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	<title>Centrifugue &#187; death</title>
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	<description>Guides et chroniques de la périphérie</description>
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		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (2/2) : le death metal</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 14:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir donné un petit apercu du grindcore, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal. Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l'imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche "chirurgicale". Une petite exploration s'impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après avoir donné un petit apercu du<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank"> grindcore</a>, passons donc à son frère, tout aussi énervé mais plus vicieux : le death metal.</strong> Né en Floride dans les années 80, il prolonge la vague thrash metal (Slayer, Metallica, etc.). Proche du grindcore par l&#8217;imaginaire développé et une musique combinant vitesse et impact, le death a apporté sa pierre au métal grâce à son approche &laquo;&nbsp;chirurgicale&nbsp;&raquo;. Une petite exploration s&#8217;impose donc, ou, plus approprié, une plongée dans ses entrailles.</p>
<p><strong>Peu d&#8217;intéret à décliner ici un historique détaillé du genre si ce n&#8217;est pour abuser du copier-coller.</strong> Comme mentionné auparavant dans le papier sur le grindcore, le death metal s&#8217;est divisé depuis plus de 20 ans en sous genres, eux-mêmes s&#8217;entrecroisant. De quoi y perdre son latin même pour un spécialiste. Une simple consultation de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">article</a> disponible sur Wikipedia, de bonne qualité, suffira déja à débroussailler la zone. Mais si l&#8217;on souhaite pousser plus loin sa compréhension du genre, <em>Choosing Death &#8211; The History of Deathmetal and Grindcore</em> de Robert Mudrian est à l&#8217;heure actuelle l&#8217;ouvrage le plus complet consacré à la question. Une traduction française est d&#8217;ailleurs disponible au éditions <a href="http://www.camionblanc.com/?p=detail_livre&amp;ID=72" target="_blank">Camion blanc</a>.</p>
<p><strong>Si l&#8217;on souhaite donner une image la plus fidèle et concise pour le grand public, le rapprochement avec Slayer, comme l&#8217;explique Mudrian, apparaît le plus judicieux.</strong> Le jeu est rapide, très technique. L&#8217;univers est morbide, réccupérant l&#8217;imagerie satanique déja existante dans le métal (Black Sabbath par exemple), tout en y apportant une dose d&#8217;ironie et d&#8217;humour noir et/ou une certaine mélancolie.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9vWHObeuyZA?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><em>Slayer &#8211; Black Magic 1983 (Avec une pochette qui peut concourir avec celle de <a href="http://2.bp.blogspot.com/_cRu7JHjuWJs/SLNN7pqG7XI/AAAAAAAACTg/B5rKT6ut8tI/s320/metal%2520magic.jpg" target="_blank">Metal Magic</a>, le premier album de Pantera, en terme de laideur graphique)</em></p>
<p><img class="alignleft" title="death2" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/death2.jpg" alt="" width="343" height="343" /><strong>Pas de grande révolution donc. Mais une volonté, au point de vue musical et thématique, de pousser plus loin ce qu&#8217;ont fait leurs ainés</strong>. Cela se caractérise en premier lieu par les pochettes d&#8217;albums (qui n&#8217;en a jamais choisi un en fonction de ce critère ?) volontairement provocantes. Films d&#8217;horreurs, symbolique démoniaque ou imagerie plus clinique, ces images ne sont pas vraiment du goût des ligues de vertu. Cela tombe bien, c&#8217;est précisement le but ! Une manière comme une autre de choquer le bon bourgeois qui ira jusqu&#8217;à créer des sous-genres à l&#8217;imagerie extrême, comme le gore-grind, dévolu aux effusions de sang et de tripes.</p>
<p><strong>Citer Slayer comme référence est certes pertinent pour dépeindre cet univers mais le véritable « guide » du death metal, d&#8217;un point de vue musical, n&#8217;est autre que&#8230; <a href="http://www.deathtribute.msanthrope.com/" target="_blank">Death</a>.</strong> Création du chanteur et guitariste Chuck Schuldiner, Death n&#8217;est pas à l&#8217;origine du terme death metal (on le doit au groupe américain <a href="http://www.metal-rules.com/where/Possessed.htm" target="_blank">Possessed</a> avec sa démo <em>Death Metal</em>) mais son impact artistique est indéniable.</p>
<p><strong>Musicien de génie, ayant appris la guitare en autodidacte et sachant s&#8217;entourer de pointures</strong> (comme Steve DiGiorgio à la basse ou Gene Hoglan à la batterie pour les plus connus), Schuldiner peut se classer au niveau des grands maîtres de la musique classique. Mort à 34 ans d&#8217;un cancer du tronc cérébral (et surtout à cause du système de santé américain), il aura en l&#8217;espace de 7 albums (dont des chefs d&#8217;oeuvre comme <em>Symbolic</em>, <em>Human</em> ou <em>Sound of Perseverance</em>), posé les bases du genre.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/-KTK0MbOobQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Si la Floride a offert de nombreux groupes au death metal (l&#8217;incontournable <a href="http://www.morbidangel.com/" target="_blank">Morbid Angel</a>, qui aura aussi une très grande influence, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Deicide" target="_blank">Deicide</a>, <a href="http://www.obituary.cc/" target="_blank">Obituary</a>, etc.),<strong> l&#8217;Angleterre n&#8217;as pas été en reste</strong>. Et le Death sauce menthe verte n&#8217;est autre que <a href="http://www.myspace.com/carcass" target="_blank">Carcass.</a></p>
