark Prindle." id="return-note-738-3" href="#note-738-3"><sup>3</sup></a> <strong>et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Rites_of_Spring" target="_blank">Rites of Spring</a></strong>. Le premier d&#8217;entre eux n&#8217;est autre que la nouvelle formation de Ian McKaye. Avec son frère Alec,  accompagné des anciens membres de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Faith" target="_blank">The Faith</a>, le groupe ne sortira qu&#8217;un album éponyme mais fondateur. Rien de pourtant définitif dans leur musique, mais la voix de McKaye, ses intonations, et les sujets qu&#8217;il aborde (le deuil, le doute, le rejet de la violence) emportent les suffrages.</p>
<p><strong>Rites of Spring</strong>  <a class="simple-footnote" title="A lire, une chronique sur Metalorgie et un article sur The Old Punks blog." id="return-note-738-4" href="#note-738-4"><sup>4</sup></a> <strong>ne bénéficiait pas quant à lui de l&#8217;aura du &laquo;&nbsp;pape du hardcore&nbsp;&raquo; McKaye</strong>. Composé d&#8217;inconnus, le groupe va cependant frapper les esprits. Plus que la sortie d&#8217;un unique album (lui aussi éponyme), ce sont les prestations scéniques qui retiennent l&#8217;attention. Instruments fracassés, fleurs jetés dans le public, chanteur (un dénommé Guy Picciotto) à la sensibilité extrême, au chant torturé et chargé comme une pile sur scène : l&#8217;esprit du hardcore, celui qui vous remue les tripes, renait.<br />
<object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ge8ucvLYLRc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Ge8ucvLYLRc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Si le public est au départ décontenancé, de plus en plus de groupes vont s&#8217;approprier cette approche &laquo;&nbsp;emo&nbsp;&raquo;.</strong> C&#8217;est le cas du groupe <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Hated" target="_blank">Hated</a>, également à Annapolis, et surtout de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Moss_Icon" target="_blank">Moss Icon</a> qui accentue le rôle des guitares. Moss Icon lève également le pied au niveau rythmique mais, ce qui pourrait rebuter a priori l&#8217;amateur de hardcore, renforce d&#8217;autant plus les passages agressifs. La formule développée par Moss Icon va finalement lui permettre d&#8217;aligner les concerts. Au point de devenir pour les puristes le véritable iniateur du mouvement emo.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZAf6P4obmLI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ZAf6P4obmLI&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Cependant, cette révolution sonique va connaitre son apogée avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fugazi" target="_blank">Fugazi</a>.</strong> Ce groupe fut d&#8217;abord une claque similaire à celle assenée par les <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/09/balade-dans-la-galaxie-beastie-boys-14/" target="_blank">Beastie Boys</a> à votre humble rédacteur, mais surtout il pourrait résumer à lui seul l&#8217;identité de la scène de DC. Element le plus visible de cette assertion, la présence de l&#8217;inévitable McKaye. Un label AOC qui rassure certes l&#8217;auditeur mais il faut surtout y voir la fin d&#8217;une quête pour lui (même si le bonhomme reprendra la route plus tard avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Evens" target="_blank">The Evens</a>).</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jtXTUA763o4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/jtXTUA763o4&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>The Word &#8211; demo version (1987) ou comment calmer son monde avec un premier morceau</em></p>
<p><strong>Toujours accompagné du batteur Brendan Canty, il trouve enfin l&#8217;alchimie avec le bassiste Joe Lally et un deuxième chanteur-guitariste, le susmentionné Guy Picciotto. </strong>Le coté sentencieux de McKaye décrié par certains trouve dans Fugazi un magnifique contrepoint avec Picciotto, vipérin, torturé. Un peu comme si Chuck D de Public Enemy avait trouvé enfin son Flavor Flav  <a class="simple-footnote" title="Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto (ici pour être précis)" id="return-note-738-5" href="#note-738-5"><sup>5</sup></a>.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZsKPFHg5NkA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ZsKPFHg5NkA&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Fugazi &#8211; Long Division</em> (extrait du documentaire <em>Instrument</em> de Jem Cohen, où vous pourrez voir le superbe enchainement sur le morceau <a href="http://www.youtube.com/watch?v=1JIwnYnSXL4" target="_blank">Runaway Return</a>)</p>
