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→ janvier 10, 2011
Nouvelle entorse à la périphérie avec un article consacré à l’un des plus grands dessinateurs (de BD) que la terre ait portée : André Franquin. Pour ma défense, j’ajouterai que ne pas en avoir parlé avant est encore plus scandaleux. Voila un chic type dont l’oeuvre m’a accompagné depuis que je suis en âge de lire. Et dont la lecture des Idées noires à l’âge de 10-11 ans a dû grandement contribuer à l’état mental qui caractérise votre serviteur. A l’image du précédent papier sur Joe Dante, je ne serai pas rat en vous donnant quelques liens plus généraux à la fin, mais seront traités ici quelques aspects moins connus du créateur des inusables Gaston et Spirou. Au menu : du Trombone illustré, des albums peu connus du héros sans emploi, du Gotlib, une pointe de sexe (vaut bien vivre) et du cinéma. Houba ! Houba !
→ août 21, 2010
Un petit article pour une énorme claque cinématographique. Retitré Requiem pour un massacre dans notre contrée, Id i smotri (Va et regarde) d'Elem Klimov (1) fait partie de ces expériences rares, qui vous laissent abasourdi plusieurs minutes après la fin du générique. Et vous grave des images à jamais dans la tête. En nous plongeant durant plus de deux heures aux cotés de Florya, gamin naïf qui rêve de lutter aux côtés des partisans russes, le réalisateur nous invite à ressentir l'horreur de la guerre. Et plus particulièrement l'un des épisodes peu connus de la Seconde guerre mondiale : la Shoah par balles. Eprouvant mais indispensable.
→ mars 27, 2010
Multi-instrumentiste, compositeur, satiriste, adversaire résolu du politiquement correct... Il n'y a pas à dire, on se sent merdeux devant le Jean Rochefort de la musique, le compositeur le plus classe du monde. J'ai nommé Frank Zappa. Et tenter de cerner un tel personnage est ardu. Alors autant commencer par le plus illogique : parler d'un de ses grands ratages. Film foutraque, où se combinent happening hippie et orchestre symphonique, 200 Motels n'est définitivement pas un bon film. Mais cette expérience visuelle et auditive, digne d'un Eaux sauvages, est l'occasion d'effleurer le bouillonnement intérieur de Zappa. Moteur.