<p><object width="560" height="340" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="340" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/mZiX0Thteio&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object><br />
<strong> Preuve d&#8217;ailleurs que grind et death sont liés, le groupe a débuté par le premier, avant de devenir le fer de lance du death dit mélodique</strong>, modèle pour les groupes nordiques. Ces accointances grind-death se retrouvent également chez <a href="http://www.boltthrower.com/" target="_blank">Bolt Thrower</a>. Un groupe certes moins incontournable qu&#8217;un Carcass mais qui est passé d&#8217;un grind sauvage et brouillon à du death aussi lourd et massif qu&#8217;un panzer chargeant des cavaliers polonais.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/2Bc-ZC1EF18?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Stoppons cependant ici l&#8217;exposé historique avant que ce texte ne fasse un kilomètre de long (je vous renvoie à nouveau vers <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death_metal" target="_blank">l&#8217;article sur Wikipedia</a> pour la suite) et <strong>revenons plutôt à ce qui constitue le death-metal : une musique de passionnés, à l&#8217;instar du jazz.</strong> Encore hésitant à ses débuts, le jeu « death-metal » va voir son niveau d&#8217;exigence s&#8217;élever de plus en plus et, désormais, à moins de vouloir jouer « old school », faire du death demande des talents de musiciens que nombre de groupes, dans d&#8217;autres styles musicaux, sont loin d&#8217;avoir. Exemple d&#8217;un tel niveau, le batteur belge du groupe <a href="http://www.soilwork.org/" target="_blank">Soilwork</a>, Dirk Verbeuren, étudiant puis enseignant au Musical International Academy de Nancy, l&#8217;un des centres les plus prestigieux en Europe.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/QcXVnyiQjBE&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Cette passion de la musique se manifeste également par l&#8217;expérimentation. </strong>Précurseurs, à la fin des années 80, de la fusion entre jazz et death, mentionnons à ce titre <a href="http://www.atheistmusic.com/" target="_blank">Atheist</a> et <a href="http://www.cynicalsphere.com/" target="_blank">Cynic</a> (formé par Paul Masvidal et Sean Reinert, anciens de Death). Comme nous en avions parlé dans le précédent article, le death va dans les années 90 se marier à d&#8217;autres styles, apportant une touche de folie à ce genre qui peut sembler froid aux néophytes.</p>
<p>Musique tsigane avec <a href="http://www.myspace.com/estradasphere" target="_blank">Estradasphere</a>, délires de crooner avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a>, classique avec <a href="http://www.myspace.com/spawnofpossession" target="_blank">Spawn of Possession</a>, folk avec <a href="http://www.finntroll.net/" target="_blank">Finntroll</a> ou <a href="http://www.trollfest.com/" target="_blank">Trollfest</a> (même si l&#8217;on peut chipoter entre death et black metal), world music avec les Français de <a href="http://www.gojira-music.com/" target="_blank">Gojira</a> (qui ont d&#8217;ailleurs joué avec le groupe sibérien <a href="http://www.yat-kha.com/" target="_blank">Yat-Kha</a>) et même rap avec <a href="http://www.necroproduct.com/" target="_blank">Necro</a>, vous avez l&#8217;embarras du choix et donc plus d&#8217;excuses pour ne pas succomber au toucher fatal du death metal !</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/yGywo81G6lk&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><em>Finntroll &#8211; Trollhammeren </em>(&laquo;&nbsp;Chauffe Marcel ! Chauffe !&nbsp;&raquo;)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal (et un grand merci à Youen pour son aide)</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<ul>
<li>Un <a href="http://www.wikihow.com/Appreciate-Death-Metal" target="_blank">petit guide</a> (en anglais) pour apprécier le death metal</li>
<li>Un <a href="http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Rec/rec.music.gdead/2006-02/msg00428.html" target="_blank">article</a> de Jim Fusilli (en anglais) paru dans le Wall Street Journal à propos du death-metal et de sa technique de chant si particulière.</li>
<li>Un autre <a href="http://metal.nightfall.fr/index.php?idgrp=2741&amp;idchoix=7041&amp;rubchoix=7" target="_blank">article</a> (en français) consacré au death-metal sur le site Nightfall</li>
<li>Un <a href="http://agns.libsyn.com/index.php?post_id=479844" target="_blank">podcast</a> dédié au label Earache, spécialisé en death et grind, est disponible sur All Go No Slow</li>
<li>Envie d&#8217;une radio consacrée au death ? C&#8217;est par <a href="http://death.fm/" target="_blank">ici</a></li>
<li>N&#8217;hésitez pas également à consulter également les autres liens du papier sur le <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore</a>.</li>
</ul>
<p><strong>En bonus</strong><br />
La double pédale est une des marques de fabrique du death, mais le batteur Louie Bellson n&#8217;a pas attendu les années 80 pour s&#8217;en servir, et avec quelle maestria :</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/nBQWaCLlK9Y&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Nous ne pouvions pas terminer notre petit tour du death metal sans ajouter une touche féminine avec <a href="http://www.archenemy.net/" target="_blank">Arch Enemy</a>, créé par Michael Amott, ancien guitariste de Carcass, et sa charmante chanteuse, Angela Gossow.<br />
<object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/wMGpcjzb67Q&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