<p><strong>Autre changement radical, Fugazi n&#8217;est plus la énième formation de McKaye, son nouveau bébé. Le groupe se veut le plus démocratique, le plus libre possible.</strong> A commencer par les compositions. Comme l&#8217;explique Picciotto dans une <a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm" target="_blank">interview de Mark Prindle</a>, les premiers morceaux furent composés par McKaye mais &laquo;&nbsp;<em>après, de plus en plus de membres se sont impliqués dans l&#8217;écriture. J&#8217;ai d&#8217;abord commencé puis ce fut le tour de Joe et maintenant nous écrivons tous</em>&laquo;&nbsp;. Et que l&#8217;on n&#8217;oublie pas Brendan Canty qui n&#8217;hésite pas à quitter ses futs pour s&#8217;attacher aux partitions de guitare et de basse.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/SGJFWirQ3ks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/SGJFWirQ3ks&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Un processus qui se manifeste également sur scène</strong>  <a class="simple-footnote" title="Deux documents indispensables à ce propos : le livre de Glenn Friedman, Keep your Eyes open, (déja mentionné ici) ainsi que le sublime documentaire de Jem Cohen Instrument (diffusée en son temps au Museum of Modern Art de New York, excusez du peu)" id="return-note-738-6" href="#note-738-6"><sup>6</sup></a> comme le détaille Picciotto dans une<a href="http://graneroperro.com/drawcamp/addict98.htm" target="_blank"> interview de Chris Nelson</a>. &nbsp;&raquo; <em>Nous n&#8217;utilisons pas de set list. Nous nous accordons sur la première chanson et à partir d&#8217;elle nous la produisont. Il y existe un schéma de base, dans le sens où nous alternons les voix. Celui dont c&#8217;est le tour de choisir la nouvelle chanson incorpore au morceau un indice qui va permettre la transition. Tu essaies alors de regarder les autres et d&#8217;attraper leur regard. A tout moment, chaque membre peut démarrer une chanson de notre répertoire. Il est très important que chacun soit au point sur chaque album et chaque morceau. Cela devient un jeu : vous essayez d&#8217;en choisir une que vous n&#8217;avez pas jouée depuis 4 ou 5 concerts, juste pour voir si tout le monde la connait sur le bout des doigts.</em>&nbsp;&raquo; Une règle qui entraine une maitrise de leur instrument incomparable, pour notre plus grand bonheur&#8230; et qui oblige le fan transi à dénicher sans cesse de nouveaux enregistrement live.</p>
<p><strong>Mais pour le public de l&#8217;époque, ceci renforce également le lien avec le groupe. Il devient le témoin d&#8217;une représentation unique</strong> qui ne doit pas être gachée par quelques types sans cervelle (écouter à ce propos les morceau <em>Rend it</em> et <em>Bad mouth</em> sur le live au Crystal Ballroom, où le groupe n&#8217;hésite pas à s&#8217;arrêter de jouer pour calmer certains d&#8217;entre eux). A ce titre, McKaye répugne à jouer sans voir le public : &laquo;&nbsp;<em>Je veux jouer pour des gens. Je veux essayer d&#8217;interagir avec eux, et pas seulement en leur criant dessus. Je veux qu&#8217;ils sachent que je suis dans la salle avec eux. Et je souhaite qu&#8217;ils soient dans la salle avec moi</em>&laquo;&nbsp;. Etre une personne, un individu. Et pas un type dans le noir qui se prend un mauvais coup de ranger dans la tête.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ClURiR1cesk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/ClURiR1cesk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><strong>Que l&#8217;on se rassure, il est malgré tout encore possible d&#8217;apprécier Fugazi sans avoir à emprunter une De Lorean</strong> (ou arpenter le site <a href="http://www.archive.org/details/Fugazi" target="_blank">Archive.org</a>). C&#8217;est l&#8217;avantage de l&#8217;album et, cela tombe bien, le groupe en est conscient. Finis donc les enregistrements à l&#8217;arrache des débuts du hardcore et place à un vrai travail de studio dont <em>Red Medicine</em> est le symbole. Un album, selon une <a href="http://www.diskant.net/interviews/guyfugazi2.htm" target="_blank">interview de Chris Summerlin</a> sur Diskant, pensé comme &laquo;&nbsp;<em>un effort pour arrêter de traiter le studio comme un rendez-vous chez le docteur : désagréable mais nécessaire. Cette fois nous avons décidé de le produire nous même et d&#8217;étendre un peu notre palette en incorporant des exercices sur bande ou des démos 8 pistes, comme autant de strates. Nous avons également enregistré chaque chanson séparement de façon à ce qu&#8217;elles sonnent chacune d&#8217;une manière particulière.</em>&nbsp;&raquo; Un travail expérimental qui aboutira à des perles comme <em>End Hits</em> ou <em>The Argument</em><em>.</em></p>
