Voyage psychédélique dans l’univers de Timothy Leary (4/4)

juin 5th, 201311:00 @

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Voyage psychédélique dans l’univers de Timothy Leary (4/4)

Quatrième partie de notre dossier consacré à Timothy Leary et focus, cette fois-ci, ce que l’on pourrait appeler son héritage. A savoir rien moins que notre société numérique et interconnectée. Mort en 1996, seulement quelques années après l’arrivée des premiers navigateurs (Mosaic puis Netscape), Leary n’a pas pu assister à l’expansion formidable d’internet. Il fut pourtant, au gré de son parcours d’universitaire, d’avocat du LSD ou d’explorateur des technologies numériques, un formidable visionnaire de ce monde digital. Petit aperçu donc de cette cyber-facette moins connue, en revenant tout d’abord aux années 50. Et comme disait Bender :


Pour ceux qui n’ont rien compris, pas de problème, la réponse est ici.

Cybernétique : l’âge de l’information

Je me repète mais si l’après-guerre conserve dans notre mémoire collective l’image d’une période lisse, cette période est 1 d’une densité intellectuelle fascinante. Le cerveau devient la nouvelle frontière, le nouveau territoire à cartographier. Je passe volontairement sur l’informatique, dont les bases vont être posées par Alan Turing, au destin aussi brillant que tragique, avec son idée de “cerveau mécanique”. Et concentrons nous plutôt sur l’autre mamelle de notre société numérique contemporaine : la cybernétique.

La cybernétique à (long) terme. (Je veux pas crever avant de voir ca !)

Science des analogies maitrisées entre organismes et machines” ou “science du contrôle et des communications dans l’homme, l’animal et la machine”, telles sont les définitions de la cybernétique posées lors des conférences Macy, entre 1942 et 1953, qui réunirent mathématiciens, psychologues ou logiciens. La cybernétique veut observer et comprendre les systèmes autorégulés ou, pour faire simple, comment une information peut etre source d’organisation (ou de changement) de ce système.

Pas question ici de vous faire un cours sur la cybernétique. Je ne le peux pas et cela nous éloignerait trop de Leary. Mais attardons nous sur trois figures majeures de cette nouvelle discipline, histoire de vous donner quelques pistes.


Une autre vision du “système autorégulé” mais sujet à la mutation, avec ce morceau de Terry Riley, fondateur de la musique minimaliste répétitive (Plus d’infos sur ce compositeur sous LSD avec ce sujet diffusé dans Tracks).

Norbert Wiener

Le fondateur de la cybernétique est un personnage des plus intéressants. Car son travail scientifique est couplé à une dimension éthique. Au contraire du mathématicien et physicien John Von Neumann, il refusera de participer au Projet Manhattan et, plus généralement, sera hostile à l’idée que le scientifique doit courir après le progrès de facon irresponsable. Et encore plus s’il est dépendant d’un pouvoir, étatique ou économique. “Nous ne devons pas êtres des serfs inscrits comme des objets de propriété dans les livres des entrepreneurs”, écrivait il.

The possibility of life’s destruction par le groupe de punk-crust Discharge

L’autre point à souligner, même s’il restera à l’état d’ébauche chez Wiener, est la critique en creux que porte la cybernétique quant à la question du pouvoir : en cherchant à comprendre le fonctionnement d’un système, se pose en effet la question du pouvoir, du contrôle sur ce système. C’est alors le risque de le remettre en cause. 2

Enfin, les travaux de Wiener seront des sources d’inspiration pour d’autres chercheurs. En particulier le médecin et neurobiologiste Henri Laborit 3 et le psychologue Stanley Milgram et sa fameuse expérience de soumission à l’autorité.

Pour aller plus loin : un texte très intéressant de Guy Lacroix à propos de Norbert Wiener.

Gregory Bateson

Si le terme de cybernétique renvoie quasi automatiquement aux sciences dures, cette nouvelle discipline a également des répercussions en psychologie. Sous ce nouvel angle, le patient n’est plus considéré comme un individu isolé, sur lequel on peut plaquer un diagnostic. Il s’agit également de prendre en compte toutes les interactions entre le patient et son environnement. Des interactions qui peuvent modifier grandement le diagnostic. Bref, il s’agit de s’intéresser au système qui se créé entre patients et personnel soignant.