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		<title>Quelques grammes de brutalité dans un monde de finesse (1/2) : le grindcore</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 14:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus vite, plus fort : ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l'émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l'abri des regards, des petits frères encore plus enragés n'allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. Blastbeats, growls, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s'abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au headbanging. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus vite, plus fort :</strong> ce leitmotiv avait requinqué au début des années 80 le punk avec l&#8217;émergence de la vague hardcore (Bad Brains, Minor Threat ou Black Flag) et le metal avec le thrash (Slayer, Megadeth ou Metallica). Mais, à l&#8217;abri des regards, des petits frères encore plus enragés n&#8217;allaient pas tarder à leur emboiter le pas : le grindcore et le death metal. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blast_beat" target="_blank">Blastbeats</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grunt" target="_blank">growls</a>, riffs sursaturés et autres hurlements de possédés allaient ainsi s&#8217;abattre sur le public pour le plus grand bonheur de nos cervicales, parées au <a href="http://centrifugue.fr/2010/bwitologie-le-boeuf-musque/" target="_blank">headbanging</a>. Pour débuter les hostilités, et affinités obligent, commençons par un petit tour au pays du grindcore.</p>
<p><img class="alignleft" title="discharge" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/02/grind2.jpg" alt="" width="251" height="248" />Né au milieu des années 80 au sein de la mouvance punk, alors que la vague punk-hardcore était à son top, <strong>le grindcore s&#8217;inspire plus particulièrement d&#8217;un sous-genre du punk : le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crust_punk" target="_blank">crust</a>.</strong> Initié par des groupes anglais comme <a href="http://www.myspace.com/dischargeukhc" target="_blank">Discharge</a> <a class="simple-footnote" title="Interview et live de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, The Nightmare continues, vaut le détour" id="return-note-454-1" href="#note-454-1"><sup>1</sup></a> ou <a href="http://www.southern.com/southern/label/CRC/" target="_blank">Crass</a>  <a class="simple-footnote" title="Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site Minimovies" id="return-note-454-2" href="#note-454-2"><sup>2</sup></a> à la fin des années 70, le crust a ajouté à la vitesse et à l&#8217;agressivité du punk-hardcore des élements metal, en particulier des riffs de guitares très lourds. Outre-Atlantique, des groupes comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_(band)" target="_blank">Siege</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Repulsion" target="_blank">Repulsion</a> ou <a href="http://www.dirtyrottenimbeciles.com/" target="_blank">DRI</a> ont également initié ce mélange hardcore-thrash.</p>
<p><strong>L&#8217;influence du crust se manifeste également dans les paroles des chansons, plus politisées et lorgnant vers la mouvance anarchiste</strong>. Menace nucléaire, pollution, sexisme, homophobie, droits de animaux, oppression sociale et policière sont autant de thèmes récurrents. Une vision sombre et réaliste, très loin de l&#8217;ironie des Sex Pistols, mais qui ne fait que refléter le rejet du reaganisme-thatcherisme triomphant de l&#8217;époque.</p>
<p><strong>Le grind va se développer de manière très underground mais un groupe aura un impact indéniable dans sa reconnaissance : <a href="http://www.napalmdeath.org/" target="_blank">Napalm Death</a></strong>. S&#8217;il n&#8217;est pas, historiquement, le premier à jouer du grindcore, c&#8217;est lui qui va donner au genre une visiblité, par leur participation aux Peel&#8217;s sessions en 1985 à la BBC par exemple (et l&#8217;on ne remerciera jamais assez feu <a href="http://www.blogotheque.net/John-Peel-Un-hommage" target="_blank">John Peel</a> pour cela).</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lwwfJ0rvRzI&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Si la paternité du terme est sujette à caution (<a href="http://www.extremenoiseterror.co.uk/" target="_blank">Extreme Noise Terror</a> peut être cité également), le batteur Mick Harris a de plus popularisé le terme de « grindcore »</strong> ainsi que l&#8217;utilisation du blast beat <a class="simple-footnote" title="Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;être à l&#8217;origine de la dubstep" id="return-note-454-3" href="#note-454-3"><sup>3</sup></a> qui va devenir une des bases du genre. <em>Scum</em> (1987), leur premier album, est à ce titre un incontournable : 30 minutes et 30 chansons (dont <em>You Suffer</em>, chanson la plus courte, 1,3 s, dans le livre Guinness des records !) pour une avalanche sonique jusqu&#8217;ici inédite. Avec plus de 25 ans de carrière derrière eux, des concerts à la pelle et une discographie impressionnante (un album tous les ans voire plus), le groupe est largement reconnu et respecté dans les scènes metal et punk.</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/lT3lZNZMUFU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>C&#8217;est au début des années 90 que le grind va devenir « commercialement » reconnu</strong>, grâce au travail en amont d&#8217;un label comme <a href="http://www.earache.com/" target="_blank">Earache</a> (fondé en 1986) ou plus tard de <a href="http://www.relapse.com/" target="_blank">Relapse</a> (fondé en 1990). Parmi les groupes de grindcore qui émergent à cette période, citons parmi les plus intéressants <a href="http://www.myspace.com/brutalfuckingtruth" target="_blank">Brutal Truth</a> ou <a href="http://www.studio-grey.com/da/" target="_blank">Discordance Axis</a> aux États-Unis, <a href="http://www.nasum.com/" target="_blank">Nasum</a> en Suède et, même si la reconnaissance est encore loin d&#8217;être la même, <a href="http://www.siteinhumate.com/" target="_blank">Inhumate</a> ou <a href="http://www.blockheads-grindcore.fr/" target="_blank">Blockheads</a> en France.</p>