<p><strong>Enfin, ce qui donne à Fugazi toute son aura, près de 10 ans après leurs adieux, est l&#8217;intégrité qui a conditionné toute leur carrière</strong>. Autoproduits, gérant eux-mêmes l&#8217;organisation des concerts (du booking aux lumières), jouant dans toutes les salles (de la salle de YMCA à la maison d&#8217;un particulier) et toutes les villes, même la plus petite, à des tarifs abordables (jamais plus de 5$), apportant leur soutien via des concerts à des associations (Emmaus Services for the aged, Latin American Youth center), Fugazi démontre qu&#8217;il est possible de combiner succès (plus d&#8217;un million d&#8217;albums vendus à leur actif) et fidélité à l&#8217;esprit underground  <a class="simple-footnote" title="Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le papier de Jason Farell à propos de l&#8217;album In on the Kill Taker, le témoignage de Craig Sharp, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence, le texte de Mark Greif, publié dans le livre What You&#8217;ve Done to my World ou de vous rendre sur ce site qui regroupe une vingtaine d&#8217;interviews et de chroniques." id="return-note-738-7" href="#note-738-7"><sup>7</sup></a>.</p>
<p><strong>La flemme, le manque de connaissances et de groupes marquants (ainsi que la peur de dépasser les 20 000 signes) m&#8217;empêchent de pousser plus en avant notre aperçu de la scène de DC dans les années 90-2000. </strong> Mais vous pouvez toujours dénicher les nouveaux talents sur le site de Dischord ou jeter un oeil sur le genre qui lui succédera : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Screamo" target="_blank">screamo</a>. Cependant, en guise de compensation, et en gage de respect envers les groupes dont je n&#8217;ai pas pu parler, voici une playlist qui vous changera de la oï ou du crust :</p>
<p><strong>Texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Liens</span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;">Si vous voulez en savoir plus sur le emocore, je vous conseille de vous rendre sur <a href="http://www.mesaverde.co.uk/mp3/" target="_blank">cette page</a> du site du groupe Mesa Verde ou sur la page d&#8217;<a href="http://www.fourfa.com/" target="_blank">Andy Radin</a> qui offrent de très bons résumés. Sinon, comme pour la <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">première partie de cet article</a>, faites un tour sur le site de <a href="http://www.dischord.com" target="_blank">Dischord Records</a>.</span></p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>Pas de livres à ma connaissance en français, il faudra donc se tourner vers <em>Dance of Days</em> de Mark Anderson et Mark Jenkins (quelques pages sont visibles sur <a href="http://books.google.fr/books?id=CU1jKq0TlvQC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=Dance+of+Days+by+Mark+Anderson+and+Mark+Jenkins&amp;source=bl&amp;ots=1iyWCKtK6y&amp;sig=imUdLrZYvAcYLDM1G948QnDjYKY&amp;hl=fr&amp;ei=FmbxS7bRMsaB_QbL2pTmBg&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CBUQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false" target="_blank">Googlebooks</a>), <em><a href="http://www.amazon.com/American-Hardcore-History-Steven-Blush/dp/0922915717" target="_blank">American Hardcore</a></em> de Steven Blush (interview de l&#8217;auteur <a href="http://www.juicemagazine.com/AMERICANHARDCORE.html" target="_blank">ici</a>) et <a href="http://www.culturevulture.net/Books/OurBand.htm" target="_blank">Our Band Could Be Your Life</a> de Michael Azerrad (une chronique en français du bouquin est lisible sur le blog <a href="http://www.wonderflu.com/blog/2010/01/our-band-could-be-your-life/" target="_blank">Wonderflu</a>). <strong>Edit :</strong> un très bon documentaire à voir également, <em><a href="http://www.sonyclassics.com/americanhardcore/" target="_blank">American Hardcore, the History of American Punk-rock</a></em> par Paul Rachman et Steven Blush.</p>
<div id="_mcePaste" style="position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px; overflow: hidden;">