Aucun lien direct avec Bateson mais ca remet de l’ambiance après du Discharge :)

Cette approche sera celle de l’Ecole de Palo Alto, dont l’un des principaux fondateurs est l’anthropologue Gregory Bateson (et qui participa lui aussi aux conférences Massy). A partir de 1952, il mène des recherches sur “l’étude du paradoxe de l’abstraction dans la communication” et surtout, à partir de 1954, il s’intéresse à la schizophrénie.

C’est ici que nous retombons sur Timothy Leary car, tout comme lui, Bateson s’intéressera aux drogues, et en particulier le LSD, dans le traitement de cette pathologie. De plus, en 1959, Gregory Bateson recevra, au Mental Research Institute, un patient peu ordinaire, le poète Allen Ginsberg, à qui il fera prendre du LSD. La suite, vous la connaissez désormais (sinon c’est par ici :) )

Pour aller plus loin : Un article en français, sur le blog Utime, assez exhaustif sur les travaux de Bateson et un extrait audio intéressant 4 du philosophe français Gilles Deleuze sur le blog RadioDeleuze

Alfred Korzybski

Le fondateur de la sémantique générale. Même s’ils ne sont pas directement liés à la cybernétique, les travaux d’Alfred Korzybski sont d’une grande importance car ils vont permettre aux sciences humaines d’entrer véritablement dans le XXIe siècle. Korzybski incorpore en effet dans son concept de sémantique générale les dernières découvertes scientifiques, soit la mécanique quantique et les travaux d’Einstein sur la relativité.


The Map is not the territory, hommage à la phrase d’Alfred Korzybski par Cloudkicker (qui ne botte pas seulement les nuages mais aussi votre séant).

Pour résumer grossièrement, le langage mathématique est pour lui le seul à même de saisir la complexité de notre système nerveux. Korzybski pointe de plus les limites de notre perception. Que cela soit dû à notre incapacité à percevoir les rayons infrarouge ou certains sons, ou  notre simple état physique, notre perception reste personnelle et partielle.


La preuve !

C’est la célèbre phrase “The map is not the territory (La carte n’est pas le territoire) : notre représentation mentale d’un objet ou d’une personne n’est pas la réalité, infiniment plus complexe. Ce qu’avait également résumé Magritte par son tableau “Ceci n’est pas une pipe”.

Pour aller plus loin : Je vous conseille ce texte sur Google Docs qui présente la sémantique générale. Ou, plus simplement, procurez vous l’album The Psychedelic Sounds Of The 13th Floor Elevators, du super groupe de rock pysché 13th Floor Elevators qui rend hommage à Korzybski. Et en cadeau, un avant-gout pour conclure cette partie :

Plus que l’aspect technologique lié actuellement au terme cyber (que nous verrons plus bas), la cybernétique dans les années 50 permet donc surtout de mettre en lumière l’importance de l’information. Soulevant de nombreuses questions (Qui contrôle l’information ? Comment celle-ci peut modifier un système ? Peut-on influencer ce changement ? etc). Ce sont ces questions que Leary se réappropriera ensuite, en particulier sous l’influence de Marshall Mac Luhan (“Celui qui controle l’écran contrôle la conscience, l’information et la pensée”)

Des hippies aux nerds


Faisons un brusque bond en avant dans le temps, direction les années 70, en Californie. Et plus particulièrement la Silicon Valley. De Hewlett Packard à Apple en passant par Sun Microsystem ou Intel, les plus grandes entreprises d’informatique y prendront racine.

Les années 60 sont passées par là et ont changé drastiquement l’image de l’informaticien en costume trois pièces. Impossible pour un étudiant de l’époque, et futur collaborateur de ces entreprises d’informatique, d’être passé à côté du large mouvement de contestation aux Etats-Unis durant ces années. Les valeurs qui les animent sont pour la plupart le pacifisme, la méfiance vis à vis des autorités et des corporations. Et accessoirement la découverte du LSD.

Et Leary dans tout ca alors ? Et bien il a un peu loupé le coche à cette période. Liberé en 1976, après son évasion et sa vie clandestine, il n’est plus cette fois au coeur de la révolution. Mais son rôle indirect reste indéniable. Car en popularisant l’idée d’une société de l’information et en prêchant l’expérience psychédélique, il a ouvert la voie aux nerds de la Silicon Valley.


Le trailer de la série Pirates of Silicon Valley qui retrace les débuts des génies de l’informatique en Californie.