<p><strong>Proximité avec le metal oblige, le grindcore va multiplier les sous genres aux noms évocateurs (deathgrind, cybergrind, goregrind ou noisegrind)</strong>. Mais le grind (tout comme le death metal) a su aussi dépasser son cercle de fans et les blast beats et autres chants hurlés ont déteint sur bien des groupes. La très grande technicité du grindcore a alimenté les compositions complexes des groupes de mathcore, comme <a href="http://www.dillingerescapeplan.com/" target="_blank">Dillinger Escape Plan</a>, ou les projets démentiels de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Patton" target="_blank">Mike Patton</a> (Fantomas, Peeping Tom ou Mr Bungle) qui empruntent au death et au grind .</p>
<p><object width="425" height="344" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /><embed width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/XbWGbvgAYyU&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;" /></object></p>
<p><strong>Plus étonnant, les explosions grind s&#8217;adaptent également très bien au jazz-funk et à ses expérimentations</strong>, comme l&#8217;a prouvé <a href="http://www.tzadik.com/" target="_blank">John Zorn</a> avec son groupe Naked City ou, plus récemment, des groupes comme <a href="http://www.myspace.com/blastmuzungu" target="_blank">Blast Muzungu</a>, <a href="http://www.saunalahti.fi/thoht/" target="_blank">Cause for Effect</a> ou <a href="http://www.dynamiteclub.com/" target="_blank">Dynamite Club</a>. Et s&#8217;il reste parmi vous des irréductibles qui ont encore en sainte horreur les guitares saturées, bénissez les Suisses de <a href="http://www.noiseaddict.com/" target="_blank">Nostromo</a> (groupe malheureusement disparu) qui, avec l&#8217;album <em>Hysteron &#8211; Proteron</em>, vous refont leurs chansons en acoustique. Plus d&#8217;excuses donc pour headbanger !</p>
<p><a href="http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3"><img src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg" alt="podcast" border="0" /></a><object width="200" height="20" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /><embed width="200" height="20" type="application/x-shockwave-flash" src="http://static.blogs.lavoixdunord.fr/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://musique.blogs.lavoixdunord.fr/media/00/02/720339913.mp3" /></object></p>
<p>Morceau bonus tiré de l&#8217;album <em>Ecce Lex</em> de Nostromo sorti chez Overcome Records (je n&#8217;ai malheureusement pas le nom de la chanson<strong> Edit : </strong>c&#8217;est donc <em>Epitomize</em> &#8211; merci à Zac ! &#8211; dont la version originale, sur l&#8217;album <em>Eyesore</em>, est écoutable <a href="http://www.youtube.com/watch?v=g9X76Tr5y8I" target="_blank">ici</a>)</p>
<p><strong>Dessin, texte : Gwendal</strong></p>
<p><strong>Pour aller plus loin :</strong></p>
<p><a href="http://www.geocities.ws/repulsion_band/agrindhistory.html" target="_blank">Un autre petit historique du grindcore</a> (en anglais)</p>
<p>Un livre incontournable (dont nous reparlerons dans notre prochain article consacré au death metal), <a href="http://www.amazon.com/Choosing-Death-Improbable-History-Grindcore/dp/193259504X" target="_blank"><em>Choosing Death : The Improbable History of Death Metal and Grindcore</em></a> de Albert Mudrian et préfacé par John Peel (encore lui !). A lire également, un <a href="http://www.villagevoice.com/2005-01-25/music/heavy-metal-s-graveyard-shift/" target="_blank">article</a> du journal The Village Voice consacré au livre.</p>
<p>Il existe sinon de nombreux webzines, la plupart consacrés aussi bien au grindcore qu&#8217;au death metal. En français, les sites généralistes sur le metal comme <a href="http://www.metalorgie.com/" target="_blank">Métalorgie</a> ou <a href="http://www.zonemetal.com/" target="_blank">Zone métal</a> (avec une partie liens très fournie) offrent de très bonnes bases pour découvrir le genre mais n&#8217;hésitez pas à vous rendre sur <a href="http://www.terrorizer.com/" target="_blank">Terrorizer</a>, <a href="http://www.grindgore.net/" target="_blank">Grindgore</a> ou <a href="http://grindingtheapparatus.net/" target="_blank">Grinding the Apparatus</a> pour affiner vos choix.</p>
<p>Quant à vos achats, en dehors de l&#8217;incontournable Earache, mentionnons le label français <a href="http://www.bonesbrigaderecords.com/" target="_blank">Bones Brigade</a> qui a édité de très bons groupes français comme <a href="http://www.myspace.com/insideconflict" target="_blank">Inside Conflict</a> ou <a href="http://www.myspace.com/sylvesterstaline" target="_blank">Sylvester Staline</a>, les Belges <a href="http://www.myspace.com/lengtche" target="_blank">Leng Tch&#8217;e</a> ou les Suisses de <a href="http://www.myspace.com/mumakil" target="_blank">Mumakil</a> (avec des anciens membres de Nostromo).</p>
<div class="simple-footnotes"><p class="notes">Notes:</p><ol><li id="note-454-1"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=i-uXnen6484" target="_blank">Interview et live</a> de Discharge en 1983 par Toronto TV, le son n&#8217;est pas au top mais le deuxième morceau, <em>The Nightmare continues</em>, vaut le détour <a href="#return-note-454-1">&#8617;</a></li><li id="note-454-2">Un documentaire (en anglais) sur Crass est visible sur le site <a href="http://www.minimovies.org/documentaires/view/crass" target="_blank">Minimovies</a> <a href="#return-note-454-2">&#8617;</a></li><li id="note-454-3"> Et Mick Harris peut également se targuer d&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/08/le-petit-guide-du-dubstep/" target="_blank">être à l&#8217;origine de la dubstep</a> <a href="#return-note-454-3">&#8617;</a></li></ol></div>]]></content:encoded>