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">euxième partie (tardive -oui je sais, c&#8217;est mal-) de notre petite introduction au monde merveilleux du hardcore en provenance de Washington DC, et rencontre avec l&#8217;emocore. Aujourd&#8217;hui synonyme de musiciens adepte du rimmel, de la mèche savamment travaillée et de compositions sur le malaise de la puberté (Ca pour résumer : </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://images.ebaumsworld.com/2007/09/emofag3er.jpg</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> ) le emocore fut pourtant un énorme bouffée d&#8217;air frais pour la scène hardcore de DC, alors que l&#8217;enthousiasme des premières années faisait place au doute.</span></span></p>
<p>Après l&#8217;explosion de début 80, la scène hardcore marque le pas. Minor Threat et Bad Brains, deux des groupes phare, s&#8217;arretent (respectivement 1983 et 1984) mais, plus pernicieux, la violence jusqu&#8217;ici canalisée par la musique déborde. Les codes (vestimentaires, musicaux) et les termes de<br />
de respect, honneur ou de puissance liés au concept de scène cloissonent les esprits. Symbole de ce changement, la présence de plus en plus grande aux concerts de skinheads nationalistes (2) (lire à ce sujet <span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.havocrex.com/press/article/1/57</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> l&#8217;article de </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: verdana,arial,helvetica,sans,sans-serif;"><span lang="fr-FR">F</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: verdana,arial,helvetica,sans,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span lang="fr-FR">elix Von Havoc dans Maximum Rock n&#8217;roll)</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">.</span></span></p>
<p>Les réactions seront multiples : passage vers le mainstream (comme 7 seconds), fusion avec le metal (à Boston et New York notamment), radicalisation politique ou &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; (grindcore, crust, straightedge),&#8230;  Mais DC va prendre son public à rebrousse poil avec le emocore.</p>
<p>Pas de changement fondamental dans l&#8217;esprit, avec toujours cette culture DIY et ce besoin d&#8217;indépendance, mais un questionnement sur l&#8217;energie qui caractérise le hardcore. Jouer le plus vite et le plus fort, la formule a créé de vraies pépites. Mais également des frustrations. Musicalement, le genre devenait de plus en plus codifié (et donc limité) et la rage et la colère qui s&#8217;en dégageaient ne pouvaient résumer à elles seules tout le spectre des émotions, ses nuances.</p>
<p>Ce virage va s&#8217;opérer dès 1984 à Annapolis (près de Washington DC) avec le groupe Husker Du mais c&#8217;est à DC que le emocore va décoller. Gray Matter, Soulside, Dag Nasty (déja présent au commencement), Shudder to Think&#8230; autant de groupes à l&#8217;origine du Revolution Summer (<span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://en.wikipedia.org/wiki/Revolution_Summer</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">). Le rythme se pose, les guitares gagnent en importance, le chant devient plus fragile (mais toujours contrebalancé par des accès de violence). Le changement est radical pour le public habitué au mosh, et l&#8217;incompréhension n&#8217;est jamais loin (ne vire t-on pas vers la pop honnie ?), mais ces expérimentations permettent de déployer un univers gigantesque.</span></span></p>
<p>Deux groupes vont d&#8217;ailleurs en être les meilleurs représentants : Embrace ( http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=14575 et http://www.markprindle.com/embrace.htm ) et Rites of Spring. Le premier d&#8217;entre eux n&#8217;est autre que la nouvelle formation de Ian Mckaye. Avec son frère Alec,  accompagné des anciens membres de Faith, le groupe ne sortira qu&#8217;un album éponyme mais fondateur. Rien de pourtant défintif dans leur musique, mais la voix de Mc Kaye, ses intonations, et les sujets qu&#8217;il aborde (le deuil, le doute, le rejet de la violence) emportent les suffrages.</p>
<p>Rites of Spring  (http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=2114<br />