A l’image de Francis Crick, codécouvreur avec James Watson et Maurice Wilkins de la structure en double hélice de l’ADN, le LSD a en effet permis à ces informaticiens de visualiser leurs idées révolutionnaires. Et les exemples sont nombreux : les cofondateurs d’Apple Steve Wozniak et Steve Jobs, Douglas Englebart (inventeur de la souris), Stewart Brand (cofondateur de la Hacker Conference) 5, Tim Scully (ingénieur du son des Grateful Dead et qui travaillera pour l’entreprise Autodesk) ou Dan Ingalls, qui passera par Apple, Hewlett Packard ou Xerox.

Cette visualisation psychédélique va se matérialiser par l’écran d’ordinateur et, plus important encore, l’interface qui permettra d’agir sur cet écran. Une révolution car elle va donner au plus grand nombre les moyens, jusqu’ici réservés aux entreprises ou à l’Etat, de modifier l’information qu’il recoit, de la créer et, avec l’avénement futur du réseau, de la partager en dehors des systèmes traditionnels.

Pour aller plus loin : Un slideshow très intéressant de Meridith Levinson à propos de l’influence du LSD sur les technologies ainsi que deux autres textes : un entretien entre les artistes Lars Bang Larsen and Sture Johannesson et cet article sur Psychedelic Adventures. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez également regarder la série Pirates of Silicon Valley de Martin Burke (présentée plus haut) ou vous procurer le livre de John Markoff, What the Dormouse Said, qui s’intéresse à l’impact de la pensée des sixties dans l’émergence du micro ordinateur.

Des punks aux cyberpunks

Fin des années 70, plus question pour Leary de faire la promotion du LSD (même s’il continue d’en prendre). Il se doit donc de changer de marotte. Comme bien d’autres, la conquête spatiale sera une source d’émerveillement et d’inspiration. Et constitue alors pour lui la nouvelle étape de l’humanité. Mais l’arrivée de Reagan en 1981, et son projet Star Wars à vocation militaire, douche ses espoirs.


Avantage indéniable de Reagan : un paquet de chansons lui sont chaleureusement dédiées, ce qui me permet d’en placer une ici par pur plaisir personnel.

Comme il l’explique, “C’est à partir de ce moment que le cyberespace a pris la place de l’espace intergalactique”. S’il a loupé la vague informatique des années 70, Leary sent en effet venir une seconde, celle du réseau. La mise en relation des écrans. Et la possibilité de passer de l’un à l’autre, d’explorer. Et l’astronaute de se muter en cybernaute.

Vidéo
Désolé, je ne trouve pas le moyen d’intégrer les vidéos tirées d’archive.org – si quelqu’un le sait, merci d’avance. D’ici la, cliquez sur le lien pour voir la vidéo.

Un présentation de la notion de Cyberespace réalisée par l’entreprise Autodesk en 1989. Outre les reflexions de Timothy Leary, cette vidéo rappellera aux plus anciens le film Le Cobaye de Brett Lenoard :)

Ce n’est donc pas un hasard s’il se prend de passion pour un jeune auteur, William Gibson, qui sort en 1984 son roman Neuromancer. Cyberspace, hackers, intelligence artificielle : Gibson va poser les bases 6 d’un nouveau genre de science-fiction : le cyberpunk. Genre qui rentrera définitivement dans le grand public avec la trilogie Matrix, très inspirée de l’oeuvre de Gibson.

Vidéo
Cliquez sur le lien pour voir la vidéo.

Dans l’optique d’une adaptation de Neuromancer au cinéma, une vidéo promo sera tournée dans les années 90. Elle comporte des interventions de l’auteur, William Gibson, et de Timothy Leary.

Je m’étais jusqu’ici abstenu d’étymologie mais il convient ici d’y recourir. Si “cyber” renvoie à la cybernétique vue plus haut, et en particulier ses applications technologiques (ordinateurs, réseau, implants, robots, etc), il ne faut pas oublier son sens premier : a savoir Kubernêtikê en grec. En passant par le latin, il donnera le mot gouverner (soit « avoir du controle sur ») mais ici c’est surtout à son sens maritime premier (qui donnera gouvernail) qu’il se rattache. L’idée d’exploration, de voyage, de découverte est essentielle pour comprendre l’esprit qui anime ses héros.

Vidéo
Un émission de la chaine américaine ABC ou Timothy Leary interviewe le chanteur Billy Idol, qui vient de sortir en 1993 son album Cyberpunk. Cliquez sur le lien pour voir la vidéo.