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		<title>Licensed to thrash ! &#8211; le thrash metal en 10 leçons</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 12:29:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwen</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Note de l&#8217;auteur : Comme Gwen le taulier a laissé traîner les clefs du camion, votre dévoué en profite donc pour partir faire un tour avec. Et d&#8217;embarquer par la même occasion quelques autostoppeurs-lecteurs (qui a dit otages?) vers d’autres contrées aux paysages verdoyants, au ciel d’azur, à l’eau tempérée, aux descriptions superflues et aux phrases bien trop longues.</em></p>
<p>Vous aurez remarqué, amis lecteurs, que Centrifugue.fr (mâtin, quel blog !) aime bien vous entretenir de pittoresques coutumes musicales&#8230; Ce sublime billet d’humeur n’échappe pas à cette règle et l’auteur de ces lignes vous entretiendra ce jour d’un joyeux foutoir musical, né dans les années 80 : le thrash. En voiture, Simone !</p>
<h1><strong>Une brève histoire du thrash</strong></h1>
<p><strong>Merveille des merveilles, incarnation éternelle du juvénile boucan qui insupporte les voisins</strong>, cette délicieuse entité bruyante a vu le jour vers 1982, en Californie, d’une modification jusqu’au boutiste de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/New_Wave_of_British_Heavy_Metal" target="_blank">NWOBHM</a> (New Wave Of British Heavy Metal). <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mot%C3%B6rhead" target="_blank">Motörhead</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saxon_(groupe)" target="_blank">Saxon</a> et autres étaient à cette époque ce qui se faisait de plus metal, alors que les punks avaient poussé la rage et la férocité vers <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/dischord-records-le-noyau-dur-de-washington-dc-12/" target="_blank">d’autres directions</a>.</p>
<p><strong>Il n’a pas fallu longtemps pour que quelques musiciens essaient de mélanger le tout</strong>, obtenant une tambouille pas forcément très digeste, mais sacrément savoureuse : le thrash. C’était nouveau, c’était goûtu, personne n’avait jamais fait ça et, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tape_trading" target="_blank">tape trading</a> aidant, l’enthousiasme s’est vite répandu, en particulier vers l’Allemagne.</p>
<p><img class="alignnone" title="thrashzone-DRI" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/09/thrashzone.jpg" alt="" width="368" height="368" /></p>
<p><em>La pochette de Thrashzone, des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dirty_Rotten_Imbeciles" target="_blank">Dirty Rotten Imbeciles</a></em><em>, chaînon manquant entre thrash et hardcore.</em></p>
<p><strong>Il faudra presque dix ans pour que les musiciens arrivent à boucler à peu près toutes les possibilités offertes par le genre</strong>. Mais les délires techniques des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Shred" target="_blank">shredders</a> lassent l&#8217;auditoire et 1992 fut l’année de la fin. Même si certains firent le choix de continuer malgré tout, avec plus ou moins de bonheur.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Metallica" target="_blank">Metallica</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Megadeth" target="_blank">Megadeth</a> ont ainsi fait le choix de ralentir le tempo, de simplifier la musique, de devenir mainstream. Pari plus que gagné pour les <em>Four Horsemen</em>, même si ça leur a valu la désaffection de nombre de fans.</p>
<p><strong>Ceux qui choisirent de rester extrêmes ont quand même du s’adapter pour survivre :</strong> pousser vers le <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/" target="_blank">death metal</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Testament_(groupe)" target="_blank">Testament</a>), le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nu_metal" target="_blank">Nü Métal</a> (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slayer" target="_blank">Slayer</a>) et dans une moindre mesure le death metal et le grunge. Ou plus simplement remonter de nouveaux groupes. Robb Flynn, estimé leader de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_Head_(groupe)" target="_blank">Machine Head</a>, fut ainsi guitariste dans deux fomations thrash : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Vio-lence" target="_blank">Vio-Lence</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forbidden_(groupe_metal)" target="_blank">Forbidden</a>.</p>
<p>1993 fut l’année de fondation de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Korn" target="_blank">Korn</a>, et le metal ne fut à nouveau plus jamais pareil. Mais ça, c’est un autre histoire&#8230;</p>
<h1><strong>La playlist pour briller en société</strong></h1>
<p><strong>Afin d’illustrer ce sublime papier, votre Monsieur Loyal vous a préparé une playlist aux petits oignons</strong>, le meilleur moyen de vous faire découvrir ce style. Mais pas de méga stars ici, pas de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Four_of_Thrash" target="_blank">Big Four of Thrash</a>. Rien que des groupes pas ou peu connus. Et c’est bien plus intéressant comme ca !</p>