et http://oldpunks.blogspot.com/2006/03/review-rites-of-spring-end-on-end.html) ne bénéficiait pas quant à lui de l&#8217;aura du &laquo;&nbsp;pape du hardcore&nbsp;&raquo; Mc Kaye. Composé d&#8217;inconnus, le groupe va cependant frapper les esprits. Plus que la sortie d&#8217;un unique album (lui aussi éponyme et à la qualité indéniable), ce sont les prestations scéniques qui retiennent l&#8217;attention. Instruments fracassés, fleurs jetés dans le public, chanteur (un dénommé Guy Picciotto) à la sensibilité extrême, au chant torturé et chargé comme une pile sur scène : l&#8217;esprit du hardcore, celui qui vous remue les tripes, renait.</p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.youtube.com/watch?v=Ge8ucvLYLRc</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Rites of Spring For want of</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Si le public est au départ décontenancé (ne virerait on pas vers la pop honnie ?), de plus en plus de groupes vont s&#8217;approprier cette approche &laquo;&nbsp;emo&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le cas du groupe Hated, également à Annapolis, et surtout de Moss Icon qui accentue le role des guitares. Moss Icon lève également le pied au niveau rythmique mais, ce qui pourrait rebuter a priori l&#8217;amateur de hardcore, renforce d&#8217;autant plus les passages agressifs. La formule développée par Moss Icon va finalement lui permettre d&#8217;aligner les concerts. Au point de devenir pour les puristes le véritable iniateur du mouvement emo. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Cependant, cette révolution sonique va connaitre son apogée avec Fugazi. Ce groupe fut d&#8217;abord une claque similaire à celle assenée par les Beastie Boys à votre humble rédacteur, mais surtout il pourrait résumer à lui seul l&#8217;identité de la scène de DC. Element le plus visible de cette assertion, la présence de l&#8217;inévitable Mc Kaye. Un label AOC qui rassure certes l&#8217;auditeur mais il faut surtout y voir la fin d&#8217;une quête pour lui (même si le bonhomme reprendra la route plus tard avec The Evens). </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><strong>http://www.youtube.com/watch?v=jtXTUA763o4 06 &#8211; The word &#8211; Fugazi first demo tape (1987)</strong></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;"> ou comment calmer son monde avec un premier morceau</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Toujours accompagné du batteur Brendan Canty, il trouve enfin l&#8217;alchimie avec le bassiste Joe Lally et un deuxième chanteur-guitariste, le susmentionné Guy Picciotto. Le coté sentencieux de Mc Kaye décrié par certains trouve dans Fugazi un magnifique contrepoint avec Picciotto, vipérin, torturé. Un peu comme si Chuck D de Public Enemy avait trouvé enfin son Flavour Flav (3).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">raaaah, y a break aussi </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=qRpTf27WtTM</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=kLD-2o5fkSo (terrible avec la nana)</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=ZsKPFHg5NkA long division fugazi</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=apuLs_ayKRM shut the door putain de montée expérience sonique</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #7f007f;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">upper waiting room des peels sessions plus version live </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">http://www.youtube.com/watch?v=SGJFWirQ3ks</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">arpeggiator</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: x-small;">Autre changement radical, Fugazi n&#8217;est plus la énième formation de Mc Kaye, son nouveau bébé. Le groupe se veut le plus démocratique, le plus libre possible. A commencer par les compositions. Comme l&#8217;explique Picciotto dans une interview de Mark Prindle, les premiers morceaux furent composés par Mc Kaye mais &laquo;&nbsp;après, de plus en plus de membres se sont impliqués dans l&#8217;écriture. J&#8217;ai d&#8217;abord commencé puis ce fut le tour de Joe et maintenant nous écrivons tous&nbsp;&raquo;. Et que l&#8217;on n&#8217;oublie pas Brendan Canty qui n&#8217;hésite pas à quitter ses futs pour s&#8217;attacher aux partitions de guitare et de basse. </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Un processus qui se manifeste également sur scène (4). &nbsp;&raquo; Nous n&#8217;utilisons pas de set list. Nous nous accordons sur la première chanson et à partir d&#8217;elle nous la produisont. Il y existe un schéma de base, dans le sens où nous alternons les voix. Celui dont c&#8217;est le tour de choisir la nouvelle chanson reprend la main et y incorpore un indice qui va permettre la transition. Tu essaies alors de regarder les autres et d&#8217;attraper leur regard. A tout moment, chaque membre peut démarrer une chanson de notre repertoire. Il est très important que chacun soit au point sur chaque album et chaque morceau. Cela devient un jeu : vous essayez d&#8217;en choisir une que vous n&#8217;avez pas jouée depuis 4 ou 5 concerts, juste pour voir si tout le monde la connait sur le bout des doigts.