Quant à punk, c’est bien entendu ce nouveau courant musical qui déferle à la fin des années 70 – début 80. Le cyberpunk lui reprend son esthétique, son individualisme et son rejet de l’autorité. Cependant, au slogan “No future”, le cyberpunk répond “Future is now” 7. Les nouvelles technologies sont tout autour de nous, il convient de l’accepter. Mais il s’agit alors de les utiliser, les détourner à son profit. En cela le cyberpunk se rapproche de la deuxième vague punk aux Etats Unis, celle de Dischord Records, de Black Flag ou des Dead Kennedys (Don’t hate the media, become the media de Jello Biaffra). Bref, la culture du Do it Yourself (with a little help from my friends, rajoute Leary).


Blade Runner, de Ridley Scott, et avec l’immense Rutger Hauer : autre oeuvre fondatrice du genre cyberpunk

Une vision cyberpunk que partage Leary depuis ses débuts en tant que psychologue. Lui qui a cherché, en traitant ses patients, à redonner la primauté à l’individu. Et qui utilisait déjà dans les années 50 les ordinateurs dans ses travaux. Pour lui, ceux qui se revendiquent du mouvement cyberpunk se placent dans la lignée libertaire des précédents mouvements de contre culture. Les cyberpunks ont cependant l’avantage de disposer d’une technologique infiniment supérieure pour visualiser, représenter ce nouveau monde. Et Leary a donc toutes les raisons de leur apporter son soutien, dont le plus explicite est cet entretien accordé à Rolling Stone Magazine en 1987.

Le cyberpunk est un sujet tellement vaste que je vous renvoie aux conseils de lecture plus bas pour en avoir une idée plus complète. Cependant je tenais à en souligner trois aspects rapidement.

Premier d’entre eux, car lié à l’actualité, c’est le rapprochement entre Julian Assange et Timothy Leary. Je vous conseille à ce propos cet article de Leary sur War in context et paru en 1977.  Il y explique qu’à la surveillance étatique de la population, désormais possible par la technologie, doit répondre une transparence de l’Etat.

Deuxième aspect, également d’actualité, celui du transhumanisme. Ou comment dépasser les limites de notre corps (handicap, maladie, vieillesse voire mort) à l’aide de la technologie.

Pas très connu en France, ce mouvement renvoie à l’idée de “potentiel humain” ou de développement personnel 8. Pour résumer, nous n’utilisons qu’une partie de nos possibilités mentales. Ce discours sera réadapté à toutes les sauces, jusque dans les méthodes de management, le coaching ou dans l’église de scientologie.


Heureusement, ca donne aussi des morceaux comme ca.

Et parmis ses héritiers, certains vont combiner cette idée d’amélioration avec les avancées en médecine 9, en informatique ou en cybernétique. Comme le résume Leary, “notre corps est un véhicule pour notre cerveau”. L’essentiel est donc de préserver ce cerveau, qui fait notre individualité. Deux options alors : entretenir le véhicule (remplacer un membre, soigner un organe ou cryogéniser sa tête, comme voulut le faire Leary un moment) ou reconstruire le cerveau, par la grâce des technologies numériques.

Les dangers du transhumanisme : allégorie.

Si tout n’est qu’information comme l’explique la cybernétique, il serait donc possible 10 de télécharger le contenu de notre cerveau sur un support digital.

C’est dans un tel projet que Leary se lancera dans les dernières années de sa vie : se digitaliser. Il mettra en ligne, sur son site internet, le maximum d’informations le concernant. Des archives papiers, audio ou vidéo qu’il conservait depuis des dizaines d’années. Et même sa maison, qui sera recréée virtuellement et que chaque visiteur du site peut explorer 11 . Même si l’entreprise était vouée à l’échec, Leary portera ce projet jusqu’au bout, y compris en retransmettant en direct sur Internet les dernières heures de sa vie, en 1996.

Pour aller plus loin :
Pas mal de textes intéressants sur le domaine du transhumanisme, même si la encore je vous recommande la prudence sur le sujet. Commencons déja par ce texte de Timothy Leary et Eric Gulichsen à propos de « l’Homo sapiens cyberneticus ». En français, vous pouvez lire sinon le dossier publié sur Owni et cet article du sociologue et anthropologue David Le Breton à propos du rapport entre le corps et le cyberespace. A conseiller également, cette chronique sur le blog Mon écran radar du livre Google Démocratie, écrit par Laurent Alexandre et David Angevin. Enfin, histoire de vous donner une idée des avancées technologiques qui pointent le bout de leur nez, jetez un coup d’oeil à cette infographie de Michell Zappa.

Troisième aspect enfin, la dimension magique de l’informatique. Dit comme ca, ca peut faire sourire mais cette dimension, outre qu’elle me permet de faire un renvoi vers la deuxième partie du dossier, n’est pas à négliger dans le cyberpunk.