<p><strong>- Morbid Saint &#8211;  Assassin</strong> (<em>Spectrum of Death</em>, Avanzada Metalica, 1989)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YFWw7djtS68?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/YFWw7djtS68?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Morbid_Saint" target="_blank">Morbid Saint</a>, le meilleur du thrash underground !</strong> Voila un groupe qui aura eu une durée de vie et une production limitées (3 LP dont deux démos, entre 1986 et 1994) mais dont l’écoute aura retourné tous les bienheureux qui auront pu mettre l’oreille dessus. En particulier sur leur grand fait d’armes, <em>Spectrum of Death</em>.</p>
<p><strong>Enregistré avec des moyens sûrement limités,</strong> cet album est un bloc de férocité à peine contenu, exécuté avec une maîtrise qui peut faire rêver bien des groupes professionnels. Surtout si l’on se rappelle qu’en 1988 Protools n’existait pas. Les musiciens sont au top, les compositions super bien pensées, l’énergie est solide tellement elle est palpable. <em>Reign in Blood</em> de Slayer, meilleur album thrash de tous les temps ? Ca, c’est loin d’être certain !</p>
<p><strong>Et réjouissez vous, le groupe s’est reformé en 2009</strong>, un peu pour fêter ça. Leurs précédents efforts ont déjà été ressortis dans le passé sur différents labels et le groupe a réenregistré <em>Spectrum of Death</em>, augmenté de deux nouveaux morceaux. Si cette version est <a href="http://www.amazon.com/Spectrum-Death-Morbid-Saint/dp/B000001DCX" target="_blank">aussi bien distribuée</a> que les premières, ce groupe n’a cependant pas fini d’être légendaire&#8230;</p>
<p><strong>- Sacred Reich &#8211; Surf Nicaragua</strong> (<em>Surf Nicaragua</em>, Metal Blade, 1988)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Rp6HF7mxTlo?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Rp6HF7mxTlo?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Je vous arrête tout de suite : pas question ici de la peste nazie. Loin de là.</strong> Groupe politisé et quelque peu provocateur, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacred_Reich" target="_blank">Sacred Reich</a> donne d’abord sur cet EP l’impression de légèreté idiote et de bourrinage décomplexé avec le morceau titre. Mais ca ne dure pas et on se rend vite compte qu’en fait ce disque n’est pas très drôle du tout. Il est même assez désespéré. Totalement antimilitariste, très bien composé et impeccablement joué, ce disque nous offre également une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=yM7G4acHfLI" target="_blank">savoureuse reprise</a> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Sabbath" target="_blank">Black Sabbath</a>, <em>War Pigs</em>.</p>
<p><strong>Dommage que la production ait vieilli, mais pour 1988 ca reste très honnête.</strong> Ce qui est marrant, c’est que <em>War Pigs</em> (qui date de 1970, sur l’album <em>Paranoid</em>) dispose du coup d’une production paradoxalement moderne, qui fait furieusement penser aux délires doom de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cathedral" target="_blank">Cathedral</a> sur l’album <em>The Ethereal Mirror</em>. A ceci près que Lee Dorian, ancien chanteur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Napalm_death" target="_blank">Napalm Death</a>, a sorti ses pattes d’eph’ 5 ans plus tard!</p>
<p><strong>Tankard &#8211; Need Money for Beer</strong> (<em>B-Day</em>, AFM Records, 2002)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/p5tbtjYh7Bs?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/p5tbtjYh7Bs?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>L’Allemagne, l’autre pays du thrash !</strong> Les deux écoles, américaine et allemande, sont assez différentes. Les Allemands ayant fait le pari d’un style plus agressif, avec des voix plus sèches. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sodom" target="_blank">Sodom</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_(groupe)" target="_blank">Destruction</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kreator" target="_blank">Kreator</a> en sont les plus parfaits exemples. Mais les citer aurait été trop facile ! Aussi, posons l’oreille sur les moins connus <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tankard" target="_blank">Tankard</a>, groupe fort sympathique et tout à fait débonnaire.</p>
<p><img class="alignnone" title="tankard" src="http://centrifugue.fr/wp-content/uploads/2010/09/tankard.jpg" alt="" width="420" height="275" /></p>
<p><em>Classe, beauté : ça, c’est du <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/07/commando-punchlines-bennett-et-testosterone/" target="_blank">travail amé</a>&#8230; heu, allemand!</em></p>
<p><strong>Tankard aime l’alcool, et ca se sait</strong> (La preuve avec leur nom, qui veut dire chope en anglais). A peu de choses près, ils ne chantent que sur ce sujet depuis 1982. Détail assez intéressant dans le sens où, au niveau de l’ancienneté, ils sont antérieurs à bien des pointures du style, Metallica en tête.</p>
<p><strong>Tankard a aussi la particularité de ne jouer presque exclusivement que dans les festivals estivaux.</strong> Et rarement hors de l’Allemagne. Il faut dire qu’ils ne sont pas professionnels et qu’ils ont tous des boulots pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ou ça mène, l’amour de la biture&#8230;. 28 ans de carrière, ça vous pose plus qu’un homme. Ca vous pose aussi ses packs.</p>