&nbsp;&raquo; Une règle qui entraine une maitrise de leur instrument incomparable, pour notre plus grand bonheur&#8230; et qui oblige le fan transi à dénicher sans cesse de nouveaux enregistrement live. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Mais pour le public de l&#8217;époque, ceci renforce également le lien avec le groupe. Il devient le témoin d&#8217;une représentation unique qui ne doit pas être gachée par quelques types sans cervelle (écouter à ce propos les morceau Rend it et Bad mouth sur le live au Crystal Ballroom, où le groupe n&#8217;hésite pas à s&#8217;arreter de jouer pour calmer certains d&#8217;entre eux). A ce titre, il répugne ainsi à jouer sans voir le public : &laquo;&nbsp;Je veux jouer pour des gens. Je veux essayer d&#8217;interagir avec eux, et pas seulement en leur criant dessus. Je veux qu&#8217;ils sachent que je suis dans la salle avec eux. Et je souhaite qu&#8217;ils soient dans la salle avec moi&nbsp;&raquo;. Etre une personne, un individu. Et pas un type dans le noir qui se prend un mauvais coup de ranger dans la tete. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0.49cm; background: none repeat scroll 0% 0% #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Que l&#8217;on se rassure, il est malgré tout encore possible d&#8217;apprécier Fugazi sans avoir à emprunter une De Lorean ou arpenter le site Archive.org (</span></span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">http://www.archive.org/details/Fugazi</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"> ). C&#8217;est l&#8217;avantage de l&#8217;album et, cela tombe bien, le groupe en est conscient. Finis donc les enregistrements à l&#8217;arrache des débuts du hardcore et place à un vrai travail de studio dont Red Medicine est le symbole. Un album qui pensé comme &laquo;&nbsp;un effort pour arreter de traiter le studio comme un rendez-vous chez le docteur : désagréable mais nécessaire. Cette fois nous avons décidé de le produire nous meme et d&#8217;étendre un peu notre palette en incorporant des exercices sur bande ou des démos 8 pistes, comme autant de strates. Nous avons également enregistré chaque chanson séparemment de facon à ce qu&#8217;elles sonnent chacune d&#8217;une manière particulière.&nbsp;&raquo; Un travail expérimental qui aboutira à des perles comme End hits ou On the kill taker. </span></span></span></p>
<p>Enfin, ce qui donne à Fugazi toute son aura, près de 15 ans après leurs adieux, est l&#8217;intégrité qui a conditionné toute leur carrière. Autoproduits, gérant eux-memes l&#8217;organisation des concerts (du booking aux lumières), jouant dans toutes les salles (de la salle de YMCA à la maison d&#8217;un particulier) et toutes les villes, meme la plus petite, à des tarifs abordables (jamais plus de 5$), apportant leur soutien via des concerts à des associations (Emmaus Services for the aged, Latin American Youth center), Fugazi démontre qu&#8217;il est possible de combiner succès (plus d&#8217;un millions d&#8217;albums vendus à leur actif) et fidélité à l&#8217;esprit underground (5).</p>
<p>La flemme, le manque de connaissances et de groupes marquants (ainsi que la peur de dépasser les 20 000 signes) m&#8217;empechent de pousser plus en avant notre aperçu de la scène de DC dans les années 90-2000. N&#8217;étant pas mesquin, je vous conseille cependant de vous tourner vers Armor for sleep, Underoath, Shudder to Think ou Jawbox si vous souhaitez vous faire une idée. Quant aux productions les plus récentes, direction le site de Dischord qui continue de dénicher les nouveaux talents made in DC. Et, en guise de compensation, et gage de respect envers les groupes dont je n&#8217;ai pas pu parler, voici une playlist qui vous changera de la oï ou du crust.</p>
<p>2E PARTIE</p>
<p>(3) Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto (http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm<br />
4) Deux documents indispensables à ce propos : http://www.fugazibook.com/ livre de Friedman (déja mentionné ici) ainsi que la sublime vidéo Instrument (diffusée en son temps au Moma, excusez du peu)<br />
(5) Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le papier de Jason Farell à propos de l&#8217;album In on the kill Taker http://www.aquariumdrunkard.com/2009/02/25/scratch-the-surface-in-on-the-kill-taker/, le témoignage de Craig Sharp, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence http://artrocker.tv/features/article/fanbase-3-ice-sea-dead-people-on-fugazi, ou de vous rendre sur ce site qui regroupe une vingtaine d&#8217;interviews et de chroniques http://www.geocities.com/drawcamp/addict98.htm<br />