Le groupe Ministry, un exemple de musique industrielle (ou « indus ») qui deviendra, plus que le punk,  la bande son des cyberpunks.

Comme disait Aleister Crowley, la magie est “l’art et la science de provoquer un changement en conformité avec notre volonté. Soit ce que fait tout bon programmeur derrière son ordinateur. Un avis, souligné dans cette page de SFStory, que partage l’auteur de SF Norman Spinrad quand il parle de Neuromancer : « Le Neuromancien est un magicien d’aujourd’hui (ou plutôt ici, de demain), dont la sorcellerie consiste à effectuer directement l’interface entre son système nerveux protoplasmique et le système nerveux électronique de l’infosphère, en se servant d’images pour la manipuler (et être manipulé par elle), de la même façon que les chamans traditionnels se servent d’images pour agir, par la drogue ou la transe, dans les espaces mythiques traditionnels ».

Nous retrouvons cette approche chez Leary dans deux textes, L’éternelle philosophie du chaos et Digital Polytheism, où il dresse de nombreux parallèles entre alchimie et informatique Mais, car il est toujours bon d’apprendre en s’amusant, je vous conseille également de vous pencher sur le jeu de rôle Shadowrun qui a developpé énormément cet aspect.

Pour aller plus loin :

Le texte Technopagans d’Erik Davis, publié dans Wired en 1995, à propos de Mark Pesce, inventeur d’un des langages informatiques qui a permis de créer des univers en 3D navigables. Et, sur les conseils de mon avisé camarade Az, vous pouvez vous procurez du même auteur le livre TechGnosis : Myth, Magic and Mysticism in the Age of Information.


Nomenklatura de No one is innocent. La chanson reprend des extraits de Maurice G. Dantec et de La conscience d’un hacker par Kingfisher, un des textes résumant assez bien l’esprit cyberpunk.

Pour aller plus loin dans le cyberpunk :
Le site Scientox propose une page assez complète mais lisez également cet article de Marc Alpozzo dans SF Mag. A conseiller également, cet article de Jérôme Hourdeaux sur le site du Nouvel Obs. En anglais, vous pouvez consulter ce long article de Philip Elmert-Dewitt et Davis S. Jackson paru dans Time Magazine. Et toujours dans le domaine du jeu de rôle, une autre référence : Cyberpunk 2020.

Pour ce qui est de la cyberculture, Marc Boisclair propose sur Sinistre Blogzine une sélection de films indispensables mais je vous oriente également vers les articles publiés sur Centrifugue et consacrés à Transmetropolitan et Katsuhiro Otomo.

Enfin, pour les plus passionnés, et contre la modique somme de 10 euros, vous pouvez vous procurer ce document sur le cinéma cyberpunk au Japon, l’autre pays qui a poussé très loin la réflexion sur le sujet (Et je ne saurai que trop vous conseiller la filmographie de Mamoru Oshii, en particulier les deux films d’animation Ghost in the Shell et le film Avalon)

C’est sur cet extrait que se conclue ce dossier sur Timothy Leary. En espérant que ce trip ne vous aura pas trop donné le vertige mais plutôt l’envie d’explorer de nouveaux territoires !

En vous remerciant

Dessin, texte : Gwendal

Pendant que vous y êtes, lisez aussi :

Notes:

  1. Comme nous l’avons vu dans la troisième partie
  2. Ce qui nous fait retomber sur la figure de Prométhée vue dans la deuxième partie
  3. Vu également dans la deuxième partie
  4. Si vous arrivez cependant à faire abstraction de la musique d’ascenseur en fond sonore
  5. Accessoirement ami de Ken Kesey et ses Merry Pranksters
  6. Aidé de bien d’autres auteurs, dont les plus célèbres sont Norman Spinrad, Philip K Dick ou J G Ballard. Sans compter des anciens comme George Orwell, Aldous Huxley ou Isaac Asimov
  7. Comme le disait ce bon vieux Snake Plissken
  8. Popularisée aux Etats-Unis par les livres à succès de Napoleon Hill, Think and grow Rich, en 1937, et Success Through a Positive Mental Attitude, co écrit avec William Clement Stone en 1960
  9. Greffe, implants, thérapie génique, nano robots, etc
  10. En espérant que nos ordinateurs atteignent dans le futur une puissance de calcul jusqu’ici impossible. ce qui est encore loin d’être gagné
  11. Leary sera d’ailleurs l’un des premiers à proposer sur son site ce genre d’interface