<p><strong>- Sadus &#8211; Through The Eyes Of Greed </strong>(<em>A Vision of Misery</em>, Roadrunner, 1992)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/FyRX_cIA3wE?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/FyRX_cIA3wE?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sadus" target="_blank">Sadus</a> est le groupe qui aura permis à Steve Di Giorgio (basse) de commencer à se faire remarquer.</strong> Suffisamment pour que <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-22-le-death-metal/" target="_blank">Chuck Schuldiner</a>, fondateur de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Death" target="_blank">Death</a>, l’embauche pour jouer sur le mythique album <em>Human</em>. Paradoxalement, même si Sadus marchait pas mal dans le milieu underground, c’est ce travail avec “Evil Chuck” qui aura réellement permis à ce groupe de se faire connaître et d’enregistrer <em>A Vision of Misery</em>, ainsi que ses albums suivants. La carrière de Di Giorgio s’est également faite grâce à ça : lui et sa basse Fretless (et son “boiiiiing” si caractéristique) sont depuis des mercenaires musicaux fort recherchés.</p>
<p>Quoiqu’il en soit et malgré cette histoire personnelle un peu inhabituelle, Sadus est un excellent groupe, qui mérite de voir son univers exploré plus avant.</p>
<p><strong>- Attomica &#8211; Deathraiser</strong> (<em>Disturbing the Noise</em>, Cogumelo Records, 1991)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/uBVLYunMKbM?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/uBVLYunMKbM?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Lier Brésil et thrash est facile. Le faire sans citer <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sepultura" target="_blank">Sepultura</a> l’est beaucoup moins !</strong> <a href="http://www.metal-archives.com/band.php?id=7469" target="_blank">Attomica</a> existe pourtant depuis 1985 et, un peu à la façon des inusables Basques de <a href="http://bdolheguy.free.fr/" target="_blank">Killers</a> (<em>Note de Gwen : on y reviendra bientôt j&#8217;espère. <strong>Edit :</strong> <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/11/interview-killers-les-flibustiers-du-metal-francais/" target="_blank">c&#8217;est fait !</a></em>), ça tient envers et contre tous. Sur six albums et une demo, quatre disques l’ont été en auto production, ce qui représente une remarquable intégrité. Hélas, votre serviteur ne parlant pas le portugais couramment, il lui a été difficile d’en savoir plus.</p>
<p><strong>- Xentrix &#8211; No compromise</strong> (<em>Shattered Existence</em>, Roadrunner, 1989)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/juUXmZUAJ6E?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/juUXmZUAJ6E?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Représentant de la très méconnue scène thrash britannique</strong>, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Xentrix" target="_blank">Xentrix</a> a probablement souffert de son éloignement des principales localisations thrashy américano-teutonnes de l’époque, d’une identité musicale à la Testament-en-moins-bien et de la focalisation de l’époque sur la scène extrême du Royaume Uni. Rappelons que cette année là -1989- Carcass sortait <em>Symphonies of Sickness</em> et posait son assise sur le monstre <a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/quelques-grammes-de-brutalite-dans-un-monde-de-finesse-12-le-grindcore/" target="_blank">grindcore</a> qui balbutiait encore.</p>
<p>Demandez à un amateur de metal de vous donner le nom d’un groupe de thrash anglais, pour voir. Vous risquez d’attendre longtemps!</p>
<p>Anecdote amusante, la présence sur cet album de <a href="http://" target="_blank">la reprise métallisée de Ghostbusters</a>.  Oui, LE morceau que tout le monde connait. <em>Who you gonna call ?</em></p>
<p><strong>- Channel Zero &#8211; No Light (At the End of Their Tunnel)</strong> (<em>Channel Zero</em>, Shark Records, 1992)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CaNbGFMtd6g?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/CaNbGFMtd6g?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Excellentissime mais éminemment malchanceux groupe bruxellois</strong>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Channel_Zero" target="_blank">Channel Zero</a> débute son premier album par ce morceau puissant et technique. Malgré des soutiens de taille (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Body_Count_(groupe)" target="_blank">Body Count</a> et le finaud producteur belge André Gielen &#8211; <em>Peuh !</em> de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lofofora" target="_blank">Lofofora</a> &#8211; pour ne pas les nommer), de jolies premières parties en ouverture de poids lourds de l’underground du calibre de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Biohazard_(band)" target="_blank">Biohazard</a> ou d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Obituary_(band)" target="_blank">Obituary</a> et une impressionnante montée en puissance du potentiel, leurs ventes n’ont jamais vraiment décollé&#8230; Ce fut d’autant plus décevant que les espoirs étaient élevés. Channel Zero a splitté en 1997, passablement écoeuré.</p>
<p>Le groupe s’est reformé récemment pour rejouer un peu et faire des concerts, tous sold out. 12.000 places vendues pour 5-6 concerts, en quelques jours, en Belgique, on appelle ça un retour gagnant.</p>
<p><strong>- Defiance &#8211; Killing Floor</strong> (<em>Beyond Recognition</em>, Roadrunner Records- 1992)</p>
<p><object width="500" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/LwZOgzokHjo?version=3&#038;feature=oembed"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/LwZOgzokHjo?version=3&#038;feature=oembed" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="375" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong>Formé en 1985 autour d’un très solide noyau technique, en pleine euphorie thrash</strong>, le combo californien a connu les mêmes galères et espoirs que tous les autres groupes plus ou moins méritants qui essayaient de récolter les quelques miettes laissées par les célébrités du genre.</p>