http://www.nplusonemag.com/what-youve-done-my-world texte tiré de Heavy Rotation: Twenty Writers on the Albums That Changed Their Lives de Peter Terzian<br />
LIENS<br />
Sites :</p>
<p>http://www.mesaverde.co.uk/mp3/</p>
<p>http://www.fourfa.com/</p>
<p>Dance of Days by Mark Anderson and Mark Jenkins, a history of punk rock in Washington DC, American Hardcore by Steven Blush, a history of the early &#8217;80&#8242;s hardcore scene as told by folks who were there, and Our Band Could Be Your Lifeby Michael Azerrad, which takes a look noted independent rock acts like Minor Threat, Black Flag the Minutemen, Mission Of Burma, Fugazi, and others.</p>
</div>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-738-1">. Un terme à prendre, y compris sur la période dont nous parlons, avec des pincettes. La plupart des fondateurs du mouvement trouvent en effet le terme emocore ridicule ou réducteur, à commencer par Picciotto (cf <a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm" target="_blank">interview de Mark Prindle</a>) et Mc Kaye (cf <a href="http://www.youtube.com/watch?v=mbdh0Qm_5A0&amp;feature=related" target="_blank">cette vidéo</a>). <a href="#return-note-738-1">&#8617;</a></li><li id="note-738-2">Lire à ce sujet <a href="http://www.havocrex.com/press/article/1/57" target="_blank">l&#8217;article de </a><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"><a href="http://www.havocrex.com/press/article/1/57">Felix Von Havoc</a> dans Maximum Rock n&#8217;Roll</span></span><span style="color: #000000;">.</span> <a href="#return-note-738-2">&#8617;</a></li><li id="note-738-3">A propos d&#8217;Embrace, vous pouvez vous rendre sur <a href="http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=14575" target="_blank">Sputnik Music</a> pour une chronique de leur album ou sur le site de <a href="http://www.markprindle.com/embrace.htm" target="_blank">Mark Prindle.</a> <a href="#return-note-738-3">&#8617;</a></li><li id="note-738-4">A lire, une chronique sur <a href="http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=2114" target="_blank">Metalorgie</a> et un article sur <a href="http://oldpunks.blogspot.com/2006/03/review-rites-of-spring-end-on-end.html" target="_blank">The Old Punks blog.</a> <a href="#return-note-738-4">&#8617;</a></li><li id="note-738-5">Une superbe comparaison qui n&#8217;est pas de moi mais du sieur Picciotto (<a href="http://www.markprindle.com/picciotto-i.htm">ici</a> pour être précis) <a href="#return-note-738-5">&#8617;</a></li><li id="note-738-6">Deux documents indispensables à ce propos : le livre de Glenn Friedman, <a href="http://www.fugazibook.com" target="_blank">Keep your Eyes open,</a> <span style="color: #000000;">(déja mentionné <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/glenn-e-friedman-la-rebellion-dans-lobjectif/" target="_blank">ici</a>) ainsi que le sublime documentaire de Jem Cohen <a href="http://www.interpunk.com/item.cfm?Item=78607&amp;" target="_blank">Instrument</a></span><span style="color: #000000;"> (diffusée en son temps au Museum of Modern Art de New York, excusez du peu)</span> <a href="#return-note-738-6">&#8617;</a></li><li id="note-738-7">Pour vous rendre compte de l&#8217;impact de Fugazi, je vous conseille de lire le <a href="http://www.aquariumdrunkard.com/2009/02/25/scratch-the-surface-in-on-the-kill-taker/" target="_blank">papier de Jason Farell</a> à propos de l&#8217;album <em>In on the Kill Taker</em><span style="color: #000000;">, le <a href="http://artrocker.tv/features/article/fanbase-3-ice-sea-dead-people-on-fugazi" target="_blank">témoignage de Craig Sharp</a>, du groupe Ice Sea Dead People, à propos de leur influence, le <a href="http://www.nplusonemag.com/what-youve-done-my-world" target="_blank">texte de Mark Greif</a>, publié dans le livre <em>What You&#8217;ve Done to my World</em> </span><span style="color: #000000;">ou de vous rendre sur <a href="http://www.geocities.com/drawcamp/addict98.htm" target="_blank">ce site</a> qui regroupe une vingtaine d&#8217;interviews et de chroniques.</span> <a href="#return-note-738-7">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://centrifugue.fr/2010/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-22/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using disk: basic

Served from: centrifugue.fr @ 2012-01-11 02:10:46 -->