<p><strong>Après un premier album pourtant mis en boîte par le très célèbre Jeff Waters d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Annihilator_(band)" target="_blank">Annihilator</a>, le groupe est déçu par le résultat final.</strong> <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Defiance_(band)" target="_blank">Defiance</a> a réussi malgré tout à sortir son épingle du jeu. Probablement grâce au développement d’une réelle identité musicale ainsi que par l’embauche d’un nouveau chanteur, Steev Esquivel. S’ensuivirent un deuxième album mieux produit (le producteur de Satriani sur <em>Surfing with the Alie</em>n, John Cuniberti, expliquant peut être cela), des concerts et la mise en rayons d’un troisième effort, le très intéressant <em>Beyond Recognition</em> duquel est prélevé ce savoureux extrait.</p>
<p><strong>Une chose est sure, en 1992, Defiance est un groupe mature, en pleine capacité</strong>, doué d’une indéniable personnalité. Sans doute conscients que le thrash agonisait cette année là sous les coups de boutoir du grunge, la bande a opté pour une approche très moderne, alliant leurs racines à des influences jazz fusion, autre style très populaire chez les musiciens à cette époque. Tout ceci a contribué à faire naître cette pépite de technicité et d’inventivité. Mention spéciale à Matt Van Der Ende (batterie) vraiment au top ! <em>(Note de Gwen : et c&#8217;est un batteur qui vous le dit)</em></p>
<p>Hélas, sans doute la faute à une désaffection du public pour le style, leur label (Roadrunner) les a quelque peu mis au placard, jusqu’à leur disparition dans les années 90. Le groupe s’est remis au travail en 2006, ressortant ses anciens disques et travaillant sur du nouveau matériel, apparemment dans la lignée de <em>Beyond Recognition</em>.</p>
<p>Pour ceux qui aimeraient la voix du crooner Esquivel, celui ci a poussé (suite à Defiance, soit à partir de 1994) la chansonnette pour <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Skinlab" target="_blank">Skinlab</a>, sympathique combo dans la lignée de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_Head_(groupe)" target="_blank">Machine Head</a>.</p>
<p><strong>- Whiplash &#8211; Burning of Atlanta</strong> (<em>Ticket to Mayhem</em>, Roadrunner Records, 1987)</p>
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<p><strong>La preuve que le style n’est pas cantonné à la Californie ou à l’Allemagne</strong>. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Whiplash_(groupe_Metal)" target="_blank">Whiplash</a> nous vient du New Jersey et offre une performance de haute volée sur son deuxième album, <em>Ticket to Mayhem</em>. Le groupe des trois Tony (Scaglione- batterie, Bono &#8211; basse, Portaro &#8211; guitare, chant) impressionne par sa maîtrise et sa facilité. La preuve, Scaglione fut le remplacant temporaire de Dave Lombardo dans les rangs de Slayer en 1986, lorsque celui-ci partit pour des raisons financières, peu de temps après <em>Reign in Blood</em> (Pour mieux revenir ensuite, mais ça n’est pas le propos).</p>
<p>Quoiqu’il en soit, <em>Burning of Atlanta</em> est un excellent morceau, qui fait un peu penser à <em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mvlkw32qW8M" target="_blank">Rattlehead</a></em> de Megadeth, en moins enragé mais plus tragique.</p>
<p><strong>- Coroner &#8211; Masked Jackal</strong> (<em>Punishment for Decadence</em>, Noise Records, 1988)</p>
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<p><strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Coroner_(band)" target="_blank">Coroner</a>. Le groupe que tous les autres citent comme influence majeure, mais que le métalleux moyen ne connaît pas, ou presque&#8230; </strong>Pourtant, sans les Zurichois, il n’y aurait sans doute pas eu <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atheist" target="_blank">Atheist</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carcariass" target="_blank">Carcariass</a> ainsi que d’autres groupes ultra techniques. Les Suisses sont l’exemple type du groupe en avance sur tous les autres. Ainsi que celui du groupe qui a souffert d’un manque flagrant de soutien de la part de son label. Celui-ci allant même jusqu’à les pousser à se saborder en désespoir de cause.</p>
<p>Leur ultime tournée eut lieu en 1996 et ils restèrent très longtemps sourds aux demandes de reformation. Le Hellfest a pourtant réussi à les refaire remonter sur scène. Concert prévu pour 2011. Si l’éventualité d’un nouvel album est à ce jour exclue, ils cherchent des dates dans des festivals. Avis aux amateurs.</p>
<p>Anecdote savoureuse : après Coroner, Tommy Vetterli (guitare) a tenu le même poste pour Stéphan Eicher. Gageons que sa femme a souvent du lui demander si elle pouvait, si il le permettait, déjeuner en paix.</p>
<p>Enfin en paix!</p>
<p>Et voila les enfants, c’est tout pour aujourd’hui !</p>
<p><strong>Edit : </strong>En dépit de la culture encyclopédique de mon estimé camarade Youen, je me rends compte qu&#8217;il manque au moins cette chanson du groupe brésilien Violator, qui résume à merveille l&#8217;essence du thrash.</p>
<p><object width="480" height="385" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/93WwV1fOTAE?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="480" height="385" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/93WwV1fOTAE?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Et de vous conseiller également l&#8217;écoute du <a href="http://agns.libsyn.com/show_80" target="_blank">podcast special thrash</a> diffusé un temps sur All Go No Slow ! (dont vous pouvez retrouvez l&#8217;<a href="http://centrifugue.fr/index.php/2010/02/all-go-no-slow-la-voix-des-fans/" target="_blank">interview du taulier Mike sur ce blog</a>)</p>
<p><strong>Dessin : Gwendal<br />
Texte : Youen</strong></p>
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